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Kitabı oku: «L'oeuvre du divin Arétin, première partie», sayfa 14

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SONNET XIII

 
Donne-moi ta langue, appuié les pieds au mûr,
Serre les cuisses et liens-moi serré, serré.
Laisse-toi aller à la renverse sur le lit,
Car de rien autre que de faire l'amour je n'ai cure.
 
 
– Ah! traître, tu as le cas dur.
Oh! voici qu'au bord du mirely il se morfond.
Un jour je te promets de le prendre de l'autre côté
Et je t'assure qu'il en sortira net.
 
 
– Je vous remercie, chère Lorenzina,
Je m'efforcerai de vous servir, et maintenant, allons, poussez,
Poussez, comme fait la Ciabattina.
Je le ferai maintenant, et vous quand le ferez-vous?
 
 
– Maintenant! donne-moi toute la languette,
Car je meurs! – Moi aussi, et vous en êtes la cause;
 
 
Enfin, achèverez-vous?
– Maintenant, maintenant je le fais, mon Seigneur;
Maintenant j'ai fait – Et moi aussi, oh! Dieu!
 
NOTE

Pour la Lorenzina, on en a déjà parlé plus haut; la Ciabattina, c'est-à-dire la Savetière, était aussi une des plus jolies courtisanes romaines et une de celles dont les faveurs coûtaient le plus.

SONNET XIV

 
Foutu petit Cupidon, ne tire pas
La brouette, arrête-toi, double mulet,
Je veux faire l'amour dans la bonne voie et non dans la prohibée
A celle-ci qui me prend le cas, et je m'en ris.
 
 
Je me fie aux jambes et aux bras,
Je suis dans une position si incommode que je ne t'adore point en ce moment.
Un mulet crèverait à rester une heure ainsi,
Et pourtant seulement par derrière je souffle et crie.
 
 
Mais vous, Béatrice, si je vous fais peiner,
Vous devez me pardonner, car je montre
Que faisant l'amour mal à l'aise je me consume.
 
 
N'était que je me mire au miroir de vos hanches,
Les tenant suspendues sur l'un et l'autre bras,
Nous ne finirions jamais notre besogne.
 
 
O hanches de lait et de pourpres,
Si votre vue ne me donnait du cœur,
C'est à peine si mon cas se tiendrait droit.
 
NOTE

La Béatrice était une courtisane romaine à la mode.

SONNET XV

 
Le poupon tette et le cela tette aussi,
En même temps vous donnez le lait et en recevez,
Et vous voyez en un lit trois heureux:
Chacun, prend son plaisir du même coup
 
 
Avez-vous jamais eu fouterie si goulue
Parmi les milliers que vous en avez eues?
En ce plaisir vous prenez plus de fête
Qu'un vilain lorsqu'il mange la recuite
 
 
– Vraiment elle est douce de cette façon
La révérende fouterie, la dive fouterie,
Et comme si j'étais une Abbesse, je jouis;
 
 
Et il me touche si bien au vif la matrice en rage
Ce bel et vaillant cas qui est à toi et si solide,
Que je ressens un plaisir superlatif.
 
 
Et toi, beau cas volage
En grande hâte dans le mirely cache-toi,
Restes-y un mois et grand profit le fasse!
 

SONNET XVI

 
Ne crie pas, mon enfançon; dodo, dodo.
Pousse, Maître Andréa, pousse, ça y est,
Donne-moi toute ta langue; aïe, holà!
Que ton grand cas jusqu'à l'âme me va.
 
 
– Signora, maintenant, maintenant il va entrer;
Bercez bien le petit garçon avec le pied,
Et vous rendrez service à tous trois,
Parce que nous achèverons, lui dormira.
 
 
– Je suis contente: je berce, je me démène, je le fais;
Berce, démène-toi et travaille – toi encore plus, toi.
– Petite mère, j'achèverai en suivant votre mouvement.
 
 
– Ne le fais pas! Arrête, attends encore un peu,
J'éprouve tant de douceur à faire ainsi l'amour
Que je voudrais qu'il ne finît jamais plus.
 
 
– Ma Madonna, allons,
Faites, de grâce! – Et maintenant, puisque tu le veux ainsi,
Je le fais, et toi, feras-tu? – Oui, Signora.
 
NOTE

Cette plaisanterie a dû faire la joie de Maître Andréa. Voir plus haut la note qui le concerne.

Yaş sınırı:
12+
Litres'teki yayın tarihi:
28 mayıs 2017
Hacim:
260 s. 1 illüstrasyon
Telif hakkı:
Public Domain