Kitabı oku: «Traité pratique de menuiserie»

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Étienne Barberot

Traité pratique de menuiserie


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066318215

Table des matières

PRÉFACE

BOIS EMPLOYÉS EN MENUISERIE

ASSEMBLAGES

DÉTAILS DIVERS

LAMBRIS

CLOISONS

ARMOIRES FIXES

PORTES EXTÉRIEURES

PORTES DE CLOTURE

PORTE COUVERTE

PORTES DANS LES MURS DE CLOTURE

PORTES D’ÉCURIES

PORTES DE REMISES

PORTE D’ENTRÉE DE CHARBON

PORTES CHARRETIÈRES

PORTES D’ENTRÉES DE MAISONS

PORTES COCHÈRES

PORTES INTÉRIEURES

CHASSIS, PETITS ET GRANDS

FENÊTRES OU CROISÉES

VOLETS OU CONTREVENTS. PERSIENNES

TÊTES DE POTEAUX. CULOTS OU PENDENTIFS

PALISSADES. CLOTURES

CONSOLES

BOIS DÉCOUPÉ

CHEMINÉES EN BOIS

PLAFONDS EN BOIS

ESCALIERS

PILASTRES DE RAMPES

BALUSTRES DE RAMPES

BALUSTRADES

BALCONS

DIVERS

DEVANTURES DE BOUTIQUES

MOULURES. PROFILS DIVERS

PARQUETS

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX


PRÉFACE

Table des matières

Ce livre est établi sur le même plan que nos précédents ouvrages: donner le plus de renseignements utiles possible, les classer et les présenter de manière à assurer une lecture facile des matières contenues et une recherche peu laborieuse des documents qu’on peut désirer consulter.

Est-ce à dire qu’il suffira d’ouvrir le livre pour trouver toute faite l’étude d’un travail quiconque? Évidemment non, il n’est pas en notre pouvoir de faire un ouvrage évitant tout travail à celui qui le consulte. Ce serait trop beau, ou plutôt disons exactement notre pensée, ce serait très mauvais, car un livre supprimant tout travail d’intelligence et de conception serait certainement un mauvais livre.

Plus d’initiative, plus d’étude, rien à faire qu’à copier, ce serait non seulement un encouragement à la paresse, mais ce qui est pis c’est que ce serait la stagnation, l’avachissement, l’immobilité dans ce qui est acquis, l’abandon de la recherche du mieux; et tout est toujours perfectible.

Cela, il ne le faut pas, il est bon, il est sain d’aimer la profession qu’on exerce et d’avoir toujours pour but de la perfectionner, de faire mieux son travail.

Bien qu’on se plaise à n’accorder le nom d’artiste qu’aux personnes exerçant certaines professions consacrées artistiques, nous pensons que l’art est partout dans le travail humain, et qu’un ouvrier est un artiste quand il apporte dans l’exercice de son métier, en plus de ses connaissances professionnelles acquises et de son habileté manuelle, un goût qui lui est propre et l’incite à chercher à faire bien, à faire beau, à créer de nouvelles formes ou à grouper harmonieusement celles déjà créées par d’autres.

Donc nous le répétons il ne faut pas s’attendre à trouver ici du travail tout fait. Il faut encore moins compter y trouver tout ce qui se fait, un livre si volumineux soit-il ne suffirait jamais à enregistrer tout.

Mais on y trouvera des exemples des différents sujets composant la spécialité qui nous occupe et ces exemples, tout rudimentaires qu’ils puissent être, seront un point de départ pour la recherche de la forme ou de la combinaison nécessaire.

On y trouvera aussi des indications sur les connaissances déjà acquises, car en disant qu’il faut étudier et créer soi-même, nous n’entendons pas dire qu’il faut mettre de côté ce que nos prédécesseurs ont créé ou trouvé avant nous et nous ont laissé en héritage.

Le résultat du travail humain, les connaissances acquises sont un peu un monument à l’érection duquel chacun apporte sa pierre, collaboration qui lui permet d’atteindre une certaine hauteur, alors que si chacun recommençait seul à vouloir tout créer, il ne s’élèverait pas considérablement au-dessus de terre.

Donc, il faut profiter du travail de ceux qui nous ont précédé, le parfaire et le perfectionner autant que notre intelligence et notre adresse nous en fournissent les moyens.

Dans la consultation qu’on peut faire d’un livre comportant du texte et des figures, il ne faut pas se contenter de regarder les dessins, car presque toujours le texte les explique, et même les complète, et tel dessin paraissant peu compréhensible devient clair après lecture du texte. Réciproquement, le dessin de son côté explique et fait comprendre la description et en rend la lecture plus fructueuse.

De parti pris nous avons évité, autant que possible, la sculpture, c’est-à-dire l’ornementation qui n’est pas à proprement parler de la menuiserie. Nous nous sommes efforcé à n’employer que les lignes que peut donner le bois mis en œuvre, les assemblages qui assurent la solidité, et les combinaisons rationnelles qui permettent d’établir un bon travail avec une dépense normale.

Pour les travaux comportant de la sculpture, la collaboration du sculpteur est indispensable, car c’est lui qui indiquera au menuisier les masses nécessaires aux reliefs qu’il aura prévus.

La menuiserie est la branche de la construction qui a pour objet l’exécution des travaux de revêtement des murs ou cloisons ainsi que les parties ouvrantes ou mobiles exécutés en bois. Il résulte de là deux divisions principales:

1° La menuiserie fixe ou dormante, qui comprend tous les ouvrages fixés à demeure aux murs, plafonds, parquets, planchers, voûtes, etc., et, d’une manière générale, toutes les parties fixes exécutées par le menuisier.

2° La menuiserie mobile embrassant tous les ouvrages en bois tels que portes, croisées, châssis, persiennes, volets, etc., dont la destination est de clore ou d’ouvrir à volonté les ouvertures pratiquées dans les murs des constructions, soit pour permettre l’accès des lieux, soit pour laisser pénétrer l’air et la lumière.

La menuiserie n’est qu’un dérivé de l’art de la charpente dont elle ne.se distingue nettement que par l’échantillonnage des bois employés, le fini du travail et la destination plus spéciale aux intérieurs et aux travaux réclamant peu de résistance.

Jusqu’au XIIIe siècle on employait souvent, bien que l’usage de la scie fut connu, les bois refendus appelés merrains qui réclamaient des bois très droits de fibres. Ces bois étaient travaillés au ciseau et à la gouge sans le secours du rabot.

De ce moment, la menuiserie prend un très grand essor, les procédés de travail se perfectionnent, les assemblages, très étudiés, deviennent rationnels et solides et les coupes sont exécutées avec une science et une habileté parfaites.

«Comme dans tout système de construction, dans la menuiserie, la matière employée doit commander les procédés d’assemblage et imposer les formes; or, le bois est une matière qui possède des propriétés particulières dont il faut tenir compte dans la combinaison des œuvres de menuiserie comme dans la combinaison des œuvres de charpente;... La connaissance des bois est une des conditions imposées au menuisier; cette connaissance étant acquise, faut-il encore savoir les employer en raison de leur textureet de leur force. Le bois qui se prête le mieux aux ouvrages de menuiserie est le chêne, à cause de sa rigidité, de la finesse de ses fibres, de sa dureté égale, de sa durée et de sa beauté.».

BOIS EMPLOYÉS EN MENUISERIE

Table des matières

D’une manière générale, tous les bois peuvent être employés en menuiserie suivant que l’on peut plus facilement trouver à proximité une essence propice au travail qu’on veut exécuter.

On peut classer les bois en quatre catégories:

1° Les bois durs, qui sont le chêne, le châtaignier, le hêtre, l’orme, le frêne et l’acacia.

2° Les bois blancs, parmi lesquels il faut citer le peuplier, l’aulne, le bouleau, le tilleul, le platane, le charme, l’érable, etc.

3° Les bois résineux, qui comprennent les pins, sapins, cèdres, pitchpins, mélèze, etc.

4° Les bois précieux: acajou, buis, campèche, citronnier, cornouiller, ébène, gaïac, noyer, sorbier, thuya, etc.

Les bois plus ou moins employés en France dans les travaux de menuiserie, sont:

Le chêne, bois propre à tous les usages. D’une belle couleur jaune foncé, uniforme, s’adoucissant un peu vers la circonférence. Cette couleur devient plus noire si le bois est longtemps exposé à l’air ou à l’eau. On emploie le chêne de Champagne, le chêne de Bourgogne, le chêne des Vosges, enfin le chêne de Hongrie très droit et d’une belle apparence, mais propre seulement aux ouvrages placés à l’intérieur.

Le châtaignier, peu employé en menuiserie, ressemble au chêne et possède quelques-unes de ses qualités.

Lé hêtre, plein et dur, employé surtout dans le meuble de cuisines.

L’orme, bois d’un brun rougeâtre, ferme, plein, souple, liant et dur. Difficile à travailler et sujet à se tourmenter, il se laisse facilement piquer par les vers; peu employé.

Le frêne, très flexible, blanc, rayé de teintes jaunâtres à la séparation des couches concentriques; peu employé en menuiserie.

Le peuplier, tendre, homogène, facile à travailler et léger, mais peu durable et peu résistant. Il est très employé en menuiserie. Le peuplier présente plusieurs variétés parmi lesquelles nous citerons le tremble, petit peuplier qui croît rapidement; le peuplier blanc appelé vulgairement Ypréau, sans doute à cause de son abondance autour de la ville d’Ypres, et bois blanc, par suite de sa couleur; le peuplier grisard ou blanc de Hollande, dont le grain est fin, régulier, serré et qui est employé pour les ouvrages de remplissage, les panneaux par exemple.

‘Le pin présente diverses variétés. Le pin sauvage; le pin rouge ou pin d’Écosse; le pin de Corse; le pin maritime, de qualité inférieure et peu durable; le pin blanc du Canada ou pin de Weymouth.

Le sapin, dont les espèces les plus communes sont le sapin de Norvège; le sapin de Riga, rouge, d’une belle couleur et d’une grande régularité de fibres, à tissu serré, dur, résistant, se prêtant aux moulures délicates; le sapin de France, très saigné pour l’extraction de la résine, est peu à recommander, étant, dans ces conditions, peu durable.

Le mélèze, dont la principale variété est le mélèze commun ou mélèze blanc, il sert aux mêmes usages que le sapin et le pin.

Le cèdre, blanc rougeâtre veiné, d’une grande finesse, mais trop tendre pour recevoir le poli.

Le pitchpin, venant principalement d’Amérique, a peu de défauts et de nœuds. Raboté, il offre une surface chaudement colorée, sa couleur est d’un jaune orangé. Là résine qu’il contient le préserve des vers et de la pourriture.

Le bouleau blanc ou commun, dit aussi bouillard, bois blanc nuancé de rouge, à fibres fines, droites et serrées. Il se travaille facilement quand il est vert et se mâche sous l’outil quand il est sec. On s’en sert parfois pour faire des bâtis, des placages.

Le tilleul, un des meilleurs bois tendres, comme durée et solidité. Son bois est fin, blanc, se coupant bien, et se tourmentant très peu, il n’est pas sujet à être piqué par les vers.

L’aune ou aulne, croît au bord des eaux et dans les lieux humides. Son bois est blanc, très léger, se tourmente peu, mais se corrompt promptement à l’air. Le menuisier s’en sert quelquefois parce qu’il se fend difficilement et qu’il peut recevoir le poli.

Le platane, se divise en deux variétés distinctes: le platane d’Orient, vulgairement appelé plane ou plame, et le platane d’Occident. Son bois est compact, est susceptible de se prêter aux moulures les plus fines, et de prendre un beau poli, malheureusement, sec, il se laisse attaquer par les vers.

Le charme, bois d’un blanc grisâtre tirant un peu sur le jaune. Très dur et très compact et très résistant, il peut faire d’excellentes coulisses.

Plus rarement employés en menuiserie sont les bois ci-après:

L’acajou, qui se retrouve originairement dans l’Inde et dans l’Amérique méridionale, dont le bois rouge brun ou marbré de jaune et de blanc est susceptible d’un beau poli. Il devient plus foncé en vieillissant. Ses diverses espèces sont distinguées par le dessin des veines et l’on a: l’acajou uni, l’acajou moiré, l’acajou moucheté et l’acajou ronceux.

Le buis, que nous sommes habitués à ne voir qu’en bordure et en arbuste, mais qui, sous d’autres climats, en Sardaigne, en Corse ou à Minorque atteint de grandes dimensions, est un bois d’un jaune pâle très compact, très dense et très dur; exempt de gerçures et de carie, sa racine est agréablement veinée.

Le cyprès, fournit un bois dur, résineux et compact, de couleur pâle, veiné de rouge; il est presque imputrescible et capable de recevoir le poli.

L’ébène, croît en Afrique, en Amérique et surtout à Ceylan. Bois très noir, très dur et très pesant. Susceptible d’un très beau poli.

L’érable. On distingue l’érable sycomore, bois dur, un peu jaune, parfois brun, surtout vers le cœur. Le grain est fin, quelquefois marbré et est propre à recevoir un beau poli. Les racines et les souches, d’un très beau dessin, sont surtout amployées pour les placages. Ensuite, l’érable plane ou faux sycomore, dit aussi érable blanc ou faux platane qui fournit un bois tirant sur le gris. Le grain est moins fin, mais il est ferme, se travaille facilement et se prête au poli.

Le gaïac ou gayac vient de l’Amérique du Sud, bois très compact, très dur, brun légèrement veiné de jaune, il prend un beau poli. On l’emploie quand on a besoin d’une grande résistance comme ténacité ou comme usure.

L’if, originaire de Chine et du Japon. Beau bois rouge veiné, dur et susceptible de poli.

Le noyer, bois brun, légèrement veiné, serré, d’une texture fine et facile à travailler; par malheur, ce beau bois se laisse piquer par les vers.

Le thuya, arbre de Chine; ses coupes donnent des dessins extrêmement variés. D’un jaune rougeâtre, très marbré, il est aussi très odorant.

ASSEMBLAGES

Table des matières

Nous allons examiner seulement quelques assemblages élémentaires, parce qu’à chaque étude spéciale d’un ouvrage quelconque de menuiserie nous donnons les assemblages particuliers qui s’y rapportent.

Assemblage par superposition des pièces. — Le plus simple est le cas où deux pièces de bois reposent l’une sur l’autre. C’est le cas des traverses simplement appliquées (fig. 1), et fixées par des clous ou des vis.

Fig. 1. — Assemblage par superposition.


Assemblage à mi-bois. — Il s’emploie lorsque, pour une cause quelconque, la traverse en saillie présenterait un inconvénient, ou lorsqu’on ne doit présenter qu’une épaisseur égale à celle d’une des pièces.

On entaille alors de moitié chacune des pièces comme le montrent en perspective nos figures 2 et 3 et on les réunit suivant la figure 4 en les fixant avec des chevilles en bois plus dur, des clous ou des vis (fig.. 2, 3 et 4).

Assemblage à tenon et mortaise. — Très fréquemment employé, cet assemblage consiste à ménager un tenon sur l’une des pièces (fig. 5); à creuser sur l’autre pièce un trou, appelé mortaise, et affectant en creux la forme du tenon (fig. 6). On perce dans les deux pièces un trou a destiné à la cheville, en ayant soin de percer celui du tenon légèrement en arrière, de manière que lors de la mise en place indiquée dans la coupe (fig. 7), la cheville pousse le tenon vers le fond de la mortaise jusqu’à ce que les deux pièces se trouvent en contact parfait en b (fig. 5, 6, 7).

Fig. 2, 3, 4. — Assemblage à mi-bois.


Fig. 5, 6, 7. — Assemblage à tenon et mortaise.


Assemblage à queue d’hironde et à mi-bois. — Il ne diffère de l’assemblage à mi-bois simple que par la forme de l’entaille qui est en forme de trapèze et disposée de manière à ce que la plus grande largeur de la partie de l’autre pièce qui doit la remplir, soit vers l’extérieur, de sorte qu’en supposant une traction dans le sens de la flèche a, les pièces ne puissent se disjoindre. Pour éviter la sortie du tenon à queue dans le sens perpendiculaire à la flèche a, c’est-à-dire dans le sens de la flèche b, on fixe par des clous ou des vis (fig. 8, 9, 10).

Assemblage à queue d’hironde, tenon, mortaise et cale. — C’est un perfectionnement de l’assemblage que nous donnons plus haut, figures 5, 6, 7. La mortaise est pratiquée assez grande pour laisser pénétrer le tenon à queue, puis, au moyen d’une cale a on vient obliger le tenon à queue à descendre et à se placer dans la partie en glacis de même forme que le tenon et préparée pour le recevoir (fig. 11, 12).

Fig. 8, 9, 10. — Assemblage à queue d’hironde et à mi-bois.


On peut aussi avoir la queue d’hironde complète en employant une cale plus épaisse, en forme de parallélogramme, et placée obliquement. Elle doit être enfoncée à force comme la précédente (fig. 13).

Fig. 11, 12, 13 — Assemblage à queue d’hironde.


Assemblage d’onglet. — Il s’en fait de plusieurs sortes: l’assemblage à joint plat, qui est peu employé, sauf dans l’encadrement, à cause de son peu de solidité. En effet, on ne peut assurer une certaine cohésion des deux pièces qu’à l’aide de clous ou de vis, c’est le procédé employé par les encadreurs pour les cadres de tableaux, pris dans des profils courants, et devant être très économiques (fig. 14).

Assemblage d’onglet à simple tenon. — Dans cet assemblage une des pièces porte un tenon qui vient s’engager dans une mortaise pratiquée dans l’autre pièce, et le tout est fixé en place par une cheville (fig. 15).

Fig. 14. — Assemblage d’onglet.


Fig. 15. — Assemblage d’onglet à simple tenon.


Assemblage d’onglet à double tenon. — Il réclame des bois d’une certaine épaisseur parce qu’il faut trouver dans ladite épaisseur un tenon et une mortaise à chaque pièce (fig. 16, 17).

On peut encore procéder par tenon indépendant, c’est-à-dire les pièces ne portant que des mortaises et le tenon mobile venant les réunir; ainsi exécuté, cet assemblage peut être employé pour des bois de peu d’épaisseur, et l’aspect en élévation sera le même que celui indiqué figure 16, mais différera en plan comme nous l’indiquons (fig. 18).

Fig. 16, 17. — Assemblage à double tenon.


Fig. 18. — Assemblage à tenon mobile.


Assemblage d’onglet avec pigeon. — Les deux pièces portent à leur extrémité une sorte de grande rainure; on les réunit puis on introduit dans cette rainure une pièce triangulaire qui joue un rôle analogue au tenon mobile que nous avons vu précédemment figure 16.

Fig. 19. — Assemblage d’onglet avec pigeon.


Le tout chevillé comme l’indique le dessin (fig. 10).

Assemblage d’onglet à clé. — Dans ce mode d’assemblage les deux pièces sont mortaisées en biais et rendues solidaires par un tenon mobile plat ou carré de section et enfoncé légèrement à force (fig. 20). Pour tous les tenons mobiles, il est bien d’employer du bois dur.

Assemblage à queues d’hironde multiples. — Cet assemblage s’emploie en menuiserie pour les pièces qui se présentent d’équerre l’une sur l’autre par leur largeur. Les coupes sont faites de telle sorte que les pleins d’une des planches correspondent exactement aux entailles de l’autre et les remplissent complètement (fig. 21).

Fig. 20. — Assemblage d’onglet à clé.


Fig. 21. — Assemblage à queues d’hironde multiples.


A tous ces assemblages on peut donner une plus grande solidité en les collant à la colle forte.

Assemblage à rainure et languette. — Les bois étant assez limités de largeur, cet assemblage est le plus fréquemment employé ; c’est lui qui permet de constituer des panneaux présentant de grandes surfaces. C’est, en petit, un tenon et une mortaise continus, et il est généralement collé (fig. 22).

Fig. 22. — Assemblage à rainure et languette.


Fig. 23. — Assemblage d’emboiture.


Il est aussi très souvent utilisé pour les emboîtures, pièces destinées à recevoir dans une rainure pratiquée sur la longueur d’une de ses faces, la languette des extrémités de plusieurs planches déjà jointes entre elles sur leurs côtés (fig. 23).

DÉTAILS DIVERS

Table des matières

Chranfrein ordinaire. — Le chanfrein simple consiste tout bonnement à abattre légèrement l’angle de la pièce (fig. 24).

Fig. 24. — Chanfrein ordinaire.


Fig. 25. — Chanfrein en gorge.


Fig. 26. — Chanfrein mouluré.


Fig. 27. — Rainure.


Chanfrein engorge. — Il présente généralement la forme d’un quart de cercle (fig. 25).

Chanfrein mouluré. — Le profil peut varier du quart de rond avec deux baguettes, jusqu’aux moulures très compliquées. Généralement il est plutôt simple à cause de sa dimension très restreinte (fig. 26).

Rainure. — La rainure est un petit canal poussé dans le bois et destinée à recevoir la languette (fig. 27).

Languette. — Sorte de tenon continu présentant environ le tiers de l’épaisseur de la pièce dans laquelle elle est prise, et destiné à pénétrer dans la rainure pour rendre deux pièces de bois solidaires (fig. 28).

Fig. 28. — Languette.


Fig. 29. — Languette à épaulement.


Fig. 30. — Languette rapportée.


La languette peut être à deux arasements, comme celle ci-dessus ou à un seul arasement et est alors dite à épaulement (fig. 29).

Enfin, elle peut être rapportée, et c’est alors une tringle que l’on fait entrer dans deux rainures poussées sur l’épaisseur des deux planches que l’on veut réunir (fig. 30).

Nous devons mentionner encore la languette métallique qui a l’avantage d’être plus résistante que celle en bois et de ne nécessiter que des rainures de peu d’épaisseur, ce qui affaiblit beaucoup moins le bois (fig. 31).

Fig. 31. — Languette métallique.


Fig. 32. — Feuillure.


Feuillure. — Une feuillure est une entaille longitudinale destinée à recevoir une menuiserie mobile, panneau ou partie ouvrante (fig. 32). La feuillure ne doit pas être confondue avec la rainure: la feuillure ne comporte que deux plans, alors que la rainure se compose de trois.

Arrêts. — Les détails de menuiserie que nous venons d’examiner peuvent être arrêtés à une ou aux deux extrémités. Nous ne nous occuperons que des arrêts de chanfreins.

Fig. 33. — Arrêt droit.


Fig. 34. — Arrêt en biseau.


Fig. 35. — Arrêt en cuiller.


Arrêt droit. — Il peut être employé pour tous les genres de chanfreins et pour des profils quelconques. Dans notre dessin il est seulement appliqué au chanfrein rectiligne (fig. 33).

Arrêt en biseau. — Ne convient qu’au chanfrein rectiligne ordinaire (fig. 34).

Arrêt en cuiller. — On peut l’employer pour arrêter un chanfrein ordinaire ou un chanfrein en gorge (fig. 35). Cet arrêt s’obtient très facilement à la machine, on peut dire qu’obtenu ainsi il ne coûte rien puisqu’il résulte de la forme même de l’outil qui sert à pousser le chanfrein.

Arrêts profilés. — On fait des arrêts profilés, plus ou moins décoratifs, et entièrement détachés des chanfreins qu’ils terminent. Ces arrêts se font à la main, sont tracés au préalable sur les deux faces et obtenus au ciseau ou tout autre outil propre à leur coupe. Nous en donnons quelques exemples (fig. 36, 37, 38 et 39).

Fig. 36, 37, 38, 39. — Arrêts profilés.


Les arrêts de feuillures, de rainures et de languettes se font simplement par la non-continuation de ces éléments de menuiserie.

Arrondissement ou arrondi. — Pour éviter les angles dangereux on découpe en forme de quart de cercle les angles des tablettes (fig. 40), et pour adoucir les angles on adoucit en les arrondissant sur un très faible rayon les angles de ces mêmes tablettes, des tasseaux, etc. (fig. 41).

Fig. 40. — Arrondissement.


Fig. 41. — Arrondi d’angle de tasseau.


Gorge d’écoulement. — La gorge d’écoulement est un petit canal en pente vers le milieu, que l’on fait dans les pièces d’appui des croisées pour l’évacuation des eaux de condensation (fig. 42).

Les eaux sont conduites à l’extérieur par un autre petit canal perpendiculaire b, appelé trou de buée (fig. 43).

Fig. 42. — Pièce d’appui.


Fig. 43. — Coupe de pièce d’appui.


Entailles. — Les entailles se font généralement soit pour assembler des pièces à mi-bois (fig. 44), soit pour assurer un repos à une tablette (fig. 45, 46), ou pour tout autre besoin analogue.

Fig. 44. — Entailles.


Fig. 45, 46. — Entailles pour tablettes.


Baguette sur joint. — La baguette sur joint sert à dissimuler, dans la mesure du possible, l’ouverture que produit le retrait du bois. Il résulte des lignes formées par la baguette une confusion très propice à dissimuler le jour produit par la dessiccation du bois (fig. 47).

Fig. 47. — Baguette sur joint.


Fourrures. — Les fourrures sont des pièces de bois, généralement brutes qui servent à appuyer un lambris, tout en assurant son isolement du mur. On en trouvera une application plus loin (fig. 92).

Tringles. — Bois minces que l’on cloue sur les murs pour permettre de clouer des toiles ou des étoffes (fig. 48). Les tringles sont d’abord posées au pourtour, puis on divise la surface par des tringles verticales et horizontales pour former des panneaux permettant suffisamment d’appui à l’étoffe.

Fig. 48. — Section de tringle.


Fig. 49. — Couvre-joint uni.


Fig. 50. — Couvre-joint mouluré.


Couvre-joint. — En menuiserie, c’est une baguette plate qui sert à recouvrir les joints de cloisons en planches. Le couvre-joint peut être uni (fig. 49), ou agrémenté de profils comme nous le montrons (fig. 50).

Tasseaux. — Pour trouver un point d’appui aux tablettes, ou cloue contre le mur ou contre une paroi en bois, une pièce de section généralement carrée d’environ 0,025 de côté avec un chanfrein sur un des angles (fig. 51).

La dimension de la section du tasseau varie, naturellement, avec la charge qu’il est appelé à supporter.

Fig. 51. — Tasseau


Baguettes. — Ce sont des tringles de bois arrondies à l’extérieur. Les baguettes ordinaires sont de trois sections différentes et de 0,075, 0,010 et 0,0125 de rayon. Le quart de rond (fig. 52), qui se place dans les angles rentrants; le demi-rond (tig. 53), qui se pose à plat sur le bord d’un angle, ou qui sert parfois de couvre-joint; enfin, la baguette d’angle ou trois quarts de rond (fig. 54), qui se pose à cheval sur la bissectrice de l’angle et protège ce dernier contre les écornures.

Fig. 52. — Quart de rond.


Fig. 53. — Demi-rond.


Fig. 54. — Baguette d’angle.


Nous donnons plus loin, figures 725 à 733 des profils de baguettes moulurées pouvant convenir dans certains travaux soignés.

Fig. 55. Plinthe.


Fig. 56. — Plinthe moulurée.


Toutes les baguettes sont fixées en place par un simple clouage. On peut cependant, dans certains cas, et quand le profil présente des parties plates, employer la vis.

Plinthes. — Pour garantir le bas des murs ou cloisons, on place immédiatement au-dessus du parquet des planches minces corroyées, de 0,11 de hauteur environ et de 0,013 à 0,018 d’épaisseur (fig. 55).

Les plinthes peuvent aussi être moulurées et sont alors prises dans un bois de 0,018 d’épaisseur (fig. 56).

Stylobates. — Ils ne diffèrent de la plinthe que par une hauteur plus considérable, ordinairement 0,22.

Cimaise ou cymaise. — La cimaise est une moulure qui sert de couronnement à un lambris de menuiserie ou qui règne sur les murs d’une pièce à une certaine hauteur au-dessus du plancher. Elle est simplement fixée au moyen de clous (fig. 57).

Fig. 57. — Cimaise.


On trouvera différents profils dans nos figures 752 à 758.

Chambranles. — Les portes d’intérieur sont ordinairement encadrées d’une moulure de dimensions variables suivant l’importance de la porte qu’elle accompagne. Dans les constructions très simples, cette moulure peut être prise dans un bois de 0,013 × 0,050 (fig. 58). Nous donnons un choix de profils divers (fig. 741 à 751).

Dans les travaux plus importants, le chambranle n’est plus une simple moulure encadrant, mais un véritable ouvrage de menuiserie composé de plusieurs pièces assemblées qui deviennent, à proprement parler, un revêtement (fig. 59).

Fig. 58. — Chambranle.


Les vantaux de porte affleurent ordinairement un des côtés du mur, de manière à pouvoir se développer entièrement, et se rabattre contre le mur en s’effaçant. De ce côté est le chambranle. De l’autre, la baie est encadrée dans un contre-chambranle. Les deux cadres dormants sont réunis par un lambris (fig. 60).

Fig. 59, 60. — Chambranle.


Fig. 61, 62. — Socle de chambranle.


Socle de chambranle. — Cette pièce est destinée à l’amortissement du chambranle par le bas (fig. 61, 62). Le socle n’est pas mouluré, est un peu plus saillant que le chambranle et taillé en biseau pour que la saillie s’accorde le mieux possible avec le profil de la moulure constituant le chambranle.

Socles de marches. — Ces socles remplissent, dans les escaliers, un rôle analogue à celui des plinthes dans les pièces d’habitation; on les fait de deux façons: A ressauts, composés de planches minces ayant la même hauteur que la marche, procédé qui diminue beaucoup le déchet de bois (fig. 63).

Ou bien par parties en forme de trapèze avec coupes perpendiculaires au rampant et une saillie de 0,05 à 0,07 au-dessus du nez de marche (fig. 64).

Fig. 63. — Socles de marches.


Fig. 64. — Socles de marches.


Comme les plinthes et les stylobates, ces socles ont de 0,013 à 0,018 d’épaisseur et peuvent être moulurés, comme nous en donnons une indication sur notre figure 64.

Barres d’appui. — Ces barres doivent être faites en bois dur, exposées qu’elles sont toujours aux intempéries. Elles reposent sur une traverse en fer ou sur un appui en fonte et pénètrent légèrement dans le mur vers le milieu du tableau des fenêtres. Elles affectent une section dans le genre des mains-courantes dont nous donnons les profils ci-après (fig. 66, 67, 68, 69 et 70).

On place parfois les barres d’appui en saillie sur le nu de manière à conserver le tableau disponible pour loger les lames des volets ou des persiennes. On est alors obligé de faire reposer la barre d’appui sur deux corbeaux scellés dans le mur (fig. 65), ou encore sur des corbeaux métalliques également scellés dans la maçonnerie.

Fig. 65. — Barre d’appui en saillie.


Mains-courantes. — La main-courante est la partie d’une rampe ou d’un balcon sur laquelle se pose la main. La forme la plus simple est celle qu’indique la main elle-même en serrant un objet, aussi ayant besoin d’une certaine surface d’appui ou de contact, on a adopté le profil en olive que la main donne lorsque les doigts, le pouce et les autres serrant un objet sont encore distants de trois centimètres environ (fig. 66). Les dimensions minima sont, pour les deux diamètres différents, 0,055 de largeur et 0,034 de hauteur.

Fig. 66. — Profil en olive.


Immédiatement après vient le profil dit à gorge, peu différent du précédent. Ce profil se prend dans un bois ayant au moins 0,059 × 0,041 (fig. 67).

Pour les modèles à profils variés, les dimensions ne sont fixées que par la nécessité de permettre à la main de saisir la rampe pour éviter une chute, et encore en fait-on de beaucoup plus fortes, comme nous le verrons plus loin.

Fig. 67. — Profil à gorge.


Fig. 68, 69, 70 et 71. — Profils de mains-courantes.


Voici quelques-uns des profils les plus couramment employés (fig. 68, 69, 70 et 71).

Fig. 72, 73. — Main-courante.


Les mains-courantes pour rampes et balustrades en bois ont des dimensions beaucoup plus considérables, les plus petites sont obtenues par des bois de 0,06 × 0,08 (fig. 72); d’autres dans du bois de 0,08 × 0,08 (fig. 73); enfin de dimensions plus grandes suivant l’importance et l’aspect de l’ensemble de l’ouvrage (fig. 74, 75 et 76).

Fig. 74, 75 et 76. — Profils de mains-courantes.


On fait aussi des mains-courantes contre les murs, soit pour doubler la rampe dans un escalier large, soit dans un escalier entre murs. Ces mains-courantes peuvent être sur supports scellés (fig. 77), ou continues et en applique comme le montre la figure 78.

Huisseries. — On appelle ainsi un bâti en bois qui fait partie d’une cloison ou d’un pan de bois. Une huisserie est composée de deux poteaux et d’une traverse ou linteau (fig. 79).

Fig. 77. — Main-courante sur support.


Fig. 78. — Main-courante en applique.


Fig. 79. — Huisserie.


Généralement, elle se fait en bois de 0,08 × 0.80 avec feuillure pour recevoir la porte (fig. 80). Dans les cloisons en brique de 0,11 d’épaisseur l’huisserie est faite en bois de 0,08 × 0,15.

Ces huisseries, dans les cloisons de 0,08 et dans celles de 0,15, affleurent l’enduit et sont nervées pour recevoir le carreau de plâtre ou la brique (fig. 81), et la traverse est assemblée à tenons et mortaises.

Fig. 80. — Feuillure


Fig. 81. — Poteau d’huisserie.


Dans certains cas on emploie l’huisserie à chapeau. La traverse est alors un véritable linteau (fig. 82).

Enfin, l’huisserie peut faire partie d’un pan de bois et affecter une forme quelconque. Les bois qui la composent ont alors des dimensions d’équarrissage en rapport avec le pan de bois dans lequel l’huisserie doit être incorporée (fig. 83, 84).

Poteaux de remplissage. — On appelle ainsi les poteaux qui sont destinés à consolider les cloisons légères en carreaux de plâtre. Ils sont nervés sur deux faces et ont les mêmes dimensions que les poteaux d’huisserie suivant qu’ils sont logés dans des cloisons de 0,08 ou 0,15 d’épaisseur, enduits compris (fig. 85). Ils se placent à une distance de 1m,50 environ et doivent être scellés haut et bas.

Fig. 82. — Huisserie à chapeau.


Fig. 83, 84. — Huisserie dans un pan de bois.


Fig. 85. — Poteau de remplissage.


Fig. 86. — Bâti et contre-bâti.


Fig. 87. — Bâti et contre-bâti en saillie.


Bâtis et contre-bâti. — D’une manière générale, on appelle bâti l’encadrement que forment les montants et les traverses qui reçoivent les panneaux d’une porte, d’un lambris ou encore des lames de persiennes. Nous verrons ces différents bâtis en parlant de chacun de ces ouvrages.

Le bâti dormant d’une porte ou d’une croisée est un cadre ajusté et scellé à demeure dans les feuillures réservées dans la maçonnerie d’une porte ou d’une fenêtre. Les épaisseurs varient de 0,034 à 0,080.

Le contre-bâti s’emploie pour les portes et est scellé à pattes sur la face du mur opposée à celle qui reçoit le bâti. Ses dimensions sont moindres, généralement il n’a que 0,027 d’épaisseur. Il n’a aucune fatigue et protège surtout l’angle du mur.

Autrement que par sa dimension, il se différencie du bâti en ce sens qu’il n’a pas de feuillure et que c’est sur le bâti que la porte est ferrée et vient battre (fig. 86).

Les bâtis se font toujours en bois d’un échantillon plus fort que la porte ou la fenêtre qu’ils reçoivent, ainsi, par exemple, une porte de 0,034 d’épaisseur devra avoir un bâti de 0,41; une fenêtre également en 0,034 aura un bâti de 0,041 ou de 0,054.

Dans certains cas, quand la maçonnerie présente des difficultés pour la taille des feuillures, comme les murs construits en moellons de pierre très dure et que l’on craindrait de déchausser ces pierres en les taillant soit en maçonnerie neuve, soit en percement de baie, on fait un encadrement composé de trois pièces et on place en saillie le bâti et le contre-bâti (fig. 87).

Calfeutrements. — Pour rendre invisibles les vides produits par le retrait des bois en contact avec la maçonnerie ou les plâtres, on emploie des baguettes minces qu’on cloue à des distances assez rapprochées.

Fig. 88, 89. — Calfeutrement.


Pour calfeutrer les bâtis de croisées on emploie une baguette moulurée (fig. 88); ou pour les huisseries, quand il n’y a pas de chambranles, deux baguettes également moulurées (fig. 89).

LAMBRIS

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En menuiserie on appelle lambris des ouvrages en bois placés en revêtement sur les murailles à l’intérieur des habitations.

La disposition générale des lambris est la suivante: surfaces composées de panneaux assemblés à embrèvement dans des bâtis en bois plus épais que l’on fixe contre les parois des pièces.

On distingue deux genres de lambris: 1° les lambris d’appui dont la hauteur varie de 0m,80 à 1m,50 et plus, et destinés aux pièces dont la partie supérieure doit être tapissée; 2° les lambris de hauteur qui garnissent entièrement les parois entre parquet et plafond.

Les lambris semblent avoir leur origine dans la nécessité de masquer les traces d’humidité qui apparaissent souvent sur le bas des murailles, aussi pour en éviter la rapide destruction, on les posait toujours isolés des dits murs par des traverses ou fourrures préalablement fixées.

Etant données les fissures inévitables, on ventilait ainsi l’espace laissé libre et on trouvait un matelas d’air propice à la conservation des bois.

Lambris d’appui. — La hauteur des lambris d’appui doit être proportionnée avec la hauteur de la pièce, mais on ne doit cependant pas négliger la destination de ladite pièce ou les objets qui peuvent servir à déterminer la hauteur.

Souvent, on fait régner la cimaise avec le dessus de la cheminée. Le mobilier peut parfois déterminer une hauteur qui ne conviendrait plus dans d’autres conditions. Dans un salon, la cimaise n’est souvent qu’à 0,50 à 0,70 du parquet.

En un mot, il serait fort difficile de donner une règle fixe pour déterminer la hauteur, et il est plus sage de la fixer dans chaque cas particulier en la mettant en harmonie avec les milieux.

On admet quelquefois que cette hauteur peut être prise égale à un quart ou un tiers de la hauteur sous plafond.

Nous connaissons des salles à manger dans lesquelles le lambris-d’appui atteint 1m,40 et même 1m,60 sans présenter une hauteur d’étage proportionnelle, et qui sont cependant du meilleur effet.

Le mieux est donc de se passer de formule.

La raison d’économie a fait rechercher pour les constructions ordinaires une imitation de lambris, et on est arrive à figurer un décor suffisamment convenable par de simples moulures en bois, le fond étant fait par l’enduit en plâtre.

Fig. 90. — Faux-lambris.


Le faux-lambris se compose alors d’une cimaise, d’une plinthe ou d’un stylobate, suivant les cas, et de cadres en moulures figurant des panneaux (fig. 90). Une peinture en décor faux-bois complète cette manière de procéder.

Les panneaux peuvent avoir, au maximum, une largeur extérieure égale à un quart ou un cinquième de la hauteur du lambris. Les espaces entre panneaux, qui figurent les bâtis, varient comme largeur de 0,07 à 0,10.

L’importance des moulures doit être en rapport avec la grandeur de la pièce. Dans l’exemple que nous donnons, la cimaise fait 0,032 × 0,080; les cadres 0,013 × 0,045 et la plinthe 0,018 × 0,140.

Le lambris le plus simple, et ne comportant pas d’assemblages, mais qui ne saurait convenir dans un appartement, est composé de frises à rainures et languettes avec baguettes sur joints (fig. 91, 92).

Il est posé sur fourrures isolantes, ce qui convient en général à tous les lambris, couronné d’une cimaise et garni en bas par une plinthe.

Nous avons dit précédemment que les baguettes avaient pour objet, en plus de l’effet décoratif, de dissimuler un peu les jeux qui se produisent par suite du retrait du bois. Nous donnerons à ce sujet un conseil: la meilleure manière de faire accepter les jours que la dessiccation du bois produit entre les frises primitivement jointes, et qu’on ne peut empêcher sans employer des moyens très coûteux, est de répartir le retrait d’une manière uniforme en l’empêchant de se produire d’un seul côté. Le moyen pour obtenir ce résultat est fort simple, il suffit de fixer chaque frise par un clou enfoncé bien au milieu de la largeur de chaque frise. Le jeu résultant de la dessiccation se produit alors égal à droite et à gauche, et toutes les fentes deviennent sensiblement égales.

Fig. 91, 92. — Lambris par frises.


Fig. 93, 94. — Lambris assemblés.


Les lambris assemblés sont composés de montants et traverses assemblés à tenons et mortaises et chevillés (fig. 93, 94), dans lesquels sont embrevés des panneaux qui peuvent être unis ou à plates-bandes, comme le montre notre figure 94.

Les lambris sont aussi parfois décorés de pointes de diamant, de sculptures dans le genre des modèles renaissance que nous donnons (fig. 95, 96 et 97). Ils sont alors à grands cadres comme le montre la figure 96.

Les forces des bois employés sont variables suivant les nécessités résultant des modes d’assemblage. A titre d’exemple, si nous prenons le modèle (fig. 95), on pourra employer les bois suivants: recouvrement de cimaise 0,005; cimaise 0,070 × 0,075; moulure en dessous 0,025 × 0,028; bâtis 0,025; grands cadres 0,034 × 0,050; panneaux 0,016; plinthe ou stylobate 0,025.

Fig. 95, 96 et 97. – Lambris.


Fig. 98, 99 et 100. — Lambris de hauteur.


Fig. 101. 102. — Lambris de hauteur.


Lambris de hauteur. — Ils ont pour fonction, en garnissant entièrement la surface des murs, de procurer une riche décoration aux locaux qu’ils revêtent. Mais, surtout dans les pays froids, ils ont l’avantage de former un obstacle à l’humidité et à la buée.

Ils peuvent être très simples, dans le genre de construction employé dans nos modèles (fig. 91, 93 et 95) ci-dessus, ou ornés de moulures et de sculptures plus ou moins riches. Ou bien encore avec la partie supérieure évidée offrant un système de cadres destinés à recevoir des tentures, des tapisseries, des peintures, des panneaux de cuir repoussé, etc., car on comprend aisément que le panneau de bois peut toujours être remplacé par un des fonds décoratifs que nous venons d’énumérer.

Fig. 103. 104. 105 et 106. — Profils de grands cadres.


Voici (fig. 98, 99 et 100) un exemple de lambris d’une construction très simple sur lequel nous avons figuré le profil se raccordant avec le solivage du plafond, comme on le voit dans la coupe AB. La coupe CD donne la section dans les panneaux inférieurs et celle EF dans les panneaux du haut qui sont profilés en parchemins.

Fig. 107. — Barre à queue.


Fig. 108. — Panneau en deux épaisseurs contrariées de fibres.


Avec les figures 101, 102, nous donnons un lambris genre Louis XVI à grand cadre qui va motiver la description de certains détails pouvant présenter un véritable intérêt.

Tout d’abord nous donnons (fig. 103, 104, 105 et 106) des profils de grands cadres spéciaux pour les menuiseries ne comportant qu’un seul parement apparent.

D’autre part, les grandes surfaces des panneaux ne peuvent naturellement être obtenues que par la juxtaposition de plusieurs planches, d’où il résulte que ces grands panneaux peuvent se tourmenter, se voiler, et ne présenter que des surfaces contrariées avec parties en saillie et parties rentrantes, ce qui est d’un fort mauvais effet si les bois sont polis et cirés ou vernis, mais même encore avec les peintures mates, bien que la défectuosité soit atténuée par ce genre de peinture.

Fig. 109. — Barre métallique.


Quand les panneaux présentent une certaine largeur, ils sont formés de plusieurs planches assemblées à rainures et languettes et collées. Ces planches doivent être étroites parce qu’ainsi elles sont moins sujettes à se voiler.

On arrive à éviter les déformations de la surface à l’aide de barres dites à queue, entaillée à queue d’hironde dans le panneau (fig. 107), ou encore, mais le procédé est coûteux, en constituant les panneaux de deux épaisseurs de bois à fibres contrariées et collées (fig. 108).

Nous pouvons encore mentionner le système de barre métallique composé d’un fer glissé dans une rainure de même forme et obtenue mécaniquement à la toupie (fig. 109).

CLOISONS

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Les cloisons en bois peuvent souvent être préférées aux cloisons en brique ou en carreaux de plâtre, là surtout où l’on a affaire à un plancher ne pouvant supporter une lourde charge, ou encore si l’on n’est pas dans l’obligation de tenir compte de la transmission des bruits.

Cloisons de caves. — Les cloisons de caves sont composées: de montants 0,08 × 0,08 scellés haut et bas et espacés d’environ 2m,50. Sur ces montants sont assemblées deux ou trois traverses, suivant la hauteur des caves, en bois de mêmes dimensions. Enfin, sur ces traverses, on vient clouer des planches verticales de 0,034 × 0,320 en laissant entre elles un jour variant de 0,010 à 0.014 (fig. 110 et 111).

Fig. 110 et 111. — Cloison de cave.


Ces cloisons se font généralement en bois brut de sciage, chêne, hêtre ou même sapin de largeur plus ou moins grande suivant les matériaux dont on dispose.

Cloisons de séparation. — C’est à celles-ci que nous faisons allusion en commençant.

Souvent, pour recouper une pièce de grande dimension et surtout comme nous le disons plus haut lorsque le plancher ne se trouve pas dans les conditions de résistance nécessaires pour porter une cloison lourde, on constitue la cloison au moyen de planches jointives réunies à rainure et languette (fig. 112 et 113).

Fig. 112 et 113. — Cloison en planches.


Fig. 114. — Coulisses de cloison.


Fig. 115. — Coulisses de cloisons par des tasseaux.


L’épaisseur des planches varie de 0,027 à 0,041 suivant que la hauteur est plus ou moins considérable.

Pour fixer en place une cloison de ce genre, on place haut et bas une coulisse rainée dans laquelle les planches viennent s’engager. La coulisse du haut est d’une seule pièce, mais celle du bas, pour permettre la mise en place des planches, doit être en deux pièces, c’est-à-dire qu’après la pose des planches la coulisse est complétée par une sorte de tasseau qui les empêche de sortir (fig. 114).

Fig. 116, 117 et 118. — Séparation de bureaux.


On peut aussi remplacer les coulisses par des tasseaux haut et bas, ce qui permet aux planches de pénétrer plus profondément qu’avec la coulisse. Il suffit de poser d’abord les tasseaux en plafond, puis de régler, bien à l’aplomb, un tasseau sur le parquet. On pose alors les planches en les faisant pénétrer entre les deux tasseaux du plafond puis on les applique contre le tasseau du bas; il ne reste plus qu’à fixer le deuxième tasseau inférieur et la cloison est complète (fig. 115).

Un moyen mixte consisterait à procéder en employant la coulisse par le haut et le double tasseau par le bas.

Il va sans dire que ces cloisons peuvent être décorées comme le surplus de la pièce, mais il importe de choisir des bois absolument secs, car autrement le retrait produirait à chaque joint une ouverture d’un déplorable effet. Malheureusement, le bois joue d’une façon telle qu’il est bien difficile d’éviter l’ouverture des joints; aussi peut-on conseiller, après avoir laissé le bois faire son effet, de maroufler une toile sur laquelle on peut peindre. Dans le cas de tenture en papier peint, on se contente de tendre une toile à tissu peu serré en la clouant au pourtour et sur laquelle on vient coller le papier. Tous les mouvements sont alors dissimulés par ce masque, et c’est encore la meilleure solution.

Fig. 119, 120 et 121. — Séparation de bureaux.


Cloisons de séparation de bureaux. — Elles occupent parfois toute la hauteur et comportent un soubassement des montants et des petits bois en bois ou métalliques (fig. 116, 117 et 118).

Dans les grandes salles, pour maisons de banque, de commerce, etc., on fait des séparations montant seulement à 2 mètres ou 2m,50. Celles donnant sur les halls se font souvent avec tablettes et guichets pour le service des caisses et les communications avec le public. Dans la frise du haut se placent les inscriptions (fig. 119, 120 et 121).

Cloisons ajourées. — Plus spécialement employées dans les églises, où elles servent à clôturer le chœur et les chapelles. On fait des cloisons ajourées composées d’une partie pleine jusqu’à hauteur d’appui, et au-dessus une partie ajourée portant le tout à 2m,50 de hauteur environ (fig. 122 et 123).

Nous appelons l’attention sur l’importance qu’il y a à donner à la traverse supérieure formant couronnement une assez grande force pour assurer la solidité de la cloison. Elle s’y prête bien étant donnée la largeur horizontale que nécessitent les profils, c’est sur elle et sur celle d’appui que l’on doit compter pour établir un ouvrage suffisamment résistant et stable.

Fig. 122 et 123. — Cloison ajourée.


Voici un deuxième exemple (fig. 124 et 125).

ARMOIRES FIXES

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Elles sont parfois réservées dans la maçonnerie et alors ne comportent comme menuiserie que des tablettes sur tasseaux, un dormant fixe de 0,034 affleurant le nu du mur, et une porte à un ou deux vantaux suivant que la largeur est considérable. La porte est alors faite en bois de 0,027 avec panneaux 0,018 à glace.

Fig. 124 et 123. — Cloison ajourée.


Elles sont généralement sous tenture comme dans l’exemple que nous donnons (fig. 126, 127 et 128).

Fréquemment aussi, elles sont des meubles, comme l’exemple qu’on verra plus loin (fig. 661 à 668), ou encore des parties fixes placées contre le mur qui en forme le fond. Suivant leur destination, elles ont une, deux, ou un plus grand nombre de tablettes. Une armoire-penderie comporte une ou deux tablettes par le haut et on laisse libre une grande hauteur où des pitons fixés sous la tablette inférieure servent à suspendre les vêtements. Une armoire à linge est garnie de tablettes espacées d’environ 0,40. Ces tablettes ont généralement 0,027 d’épaisseur et portent sur des tasseaux. Si l’armoire est grande on place des montants assez rapprochés pour empêcher les tablettes de fléchir, suivant le poids que les dites tablettes doivent porter.

Fig. 126, 127 et 128. — Armoire sous tenture.


La profondeur des armoires varie de 0,40 à 0,60, mesure intérieure.

PORTES EXTÉRIEURES

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Les portes extérieures n’ont généralement pas les deux faces semblables. On comprend que la face interne, donnant sur une pièce, peut et doit être autrement traitée que la face externe donnant sur rue ou sur cour.

D’autre part, l’une se trouve abritée, et l’autre est exposée à toutes les intempéries.

Il serait donc rationnel, de ne présenter vers l’extérieur que des surfaces unies, n’arrêtant pas les eaux et ne se prêtant pas à l’amas des poussières, mais il faut compter avec les nécessités d’aspect, de caractère spécial à donner suivant le style choisi, et aussi devons-nous dire avec le besoin de décoration.

Nous ne pouvons donc que conseiller de s’inspirer de ce qui précède pour étudier les menuiseries extérieures, d’une manière générale, avec des profils se prêtant le moins possible aux inconvénients signalés.

PORTES DE CLOTURE

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Les portes de clôture se trouvent naturellement exposées de tous côtés, il faut donc les concevoir très robustes, les construire en matériaux autant que possible imputrescibles.

Les propriétés, les enclos, les enceintes de cours, les parcs, les jardins, etc., sont fermés par des clôtures dans lesquelles sont pratiquées des portes pour piétons, véhicules ou bestiaux.

Parfois encore des portes sont ménagées dans les murs de clôture.

Nous allons en examiner un certain nombre.

Guichet. — On appelle guichet, une petite porte pratiquée dans une porte cochère, nous l’examinerons en même temps que cette dernière, mais on donne ce nom aussi parfois à de petites portes placées près d’une grande ou même à des portes ménagées dans un mur. Ces portes sont seulement destinées au passage des piétons.

On donne encore ce nom à de petites ouvertures, généralement grillées, qui permettent de reconnaître le visiteur, sans être obligé d’ouvrir la porte, et aussi aux petits châssis qui servent dans les gares de chemins de fer, les théâtres, etc., à la distribution des billets ou des cartes d’entrée.

Fig. 120 et 130. — Guichet dans une barrière.


Fig. 131. — Guichet dans une barrière.


Dans une barrière, voici deux exemples que nous figurons en plan et qui sont destinés à être toujours ouverts pour les piétons sans jamais laisser le passage libre aux animaux (fig. 129 et 130).

La porte se déplace entre les deux côtés d’un petit sas où le piéton se réfugie pour pouvoir remettre la porte dans sa position primitive et trouver libre passage.

Voici une variante du même ordre (fig. 131) pour laquelle nous ne donnons que la disposition en plan.

Une disposition assez fréquente est celle d’une porte charretière accompagnée d’un portillon ou guichet latéral. L’exemple que nous donnons est de construction très simple, mais en même temps très robuste. Porte et portillon sont entièrement garnis d’un fort grillage pour faire obstacle au passage des animaux (fig. 132).

Cette entrée est composée de piliers extrêmes en maçonnerie; entre la porte et le portillon, un montant battement de 0,16 × 0,16; les châssis en 0,07 × 0,14; écharpes et montants 0,07 × 0,12. Le tout en chêne.

Fig. 132. — Porte charretière et guichet.


Un autre modèle construit par nous dans une propriété du département de la Sarthe comprenant porte à deux vantaux et guichet est représenté (fig. 133 et 134).

La construction en est mixte, c’est-à-dire que le bois et le fer sont utilisés simultanément. Le bois de chêne apparent et verni a été employé pour cet ouvrage.

Cette clôture est construite de la manière suivante: Montants dormants 0,20 × 0,24, renforcés par des fers ⌴ 0,050 × 0,140 dont les ailes sont encastrées dans ledit montant, le tout serré à boulons est pris en scellement dans un massif de maçonnerie. Les montants pivots ont 0,16 × 0,08; les montants battements et les traverses haute et basse sont pris dans des bois de 0,13 × 0,08; le battement proprement dit a 0,05 × 0,10 et les barreaux obliques 0,07 × 0,07. Le tout avec chanfreins arrêtés comme le montre notre dessin.

Les ferrures d’appliques et tirants ornés sont en fer de 0,008 d’épaisseur, et les tirants sont isolés des barreaux obliques par des boules, de manière à empêcher l’eau de s’arrêter et de corrompre les bois.

Fig. 133 et 134. – Porte charretière et guichet.


PORTE COUVERTE

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Dans beaucoup de propriétés, les portes comprise dans la clôture et permettant l’accès, sont couvertes et bien improprement on les appelle portails.

Fig. 135 et 13G. — Porte de clôture couverte.


La couverture a l’avantage de protéger, au moins dans une certaine mesure, la porte contre les intempéries. La ferrure surtout, mieux garantie contre la pluie, fonctionne mieux et se conserve en bon état. plus longtemps.

Au point de vue architectural, la couverture de la porte permet d’en faire un motif de décoration et donne à l’entrée une importance qui la désigne à distance et sert à la différencier des entrées secondaires, de service ou autres.

Voici un exemple de ce genre, que nous avons dessiné pour une importante propriété à Saint-Cloud.

Fig. 137. — Demi-élévation et demi-coupe.


La porte exécutée en chêne et vernie, fait motif principal dans un ensemble de clôture par des grilles en fer posées entre pilastres en maçonnerie (fig. 135 et 136).

Certes, si l’on s’en tient aux seules nécessités de la construction, on peut se demander pourquoi l’emploi de bois curvilignes qui évidemment ne sont pas indispensables à la solidité, les parties droites étant, de beaucoup, les plus propres à subir un effort.

Mais il n’y a pas que la construction seule, il faut décorer et obtenir un effet s’harmonisant avec le milieu et la destination, aussi plus ou moins de richesse, et c’est ce qui oblige toujours à demander aux formes dissemblables des parties composant un ouvrage, et par opposition aux pièces droites, l’effet spécial ou la décoration qu’on se propose d’obtenir.

Cette porte, de 1m,90 de passage libre, est établie entre deux pilastres en maçonnerie distants de 4m,29.

Les montants dormants, qui supportent en même temps que la porte la petite couverture, sont en bois de 0,18 × 0,18 avec appliques 0,08 × 0,08 sur lesquelles est ferrée la porte.

Un arc en bois de 0,15 × 0,15, interrompu aux montants, sur lesquels il est assemblé à tenon et mortaise, franchit l’espace entre les pilastres en maçonnerie.

Fig. 138 et 139. — Découpages.


Le châssis de la porte est en bois de 0,05 × 0,12 et les barres obliques en 0,04 × 0,08.

Le fronton est composé de potelets de 0,08 × 0,08 et 0,10 × 0,10 soutenant un arc parallèle au premier en 0,14 × 0,14, les potelets sont continués jusque sous le chevronnage que supportent des petites pannes de 0,10 × 0,10 (fig. 137).

Les triangles formés par les montants et les jambes de force obliques sont en bois de 0,034 découpés suivant nos dessins (fig. 138 et 139).

Pour équerrer les petites pannes et les maintenir horizontales, on a placé de chaque côté des montants des petites consoles que nous représentons (fig. 140).

Fig. 140. — Console.


Fig. 141. — Culot.


Fig. 142. — Profil de grand cadre.


Fig. 143 et 143 bis. — Porte de clôture.


Un parquet 0,025 composé de frises étroites avec baguettes sur joints supporte la couverture en tuile.

La figure 141, représente le culot placé au milieu sur le grand arc, et à l’aplomb du potelet de 0,10 × 0,10.

Tous les bois sont ornés de chanfreins arrêtés.

Le soubassement de la porte est à grands cadres pris dans un bois de 0,07 × 0,09 avec panneaux 0,034 à plates-bandes (fig. 142).

On peut, avec beaucoup moins de frais, accuser l’entrée d’une propriété, en somme il suffit d’un motif quelconque plus élevé que la clôture courante.

C’est ce que nous essayons de démontrer (fig. 143).

Nous faisons servir ce dessin pour donner une nouvelle combinaison de vantaux qui permet à la fois la porte charretière et le portillon ou guichet. En effet, la porte est divisée en trois vantaux. Si on fixe par des verrous les vantaux extrêmes, celui du milieu qui est ferré sur celui de droite pourra ouvrir seul et formera ainsi entrée pour piétons. La figure 143 bis donne le plan de cette porte.

PORTES DANS LES MURS DE CLOTURE

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Généralement, la maçonnerie forme le dormant et porte une feuillure dans laquelle vient battre la porte qui est ferrée de pentures ou de paumelles à gonds. La gâche, dans ce cas, est scellée dans la maçonnerie.

Fig. 144. — Porte dans un mur de clôture.


Ces portes peuvent être très simples: par frises à baguettes sur joints de 0,027 à 0,034 d’épaisseur, avec, vers l’intérieur, des traverses et écharpes en bois de 0,034 × 0,080 chan-freinées. Si la porte est grande, on peut être amené à faire ces traverses en 0,041 d’épaisseur (fig. 144).

Les portes de ce genre ont ordinairement de 0,90 à 1 mètre de largeur, et une hauteur variant de 2m,25 à 2m,40, Les pentures peuvent être unies, ou forgées dans le genre de notre dessin.

On en fait aussi à panneaux avec bâti de 0,041 ou 0,054 d’épaisseur et panneaux de 0,027 à 0,034 (fig. 145 et 146).

Enfin, dans certains cas, ces portes peuvent être plus ou moins richement décorées et construites d’une manière moins simple que celles qui précèdent. C’est dans cet ordre d’idées que nous avons dessiné la figure 147.

Exposées aux intempéries, elles doivent toujours être en chêne.

Fig. 145 et 146. — Porte dans un mur.


Fig. 147. — Porte dans un mur.


PORTES D’ÉCURIES

Table des matières

Les portes destinées aux écuries se font d’une largeur relativement grande, 1m,20 au moins, de manière à ce que l’entrée se fasse sans frottement d’aucune sorte pour ménager la robe des animaux appelés à y passer.

Leur construction est très variable. En principe, comme pour toutes les portes extérieures, il faut les concevoir de façon à ce qu’elles soient le plus possible garanties contre les effets de la pluie.

Pour cela le moyen le plus simple est de ne faire à l’extérieur que le moins de saillies possible de manière à ce que l’eau ne puisse séjourner. Les portes peuvent alors ne présenter du côté exposé que des frises verticales peu propres à emmaganiser la pluie.

Mais on a parfois besoin d’avoir un aspect extérieur exempt de la monotonie que donnent les frises, et on a alors recours à la construction comportant des bâtis apparents et par conséquent des saillies.

Fig. 148, 149, 150, 151 et 152. — Portes d’écurie.


C’est un exemple dans ce genre que nous donnons (fig. 148, 149, 150, 151 et 152).

Nous avons représenté cette porte vue sur les deux faces, intérieure et extérieure.

Elle est composée de frises à baguettes sur joints en bois de 0,027 × 0,110 dans un bâti mobile en bois de 0,054 qui vient battre dans un bâti dormant de 0,070 × 0,070 fixé par des pattes dans la maçonnerie.

La figure médiane donne la coupe dans la partie supérieure — partie vitrée. — La coupe AB est la section horizontale dans le panneau plein et la coupe CD est faite horizontalement aussi, dans la partie vitrée du haut.

Fig. 155. – Porte d’écurie à trois ventaux.


Fig. 153 et 154. – Porte d’écurie à quatre ventaux.


Les petits bois peuvent être en bois ou en fer; ce dernier prenant moins de place, est un peu plus propice à l’éclairage.

Lorsqu’on laisse les chevaux non attachés et qu’on veut néanmoins laisser pénétrer l’air et la lumière, que de plus on veut permettre aux animaux l’innocente distraction de regarder dehors, on fait les vantaux recoupés vers la hauteur d’appui à 1m, 20 environ du sol. On peut ainsi ouvrir en entier la partie supérieure tout en empêchant les chevaux, laissés libres de toute longe, de sortir de l’écurie (fig. 153 et 154).

Cette disposition est bonne, mais a l’inconvénient de rendre la porte moins robuste, et pour y obvier dans la mesure du possible, on fait parfois la partie inférieure à un seul vantail et celle supérieure à deux vantaux (fig. 155 et 156).

Pour éviter l’entrée de la pluie, les vantaux supérieurs sont, dans les deux exemples ci-dessus, garnis à leur partie inférieure de jets d’eau suffisamment saillants pour renvoyer les eaux.

PORTES DE REMISES

Table des matières

Destinées à l’entrée des voitures, ces portes doivent être de dimensions relativement grandes. L’ouverture doit avoir, au minimum 2m,50 de largeur sur 2m,70 de hauteur.

Elle peuvent être composées d’un bâti dormant 0,70 × 0,70 scellé, de montants ouvrants et traverses 0,054 × 0,120 encadrant des panneaux composés de frises 0,027 × 0,110 (fig. 157 et 158). La figure 157 montre la porte vue de l’intérieur et de l’extérieur; la coupe figure 158 montre la position des panneaux embrevés dans les bâtis.

Généralement, ces portes sont à deux vantaux et développent vers l’extérieur. Cette disposition n’est pas toujours commode, aussi fait-on souvent ces dites portes roulantes, en une pièce ou en deux pièces suivant les conditions particulières qu’on peut avoir à contenter.

On comprend que, bien suspendues, munies d’appareils de roulement très doux, elles peuvent être bien légères et sont peu propres à se déformer.

Un autre avantage à signaler est la suppression du bâti dormant. (fig. 159 et 160).

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Türler ve etiketler

Yaş sınırı:
0+
Litres'teki yayın tarihi:
11 ekim 2024
Hacim:
420 s. 385 illüstrasyon
ISBN:
4064066318215
Yayıncı:
Telif hakkı:
Bookwire
İndirme biçimi:

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