Kitabı oku: «Dessins, gouaches, estampes et tableaux du XVIIIe siècle»

Yazı tipi:

Gustave Bourcard

Dessins, gouaches, estampes et tableaux du XVIIIe siècle


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066328580

Table des matières

JUSTIFICATION DU TIRAGE

ALIBERT (à Paris, chez)

AUBERT (L. d’après)

AUBRY (Étienne, d’après)

BARBIER (d’après)

BARTOLOZZI (François, par et d’après)

BASSET (à Paris chez)

BAUDOUIN (Pierre-Antoine, d’après)

BEAUBLÉ (à Paris, chez)

BEAULIER (d’après)

BENARD (Jean-Baptiste, d’après)

BENAZECH (Charles, par et d’après)

BERTIN (N)

BIGG (W. d’après)

BILCOQ (Marie-Marc-Antonie, d’après)

BINET (Louis, d’après)

BOILLY (Louis-Léopold, d’après)

BOREL (Antoine, d’après)

BOSIO (D.-S. d’après)

BOUCHARDON (Edme, d’après)

BOUCHER (François, par et d’après)

CONTES DE LA FONTAINE (Illustration pour les)

BOUNIEU (Michel-Honoré, d’après)

BRETON (à Paris chez M me)

CANOT (Ph. O. d’après)

CAQUET (Jean-Gabriel par)

CARESME (Jacques-Philippe, d’après)

CARMONTELLE (Louis, d’après)

CAZENAVE

CHALLE (Michel-Ange, d’après)

CONTES DE LA FONTAINE (Illustration pour les)

CHALLIOU (à Paris chez)

CHARDIN (Jean-Baptiste-Siméon, d’après)

CHARLIER (d’après)

CHEREAU (à Paris chez)

CHEVAUX (d’après)

COCHIN père (Charles-Nicolas, par et d’après)

COCHIN fils (Charles-Nicolas, par et d’après)

COLSON (F.-G. d’après)

COMBEAU (à Paris, chez)

COSTUMES

COURTIN (Jacques, d’après)

COYPEL (Antoine, d’après)

COYPEL (Charles, d’après)

CRÉPY (Louis, à Paris chez)

DAGOTY (Le chevalier Louis-Charles, par)

DANLOUX (Henri-Pierre, d’après)

DAVESNES (d’après)

DAYES (d’après E.)

DEBUCOURT (Louis-Philibert, par)

DELORME (A., d’après)

DENY (à Paris chez)

DESCHAMPS (J.-B., d’après)

DESFOSSÉS (M., d’après)

DESHAYES (J.-B.-Henri, d’après)

DESRAIS (Claude-Louis, d’après)

DE TROY (J.-B., François)

DICKINSON (W.)

DOUBLET (d’après)

DOYER (par et d’après)

DROLLING (Martin, d’après)

DROUAIS (François-Hubert, d’après)

DUCLOS (A.-J., d’après)

DUGOURE (d’après)

DUMÉNIL (Pierre, d’après)

DUPLESSI-BERTAUX (J., par et d’après)

DUTAILLY (d’après)

EARLOM

EISEN père (François, d’après)

EISEN fils (Charles, d’après)

CONTES DE LA FONTAINE (Illustration pour les)

FAUVEL (d’après)

FORTIER

FOURNIER

FRAGONARD (Honoré, par et d’après)

CONTES DE LA FONTAINE (Illustration pour les)

FRAINE (J. de, d’après)

FREUDEBERG (Sigismond, d’après)

GARBIZZA (d’après)

GARNERAY (F.-J., d’après)

GÉRARD (M elle Marguerite, d’après)

GONZALÈS (d’après)

GRAVELOT (Hubert-François, d’après)

GREUZE (Jean-Baptiste, d’après)

GRIMOUD (Nicolas, d’après)

GUÉRAIN (d’après)

GUINET (d’après)

HALLE (Noël, d’après)

HARRIET & NAUDET (d’après)

HEILHMANN (Jean-Gaspard, d’après)

HILAIRE (J.-B., d’après)

HOIN (Claude, d’après)

HUET (Jean-Baptiste, d’après)

CONTES DE LA FONTAINE (Illustration pour les)

IMBERT (F., d’après)

INCROYABLES (pièces sur les)

JANINET (François)

JAZET (J.-P.-M., par)

JEAN (à Paris, chez)

JEAURAT (Étienne, d’après)

JOLLAIN (N.-R., d’après)

KIMLI (d’après)

LAFFITE (d’après)

LA FONTAINE (Illustrations pour les contes de)

LAGRENÉE (Jean-Jacques de, d’après)

LALLIÉ (Étienne, d’après)

LAMBERT (F., d’après)

LANCRET (Nicolas, d’après)

CONTES DE LA FONTAINE (Illustration pour les)

LAURIN (d’après)

LA VEREINCE (Nicolas, d’après)

LE BARBIER (L., d’après)

LEBEL (F., d’après)

LE BRUN (L., d’après)

LE BRUN (M me Élisabeth Vigée, d’après)

LE CLERC (d’après)

CONTES DE LA FONTAINE (Illustration pour les)

LE CŒUR (Louis, à Paris chez)

LEFÈVRE (A.-R., d’après)

LELU (Pierre, par)

LEMESLE (P., d’après)

LEMOINE (F., d’après)

LEMPEREUR (Louis-Simon, par et d’après)

LENFANT (P., d’après)

LENOIR (d’après)

LE PAON (d’après)

LEPEINTRE (Ch., d’après)

LE PRINCE (Jean-Baptiste, d’après)

LE ROY (d’après)

LESUEUR (M lle , d’après)

LOIZELET (E., par)

LONGUEIL (Joseph de, par)

LOUTHERBOURG (Philippe-Jacques, par et d’après)

MALLET (Jean-Baptiste, d’après)

MARILLIER (Pierre Clément, d’après)

MARIN (Louis, par)

MERCIER (d’après)

MIXELLE (Jean-Marie, chez)

MOITTE (Pierre-Étienne, d’après)

MONDHARE (à Paris chez)

MONGIN (d’après)

MONNET (Charles, d’après)

MONSIAU (Nicolas-André, d’après)

MOREAU (Jean-Michel, dit le Jeune, par et d’après)

MOREAU (Louis, l’aîné, d’après)

MORLAND (G., d’après)

MORRET (J.-B., par)

MOUCHET (F., d’après)

NAUDET (Thomas-Charles, à Paris chez)

NORTHCOTE (d’après)

OCTAVIEN (F., d’après)

OUDRY (Jean-Baptiste, d’après)

PAROY (Jean-Philippe-Guy de Gentil, comte de)

PARVILLÉ (à Paris, chez)

PASQUIER (d’après)

PATER (Jean-Baptiste-Joseph, d’après)

CONTES DE LA FONTAINE (Illustrations pour les)

PAUL (T.-D., d’après)

PETERS (d’après)

PETERS (Rev d William, d’après)

POMPADOUR (M me la marquise de, d’après)

PRUD’HON (Pierre-Paul, d’après)

QUEVERDO (François-Marie-Isidore, d’après

RAMBERG (H., d’après)

CONTES DE LA FONTAINE (Illustration pour les)

RANSONNETTE (Pierre-Nicolas, par)

RAOUX (Jean, d’après)

REGNAULT (Nicolas-François, par)

ROBERT (Hubert, d’après)

ROWLANDSON (Thomas, d’après) 1756-1827

SABLET (François et Jacques)

SAINT-AUBIN (Augustin de, par et d’après)

SAINT-AUBIN (Jacques-Gabriel, par)

CONTES DE LA FONTAINE (Illustration pour les)

SAINT-AUBIN (Charles-Germain de, l’aîné)

SAINT-POUSSIN (d’après)

SAINT-QUENTIN (d’après)

SANTERRE (Jean-Baptiste, d’après)

SCHENAU (Jean-Éléazar, d’après)

SERGENT (Antoine, par et d’après)

SLODTZ (S.-A., d’après)

SMITH (John-Raphaël, par et d’après)

SUBLEYRAS (Pierre, d’après)

SWEBACH-DESFONTAINES (Jacques-François-Joseph,d’après)

TANCHE (N., d’après)

TAUNAY (Nicolas-Antoine, d’après)

THÉOLON (d’après)

TOUZÉ (d’après)

TRINQUESSE (L., d’après)

VALLET (d’après)

VAN-GORP (d’après)

VANLOO (Charles-André, dit Carle, d’après)

VANLOO (Jacques, d’après)

VERNET (Antoine-Charles-Horace, dit Carle Vernet, d’après)

VERNET (Claude-Joseph, d’après)

VICTOIRE (E., d’après)

VIEN (Joseph-Marie, d’après)

VILLENEUVE (chez et d’après)

VILLENEUVE (M. de)

VINCENT(FRANÇOIS-ANDRÉ, d’après)

VLEUGHELS (Nicolas, d’après)

CONTES DE LA FONTAINE (Illustration pour les)

WATTEAU (Antoine, par et d’après)

WHEATLY (F., d’après)

WILLE (Jean-Georges, par)

WILLE fils (Pierre-Alexandre, d’après)

WILLIAMS (W., d’après)

WOLFF (l’aîné, d’après)

WRIGHT (I. d’après)

CONCLUSION

Baudouin

Boilly

Borel

Bosio

Boucher

Challe

Chardin

Charlier

Cochin

Dagoty

Debucourt

Desrais

Doublet

Dugoure

Duplessi-Bertaux

Eisen fils

Fragonard

Freudeberg

Garneray

Gravelot

Greuze

Hoin

Huet

Jazet

Lagrenée

Lancret

Lavereince

Le Cœur

Lenoir

Marillier

Moreau le jeune

Parvillé (chez)

Prud’hon

Queverdo

Regnault

Saint-Aubin (Augustin de)

Saint-Aubin (Gabriel de)

Saint-Aubin (Germain de)

Saint-Quentin

Sergent

Swebach-Desfontaines

Taunay

Vanloo (Jacques)

Vernet (Carle)

Villeneuve (chez)

Watteau

Wille fils


JUSTIFICATION DU TIRAGE

Table des matières

50 exemplaires in-8° jésus, réimposés de format

sur Van Gelder Zonen (I à L)

550 exemplaires in - 8° raisin sur papier vergé

à la cuve (51 à 600)

Au Général Mellinet

Le glorieux Doyen de l’Armée Française

Mon cher et vénéré Général,

Permettez -moi de vous dédier ce

modeste volume et du vous assurer

ici une soin encore, de la très

profonde et très respéctieuse affection

que j’ai pour vous

Gustave Bourcard.


NOTE DE L’AUTEUR

Table des matières

Voici un nouveau travail, auquel nous avons consacré nos soins les plus consciencieux.

Malgré l’attention scrupuleuse que nous y avons apportée, nous n’ignorons pas que de nombreuses erreurs s’y sont forcément glissées; tout renseignement, toutes critiques, toutes rectifications seront donc les bienvenus, et nous remercions d’avance les personnes qui voudraient bien se donner la peine de nous les adresser.

Nous nous excuserons aussi de la façon parfois un peu brutale avec laquelle nous avons formulé nos appréciations. Nous n’avons pas la prétention ridicule de tourner au pontife, mais celle d’être sincère, et nous estimons qu’il est quelquefois bon d’essayer d’ouvrir les yeux des collectionneurs, en leur montrant des défauts de cuirasse qui leur avaient été intentionnellement cachés.

Pour tâcher de rompre la monotonie de ce long inventaire, duquel sont cependant exclus la vignette et le portrait, nous avons intercalé et disséminé de nombreuses notes dans le texte, cherchant à intéresser et à instruire, si le mot n’est pas trop présomptueux. Nous avons pu, de cette façon, éviter une longue préface, donner au volume une physionomie moins sévère et en varier l’aspect.

Nous terminerons en disant que ce n’est pas sans de précieux concours que nous avons essayé de mener à bien ce travail. Qu’il nous soit donc permis de réunir ici, comme dans un faisceau lumineux, les noms de celles et de ceux qui ont éclairé notre route, de saluer avec respect et de remercier très vivement: Mesdames la duchesse de Polignac, baronne Alice de Rothschild, Lady Richard Wallace, comtesse de Courval, ainsi que MM. Henry Josse, G. Mühlbacher, Louis Valentin, Albert Christophle, Lord Carnarvon, barons Edmond et Ferdinand de Rothschild, Vergues, Henri Béraldi, Paul Eudel, H. Silvy, baron Roger Portalis, marquis de Chennevières, Groult, de Goncourt, Ch. Magne, comte de Reilhac, M. Delestre, P. Chevallier; MM. G. Duplessis, F. Courboin, H. Bouchot, de la Bibliothèque Nationale, sans oublier messieurs les libraires et marchands d’estampes: Morgand, Edouard, Rouquette, Danlos, Bouillon, Gosselin, Paulme, Dupont aîné, A. Girard et Bernard fils, chez lesquels nous avons trouvé le plus vif empressement et la plus extrême complaisance.

Et maintenant, puisse ce livre trouver grâce devant le public amateur qui nous fera l’honneur de le lire! Nous l’espérons, et ce sera la récompense de nos efforts.



ALIBERT (à Paris, chez)

Table des matières

Le Devant — Le Derrière. Pièces ovales en manière

de lavis en couleur.


Ces deux estampes, qui se font pendants, sont très rares.

Le Sommeil interrompu.


AUBERT (L. d’après)

Table des matières

1731-1814

Le Billet doux (par Cl. Duflos). In-folio.

Une jeune femme assise sur un canapé, le corps de trois quarts à droite, lit le billet que vient de lui remettre un homme debout devant elle, chapeau bas; sur le canapé, un chat joue avec la mule de sa maîtresse.


Cl. Duflos a encore gravé d’après le Maître: La Revendeuse à la toilette — Le Dessin. Même format, même prix, toutes pièces de médiocre valeur artistique.

AUBRY (Étienne, d’après)

Table des matières

1745-1781

Les Adieux de la nourrice (par R. de Launay), 1779.

In-folio en travers.


Le dessin original en bistre existe dans la collection de M. de Goncourt; le tableau fut exposé au Salon de 1777, et adjugé 870 livres à la vente du marquis de Véry.

Le cuivre se trouve chez A. Bernard fils , et provient du fonds de Mme Vve Auguste Jean; la vente de ce fonds commença en février 1846, pour finir en avril 1847. Il se composait de plus de 30,000 cuivres gravés en tous genres, sortant de chez les éditeurs anciens les plus célèbres, tels que: Basan, Drevet, de Poilly, Silvestre, Wille, etc.; cette pièce existe donc en tirage moderne.

Nous avertissons le lecteur que la mention: existe en tirage moderne, laissera entendre que le cuivre primitif n’a pas été détruit; toutes les épreuves de cette provenance sont donc à rejeter impitoyablement par l’amateur délicat, ainsi que celles portant au bas du cuivre le nom de Marel, les planches étant pour la plupart très usées.

L’Abus de la crédulité (par N. de Launay).

In-folio ovale équarri en travers.


Cette gravure est assez jolie, elle a figuré au Salon de 1787, elle existe en tirage moderne. Le dessin original était, en 1810, dans le cabinet Silvestre.

La Bergère des Alpes (par J.-J. Leveau).

In-folio ovale équarri en travers.


Le tableau original a figuré au Salon de 1775. — Existe en tirage moderne.

L’heureuse Nouvelle (par J.-B. Simonet), 1777.

Grand in-folio.


Puisque le nom de Vignères vient de passer sous notre plume, qu’on nous permette un mot sur le célèbre marchand d’estampes. Vignères (Jean-Eugène) naquit le 24 juillet 1812, et mourut à Hyères, le 17 février 1884; il était marchand d’estampes depuis 1826, et avait fait, dans sa carrière, 495 ventes publiques, et rêvait d’atteindre le chiffre rond de 500; la mort de son fils, enlevé très jeune à l’affection des siens, lui porta un coup terrible et ébranla sa santé déjà chancelante; il s’en alla dans le Midi, tâcher de la rétablir, et c’est là qu’il s’éteignit doucement, entre sa femme et sa fille, qui l’y avaient accompagné.

Après sa mort, M. Dupont aîné fut chargé de réaliser son fonds; il y eut 37 ventes consécutives, qui se composèrent de 13,899 numéros, et durèrent du 3 novembre 1884 jusqu’au 13 juin 1889, près de 5 ans!!! Elles produisirent 207,136 francs, inondant, de portraits surtout, le marché de Paris; beaucoup de pièces courantes, peu de morceaux hors ligne. Ce formidable inventaire a été dressé d’une facon très remarquable et très sérieuse par l’aimable et érudit marchand d’estampes de la rue de Seine.

La Bonté maternelle (par Blot). In-folio.


A la vente Behague le dessin original au crayon noir lavé fut adjugé 70 fr.

La Correction maternelle (par de Longueil).

In-folio en travers.


M. Panhard, dans son remarquable et consciencieux travail sur Joseph de Longueil, publié chez Morgand, signale de cette pièce les trois états suivants:

1er état. Eau-forte.

2e — Avec le titre et les noms des artistes.

3e — Avec le titre, les noms des artistes et la dédicace.

Existe en tirage moderne.

Le Mariage conclu. — Le Mariage rompu (par R. de Launay). Pendants. In-folio en travers.


Une esquisse de la première pensée du Mariage rompu fut adjugée 50 francs à la vente Walferdin. Ont encore été gravées d’après le Maître:

L’heureux Ménage. — L’Amour paternel. — Les Amants curieux (par Levasseur). La Reconnaissance de Fonrose (par R. de Launay). Première Leçon d’amitié fraternelle (par R. de Launay). La Demande acceptée, le tableau au Salon de 1777. Toutes pièces de mince valeur. Les trois dernières existent en tirage moderne.

BARBIER (d’après)

Table des matières

?

Le Berger dangereux (par Jubier). In-8°.


Cette estampe est assez rare.

BARTOLOZZI (François, par et d’après)

Table des matières

1728-1815

Ne dérangez pas le monde (d’après Cipriani).

Pièce coloriée.

Dans la campagne, un jeune homme à gauche surprend une jeune femme en train de se déshabiller pour se baigner, sa jambe gauche est nue; à droite, par terre, le bas et le soulier; près d’elle, une source jaillit de la gueule d’un dauphin, et à ses pieds jappe un petit chien.


Bartolozzi, élève de Ferreti et de Joseph Wagner, naquit à Florence; il fut le propagateur de la gravure au pointillé, genre peu artistique, en noir surtout, mais qui a cependant donné quelques jolies pièces coloriées, telles que L’Amant favorisé. — On la tire aujourd’hui, d’après Boilly, etc...

A propos de gravures coloriées et de gravures en couleur, nous établirons de suite une distinction: on entend généralement par coloriées les estampes obtenues avec une seule planche et d’un seul coup de presse, la planche étant encrée en une seule fois au pouce ou à la poupée, ou au pinceau; et par en couleur celles obtenues alors avec deux, trois et même quatre planches: autant de couleurs, autant de planches, autant de coups de presse; les petits trous, semblables à de grosses piqûres d’épingles, que l’on remarque dans les témoins ou sur les traits carrés des pièces en couleur, sont précisément les points de repère de ces planches; c’est le procédé Debucourt, Janinet, Descourtis, Lecœur, Bonnet, etc.....

Nous devons dire cependant, pour être exact, que quelquefois, mais ceci est très rare, tous les points de repère n’existent pas quoique l’estampe soit tirée à plusieurs planches; nous avons pu nous en convaincre en examinant avec un soin extrême Les trois Grâces, de Janinet, qui ne portait qu’un seul trou en haut de la gravure.

Les couleurs étaient préparées et broyées avec de l’huile de noix, et les plus siccatives et les meilleures avec de l’huile de pavot, ce qui donnait aux nuances plus de lustre et plus de transparence.

Leblond, le père et l’inventeur (1739) de la gravure en couleur, dit qu’un bon cuivre pouvait tirer sans altération sensible de six à huit cents épreuves; le cuivre jaune est généralement plus dur que le rouge; mais ce dernier rendait mieux à la presse et était trouvé par conséquent d’un meilleur emploi.

Voici quelques renseignements sommaires relatifs aux divers procédés des gravures coloriées et en couleur:

Gravure au pointillé, ou manière anglaise; effet très doux en couleur, horrible en noir.

Aqua-tinte, ou manière de lavis, procédé Le Prince.

Manière de crayon, procédé François et Demarteau.

Manière noire, ou mezzo-tinto, inventé en Allemagne par le colonel Hessois de Siégen (1609-1680), qui le communiqua au prince Robert de Bavière, par qui il fut exploité.

Pour la manière noire, le cuivre, au lieu d’être uni et poli, est complètement préparé en noir au moyen du berceau, outil demi-circulaire muni à son extrémité de nombreuses aspérités qui dépolissent le métal par les balancements qu’on lui donne sur la planche; on use ensuite du racloir pour aplanir les parties que l’on veut obtenir en lumière ou en demi-teinte.

Les différents procédés ont été du reste traités avec une haute compétence par le baron Roger Portalis, dans la Gazette des Beaux-Arts, (décembre 1888; janvier, mars, avril 1889; février 1890); nous ne saurions mieux faire que d’y renvoyer le lecteur.

Bartolozzi a gravé : un grand in-folio, Le 18 Brumaire 1799; Clytie châtiant l’Amour, d’après Annibal Carrache, 1772, et L’Essai des faux appas, pièce satirique curieuse adjugée 30 fr. à la vente Mühlbacher, ainsi que The Dance, The Song, pièces assez remarquables, adjugées 151 fr., à la vente du Cte L. de Belenet, en juin 1892.

BASSET (à Paris chez)

Table des matières

Le Bastringue. In folio en travers.



La contre-partie a été publiée en prairial an VIII, chez Bonne-ville. Cette pièce est assez rare.

Almanach aérostatique pour 1785.


Pièce rare.

La Toilette ou l’Amusement du matin,

dédié au beau sexe.


Publié également chez Basset: Les Filles de joie rasées et conduites à l’hôpital, même vente, 14 fr.


BAUDOUIN (Pierre-Antoine, d’après)

Table des matières

1723-1769

Le Coucher de la mariée (gravé à l’eau-forte par Moreau

le jeune, et terminé au burin par Simonet), 1768.

Cinq états. In-folio.

Dans une riche chambre à coucher, la jeune mariée, en élégant déshabillé de nuit, s’apprête à se mettre au lit; elle semble essuyer une larme de la main gauche; à ses pieds son mari en robe de chambre, un genou en terre, et près de lui une femme debout murmure quelques mots à l’oreille de la jeune épousée. Dans la chambre, trois caméristes, celles de gauche éteignant les bougies et installant un écran, celle de droite relevant la couverture.



Cette estampe, une des plus jolies de l’École, a été grossièrement postichée en couleur et en réduction; on a aussi regravé la planche, et on en fait des tirages sans valeur. Le pendant est: Le Lever de la mariée d’après Dugoure, gravé par Trière.

L’œuvre de Baudouin, Lavereince, Chardin, Lancret, A. de Saint-Aubin, Moreau le jeune, a été décrit par M. Emmanuel Bocher avec une conscience, une clarté et une intelligence remarquables; nous ne connaissons pas, et il n’existe pas de travail plus complet; aussi nous permettons-nous d’adresser ici à l’éminent iconographe nos remerciements bien sincères, mais aussi nos regrets les plus vifs de le voir abandonner une partie si brillamment commencée. Le nombre d’états que nous signa-Ions de ces différents Maîtres, a été pris dans les fascicules publiés.

La gouache originale du Coucher de la mariée, qui avait figuré au Salon de 1767, se trouve actuellement chez M. le baron Edmond de Rothschild. Une autre gouache du Couché de la mariée nous est obligeamment signalée par M. Groult comme faisant partie de son cabinet; évidemment l’une est la réplique de l’autre. Nous nous contentons d’enregistrer.

A la vente Kinnen il s’est vendu, pour 14 francs, un Couché de la mariée en couleur, pastiche de l’original, publié vers 1820, à Paris, chez Begat, md d’Estampes, rue de la Croix, n° 2. Petit in-folio sans valeur, ayant au bas une légende commençant par ces mots: La jeune mariée hésite à se coucher.

Le Carquois épuisé. — Dans une riche alcôve, une jeune femme à droite, dans un galant négligé, est occupée à se faire des mouches en regardant, assis à gauche sur un canapé, un jeune seigneur, à l’air alangui, son épée et son chapeau sont près de lui à terre; à droite un écran, à trois feuilles, préserve du feu qui brille dans la cheminée; un petit chien gambade près de sa maîtresse, et un carquois vide est renversé au pied d’un socle supportant une statue de l’Amour.

Les Soins tardifs. — Dans un grenier, un jeune gars est en train d’embrasser et de lutiner une villageoise demi-nue renversée sur des couvertures; à droite on aperçoit, montant par une échelle, la mère tout effarée avec un jeune enfant.

Pendants, par N. de Launay. Trois états chaque. In-folio.





Cette pièce a été regravée par M. Henry Lemoine: avant la lettre avec les armes; — avec la lettre et avec les armes.

Le Lever (par Massard, 1771). — Une jeune femme demi-nue de face, la tête de trois quarts à gauche, est assise sur son lit, les pieds touchent terre; elle regarde un chat posé sur le lit. Une servante agenouillée est en train de lui donner ses pantoufles, tandis qu’une autre lui passe un peignoir. Un paravent à droite complète le tableau.

La Toilette (par M. Ponce, 1771). — Une jeune femme de profil à droite, debout devant sa toilette, cause avec un jeune seigneur assis à droite sur un fauteuil, les jambes croisées, pendant que sa soubrette lui lace son corset.

Pendant. Cinq états chaque. In-folio.



La gouache de la Toilette un peu différente de l’estampe, actuellement dans la collection d’Edmond de Goncourt.

L’Amour à l’épreuve ou l’Amour surpris. — Dans un intérieur Louis XV, deux jeunes gens enlacés sur un lit bas; la femme laisse voir sa gorge et son derrière, tandis qu’un abbé, à gauche, soulève indiscrètement le rideau; à terre un chien est couché à droite.

L’Amour frivole. — Une jeune femme assise presque de face est endormie près de sa table de toilette à droite; sa jambe gauche est posée sur un haut tabouret; un jeune homme, entr’ouvrant une porte vitrée à droite, soulève le fichu de la dormeuse et découvre sa gorge nue.

Pendants, par Beauvarlet. Trois états chaque.

In-folio.



Ces deux pièces sont toujours classées dans l’œuvre de Baudouin, quoique portant sous le trait carré à gauche: Boucher pinxit 1er Ptre du Roi. On sait que Baudouin était le gendre de Boucher et le beau-frère de Deshayes.

L’Amour frivole, au deuxième et troisième état, porte le nom de Marel; au deuxième, l’adresse est: rue St-Julien, 12... et au troisième: rue des Noyers, 27.

Annette et Lubin. — Les Cerises.

Pendants, par N. Ponce. Quatre états chaque. In-folio.



La planche de Annette et Lubin existe encore, avec l’adresse de Marel. Ces deux estampes sont bien fadasses et vraiment peu intéressantes; aussi n’avons-nous pas pris la peine d’en donner la description.

Rose et Colas. — Au bas de d’escalier d’une cour de ferme, à gauche, Colas debout de face, les bras étendus, tenant une quenouille enrubannée, à laquelle il vient d’attacher un bouquet, regarde à droite Rose qui sort de dessous l’escalier; près de lui la chaise et le rouet de son amoureuse. Au milieu de l’estampe, debout un tonneau sur lequel est un chat; au pied du tonneau un gros chou pomme.

La Soirée des Thuileries. — Sous un ciel nuageux laissant percer la lune à droite, assis aux Thuileries sur un banc de bois de trois quarts à gauche, un jeune homme regarde languissamment la jeune femme qui va le quitter et qui se lève en remettant son gant. En face d’eux, à gauche sur une chaise de paille, un chien les regarde.

Pendants, par Simonet. Quatre états chaque.

Petit in-folio.




De ces deux pièces, La Soirée des Thuileries est de beaucoup la plus jolie; on se demande pourquoi élles se font pendants? La gouache originale de La Soirée se trouve dans la collection du baron Edmond de Rothschild, et dans celle de M. G. Mühlbacher; certainement l’une des deux se trouve être une réplique.

En avril 1891, à la vente de la collection de M. Ch. Cousin, la gouache de Rose et Colas fut adjugée 550 francs, elle avait été payée 4.000 francs (prix d’ami) à l’expert Gandouin, et était archi-fausse, paraît-il; furieux d’avoir été ainsi trompé, M. Cousin fut sur le point de poursuivre pour tromperie sur la marchandise vendue, mais ayant consulté Edmond de Goncourt, celui-ci lui répondit: «En art, quand on se trompe, il faut avoir la sérénité de sa gaffe; maintenant, si vous le faites, ce procès, je vous autorise parfaitement à invoquer mon témoignage. » La chose en resta là, et il n’y eut point de poursuite. L’acquéreur était un marchand de curiosités, M. Romeuf, demeurant, 57, rue de Châteaudun.

Un an plus tard, en mai 1892, une autre gouache de Rose et Colas, de mêmes dimensions, 30 centimètres de hauteur sur 24 centimètres de largeur, passe à la vente Hulot, et est adjugée 790 francs à M. Lacroix. Est-ce la même qui reparaît? Est-ce une répétition? Il nous a été impossible d’élucider la question: n’ayant vu ni l’une ni l’autre, nous ne pouvons nous prononcer. Quant au point de vue de l’authenticité, le cas est si particulièrement délicat que nous déclinerions toute compétence s’il nous avait été donné d’avoir à trancher la question. Quoi qu’il en soit, une vraie gouache de Baudouin, n’atteignant en vente publique que 790 francs, ressemble furieusement pour nous à du Château Yquem qu’on vendrait 40 sous la bouteille; il y a donc fort à parier qu’elle est aussi douteuse que la précédente.

L’Enlèvement nocturne (par N. Ponce). Quatre états.

In-folio.

La nuit, au pied des murs élevés d’un couvent, se dresse une échelle au bas de laquelle un jeune homme reçoit dans ses bras une jeune femme; en haut de l’échelle à califourchon sur le mur, une autre femme: à gauche deux hommes et une voiture attelée de deux postiers, et à droite deux autres chevaux avec un cavalier.



Existe en tirage moderne.

Le Chemin de la fortune (par Voyez Junior). Deux états.

In-folio.

Dans un riche intérieur, un vieil homme assis dans un fauteuil à droite, et un musicien tenant d’une main son violon, et de l’autre son archet, lèvent tous deux les bras en admirant la jambe d’une danseuse que leur montre une vieille femme accroupie à gauche, en soulevant la jupe de la jeune fille.



La gouache originale passa à la vente Prault en 1780. La même estampe, avec quelques modifications, a été dessinée par Du Bois de Sainte-Marie, ainsi que le pendant, La Toilette de la petite maîtresse, et gravées toutes deux par Bonnet. Ces deux dessins originaux, au crayon noir rehaussé de blanc, sur papier bleuté, furent adjugés 300 francs à la vente Baudet. Nous avons vu l’eau-forte du Chemin de la fortune, pièce de toute rareté, chez M. Louis Valentin.

Nous n’oublierons jamais les heures charmantes passées en compagnie de l’aimable collectionneur, dans ce quartier tranquille du quai de Béthune, qui nous rappelait la province; c’est là que nous avons pu admirer longuement et en détail une des plus belles collections de Paris. Amateur éclairé, très modeste, mais passionné et délicat, M. Valentin a su réunir, depuis trente ans qu’il collectionne, nous pouvons dire toute l’École française du XVIIIe siècle; les vingt mille pièces qu’il possède sont classées par ordre alphabétique des noms de peintres, et renfermées dans une centaine de cartons à recouvrement, rangés en cercle dans un casier placé dans un cabinet, un sanctuaire! près d’une bibliothèque aux livres précieux. Ces estampes, toutes montées à charnières, sur des bristols de même dimension, sont de condition de fraîcheur et d’état irréprochables.

«C’est, nous disait-il, dans la recherche, dans la réunion progressive de cette collection que j’ai goûté une des plus douces joies de ma vie, et c’est la possession de ces estampes qui en charme le plus encore l’arrière-saison.»

Qu’il nous soit donc permis, en passant, de remercier publiquement ici l’homme charmant et courtois, qui s’est mis si galamment à notre disposition chaque fois que nous avons eu l’indiscrétion d’abuser ou de ses conseils, ou de son hospitalité.

Le Modèle honnête (eau-forte de Moreau le jeune,

burin de Simonet) 1770. Cinq états. In-folio.

Dans son atelier un peintre à droite, assis dans un fauteuil près d’une toile qu’il était en train d’esquisser, se retourne émerveillé vers une jeune fille nue et confuse, assise à gauche sur un escabeau, qu’une vieille femme vient de lui dévoiler.



La gouache originale fut exposée au Salon de 1769; elle figura à la vente de la danseuse Testard, où elle fut retirée à 1750 livres. Elle est actuellement chez M. Groult.

Le Fruit de l’amour secret (par Voyez Junior).

Trois états. In-folio.

Une jeune femme qui vient d’accoucher, assise presque de face, ayant un tabouret sous les pieds, tourne le dos à un lit dont les rideaux sont fermés; elle tend la main à son amant assis à droite près de la croisée, et l’enveloppe d’un tendre regard; une amie, vue de dos, semble la consoler: à gauche une femme passe le nouveau-né emmaillotté à un homme qui entre par une porte à gauche. Au premier plan, toujours à gauche, on aperçoit un lit pliant sur lequel a eu lieu l’accouchement.



La pièce est fort jolie, mais n’est recherchée cependant qu’en épreuve d’état. Le dessin original à la plume lavé d’encre de chine, première pensée du Maître pour cette composition, fut adjugé 500 francs à la vente du comte de la Béraudière, en avril 1883. La gouache fut adjugée 895 francs à la vente Bécherel, en novembre 1883. Elle reparaît à la vente Mailand, sous le n° 4, et fut achetée par M. Henry Josse, chez qui elle se trouve actuellement; il l’a fit figurer au Trocadéro, à l’exposition rétrospective en 1889, et la considère comme la plus belle gouache connue du Maître. Cette gouache nous est également signalée dans la collection du baron Edmond de Rothschild; elle présente quelques différences avec la gravure. L’une des deux est sans doute une réplique de l’autre; nous ne nous permettons pas de trancher la question, nous nous bornons simplement à signaler le fait.

Le baron Edmond de Rothschild possède une autre gouache, L’Enfant retrouvé, qui n’a pas été gravée et qui doit être le pendant; cette pièce a toute une odyssée, elle fut achetée par M. Charles Magne, de Marseille, 125 fr. il y a 17 ans, vendue par lui 5,000 francs à deux marchands de Paris qui la revendirent 10,000 francs, et, présentée plus tard au baron qui l’acheta; elle est d’une conservation merveilleuse, signée et datée 1765.

Le Matin — Le Midi — Le Soir — La Nuit —

(par de Ghendt). Suite de 4 pièces. In-folio.

Le Matin. — Dans une chambre à coucher, un abbé entre par la porte à gauche et regarde une femme couchée sur un lit, demi-nue, sur le dos, la chemise relevée; il cherche à masquer cette vue à l’aide du pan de son manteau, au jeune enfant qui entre avec lui.

Le Midi. — Dans un jardin, une jeune femme assise, la gorge nue, est à demi pâmée, renversée en arrière; la main droite a abandonné le livre qu’elle lisait, tandis que la gauche s’est glissée sous sa robe, entre ses jambes; à droite, par terre, son ombrelle ouverte.

Le Soir. — Une jeune femme toute nue, prête à se mettre au lit, est en train de se faire essuyer par une de ses caméristes, quand soudain elle jette un cri d’effroi en apercevant un curieux qui la regarde par une porte entrebâillée à droite, et vers laquelle sa seconde soubrette se précipite pour tirer la portière et la mettre ainsi à l’abri des regards indiscrets.

La Nuit. — Sous un bois, à la clarté de la lune, et près d’un socle à droite surmonté d’une statue de l’Amour, un doigt sur la bouche, un jeune homme vient de renverser à gauche sur le dos une jeune femme à la gorge deminue et aux jambes écartées.

Le Matin, trois états, Le Midi, deux états,

Le Soir, trois états, La Nuit, trois états.




Les quatre pièces existent en tirage moderne.

Les quatre gouaches originales sont chez M. G. Mühlbacher.

L’aquarelle originale du Matin, sur traits de plume, avec quelques changements, est actuellement dans la collection d’Edmond de Goncourt; elle a passé sucessivement dans les cabinets Prault et Tondu.

De cette suite, la plus rare estampe est le Midi, dont l’intention est fort libre.

Le Bain (par N.-F. Regnault.) Deux états. Pièce en

couleur. In-8°

Une jeune femme de profil à gauche sort de sa baignoire appuyant ses deux mains sur une camériste qui en aide une seconde à essuyer sa maîtresse avec un drap. Par terre à droite, un vase plat dans lequel est une éponge; à gauche un paravent complète le tableau.


Cette pièce est très recherchée. Le premier état porte l’adresse de Regnault, le second celle de Delalande; il y a des tirages postérieurs de cette pièce portant la date de 1731, qui est l’époque à laquelle Baudouin la dessina. Le pendant est Le Lever, dessiné et gravé par N.-F. Regnault. (Voir ce nom). Ces deux estampes ont été reproduites par M. Magnier.

Il existe de ces deux estampes de mauvaises copies coloriées ovale réduit, faites chez Aubert; sans valeur.

Le Catéchisme. — Dans une église, pleine de petites filles assises et de quelques jeunes hommes debout, un jeune abbé, assis à droite, interroge une fillette debout à gauche, de profil à droite; elle a les yeux modestement baissés, tenant son catéchisme entr’ouvert. A gauche, un jeune homme glisse un billet à une jeune fille.

Le Confessionnal. — Dans une église remplie de fidèles, un prêtre, vêtu de son surplis, sort brusquement de son confessionnal à gauche, le bras étendu vers deux jeunes seigneurs à droite, qui se retournent pour le regarder; il semble leur reprocher d’écouter la confession. A quelque distance, en face du confessionnal, une femme à genoux sur une chaise, sous laquelle est un chien.

Pendants, par Moitte. Trois états chaque.

In-folio en travers.


Ces deux pièces ne portent de titre dans aucun de leurs états; on les a ainsi dénommées parce que les deux gouaches de Baudouin, d’après lesquelles elles ont été gravées, figuraient, la première à l’Exposition du Louvre en 1763, sous la rubrique: Un Prêtre catéchisant de jeunes filles, et la deuxième en 1765, sous celle de: Un Confessionnal.

La gouache originale du Confessionnal, légèrement restaurée, provenant de chez le comte Welles de Lavalette, est actuellement chez M. H. Josse; celle du Catéchisme, chez le baron Edmond de Rothschild.

Ces deux estampes, cependant assez jolies, sont peu appréciées; l’amateur ne les recherche qu’en épreuve d’état.

Perrette ou la jeune Laitière (par H. Guttenberg). Trois états.

Marton ou la jeune Bouquetière (par N. Ponce), 1776. Deux états.

Jusque dans la moindre chose (par Masquelier). Quatre états.

Sa taille est ravissante (par Lebeau), 1776. Quatre états.

Suite de quatre pièces in-4°.

Perrette. — Une main sur son pot au lait, à mi-jambes, et vue de face, la jolie laitière tient dans l’autre main le ruban qui est passé à l’anse de son pot. Sous le titre, vers commençant par ces mots:

Voilà, voilà, la petite laitière...

Marton. — A mi-jambes et de face, une jeune fille tient d’une main une corbeille de fleurs qu’elle a sur la tête, tandis que son autre main tient une rose dont elle respire le parfum. Sous le titre, vers commençant par ces mots:

Je vends des bouquets...

Jusque dans la moindre chose. — Assise de trois quarts à droite, une jeune fille, un livre ouvert sur les genoux, effeuille une rose. Sous le titre, vers commençant par ces mots:

Jusques dans la moindre chose...

Sa taille est ravissante. — A mi-jambes et en corset, une jeune femme, la tête enveloppée d’une fanchon, a les deux mains sur sa poitrine. Sous le titre, vers commençant par ces mots:

Sa taille est ravissante...




Cette suite de quatre pièces est charmante. La copie en couleur de Marton est, croyons-nous, en contre-partie. Le pendant de Sa taille est ravissante est Roxelane, d’après Dugoure, également gravé par Le Beau.

Les Amours champêtres, 1767 (par P.-L. Choffard). Quatre états.

Les Amants surpris, 1767 (par P.-L. Choffard). Quatre états.

Marchez tout doux, parlez tout bas, 1782 (par P.-L. Choffard). Trois états.

Le Jardinier galant, 1778 (par Helmann). Trois états.

Suite de quatre pièces. Petit in-folio.

Les Amours champêtres. — A la porte d’une ferme à gauche, deux femmes, l’une assise sur un banc, ayant laissé tomber son fuseau, l’autre debout à sa gauche, près d’elle, un doigt sur la bouche, regardent deux colombes qui se becquettent. Au-dessus d’elles, à une croisée, un jeune gars les surveille.

Les Amants surpris. — Dans une chambre de ferme, une fille, les vêtements en désordre, laissant voir un des seins complètement nu, pleure la tête dans sa main, sous la verte semonce que lui adresse sa mère vue de profil, les poings sur les hanches, tandis que par une porte entr’ouverte s’échappe l’amoureux qui, dans sa précipitation, a laissé par terre son chapeau.

Marchez tout doux... — Dans une chambre de ferme, une jeune et jolie villageoise, debout en chemise, les seins nus, introduit furtivement dans sa chambre, en le faisant passer par la croisée à droite, un jeune gars coiffé d’un chapeau et tenant ses souliers dans sa main droite; à gauche, par une porte entrebâillée, on aperçoit, couchés dans leur lit et dormant profondément, les parents de la fille.

Le Jardinier galant. — Assis près d’un puits sur un banc de bois, un jeune garçon, de trois quarts à gauche, embrasse une fillette et lui prend tendrement les mains; derrière eux à droite, en haut d’un perron, une autre fille contemple la scène d’un air jaloux.





Les trois pièces de cette suite, gravées par Choffard, n’ont de titre dans aucun de leurs états. Les deux, gravées par Harleston, portent la rubrique sous lesquelles nous les avons désignées, c’est-à-dire, Les Amants surpris et Les Amours champêtres cette dernière, lorsqu’elle est gravée par Choffard, est dédiée à Monsieur Trudaine de Montigny; et à Monsieur le marquis de Reinach, lorsqu’elle l’est par Harleston. M. Bocher en signale une mauvaise copie en contre-partie et en manière noire, portant le titre L’Innocence, à Augsbourg, chez J.-J. Haid et fils.

La gouache originale des Amants surpris figura au Salon de 1765, sous le titre: Une Fille querellée par sa mère.

La gouache originale du Jardinier galant fut adjugée 5,500 francs à la vente Bérend, en décembre 1889; elle était signée et datée 1768; elle avait passé successivement par les cabinets du marquis de Bonnières, Brun-Neergaard (dispersé en 1814), et provenait, cette fois, de la collection Alexandre Delaherche de Beauvais.

Marchez tout doux..... prend quelquefois le titre de: Les Rendez-vous bourgeois ou villageois. La réduction in-4° en couleur, faite par Metz, est charmante, c’est une imitation de lavis, la rubrique est L’Éveillé ; cette petite estampe est assez rare, elle avait passé à la vente Michelot, en 1881, où elle fut adjugée 60 francs. L’estampe Marchez tout doux est très inégale de beauté et de tirage; nous signalons cette particularité aux collectionneurs.

Le Goûter (par Bonnet). En couleur. Petit in-folio.

Un état.

Dans la campagne, une jeune femme de profil à droite, tenant un éventail fermé à la main, et coiffée d’un chapeau à larges bords, est assise près d’une table, faisant face à un jeune seigneur également assis près d’elle: un jeune nègre, coiffé d’un turban, leur offre des glaces sur un plateau. Près de la jeune femme, une petite fille à genoux et vue de dos; à droite au premier plan, par terre, la poupée de l’enfant.


Cette pièce fait partie d’une suite de trois autres: Le Déjeuner, Le Dîner et Le Souper, gravées également par Bonnet, mais d’après J.-B. Huet (voir ce nom). Nous possédons du Goûter et du Déjeuner deux épreuves d’une éblouissante fraîcheur; elles ont leur marge vierge et sont absolument avant toutes lettres, sans les numéros et même sans les noms des artistes; cet état est d’une insigne rareté, sinon unique.

Nous les avons trouvées en Bretagne, chez notre sœur, au grenier, dans une armoire contenant de vieux rouleaux de papier à tapisser; il y avait en plus: L’Amant écouté, La Bonté maternelle et deux superbes exemplaires de L’Indiscrétion et de L’Aveu difficile, dont nous raconterons plus loin l’odyssée (voyez Lavereince).

Il existe un Goûter gravé par Janinet, très supérieur, paraît-il, à celui de Bonnet; il fut vendu le 26 février 1883, par MM. Danlos fils et Delisle, et adjugé 405 francs.

Le graveur Bonnet, dont l’œuvre dépasse plus de mille pièces, avait aussi un commerce d’estampes. Son catalogue imprimé à l’époque, vers 1781, est introuvable; nous ne connaissons à le posséder que M. Georges Duplessis, du département des Estampes, qui a bien voulu nous en donner gracieusement communication; c’est une petite plaquette de 40 pages, dont le texte est encadré d’un double filet, qui contient une liste de 1,054 numéros avec les prix de vente; ces prix variaient de 12 livres à 6 sous; la plupart du temps le graveur ne mentionne pas le nom de l’artiste d’après lequel il a gravé ses estampes. Sa boutique était située: A Paris, rue Saint-Jacques, au coin de celle de la Parcheminerie; au Magasin Anglais.

Il imprimait quelquefois aussi en or les encadrements de ses gravures, comme par exemple: The Woman Taking Coffee. The Milk Woman. Il se servit de ce procédé pour la première fois le 16 novembre 1774; l’effet en est assez joli.

Son genre de reproduction en manière de pastel, aux deux crayons, le noir rehaussé de blanc sur papier bleu, était vraiment très curieux, et arrivait à donner la sensation de l’original reproduit; il se servait de plusieurs planches et saupoudrait très probablement ses blancs pour leur donner plus de rehaut, plus de vigueur; un autre artiste cependant lui était supérieur, suivant nous, c’était Demarteau dont l’œuvre bien moins considérable ne comptait guère qu’environ 600 pièces.

La vente de Bonnet eut lieu le 7 novembre 1793.

Signalons en passant, gravé par Bonnet, d’après Dubois de Sainte-Marie, une rarissime et intéressante pièce: La Toilette de la petite maîtresse, adjugée 349 francs à la vente Mühlbacher, que l’on considère quelquefois comme le pendant de: Le premier Pas à la fortune.

Les deux dessins originaux (?) de ces pièces, crayon noir rehaussé de blanc sur papier bleuté, furent adjugés 300 francs à la vente Baudet, en mars 1892.

L’Épouse indiscrète, 1771 (par N. de Launay).

Cinq états. In-folio.

Dans une chambre à coucher, éclairée par une fenêtre, à droite le mari a renversé la soubrette sur le lit qu’elle est en train de faire, et commence à la lutiner; sa femme à droite, blottie derrière un amas de matelas, assiste à cette scène.



La gouache originale est actuellement dans la collection d’Edmond de Goncourt, où nous l’avons admirée. C’est par erreur que, dans La Maison d’un Artiste, du célèbre collectionneur, la gravure est indiquée comme étant de Simonet; c’est bien par de Launay qu’il faut lire. — Existe en tirage récent sur papier teinté.

Dans le troisième état, avec les armes et les noms des artistes, le titre n’est pas Épouse indiscrète, mais bien Les Indiscrets.

Cette estampe existe en tirage moderne.

La Sentinelle en défaut, 1771 (par N. de Launay).

Quatre états. In-folio.

Chez des paysans, par une porte entr’ouverte à gauche, un jeune gars pieds nus se faufile sous les couvertures que lui soulève une jeune fille demi-nue: à gauche, derrière un rideau, on entrevoit dormant profondément une vieille femme de trois quarts à droite.



Existe en tirage moderne. — Une estampe de même rubrique existe d’après Lavereince (voir ce nom). M. Bocher en signale une réduction ovale au pointillé, gravée dans le même sens.

Le Curieux (par Malœuvre). Six états. Petit in-folio.

Dans un riche intérieur de l’époque, à droite une jeune femme demi-couchée sur un canapé, relève complètement ses jupes, tandis qu’une soubrette à gauche s’approche d’elle, une seringue à la main; un carlin appuie ses pattes de devant sur le canapé ; à gauche encore, une porte vitrée laisse entrevoir, par le rideau levé, la tête d’un personnage à rabat, curieux de voir la scène.



Il existe un méchant pastiche, allemand croyons-nous, horriblement rendu en couleur, même format et en contre-partie, ligné : gravé par Bonnet, 1782, dont Bonnet ne revendiquerait certes pas la paternité.

La gouache originale s’est vendue en 1870, dans la collection San-Donato; elle est actuellement chez le baron Edmond de Rothschild.

Cette estampe, connue aussi sous le nom du Remède, existe en tirage moderne; les épreuves qui proviennent du cuivre très usé portent le nom déposérons l’inscription: Chez l’auteur, rue des Mathurins; et encore, dans un tirage postérieur et dernier, les mots: A Paris chez Le Loutre, placés sous l’inscription: Tiré du cabinet de M. Langlier.

Le Danger du tête-à-tête (par Simonet). Trois états.

Petit in-folio.

Dans un très riche intérieur Louis XV, un jeune homme, à droite, est à genoux aux pieds d’une femme, la gorge découverte, assise à gauche et regardant à droite, près d’une cheminée; il a les mains jointes et une posture suppliante; la femme l’écarte de la main gauche.



Le poète Anacréon (par N. de Launay). Cinq états. Petit

in-folio en travers.

Pièce bien médiocre et bien délaissée des amateurs; on se demande qui a pu la payer 350 francs à la vente Roth, quand, treize ans plus tard, à la vente Bayard, où pourtant les estampes ne se donnaient pas, elle a péniblement atteint le prix de 11 fr.!!! Dans ces deux ventes la pièce était en premier état, eau-forte pure: à cette dernière vente, un exemplaire avant la dédicace, toute marge, a été adjugé 32 francs, et un autre avec la lettre, 12 francs.

La pièce existe en tirage moderne, ainsi que son pendant La gayeté de Silène, d’après N. Bertin.

Le Désir amoureux (par Mixelle). Deux états. Petit in-

folio ovale en couleur.

Une jeune femme assise au pied d’un arbre, entourée d’Amours et de colombes, jette un livre au milieu des flammes; à gauche des colombes se becquettent.



Cette pièce est vraiment bien insignifiante et n’est recherchée que comme rareté en premier état.

L’agréable Négligé (par Janinet.) En couleur, in-4°

ovale équarri. Un état. Ou:

Le léger Vêtement (par Chevillet). Trois états. Même

format en noir.

Jeune femme décolletée assise et accoudée de profil à droite, tenant une guirlande de roses, un rang de perles sur la poitrine.



L’agréable Négligé a pour pendant L’aimable Paysanne, d’après Saint-Quentin, également gravé par Janinet.

Il existe une réduction du Léger Vêtement qui se vendait chez Crépy, sous la rubrique La jeune Flore, pièce rare, mais sans valeur.

Quest là ! — Ji vais (par L. Marin). Coloriée.

Petit in-4° en travers.

Très mauvaises petites pièces coloriées au pouce, qui ne valent pas la peine d’une description. Elles représentent une jeune femme à demi nue: le sujet seul, un peu décolleté, les fait rechercher d’une certaine catégorie d’amateurs.


Le graveur L. Marin n’était autre que Bonnet; du reste, ces pièces portent les nos de son catalogue 823 et 824.

Le Rendez-vous, 1771 (par Bonnet). Imitation de pastel.

Deux états. Petit in-folio.

N’ayant jamais rencontré cette pièce dans des conditions à en pouvoir prendre la description, nous nous permettons de l’emprunter à l’ouvrage de M. E. Bocher; ce dont nos lecteurs ne se plaindront certainement pas.

«Un jeune homme à droite, en train de caresser la poitrine d’une jeune fille, qu’il tient par l’épaule.

«Ce sont les deux mêmes têtes que celles que l’on voit dans l’estampe intitulée: Les Soins tardifs. Ici les personnages sont à mi-corps. A gauche, sur une tablette, un chandelier, arec un pot et un verre.»


Bonnet a gravé une fort jolie petite pièce, très rare, que nous avons vue chez M. Louis Valentin; elle a pour titre La Méfiance. Elle représente une jeune femme, assise de profil à gauche, le chapeau sur la tête et écrivant; un jeune homme s’avance derrière elle pour la surprendre. Nous ne savons d’après qui elle a été gravée, et n’avons pas eu connaissance qu’elle ait passé en vente publique.

Les Plaisirs réunis (par Briceau). Un état. Sanguine.

In-4° en travers.

Au pied d’un arbre dans la campagne, un satyre serre amoureusement la taille d’une nymphe languissamment couchée entre ses jambes: il tient une coupe, de la main droite, et elle, une grappe de raisin, de la main gauche.

Cette pièce est de toute rareté, ce qui n’a pas empêché que, vu sa mince valeur artistique, elle ait été adjugée en épreuve ancienne 3 malheureux francs à la vente Bayard, encore y avait-il avec elle une autre pièce. M. Bocher l’a fait reproduire par le procédé Durand, en tète de son fascicule de Baudouin.

On lui donne quelquefois pour pendant Le Réveil dangereux, d’après Eisen. Ne pas confondre Les Plaisirs réunis avec la Réunion des plaisirs représentant une jeune femme à mi-corps, de profil à droite, la gorge nue, assise devant une table sur laquelle est une bouteille, des cartes et des pièces d’argent; elle porte, de la main gauche, un verre à ses lèvres, et montre deux cartes qu’elle tient dans la droite. Cette pièce a été adjugée 210 francs, avant toutes lettres, à la vente Mühlbacher, et 86, avec la lettre, à celle de Decloux; elle est d’après Le Clerc, gravée par Janinet. — M. Magnier l’a reproduite.

La Rencontre dangereuse (par Leveau). Quatre états.

In-folio.

Au pied d’un arbre, sur la lisière d’un champ de blé, un jeune paysan à droite, le chapeau sur la tête, est en train de lutiner une jeune villageoise, qui a un panier passé au bras gauche; à terre un bâton.


Tout l’œuvre gravé de Baudouin est particulièrement intéressant et se recommande aux collectionneurs; il personnifie l’École française dans une de ses plus délicates expressions.

BEAUBLÉ (à Paris, chez)

Table des matières

Les Modes passées, présentes et futures.


Ces pièces sont surtout curieuses au point de vue des costumes.

BEAULIER (d’après)

Table des matières

?

La Toilette du matin — La Toilette du soir (par

Bonnet). Sanguine. In-folio.


BENARD (Jean-Baptiste, d’après)

Table des matières

1740-?

Les pièces suivantes, gravées d’après lui, sont absolument sans intérêt, à l’exception de la première, qui représente la Du Barry en homme, servie par son nègre Zamore et sa camériste; scène se passant à la campagne, valant de 10 à 25 francs:

Le Repos de chasse (par Moitte). In-folio.

Le Gage de l’amitié (par Danzel). Pièce en travers.

La Reconnaissance du berger (par Danzel). Pièce en travers.

Une Nourrice berçant un enfant. — Une Nourrice ramenant un enfant à sa mère. — La Batteuse de beurre. — La Ménagère. — Le Bénédicité. — La Fileuse: suite de six pièces par Duflos.

BENAZECH (Charles, par et d’après)

Table des matières

1767-1794

Le Couronnement de la rosière. — A gauche deux couples dansant; sous un berceau de feuillage, la rosière agenouillée sur un coussin est couronnée par le curé ; dans le fond, sur la terrasse, une jeune dame l’ombrelle à la main, entourée de jeunes seigneurs, une table au bas de la terrasse; à droite du curé, la mère tenant son livre de messe; vers la droite, groupe de six paysans, dont trois sont assis; tout à fait sur le devant, un petit chien gambadant.

Le Prix d’agriculture. — Au troisième plan, le fond, vers la droite, laisse apercevoir un long mur avec porte armoriée; un peu en avant, un obélisque surmonté d’une petite croix, une boutique avec deux débitants. Sur la gauche, occupant presque toute la pièce, une église de campagne à portique gothique; six arbres ombragent cette scène; assistance nombreuse présidée par le bailli; sa femme debout donne la Médaille du mérite agricole !!! à un laboureur dont la tête est ceinte d’une couronne de roses. Tout à gauche, un villageois semblant être fort entreprenant. A droite, un gamin enguirlande une charrue, une mère allaite son enfant, et une bergère fait boire son âne en détournant la tête du côté opposé au joueur de biniou.

Pendants, petit in-folio en travers et en couleur, gravés par le Maître, qui a cherché à s’assimiler le faire de de Bucourt, tout en conservant une respectueuse distance.


Ces deux pièces sont assez jolies.

Schiavonetti a gravé en couleur d’après le Maître:La Séparation de Louis XVI et sa famille au Temple, le 29 Septembre 1792, adjugé 35 francs à la vente Behague. Il existe encore et on en fait des tirages modernes; deux pendants d’après le Maître et gravés par Ingouf le jeune: Le Retour du laboureur, La Liberté des braconniers, pièces sans valeur.

BERTIN (N)

Table des matières

1668-1736

La gayeté de Silène (par N. de Launay).


BIGG (W. d’après)

Table des matières

École anglaise.

A Lady and her children releiving a poor cottager

(par J.-R. Smith). En couleur.

Une jeune femme allant de gauche à droite avec ses enfants, donne l’aumône à une pauvre femme assise à droite; un enfant est endormi sur ses genoux.

Cette pièce adorable peut rivaliser avec n’importe quelle estampe de notre école, elle est d’une douceur de ton infinie et est fort recherchée; elle vaut dans les 200 francs.

BILCOQ (Marie-Marc-Antonie, d’après)

Table des matières

1755-1838

La Consultation appréhendée — Le Retour de la

consultation (par Leveau). In-folio en travers.

Pièces sans valeur. Existent en tirage moderne.

BINET (Louis, d’après)

Table des matières

1744-1800

La Nourrice élégante (par Boignet).

Le Plaisir de la pêche (par Dugast).

La Solitude agréable (par Dugast).

Le Chasseur (par Boignet).

Pièces peu intéressantes, et sans valeur; cependant, à la vente Behague, l’eau-forte du Chasseur s’est payée 73 francs! Binet a dessiné La faible Résistance ou Le Verrou, d’après Fragonard; Le Beau l’a gravé dans un ovale équarri, en 1785.

BOILLY (Louis-Léopold, d’après)

Table des matières

1761-1845

La Comparaison des petits pieds. — Deux jeunes femmes, l’une assise, l’autre debout, les seins nus, relèvent leur jupe, pour comparer la petitesse de leurs pieds; derrière elles, un homme à genoux et rampant se dissimule, tâchant d’en voir davantage.

L’Amant favorisé. — Dans une chambre à coucher Louis XVI, une jeune et fort jolie femme, la gorge nue, la tête coiffée d’un coquet bonnet, se précipite vers une porte à gauche, sur laquelle elle appuie les deux mains, favorisant la fuite du galant qu’elle regarde amoureusement s’esquiver par l’autre porte, emportant à demi vêtu, sous son bras, ses vêtements et ses souliers. Le lit défait en dira plus que notre prose.

Pendants par Chaponnier, au pointillé. In-folio.



Ces deux pièces sont charmantes, principalement L’Amant favorisé.

Les premières épreuves de Boilly portent son adresse: à Paris chez l’auteur rue Saint-Severin n° 108; il faut donc les rechercher de préférence.

La plupart des pièces se trouvent en noir et coloriées; Chaponnier se faisait très souvent imprimer par Bussand.

On la tire aujourd’hui (par S. Tresca). Grand in-folio.

A gauche, près d’une porte entre-bâillée, une jeune femme debout, la gorge demi-nue, entoure, de son bras droit, la taille d’un homme qui tient dans sa main droite une liasse de billets de loterie; au fond, à droite, une autre femme assise et se peignant devant une glace.


Fort jolie pièce, dont M. Henri Béraldi possède une épreuve d’une beauté et d’une fraîcheur absolument exceptionnelles.

Le Prélude de Nina (par Chaponnier). Grand in-folio en noir et coloriée.

Une délicieuse jeune femme décolletée, assise devant un clavecin, se retourne vers son accompagnateur, un jeune homme tenant un violon, qui, se penchant sur le clavecin pour prendre le ton, en profite pour baiser, sur la bouche, sa compagne. A gauche, dans le fond, un lit, et, près du lit, un fauteuil sur lequel le musicien a jeté son manteau, sa canne et son chapeau.


Cette pièce, une des meilleures de l’œuvre, n’est pas payée le prix qu’elle vaut; au point de vue artistique, sans être une merveille, elle est supérieure à vingt autres que l’on paie carrément le double et le triple, comme par exemple: Jamais d’accord et Le Serin chéri, de Lavereince, deux piteuses pièces, gravées par Legrand, un artiste de dixième catégorie, qui s’adjugent couramment 200 francs dans les ventes. Pourquoi? Mystère! C’est un pli qui est pris, une cote qui crée des précédents: ça suffit. Le Prélude de Nina, gravé en bistre, réduction ronde, par de Goüy, est assez rare.

La douce Résistance (par Tresca). In-folio.

Dans un intérieur Louis XVI, un jeune homme, costume Directoire, presse dans ses bras une jeune fille qui, une guitare à la main, repousse faiblement ses étreintes; près d’eux un pupitre renversé, au fond une porte vitrée par laquelle une servante curieuse regarde ces ébats amoureux.


Pièce très gracieuse. Cette estampe a également été gravée par Schroler, et, en réduction ronde, par de Goüy. Le tableau original a été adjugé 4.100 francs, à la vente Laurent-Richard, en mai 1886.

Honni soit qui mal y pense, 1792 (par J. Bonnefoy).

Grand in-folio.

Une jeune fille très laide est assise sur un lit, la gorge demi-nue, pendant que l’homme qui est couché près d’elle lui passe la main sous les jupes; ce qui n’empêche pas la donzelle de baisser modestement les yeux.


Existe en tirage moderne.

La Serinette (par Honoré). Grand in-folio.

Une femme en peignoir blanc, assise au milieu de l’estampe, indique, de l’index droit, une serinette ouverte, posée sur une table carrée. Debout derrière elle, une autre femme écoute, la main gauche appuyée sur le dossier de la chaise. Au fond, à droite, une armoire, un chapeau, une boîte carrée et un manteau posés sur une table.


Cette pièce est rare. Honoré a aussi gravé La Surprise, de Boilly, dont le dessin original, crayon noir relevé de blanc, figurait à l’Exposition centennale de 1889.

La Cocarde nationale (par A. Legrand). In-folio

colorié.

Une jeune femme debout, les seins demi-nus, encadre de sa main droite, en souriant, le menton d’un jeune militaire assis près d’elle, sur un fauteuil, la tête coiffée d’un tricorne à plumet surmonté d’une large cocarde aux trois couleurs; près d’eux, sur un fauteuil, est posée une guitare. Au-dessus du titre La Cocarde nationale, on lit en tout petits caractères: Ah! qu’il est gentil! rubrique sous laquelle, du reste, on désigne souvent cette estampe.


Cette estampe, très ordinaire, est cependant assez recherchée, à cause de sa rareté.

La Marche incroyable (par Bonnefoy). In-folio en

travers.

Nombreux personnages, merveilleux, incroyables, tricoteuses, allant et venant; au dernier plan, de gauche à droite, un cabriolet dont le cheval rue; à gauche de l’estampe, un garde de profil à gauche, fumant sa pipe; à droite, un marchand de coco.


Cette estampe est fort rare en ancienne épreuve. Elle existe en tirage moderne, car le cuivre est la propriété de M. Laroche-Delattre (ancienne maison Castiaux), de Lille; il vend l’exemplaire 30 francs, et en fait des tirages sur chine. On désigne quelquefois cette pièce sous la rubrique: Les Marchands d’argent. Une épreuve en couleur, sous la rubrique: La March incroyable, gravée par J. Nixon, passa en vente le 14 janvier 1889; est-ce la même composition? Nous ne pouvons le préciser, ne l’ayant jamais vue.

Jamais, au dix-huitième siècle, il n’a été tiré d’épreuves sur chine ou sur japon, ceci est un critérium: c’est dire aux amateurs de rejeter impitoyablement comme épreuves modernes les estampes ainsi imprimées.

On ne se servait, au siècle passé, que de papier pâte ou vélin, de vergé ou de papier de Hollande, et, chose curieuse à signaler, nous n’avons jamais remarqué de filigranes dans ces papiers, alors que le siècle précédent en était si prodigue.

Souvent une même estampe était imprimée sur des papiers de sortes différentes, comme par exemple Le Bal paré et Le Concert, que l’on rencontre sur papier fort et rugueux et sur demi-fin de Hollande.

Coucou (par A.-M. de Goüy).


Les pièces que nous venons de mentionner sont les plus intéressantes; il en existe encore un grand nombre, tout à fait de second plan, parmi lesquelles nous signalerons les suivantes:

L’Amant poète — L’Amant musicien (par Levilly). — Ça a été (par Texier). — Ça ira (par Mathias). — L’Amour couronné (par Cazenave). — Le Nid de fauvettes (par Monsaldy). — La Jardinière — La Jarretière — Le Cadeau délicat (par Tresca). — La Crainte mal fondée — La Tourterelle chérie (par Allais). — Poussez ferme — Ah! qu’il est sot! — Que n’y est-il encore! — La Leçon d’union conjugale — Défends-moi — Tu saurais ma pensée — L’Amant préféré (par Petit). — L’Étude du dessin — La Rose prise (par Cazenave). — Nous étions deux, nous voilà trois — Prends ce biscuit (par Vidal). — Le Libéral — L’Ultra — Jean qui pleure — Jean qui rit (par Melle Hulot). — Le Portrait — Le Bouquet chéri (par Chaponnier). — Il dort (par Texier). — Le Cadeau (par Bonnefoy). — Ah! qu’elle est gentille! — Voilà ma mère, nous sommes perdus — Jouir, par surprise, n’alarme pas la pudeur (?) — La Précaution — L’Intention — La Solitude — Constancy (par Morland). — La Séparation douloureuse (par Noël). — Les Femmes se battent — Les Hommes se disputent (par Bance). — Ah! comme il y viendra! — La Leçon de musique (par Clavareau). — Tu ment (sic) (par Petit). Etc., etc.

Beaucoup de ces pièces sont grivoises ou d’intention très libre; un grand nombre existent en tirage moderne.

BOREL (Antoine, d’après)

Table des matières

1743-?

L’Innocence en danger, 1792 (par Huot). In-folio en

travers.

Un jeune paysan arrivant à Paris, un petit paquet sous le bras, est appréhendé de chaque côté par deux femmes, la jeune en chapeau Directoire, la plus âgée en bonnet; elles semblent lui faire des propositions qui ne sont rien moins qu’honnêtes. Derrière elles, un jeune dragon admire la beauté de celle en chapeau; tout à droite, un vieil homme lorgne la scène, pendant qu’un jeune filou cherche à lui faire sa tabatière.


Le Don intéressé. — Dans la campagne, à gauche, un jeune homme, à genoux, offre une branche de roses à une jeune femme debout, coiffée d’un chapeau, les yeux modestement baissés. Une autre jeune femme, assise près d’une table, la pousse doucement dans les bras du galant.

La Morale inutile. — Dans la campagne, assise sur un banc, ayant derrière elle une statue de l’Amour, une jeune femme regarde un livre que lui montre une vieille à l’air sévère, pendant qu’un jeune homme, à droite, penché entre les branches d’un arbre, lui passe un billet.

Pendants par E. Voysard. Petit in-folio.


Au bas de ces pièces se trouvent deux vers de Guichard.

Le dessin original de La Morale inutile à l’aquarelle, signé, passa dans une vente anonyme du 18 mars 1890, et fut adjugé 400 francs.

L’Abandon voluptueux (par Dennel). Petit in-folio.


Existe en tirage moderne; pièce bien ordinaire à laquelle on donne quelquefois pour pendant: La Comparaison du bouton de rose, d’après Saint-Aubin.

L’Indiscret (par Dequevauviller). Petit in-folio.

Dans une chambre à coucher, une jeune femme complètement nue se rejette précipitamment à droite dans un lit formant alcôve, cherchant à tirer sur elle le rideau, tandis que sa soubrette tout émue jette un drap sur la tête d’un personnage qui s’était brusquement introduit par une porte à gauche, pour surprendre sa maîtresse à son coucher; un king charles s’élance en aboyant sur l’importun visiteur.



Existe en tirage moderne. — Le pendant est Le Contre-Temps, d’après Lavereince.

La Correction inutile (par François). Sanguine. Petit

in-folio.

Pièce assez rare, adjugée 13 francs à la vente Michelot, en 1881. François fut l’inventeur de la gravure en manière ou imitation de crayon, vers 1758; procédé employé plus tard, par Demarteau, avec une rare perfection, pastichant souvent les dessins de Boucher, jusqu’à produire l’illusion des originaux.

Vous avez la clef... mais il a trouvé la serrure. — Une jeune fille, la gorge demi-nue, est surprise couchée avec un jeune gars, par leurs parents qui entrent par une porte à gauche, que tient entre-bâillée une servante; la mère tient à la main une clef; une croisée encore ouverte permet de voir l’échelle qui a servi au galant pour s’introduire. A gauche, un petit chien joue avec les souliers de l’amoureux.

La Faute est faite, permettez qu’il la répare. — Une jeune femme se dirige vers la gauche, la main droite sur les yeux; un jeune homme est à genoux, aux pieds d’une vieille femme assise entre deux personnes: il semble implorer son pardon; à terre son tricorne.

Pendants, par Anselin. In-folio en travers.



L’aquarelle gouachée originale de Vous avez la clef... fut adjugée 380 francs à la vente Bérend, en décembre 1889.

Il était temps (par Hémery). In-folio.

Trois jeunes femmes armées de seringue et d’une cruche font irruption dans une chambre où se trouve couchée une jolie fille avec un vieux galant dont on aperçoit la perruque sur le dos d’une chaise à gauche. La fille sort précipitamment du lit.


J’y passerai (par R. de Launay). Petit in-folio en travers.

A droite, une porte entr’ouverte par laquelle un jeune gars vient, en rampant, vers une jeune femme, couchée en chemise sur son lit, le sein gauche découvert. On aperçoit à travers la porte entr’ouverte, à gauche, un lit vide.


Existe en tirage moderne. — Cette estampe est assez jolie; on lui donne quelquefois pour pendant La Cachette découverte, de Fragonard.

La Bascule. — Dans un site rustique au fond duquel on aperçoit des montagnes, se meuvent de nombreux personnages; à gauche, une bascule et une jeune femme, tombée les jambes en l’air, est relevée par un jeune homme; à droite de l’estampe, sur le premier plan, un groupe assis de quatre personnages, dont l’un tourne le dos et joue de la guitare.

Le Charlatan. — Sur un quai, de profil à gauche, un charlatan debout, coiffé d’un tricorne à plume, ayant devant lui une petite table pliante chargée de fioles et de gobelets, débite son boniment à la foule qui l’entoure; devant lui, debout à une certaine distance, une jeune femme glisse par derrière son dos un billet doux à un jeune seigneur; toujours à gauche, une barque s’approche du quai, ayant à son bord une dame tenant une ombrelle ouverte.

Pendants en couleur par Aug. Léveillé, 1785. In-folio en travers.



Ces deux pièces sont fort jolies et fort recherchées. A la vente Richard Lion, en avril 1886, les deux dessins originaux à l’aquarelle gouachée, et signés, furent adjugés 3350 francs; ils sont actuellement dans la collection de M. G. Mühlbacher, où nous avons eu le plaisir de les voir, au milieu d’autres merveilleuses pièces, remarquables entre toutes par leur authenticité et leur conservation exceptionnelle; nous avons été reçu de la façon la plus courtoise par le fils du célèbre collectionneur, et nous remercions ici très sincèrement ces messieurs des précieux renseignements qu’ils ont bien voulu nous communiquer.

Dans un riche intérieur, deux jeunes femmes couchées se fouettent avec des roses.

Cette pièce porte à la pointe, sous le trait carré, à droite: Borel inv. et del., et à gauche: A. Giraud le jeune, aqua forti.; elle fut, à l’état d’eau-forte, adjugée 1260 francs à la vente Behague, et 600 francs à celle de Wasset. Ces pièces, comme les trois suivantes, n’ayant jamais été terminées, on ne leur connaît pas de rubriques.

Dans un riche intérieur, jeune femme en déshabillé galant, prenant un bain de pieds, est surprise ainsi par une dame déguisée en homme, qui lui présente une lettre.

Même inscription que sous la pièce précédente.


Dans un riche intérieur, société nombreuse d’hommes et de femmes galantes occupés à jouer.

Dans ce même intérieur, un magistrat opère une descente de police; hommes et femmes dont plusieurs, en chemise, se lamentent.

A la vente Behague, ces deux pièces qui se font pendants, furent adjugées 1,090 francs, et seulement 390 francs à celle de Bayard; elles sont de Ransonnette et non de Borel. La première, état d’eau-forte, avec les tètes plus terminées et très modelées par un travail très serré au pointillé, fut adjugée 200 francs à la vente Baudet, en 1892; elle provenait, croyons-nous, de la collection du comte J. de la Béraudière; — quatre pièces fort rares.

L’Innocence poursuivie par L’Amour — L’Amour

puni (par Avril). Deux pièces faisant pendants.


Le Bourgeois maltraité. — Dans une chambre, un dragon saisit par la taille la femme du bourgeois, et, l’épée nue, se précipite sur le mari, culbutant chaise et table.

Le Paysan mécontent. — Près d’un mur, sous une treille, autour d’une table où l’on boit, debout, à droite, un dragon se penche pour embrasser la femme d’un fermier, assise et prête à boire. A gauche, le paysan se lève et se découvre, indigné.

Pendants en couleur, par J.-B. Morret. In-4°.


Ces deux pièces sont rares et fort jolies. — Les Engeoleurs ne sont autres que la pièce du Paysan mécontent, gravée en noir et en contre-partie, sans nom de graveur.

Il a encore été gravé, d’après le Maître, les pièces suivantes, de moindre importance:

La Circassienne à l’encan — Le Bain interrompu (par Léveillé). — Le double Engagement (?) — Il a cueilli ma rose (par Regnault). — Le voilà fait, 1790 (par Huot); c’est une vue du jardin du Palais-Royal; cette pièce, assez recherchée, fut adjugée 51 francs, vente Saint-Geniès, avec la lettre, et 141 francs avant toutes lettres, vente Decloux.

BOSIO (D.-S. d’après)

Table des matières

?

La Bouillotte (?) Pièce coloriée. In-folio en travers.

De nombreux personnages, réunis autour d’une table, jouent à la bouillotte; en face de la cheminée, à gauche, une jeune femme, debout, arrange ses cheveux devant la glace, pendant qu’un des invités lui prend la taille en lui montrant du doigt la pendule.


Pièce très curieuse et recherchée; n’existe pas, croyons-nous en avant lettre.

Le Bal de l’Opéra. Pièce coloriée. In-folio en travers.

Le titre en dit autant qu’une description, dont nous nous abstiendrons par conséquent.


Le Bal de société (?) Pièce coloriée. In-folio en travers.

Deux salles de bal séparées par une colonnade; à gauche, trois musiciens sur une estrade presque cachée par une des colonnes. Dans la salle du fond, des danseurs exécutent un quadrille; à droite et au-dessous des musiciens, on voit des spectateurs. Au premier plan, à gauche, un grand monsieur, dont on voit la pipe, demande une danse à une dame; à droite, toujours au premier plan, trois personnages font un tour de salle, le plus éloigné a une figure horrible; très à droite, quatre jeunes filles assises; au-dessous d’elles, un Arlequin parle à une dame assise.


L’Escamoteur (par Ruotte). Pièce coloriée. In-folio en travers.

Un escamoteur de profil, à gauche, debout devant une petite table ronde chargée d’instruments de physique amusante, appuie sa baguette sur la table en même temps qu’il fait examiner le fond de son gobelet à un enfant. La salle est pleine de personnages.


La Lanterne magique (?) Pièce coloriée. In-folio en travers.


Cette pièce est de beaucoup la plus rare de ces cinq estampes qui peuvent être considérées comme formant suite.

Les Invisibles — La Poule (par?). Pièces coloriées. In-folio.



Pièces satiriques sur les modes exagérées de l’époque, publiées en 1806.

Le Lever des ouvrières en linge — Le Coucher des ouvrières en linge (par?)

Pièces coloriées au pointillé. Petit in-folio en travers.


Le Sultan parisien ou l’Embarras du choix.

Le Logeur ou les Effets des vertus hospitalières à Paris.

Pièces coloriées (par?).


Pièces assez rares.

On possède encore d’après le Maîtres

La Main-chaude — Le Volant — Les Quatre Coins — Les Oubliés — Le Cache-Cache — Monture propre des dames — Le Sérail ou le Turc à Paris — Le Jardin du tribunat — Un Concert sous le Directoires, etc.

BOUCHARDON (Edme, d’après)

Table des matières

1698-1762

Les cinq Sens — L’Amour corrigé — L’Amour s’envolant — Jupiter et Léda.

Pièces gravées par Fessard, sans aucune valeur.

BOUCHER (François, par et d’après)

Table des matières

1703-1770

La Bouquetière galante (par Tilliard). Petit in-folio.

Dans un jardin, au milieu de buissons de roses légèrement esquissés, une charmante jeune fille debout, la taille élancée, et coiffée d’un petit bonnet, porte devant elle, attachée à sa ceinture, une corbeille de fleurs à demi-recouverte par son tablier retroussé ; les bras sont demi-nus, et l’un d’eux s’avance pour offrir un bouquet. Le corsage de la robe ouvert en carré laisse entrevoir la poitrine.


Cette pièce, d’une insigne rareté, est l’estampe la plus recherchée du Maître; elle est, du reste, fort jolie. L’eau-forte avait été gravée par Mme Louise de Montigny, née Ledaulceur. Le dessin en couleur, à la vente Herzog, fut adjugé 160 francs, et l’estampe, 96 francs. M. Louis Valentin en possède un fort bel exemplaire.

Le Départ du courrier. — Jeune berger confiant son message à une colombe; à ses pieds, son chien; sur le tertre où il est assis, sa gourde et sa cornemuse; à la gauche de l’estampe, deux moutons; sur sa tête, berceau de feuillages; tout à fait à droite, deux colombes.

L’Arrivée du courrier. — Jeune fille tournée à droite, la main gauche appuyée sur un arbre touffu; son mouton, à ses pieds, reçoit le message qu’une colombe lui apporte; fond de paysage, mare. Le chien devant elle, à droite, aperçoit la colombe et semble japper d’impatience. Aux pieds de la jeune fille, à gauche, un panier de fleurs et son rouet.

Pendants par Beauvarlet. Petit in-folio ovale, équarri.


Ces deux pièces charmantes existent en tirage moderne. On compte trois états:

1er état. — Eau-forte pure.

2e état. — Avant toutes lettres et avant la dédicace.

3e état. — La lettre, la dédicace et quatre vers.

La Toilette de Vénus, 1783 (par Janinet). Pièce en

couleur. In-folio.

La déesse nue est assise de face, la tète légèrement penchée à droite, une colombe entre ses bras, une autre à ses pieds. Elle est entourée de trois Amours, dont l’un est occupé à arranger sa coiffure; un brûle-parfums et autres ustensiles de toilette embellissent la composition.


L’état le plus recherché est celui où les trois Amours existent, et, chose bizarre, c’est le plus commun; l’autre qui lui est antérieur, où l’Amour qui peigne n’existe pas, est bien plus rare; il semble cependant que le goût du collectionneur aurait dû se porter vers celui-là !

Cette estampe existe encore gravée par Duflos, adjugée 39 francs, vente Michelot, et par Demarteau, adjugée 72 francs, vente Decloux.

C’est le portrait de la marquise de Pompadour que Boucher a représentée sous les traits de Vénus; le tableau original qui ornait la salle de bains de la marquise, œuvre merveilleuse d’exécution et de couleur, appartenait au comte Jacques de la Béraudière; il passa en vente à la salle Drouot, le 20 mai 1885, et fut adjugé 133,000 francs; il était signé en bas: F. Boucher, 1751.

L’oeuvre gravé de Boucher est très considérable, mais bien peu recherché des collectionneurs; c’est vraiment bien fadasse, toujours un peu la même chose, sujets mythologiques et champêtres; et, en l’absence du merveilleux coloris du Maître, le poisson ne passe guère, quand la sauce n’est plus là ! Et puis ces pièces courent les rues, beaucoup de cuivres existant encore. Nous devons cependant faire quelques exceptions et dire que Demarteau et Bonnet ont rendu d’une façon souvent très séduisante certains dessins du Maître; on fait aussi généralement dans les ventes assez bon accueil à La Voluptueuse, La Dormeuse, Le Réveil, ainsi qu’à L’Amour rendant hommage à sa mère, pièce ovale très rare, gravée par Janinet, adjugée 210 fr. avant toutes lettres à la vente Kinnen.

Il y a aussi Le Livre d’écrans, suite de douze pièces publiées chez Huquier, adjugé 720 francs à la vente Destailleur, suite rare et recherchée.

Boucher a gravé lui-même l’eau-forte de quelques-unes de ses planches; voici les principales:

Les Grâces au tombeau de Watteau — Andromède — La Petite reposée — La Troupe italienne — Le petit Montreur de marmotte — Portrait de Watteau — Vénus et Cupidon — La Blanchisseuse — Les petits Buveurs de lait, etc...

Voici également en grande partie les autres estampes gravées d’après le Maître:

La Bouquetière (par Carmontelle). — Les Amusements de campagne (par Daullé). — L’Attention dangereuse (par Dennel). — L’Amour ramène Aminthe dans les bras de Silvie — Silvie guérit Philis de la piqûre d’une abeille (par Lempereur). — La Baigneuse surprise (par Daullé). — La belle Villageoise (par Soubeyran). — La belle Cuisinière (par Aveline). — Les Charmes du printemps — Les Plaisirs de l’été — Les Délices de l’automne — Les Amusements de l’hiver (par Daullé). — La Chasse — La Pêche (par Beauvarlet). — Les deux Confidentes (par J. Ouvrier). — La Dormeuse (par Michel). — La Voluptueuse (par Poletnich). — Les Douceurs de l’été (par Moitte). — L’Enlèvement d’Europe (par Aveline). — Erigone vaincue (par Cl. Duflos). — Les Grâces au bain (par Ryland). — L’Hymen et l’Amour (par Beauvarlet). — La jeune Bergère (par Voyez). — Jupiter et Léda (par Ryland). — La Marchande d’œufs — La Marchande d’oiseaux — La Souffleuse de savon — La Vendangeuse (par Daullé). — La Marchande de mode (par G. Gaillard). — Le Matin — Le Midi — L’Après-dîner — Le Soir (par Petit). — La Naissance d’Adonis — La Mort d’Adonis (par Scotin et Auber). — La Toilette pastorale (par Duflos). — La Naissance de Bacchus (par Aveline). — Naissance et triomphe de Vénus (par Daullé). — Les Nymphes au bain (par Ouvrier). — L’Oiseau chéri (par Daullé). — Le Déjeuné (par Lépicié). — Le Peintre (par Mie Igonet). — Le Retour de la chasse de Diane (par Duflos). — Le Réveil (par P.-C. Lévesque). — La Naissance de Vénus (par Duflos). — Vénus entrant au bain — Vénus sortant du bain (par Michel). — Vénus et les Amours (par Gaillard). — Vénus se préparant au jugement de Pâris (par Lorrain). — Vénus sur les eaux (par Lempereur).. — Vertumne et Pomone (par A. de Saint-Aubin). — Votre accord n’a rien qui m’étonne (par Aveline). — Vulcain présentant à Vénus des armes pour Énée (par Danzel). — Mme Favart en montreuse d’ours (par Le Bas). — L’Amour prie Vénus de lui rendre les armes (par Bonnet). — Jeune femme nue sur un lit (par Demarteau). — Vénus sur un lit de repos (par Bonnet). — Les Plaisirs de l’Ile enchantée (par?). — La Fontaine de l’amour (par Aveline). — L’Amour moissonneur — L’Amour vendangeur — L’Amour nageur — L’Amour oiseleur (par Aveline, Fessard, Renée Lépicié). — L’Amour désarmé (par Fessard). — L’Amour enchaîné par les Grâces (par Beauvarlet). — La Bascule (par Beauvarlet). — La Bergère prévoyante (par Aliamet). — Les quatre Éléments (par Daullé). — Jupiter et Calisto (par R. Gaillard). — La Muse Clio — La Muse Erato (par Daullé). — Pensent-ils à ce mouton? (par Mme Jourdan). — La Poésie lyrique — La Poésie épique — La Poésie pastorale — La Poésie satirique (par Cl. Duflos). — Le Trait dangereux (par Poletnich). Le Pêcheur (par Chedel). — La Bergère attentive (par Elluin). — Le Ménage ambulant (par L. Binet). — Les Amants surpris — L’agréable Leçon (par Gaillard). — Vénus couchée tenant sa colombe (par Bonnet). — Le Mariage de Psyché et de l’Amour (par Beauvarlet). — Vénus et l’Amour (par Demarteau). — Vénus appuyée sur une colonne, un cœur à la main (par Demarteau). — Vénus et Adonis (par Massard). — La Confidence (par Miger). — L’Obéissance récompensée (par Gaillard). — Quos ego (par Tilliard). — Le Sommeil (par Huquier). — Le Château de cartes (par Liotard). — Le Pasteur galant (par Laurent). — Pensent-ils au raisin (par Le Bas). Les Nourrices (par Janinet). — Le Panier mystérieux (par Gaillard). — Le Sommeil d’Annette (par Demarteau). — La Pipée (par Demarteau). — Danaë (par Bonnet). — Le Colin-Maillard (par Beauvarlet). — Amour, tu fais des jaloux (par Janinet), etc., etc.

Le catalogue de la vente Malinet était particulièrement riche en estampes de Boucher, il en contenait près de 300.

CONTES DE LA FONTAINE (Illustration pour les)

Table des matières

Le Calendrier des vieillards — La Courtisane amoureuse — Le Fleuve Scamandre — Le Magnifique.

Quatre pièces in-folio, gravées par de Larmessin, qu’il faut avoir avec l’adresse du graveur, c’est-à-dire avant celle de Buldet. Chaque estampe vaut en moyenne une vingtaine de francs. En mai 1883, à la vente du baron de Beurnonville, Le Fleuve Scamandre a été adjugé 1600 francs; cette toile originale était signée et datée 1763.

BOUNIEU (Michel-Honoré, d’après)

Table des matières

1740-1814

L’Innocence sous la garde de la fidélité (par Ponce).

Petit in-folio en travers.


La Confidence (par Jubier). En couleur, in-folio en

travers.

Une jeune femme assise, une plume d’oie à la main, et en train d’écrire, montre sa lettre à un jeune homme à gauche.



Cette pièce est fort jolie et fort rare.

Les Revers de la fortune (par Marin).


BRETON (à Paris chez Mme)

Table des matières

Le Matin — Le Midi — Le Soir — La Nuit. — Pièces

ovales avec écoinçons ombrés.


Estampes peu communes.

CANOT (Ph. O. d’après)

Table des matières

Florissait vers 1740

Le Maître de danse — Le Souhait de la bonne année au grand papa — Le Gâteau des Rois.

Trois pièces in-folio sans valeur, gravées par Le Bas.

CAQUET (Jean-Gabriel par)

Table des matières

1749-1802

La Soirée du Palais-Royal. In-folio.



On suppose que Caquet a gravé cette pièce d’après Vincent; assez rare.

CARESME (Jacques-Philippe, d’après)

Table des matières

1734-1796

L’agréable Exemple. — Un jeune homme dans la campagne, à genoux près d’une jeune femme, lui prend le bras et lui désigne à droite dans un arbre deux pigeons amoureux leur montrant l’exemple.

L’agréable Surprise. — Une jeune femme dans la campagne regarde un portrait dans un médaillon; à droite, arrive son amoureux qui, ravi, la contemple.

Pendants en couleur par Jubier.


Ces deux pièces sont assez gentilles.

La Bacchante enyvrée. — Deux bacchantes et un satyre ivres sont couchés sur des draperies: le satyre retient le bras de celle couchée à ses pieds, l’autre bacchante prend une grappe à côté d’elle; près de deux pommes, tout à fait à droite, en avant de la scène, un brûle-parfum avec bas-relief.

Le Satyre amoureux. — Scène analogue, deux bacchantes et un satyre; celles-ci ont, avec des ceps de vigne, attaché les bras du satyre ainsi que ses pieds, et lui font alors mille provocantes agaceries; à leurs pieds, une amphore et un plat; à droite, une statue de faune; derrière le groupe, un autel ou brûle-parfum à quatre têtes de bouc et un trépied.

Pendants in-4° en travers, en couleur, par Janinet.


Ces pièces sont rares. Nous connaissons trois états de La Bacchante enyvrée:

1er état. Avant toutes lettres et avant les figures d’une bacchante et d’un satyre sur les nuages à droite.

2e — Avant la lettre;

3e — Avec la lettre.

La petite Thérèse (par Couché). Petit in-folio.

Jeune fille, la gorge nue entourée d’une collerette, s’enfuie en courant à travers une vigne; elle est rattrapée par un jeune garçon coiffé d’un chapeau, qui la saisit par le bras et par la jupe.



Pièce très rare, mais bien insignifiante. Le pendant est La Fuite à dessein, d’après Fragonard. (Voir ce nom).

Honni soit qui mal y pense. — Jeune femme assise dans un fauteuil, la tête légèrement renversée, presque de face, la gorge nue; sur ses genoux un livre ouvert: L’Art d’aimer, sur lequel elle pose sa main droite, tandis que l’autre s’égare sous sa jupe.

Honni soit qui mal y voit. — Homme assis dans un fauteuil de face, ayant une corbeille de cerises sur ses genoux; il a mis à cheval sur son index gauche deux cerises.

Pendants par Hubert, 1775-1777. Petit in-folio ovale équarri.



Pièces à intention équivoque. Existent en tirage moderne.

Ont été encore gravées d’après le Maître:

Les Amants satisfaits, en couleur (par Phelipeaux). — Le Satyre impatient, 1780, en couleur (par Anselin). — L’Innocence instruite par l’Amour (par Les Campions). — Les Plaisirs bachiques (par Bonnet). — La Colombe chérie (par Flipart). — La tendre Éducation (par Elluin). — La joyeuse Orgie (par Hémery). — L’Espagnolette (par Flipart). — L’Aveugle trompé — L’Aveugle détrompé - Les Plaisirs champêtres (par Wossenick). — La Philosophie charitable (par Voyez major). — Les Plaisirs du bain (par Jubier). — La Bacchante fouettée (?) — Bacchus préside à la fête (par Janinet). — Le Culte systématique (par Janinet). — Le Réveil du carlin (par Carrée). — L’Offrande à Priape (par Janinet). — Pan et Styrinx — Jupiter et Antiope (par Briceau). Ces deux dernières pièces publiées à Londres, en 1787.

Beaucoup de ces pièces ont une tendance fortement accentuée à la grivoiserie.

CARMONTELLE (Louis, d’après)

Table des matières

1717-1806.

La malheureuse famille Calas, 1765 (par Delafosse).

Petit in-folio.

Pas de deux, dansé à l’Opéra par Damberval et

Melle Allard (par Tilliard). Petit in-folio.

Pièces secondaires, sans valeur.

CAZENAVE

Table des matières

?

Le Nid d’amour (gravé par sa femme). Pièce coloriée.

In-folio.

Dans la campagne, deux jeunes femmes regardent à droite, dans les branches, un nid dans lequel sont blottis trois petits Amours; à gauche, un homme vu à mi-corps les épie.

Gentille petite pièce valant de 10 à 15 francs.

CHALLE (Michel-Ange, d’après)

Table des matières

1718-1778.

Les Appas multipliés (par Dennel). In-folio.

Jeune femme debout, la jambe gauche repliée sur un canapé, complètement nue devant une grande glace, arrange sa coiffure en voyant ses formes se refléter dans la psyché qui est sur sa table de toilette, à gauche.


. La gouache originale, ou tout au moins une copie de l’époque, se trouve à Nantes, chez M. Étienne Étiennez; elle est de conservation parfaite; il y a quelques petites différences dans les détails avec la gravure. — Il existe encore genre Bonnet, sans nom d’artiste, une reproduction de cette estampe sous la rubrique: La belle Toilette.

Le Modèle bien disposé (par Chaponnier). In-folio.

Un peintre, la palette et les pinceaux dans la main gauche, se précipite amoureusement sur son modèle, une jeune femme assise et complètement nue, qu’il embrasse sur la bouche; à droite, sur un chevalet, la toile qui servira à reproduire les traits du modèle.


Cette estampe est fort gracieuse.

The officious waiting woman (par Chaponnier).

In-folio en travers.

Dans un intérieur Louis XVI, une très jolie femme, la tête tournée vers la droite, est couchée à plat ventre sur son lit, la chemise complètement relevée, les bras appuyés sur son oreiller, attend que sa gentille soubrette lui administre le lavement qu’elle tient à la main gauche, tandis que de la droite elle fait signe de ne pas bouger au jeune homme qui entre sur la pointe des pieds, par la porte à gauche.


Cette pièce, quoique légèrement décolletée, est fort gracieuse. Elle existe aussi avec titre anglais et français gravée par Mce. Re Vallet V... n... ce; un exemplaire fut adjugé 23 francs à la vente Tessier de Marseille, en 1882. — Il en a été fait une charmante et assez rare réduction, par de Goüy, sous la bizarre rubrique Chu-u-u; elle fut adjugée, à la vente Decloux, 85 francs. The officious waiting woman est souvent désignée sous la rubrique: La Soubrette officieuse ou La Femme de chambre complaisante, traduction littérale, du reste, du titre anglais.

Le Curieux, d’après Baudouin, et surtout Le Contre-temps, d’après Lavereince, sont trois estampes qui ont beaucoup d’analogie entre elles.

Le Panier renversé (par L. Buisson). Pièce coloriée.

In-folio ovale.


Pièce médiocre, recherchée seulement avant toutes lettres; il en existe des tirages en bistre.

La Ruelle (par Malapeau). In-folio.

Une jeune femme, sortant à moitié nue de son lit, est lutinée par un jeune homme qu’elle repousse mollement, quand, d’une main, il lui prend le sein gauche, en cherchant à lui enlever sa chemise.


La Comparaison (par Bouillard et Dupreel). In-folio en

travers.

Dans un parc, sous de frais ombrages, trois femmes, dont deux assises et une debout, sont en train d’examiner à distance et placées sur une sorte de piédestal circulaire, au milieu de l’eau, trois de leurs compagnes tournant le dos et qui, complètement nues, cherchent à faire pâlir la Vénus Callipyge; cinq autres attendent leur tour, pensant éclipser leurs rivales.


Pièce de composition fort gracieuse. Existe en tirage moderne.

L’Amant surpris. — Dans la campagne, au milieu d’une végétation luxuriante, un jeune homme assis de face, occupé à lire des lettres, est surpris par derrière par une jeune femme coiffée d’un chapeau, qui lui met les mains sur les yeux. A droite, une colonne surmontée d’une statue.

Les Espiègles. — Près d’une cascade, au milieu de rochers, à droite, deux jeunes femmes de face, complètement nues, viennent de prendre leur bain; elles sont assises et lisent. Pendant ce temps, deux jeunes gamins sont en train de leur dérober leurs vêtements à l’aide d’une ligne munie d’un hameçon; ils ont déjà réussi à accrocher un soulier qu’ils enlèvent.

Pendants, in-folio en couleur, par Descourtis.



Ces pièces sont recherchées. L’Amant surpris est de beaucoup supérieur à l’autre. L’artiste, élève de Janinet, était un graveur de valeur qui a très peu produit: on connaît de lui à peine une vingtaine de pièces, sur lesquelles six seulement sont recherchées.

Ces deux estampes ont été reproduites par M. Magnier, et ce sont de ses meilleures.

A ce sujet, nous nous permettrons de mettre les collectionneurs en garde contre les contrefaçons qui à l’heure actuelle inondent le marché français. Il est bien entendu que nous n’appelons pas contrefacteurs ceux qui, à l’exemple de MM. Magnier, Gosselin ou Henri Lemoine, reproduisent ces gravures en toute honnêteté commerciale, c’est-à-dire en les annonçant et en les signant; non certes, nous le disons bien haut, leur parfaite honorabilité à cet égard n’est pas en cause. Ceux dont nous voulons parler, ce sont des marchands brocanteurs de dixième catégorie, qui s’emparent de ces pièces, les truquent en effaçant les noms à la pierre ponce, au grattoir ou autrement, les rognent au trait carré, pour faire disparaître la signature qui révélerait leur origine, leur modernité, et les livrent encadrés au public comme gravures anciennes, après leur avoir fait subir un culottage factice que seules peuvent donner les années.

Ici, nous émettrons un vœu qui couperait court, pour l’avenir au moins, à cette fraude gigantesque, à laquelle, bien inconsciemment, mais bien malheureusement, prêtent eux-mêmes la main les honorables reproducteurs. Ce serait de les voir frapper d’un timbre sec tout exemplaire sortant de leur presse; ce timbrage se ferait à cheval sur le trait carré, soit au milieu, soit au coin de l’estampe, de manière à ne pouvoir le faire disparaître sans endommager profondément la gravure; ce signe indélébile, ou mieux encore le millésime filigrané dans le papier employé au tirage serait, suivant nous, le plus sûr moyen d’enrayer la contrefaçon.

Toutes, ou à peu près toutes, les estampes du XVIIIe siècle ayant une certaine valeur pécuniaire ont été pastichées; il faut donc être très prudent et très circonspect dans ses achats, quand il s’agit principalement de pièces dans les grands prix; les plus malins s’y trompent, et il n’est pas d’amateur ou de marchand, s’il est sincère, qui n’avouera s’être laissé rouler.

La question de garantie sur facture est illusoire et ne signifie absolument rien. Qu’un marchand vous la donne, et qu’un mois plus tard, je suppose, vous veniez lui rapporter la pièce en lui prouvant qu’elle est fausse, il vous répondra tout simplement: «Oui, monsieur, je vous ai effectivement vendu un Couché de la mariée, mais ce n’était pas celui-là ; j’en suis désolé, mais je ne reconnais pas là mon exemplaire.» Vous serez refait de vos deux ou trois cents francs, ou plus, et l’affaire sera close.

Il faut donc, quand vous vous rendrez acquéreur d’une estampe, exiger du vendeur une garantie indéniable; vous l’obligerez donc à mettre au crayon, au verso de la pièce: Je soussigné... certifie que le présent exemplaire est ancien. Daté et signé. Avec cela et une facture acquittée, d’autre part, attestant le prix vendu, vous aurez en mains toutes les pièces pour sortir victorieux, si plus tard quelques difficultés survenaient.

Ces précautions sont évidemment superflues avec un marchand dont vous connaissez la parfaite honorablité, mais elles sont loin de l’être avec le premier venu, surtout avec le brocanteur des villes d’eaux, par exemple, qui, toujours, est censé avoir des moutons à cinq pattes!!!

Un œil exercé reconnaîtra, le plus souvent, une contrefaçon d’épreuve en couleur, mais il pourra très bien, qu’on me passe le mot, n’y voir que du feu, pour certains burins noirs imprimés souvent sur papier du temps, arraché à la garde de volumes contemporains de la gravure, la photographie et ses procédés venant dans ce cas apporter leur puissant auxiliaire.

Qu’on suive notre conseil, il est sage: on évitera ainsi l’ennui et l’humiliation d’avoir payé quelques billets de mille un chiffon de papier ne valant pas un louis.

C’est surtout au collectionneur de province que nous nous adressons, lui qui n’a pas sous la main, comme son confrère de Paris, des moyens de contrôle immédiats.

Le Portrait chéri (par Bonnet). In-4°.

Une jeune femme dont le corsage laisse voir les seins complètement nus, coiffée d’un chapeau à plume, est étendue sur un canapé ; elle embrasse un médaillon qu’elle tient de la main droite, la gauche tient une lettre; une rose est posée sur un guéridon; à gauche et sous le canapé, un carlin.


Pièce sans valeur artistique, mais rare.

Le Souvenir agréable (par Vidal). Petit in-folio ovale

équarri en travers.

Jeune femme demi-nue sur un lit, de profil, à droite; un chat lui passe entre les jambes.


A pour pendant Le Repos interrompu, gravé par le même.

L’Adroite confidente — Le Choix naturel (par

Vionnet).


La Défaite — La Conviction (par G. Marchand). Petit

in-folio.


La Pantoufle — Finissez (par Marchand). Petit ovale

équarri.


Méchantes pièces, recherchées seulement en épreuves d’état, et aussi à cause de leur goût fortement égrillard. On en fait d’horribles pastiches coloriés, attribués faussement à Baudouin, et indiqués gravés par Bonnet, 1783; à rejeter, bien entendu.

Le Pèlerinage à Saint-Nicolas (par Mathieu).


Ont encore été gravées d’après le Maître les pièces suivantes, qui sont sans grande valeur:

La Lanterne magique d’amour (par Alix). — L’adroite Confidente (par Vionnet). — Le Bouquet impromptu (par A. Legrand). — Quand l’hymen dort, l’amour veille (par Mauclere). — La Familiarité dangereuse (par Dennel). — Le Baiser donné — Le Baiser refusé (par Bonnet). — Jupiter et Léda (par J.-B. Tilliard). — Les Désirs de l’amour — Les Plaisirs de l’hymen — Les Amants trahis par leur ombre (par Wogts). — Histoire de Paul et Virginie (par Descourtis), suite de six pièces coloriées, adjugées 200 francs avant toutes lettres à la vente Kinnen. — Les Amants surpris par un garde-chasse, pièce assez rare; 40 francs, vente Bayard.

CONTES DE LA FONTAINE (Illustration pour les)

Table des matières

La Gageure des trois commères — Le Cuvier — Le Bât — Le Gascon puni — La Servante justifiée — Le Poirier enchanté (par Bonnefoy).

Pièces fort médiocres et de petit prix. Lindor de Toulouse a également gravé Le Bât. Les dessins originaux de La Gageure et du Cuvier ont été adjugés 350 francs à la vente Sieurin, en 1879; ils étaient au crayon et à l’encre de Chine.

CHALLIOU (à Paris chez)

Table des matières

Le Billet rendu — L’Amant pressant.


La Curieuse aperçue — Le Moment dangereux


La Fille engageante — L’Instant passé.


Ces petites pièces, de forme ronde et en couleur, sont assez rares, et d’allures légèrement dévergondées.

CHARDIN (Jean-Baptiste-Siméon, d’après)

Table des matières

1699-1779

Dame cachetant une lettre (par E. Fessard). Petit in-folio. Trois états.

Une jeune femme, de profil à gauche, s’apprête à cacheter une lettre avec un bâton de cire; un domestique, de l’autre côté de la table, lui fait face et va allumer une bougie. Un lévrier complète le tableau.


Cette pièce est fort recherchée; elle ne porte de titre dans aucun de ses états. Le tableau figurait au Salon de 1732, sous la rubrique: Une femme occupée à cacheter une lettre.

La Bonne éducation, 1749 (par Le Bas). Petit in-folio

en travers. Deux états.

Une fillette debout, les mains croisées, est en train de réciter sa leçon à sa mère, assise dans un fauteuil. La mère est de profil, à gauche; une croisée à droite.



L’Étude du dessin (par Le Bas). Petit in-folio en travers.

Deux états.

Devant lui, posée sur un petit meuble, une statuette de Mercure, qu’un jeune homme assis de profil, à gauche, est en train de copier. Derrière lui, regardant son dessin, un personnage s’appuie sur le dossier de sa chaise.


Pièce rare et recherchée.

Jeu de l’Oye. — Enfant coiffé d’un tricorne appuyé sur une table, un jeton à la main, joue au jeu de l’Oie; près de lui, un petit camarade, nu-tête, l’examine; une jeune fille enfin, tenant à la main le cornet pour jouer, complète le tableau.

Les Tours de cartes. — De profil à gauche et coiffé d’un tricorne, un homme assis devant une table exécute, les cartes à la main, un tour devant un petit garçon et une fillette.

Pendants gravés par Surugues fils, en 1745 et 1744. Petit in-folio en travers. Deux états.


Pièces recherchées. — M. Bocher signale le tableau Les Tours de cartes comme étant actuellement chez M. Moitessier.

Le Toton, 1742 (par Lepicié). Petit in-folio en travers.

Deux états.

Sur une table chargée de livres et d’un encrier, on voit tourner un toton qu’examine avec attention un garçonnet, de profil à droite. Quatre vers en dessous du titre.



Le tableau original a figuré au Salon de 1738.

La Maîtresse d’école, 1740 (par Lepicié). Petit in-folio

en travers. Trois états.

Une grande jeune fille coiffée d’un bonnet, de profil à droite, à gauche de l’estampe, montre les lettres de l’alphabet à un enfant qui est près d’elle. Quatre vers en dessous du titre.


Cette pièce a été regravée en contre-partie par Duflos.

Voici les autres pièces gravées d’après Chardin, qui sont moins intéressantes que les quelques-unes que nous venons de décrire; du reste, il faut bien le dire, l’œuvre gravé du Maître présente un intérêt très secondaire, à part quelques rares pièces; aussi ne voit-on jamais amateurs ou marchands s’emballer sur une estampe de Chardin: l’accueil est froid, et le prix s’en ressent.

La Blanchisseuse — La Fontaine (par C.-N. Cochin). — Le Peintre — L’Antiquaire (par Surugue fils). — L’Ouvrière en tapisserie — Le Dessinateur (par Flipart). — La Petite fille à la raquette (par Lépicié). — L’Inclination de l’âge (par Surugue fils). — Le Bénédicité (par Lépicié). — La Ménagerie (par Dupin aîné). — Le Souffleur (par Lépicié). — La bonne Mère (par Martin Weiss). — Simple dans mes plaisirs (par Cochin). — L’Œconome (par Le Bas). — La Ratisseuse (par Lépicié). — Les Osselets — Les Bulles de savon (par Lépicié). — Le Faiseur de château de cartes — Dame prenant son thé (par Fillœul). — Les Amusements de la vie privée (par Surugue). — L’Aveugle (par Surugue). — La Gouvernante (par Lépicié). — La Mère laborieuse (par Lépicié). — Le Négligé ou la toilette du matin (par Le Bas). Le Flûteur (par Couché). — La Serinette (par L. Cars). — L’Écureuse — Le Garçon cabartier 8 (par C.-N. Cochin). — L’Instant de la méditation (par Surugue).

CHARLIER (d’après)

Table des matières

Florissait en 1780.

Vénus en réflexion (par Janinet). Pièce ovale en couleur.

Vénus, accoudée sur un lit de repos, semble méditer, pendant que l’Amour, assis près d’elle, retire doucement une flèche de son carquois; à droite, dans un nuage, un autre Amour les regarde.


Cette pièce est très rare; nous en avons vu une superbe épreuve avant toutes lettres et retouchée par l’artiste, chez M. Louis Valentin, un jour que nous faisions l’inventaire de ses richesses.

Vénus désarmant l’Amour (par Janinet). Pièce ovale

en couleur.

Vénus, assise sur un lit de repos, vient de s’emparer de la flèche de l’Amour qui est à droite, près d’elle; celui-ci cherche à la reprendre: près d’eux, une corbeille de fleurs et deux pigeons qui se becquettent.


Pièce rare.

Vénus sur les eaux (par Janinet). Pièce en couleur

ovale.


Un tendre engagement va plus loin qu’on ne pense

(par Elluin).


Le pendant, d’après Dugoure, même graveur, est: Achève ton ouvrage, n’oublie pas la dernière.

Le Sommeil de Vénus — Le Réveil de Vénus (par

Janinet). Pièce en couleur ovale.


Le Repos de Diane (par Jubier). — L’Emplette inutile (par N. de Launay) sont encore d’après le Maître et valent une vingtaine de francs. — Le Sommeil de Diane (par Janinet) s’est payé 160 francs à la vente Decloux, épreuve toute marge, et 42 francs avant toutes lettres à la vente Aubin.

CHEREAU (à Paris chez)

Table des matières

1742-1794

L’Amusement utile.

Jeune femme assise dans un parc, coiffée d’un large chapeau et lisant.


Estampe rare.

Le Matin — Le Midi — Le Soir — La Nuit. Suite de

quatre pièces.


Ces pièces, qui portent deux vers au bas, sont assez jolies.

CHEVAUX (d’après)

Table des matières

?

Les deux Sœurs — Les deux Amies (par Motey). En

couleur.



Ces deux pièces ont été publiées chez Bonnet. Elles sont rares, mais tellement libres d’allure, Les deux Amies surtout, qu’il les faudrait décrire en latin: or, nous nous le rappelons si peu, que nous croyons plus prudent de nous abstenir; du reste, quand paraîtra ce volume, le latin aura probablement vécu... pour ce qu’il servait!

Le Secours urgent — Le Traître découvert (?) En

couleur.


La Savonneuse — La Souricière (?)


Le bon Accord — La bonne Buse (?) Pièces rondes.


L’Entreprenant — Le joli Nid (?) Pièces rondes.


Pièces presque toutes publiées chez Bonnet.

Chevaux était un artiste très adonné au genre grivois.

COCHIN père (Charles-Nicolas, par et d’après)

Table des matières

1688-1754


COCHIN fils (Charles-Nicolas, par et d’après)

Table des matières

1715-1790

L’œuvre des Cochin est généralement fort peu recherché par les amateurs collectionneurs; nous ne nous y attarderons donc pas, notre but étant spécialement défini dans le signalement des pièces principales qui peuvent contribuer à la formation d’un brillant portefeuille d’essence vraie XVIIIe siècle; eh bien! nous allons peut-être dire là un gros mot, émettre une idée bien paradoxale, mais ces artistes, par leur genre, par leur conception, n’ont pas eu le don d’attirer l’attention des collectionneurs; quoique contemporains de Maîtres recherchés, ils font bande à part, et, je le répète, leur œuvre ne constitue pas pour nous ce qu’on est convenu d’appeler L’École française du XVIIIe siècle; c’est plutôt le reflet du siècle précédent.

Voici cependant quelques pièces, appartenant à Cochin fils, qui peuvent paraître intéressantes.

Cérémonie du mariage du Dauphin de France avec Marie-Thérèse, infante d’Espagne, dans la chapelle du château de Versailles, le 23 février 1745. In-folio, gravé en 1746.


Dessiné et gravé par Cochin fils.

Décoration de la salle de spectacle construite dans le manège pour le dit mariage. In-folio gravé en 1746.


Dessiné et gravé par Cochin fils.

Décoration du bal paré, donné par le Roy, le 24 février 1745, dans la grande salle du manège couvert, laquelle fut changée en 16 heures. In-folio gravé en 1746.


Dessiné par Cochin fils, gravé par Cochin père.

Décoration du bal masqué dans la galerie de Versailles, dans la nuit du 25-26 février 1745. In-folio en travers.


Dessiné par Cochin fils, gravé par Cochin père.

Il existe encore beaucoup de reproductions de fêtes, de pompes funèbres, etc... dont les planches existent à la Chalcographie du Louvre, pièces certainement intéressantes au point de vue historique, mais peu pour nous au point de vue artistique.

Le Tailleur pour femmes, 1737 (par le Maître).


Le Jeu de comète (par M....?)


Les Chats angola de Mme la marquise du Déffant. Petit in-folio en travers.


Pièce dessinée et gravée par le Maître en 1746.

La petite Charrière en couches (par Saint-Non).


Pièce assez rare.

On possède d’après le Maître, gravées par divers:

La charmante Catin — La Bataille de Fontenoy — Le Chanteur de cantiques — L’Enfance du Maître — Lycurgue blessé dans une sédition, pièce à la sanguine, par Demarteau. Le tout sans grande valeur; il faut en excepter deux cependant: Allégorie sur la convalescence de Mme de Pompadour, adjugée 150 francs à la vente Wasset, et La Foire de Guibray, d’après Chauvel, grand in-folio gravé par Cochin, pièce excessivement rare, adjugée 115 francs à la vente Soleil, en 1872, et 100 francs à la vente A.-F. Didot.

M. H. Silvy, le très aimable conservateur du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild, a bien voulu nous en communiquer une épreuve: nous profitons de la circonstance pour le remercier ici de l’extrême bienveillance avec laquelle il a répondu à nos demandes et des consultations pleines d’érudition et de savoir qu’il a bien voulu nous donner, nous aidant lui-même dans nos recherches en mettant à notre disposition, autorisé par son gracieux possesseur, une des plus riches collections du monde; c’est une véritable bonne fortune pour un travailleur de rencontrer tant d’aménité et de complaisance; aussi nous en montrons-nous profondément reconnaissant.

L’estampe en question représente: un vaste champ de foire, sur lequel s’élèvent de vastes bâtiments rectangulaires; on y voit circuler des chevaux, des bestiaux et de nombreux personnages; des saltimbanques font la parade devant leurs baraquements.

Il a existé une planche refaite, actuellement perdue, avec laquelle on a tiré quelques épreuves seulement, devenues très rares aujourd’hui.

A la vente Destailleur, 27 estampes in-4°, avec huit vers, dessinées pour les Contes de la Fontaine, par Cochin fils, en 1735, pour un vitrier nommé Célis, et gravées par divers, furent adjugées 355 francs: elles étaient reliées en un volume cartonné et en premier état, c’est-à-dire, avant que les compositions n’aient été cintrées par le haut.

COLSON (F.-G. d’après)

Table des matières

?

L’Action — Le Repos (par N. Dupuis).


L’original du Repos se trouve actuellement au musée de Dijon.

COMBEAU (à Paris, chez)

Table des matières

Duel de Melle la chevalière d’Eon de Beaumont avec M. de Saint-Georges, le 9 avril 1787. In-folio en travers.


Cette estampe, d’après Rowlandson, porte la rubrique anglaise suivante:

The Assaut, or fencing match, which tookplace at Carlton House, on the 9th of april 1787, between Mademoiselle la chevalière d’Éon de Beaumont and Monsieur de Saint-George. In the presence of his Royal Highness the prince of Wales, several of the nobility and many and eminent fencing masters of London.

Cette pièce est, croyons-nous, gravée par Rosamberg.

COSTUMES

Table des matières

Quoique ce genre appartienne à une collection tout à fait spéciale, nous donnerons les principales publications sur la matière, ce qui, croyons-nous, ne manquera pas d’intéresser une certaine catégorie d’amateurs.

Gallerie des modes et costumes français.

Ouvrage commencé en l’année 1778, dessiné d’après nature par Leclerc, Desrais, Martin, Simonet, Watteau fils et de Saint-Aubin; gravés par Dupin, Voysard, Patas, Leroy, Policier, Baquoy et Lebeau, et colorié avec le plus grand soin par Mme Lebeau. A Paris, chez les sieurs Esnauts et Rapilly. 2 volumes in-folio.

Cet exemplaire est ainsi composé :

1er volume. — Frontispice, introduction (4 pages); texte explicatif (40 pages), 96 planches; privilège (1 page).

2e volume. — Titre avec la date de 1781 et avertissement (4 pages); texte explicatif (48 pages), 96 planches; soit 192 planches coloriées dans les deux volumes, représentant 144 coiffures et 156 figures de costumes de modes de l’époque.

Dans le tome premier, on remarque Louis XVI, la Reine Marie-Antoinette, le comte et la comtesse d’Artois, le comte et la comtesse de Provence, etc.


Ce volume est rarissime; on avait même longtemps cru que le texte n’existait pas. Un exemplaire, auquel il manquait 8 planches, relié par Chambolle-Duru, fut adjugé en 1880, à la vente de livres Behague, 6900 francs.

Desrais (d’après C.-L.)

Suite des nouvelles modes françaises, depuis 1778 jusqu’à ce jour, dessinées d’après nature par C.-L. Desrais. (Costumes d’hommes).

Suite des nouvelles... (Costumes de femmes).


Suite rare.

Vernet (d’après

Incroyables et Merveilleuses, suite de trente-trois pièces numérotées, gravées par Gatine.


Cette suite est coloriée et très rare à rencontrer complète.

Buisson (à Paris, chez).

Cabinet des modes, ou les modes nouvelles, décrites d’une manière claire et précise, et représentées par des planches en taille douce enluminées.

Ouvrage qui donne une connaissance exacte et prompte, tant des habillements et parures nouvelles des personnes de l’un et de l’autre sexe, que des nouveaux meubles de toute espèce, des nouvelles décorations, embellissements d’appartements, nouvelles formes de voitures, bijoux, ouvrages d’orfèvrerie, et généralement de tout ce que la mode offre de singulier, d’agréable ou d’intéressant dans tous les genres. A Paris, chez Buisson, libraire, 1785. Sept volumes in-8°, veau marbré, figures gravées par Duhamel, d’après Desrais, Defraine, Charpentier, etc...


Ce livre fut commencé le 15 novembre 1785, et continué jusqu’au 20 février 1793; il contient en tout trois cent cinquante-quatre planches, dont beaucoup sont avec deux ou trois sujets sur la même planche. — Rarissime à l’état complet comme il se trouve ici.

Desnos (à Paris chez).

Recueil général de coëffures de différents goûts, où l’on voit la manière dont se coëffaient les femmes sous différents règnes, à commencer en 1589 jusqu’en 1778, etc...


Lamesangère (Journal des Dames et des Modes

par P. de).

Paris, chez l’auteur, 1796-1838 (Costume parisien). — 67 volumes in-8° cartonnés, figures en couleur.


La suite n’est pas absolument complète; aussi avait-on eu le soin de noter les numéros manquants en tête de chaque volume.

COURTIN (Jacques, d’après)

Table des matières

1677-1752

Pièces sans valeur, par conséquent peu recherchées; nous signalerons seulement pour mémoire:

Les Jeux naïfs (par M. Aubert). — De deux galants qui te fendent hommage — Iris accorde sa voix (par J. Haussard). — Ce petit écureuil est la parfaite image — J’écouterai peut-être un jeune adorateur (par de Poilly). — L’Amour médecin (par C. Mathey).

COYPEL (Antoine, d’après)

Table des matières

1661-1722

Pièces peu recherchées; pour mémoire nous noterons:

Satyre terrassé par deux Amours (du Maître). — Bacchus et Ariane (par Duflos). — Pan vaincu par les Amours (?)

COYPEL (Charles, d’après)

Table des matières

1694-1753

Également fort peu recherchées, nous noterons cependant:

L’Amour prédicateur — L’Amour de village — L’Amour de ville — La Veuve (par Lepicié). — Le Printemps — L’Été — L’Automne — L’Hiver (par Ravenet). — La Chiquenaude (par Surugue fils). — Vénus sur les eaux (par Desplace). — La Folie pare la décrépitude des ajustements de la jeunesse (par Surugue), — La Jeunesse sous les habillements de la décrépitude, 1751 (par Renée Lépicié). — L’Amour enseignant l’art d’aimer — Testament de Mme Deshoulières en faveur de son chat (par le comte de Caylus). — La Diseuse de bonne aventure (?) — Le Négligé galant (par Salvator Carmona).

CRÉPY (Louis, à Paris chez)

Table des matières

1790-?

A bon chat, bon rat — La Suivante commode (?)


Le Départ de la chasse — Le Retour de la chasse (?)


Publiées encore chez Crépy:

Qui des deux aura la pomme — Le Matin — Le Midi — L’Après-dîner — Le Soir — L’Enfance — La Jeunesse — L’Age viril — La Vieillesse. — Toutes pièces sans valeur.

DAGOTY (Le chevalier Louis-Charles, par)

Table des matières

Né vers 1740.

Trait de bienfaisance de la Reine Marie-Antoinette,

1774 (du Maître). In-folio en travers.


Cette pièce en manière noire est de toute rareté ; malgré nos actives recherches, nous n’avons pu nous en procurer un exemplaire. Dans leur savant ouvrage Les Graveurs du XVIIIe siècle, MM. le baron R. Portalis et H. Béraldi signalent cette estampe et reproduisent la légende, qui, croyons-nous, se trouve au bas et que voici: Le 13 octobre 1774, un cerf poursuivi par la chasse du Roy, se rua sur le nommé P. Grimpier et le blessa dangereusement. La Reine, pour lors Madame la Dauphine, fut au devant de ce malheureux, le combla de ses bienfaits, et lui fit donner tous les secours nécessaires.

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Türler ve etiketler

Yaş sınırı:
0+
Litres'teki yayın tarihi:
16 ocak 2025
Hacim:
810 s. 851 illüstrasyon
ISBN:
4064066328580
Yayıncı:
Telif hakkı:
Bookwire
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