Kitabı oku: «Dictionnaire des sourds-muets»
Jean Ferrand
Dictionnaire des sourds-muets

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066329556
Table des matières
TABLE DES ABRÉVIATIONS
PRÉFACE
I.
II
III
IV
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
V
U
Z
TABLE DES ABRÉVIATIONS
Table des matières
EMPLOYÉES DANS CE DICTIONNAIRE

PRÉFACE
Table des matières
Lorsqu’on songe à la triste condition des sourds-muets, ce qui étonne, ce n’est pas qu’il se soit rencontré des hommes assez dévoués pour prendre en main la cause de ces infortunés, c’est que ces hommes se soient trouvés en si petit nombre, et si tard. Nous ne parlons pas évidemment des anciens qui, tenant en souveraine estime la beauté et la vigueur du corps, avaient bien autre chose à faire que d’éveiller une âme, au prix de mille efforts, dans ces pauvres êtres étiolés, incomplets. Si le Romain avait pu soupçonner que l’enfant de huit jours qu’on lui présentait était sourd-muet, à coup sûr il ne l’aurait point levé de terre.
Mais après que Celui qui faisait «entendre les sourds et parler les muets», eut donné au monde une idée nouvelle de la dignité de l’homme, il semble qu’on eût dû se préoccuper de faire partager aux sourds-muets les bienfaits de la civilisation chrétienne.
Les préjugés furent en général plus forts que la voix de la religion. On continua à regarder les sourds-muets comme des êtres à part, privés d’intelligence, rebut de la société. Si Aristote, dans l’antiquité, les avait exclus de toute participation aux connaissances, saint Augustin, par un arrêt aussi rigoureux, les excluait de la connaissance de la foi. Et, au dix-huitième siècle, encore bien que, mille ans auparavant, saint Jean de Beverley, archevêque d’York, eût appris, à ce que raconte l’histoire ecclésiastique de Bède le Vénérable, à parler à un sourd-muet, bien que, beaucoup plus tard Jérôme Cardan, en Italie, dom Pedro Ponce de Léon, Jean-Paul Bonet en Espagne, Van Helmont en Hollande; Conrad Hamman, le Père Schott, Kerger, Raphaël, Lichwitz, Buchner, Baumer, en Allemagne, et d’autres eussent réussi à faire l’instruction de quelques sourds-muets, ou, du moins, exposé dans leurs ouvrages les moyens d’y réussir, il se trouva des théologiens, des philosophes, pour regretter a priori les prétentions de l’abbé de l’Epée, disant que ce qu’il poursuivait était radicalement impossible. Certes, cette fin de non-recevoir ne pouvait rien sur les faits qui étaient palpables et éclatants, elle montre du moins l’état d’un grand nombre d’esprits.
Honneur donc à ces hommes qui, dans des siècles et des pays divers surent s’élever au-dessus des préjugés de leurs contemporains et tentèrent une œuvre qu’on croyait au-dessus des forces humaines? Le nom d’un grand nombre de ces bienfaiteurs de l’humanité ne nous est point parvenu, et c’est ce qu’il importe de ne point perdre de vue chaque fois qu’on se plaint du petit nombre des instituteurs des sourds-muets, d’autres sont depuis longtemps totalement oubliés. Nous voudrions aujourd’hui réparer un de ces oublis, en faisant connaître à ceux qui l’ignorent le nom de l’abbé Ferrand.
I.
Table des matières
En 1776, l’abbé Ferrand était chanoine de la métropole de Tours. Parmi les signatures de l’acte d’inhumation de J.-B. Meusnier, père du général Meusnier, mort à Tours le 10 mars 1776, se trouve celle du chanoine Ferrand, suivie de ces mots: «Je signe plein de vénération pour ce serviteur de Dieu». Etait-il originaire de Tours ou de Vannes, comme certains documents, le nom de Venetensis en particulier qui lui est donné quelque part, porteraient à le croire. Né à Tours, aurait-il pour quelque temps fait partie du diocèse de Vannes, ou bien, né à Vannes, aurait-il été plus tard incorporé au clergé de Tours?
Ce que nous savons d’une manière plus certaine, et ce qui est d’ailleurs plus important, c’est que l’abbé Ferrand était un prêtre vertueux, zélé, à l’âme ardente, à l’esprit vif et entreprenant, et en outre un prédicateur distingué. Il faisait ordinairement des stations d’Avent et de Carême en différentes cathédrales, et donnait des retraites dans les séminaires et les maisons religieuses. Il fut du nombre des prédicateurs que l’Evêque de Chartres, Monseigneur de Fleury, appela dans son diocèse pour le jubilé universel de 1775, qui n’eut lieu [à Chartres qu’au commencement de 1776.
C’est alors que l’Evêque de Chartres, voulant l’attacher à son diocèse, le fit chanoine de sa cathédrale et le nomma supérieur des filles de la Providence qui avaient leur couvent dans sa ville épiscopale.
Mgr de Fleury rendait ainsi un hommage non équivoque à la vertu du prêtre et à l’éloquence du prédicateur. «Ce fut lui,» raconte l’Abbé Cognery, supérieur des filles de la Providence après l’Abbé Ferrand, dans la troisième partie du sommaire historique concernant cette communauté, «ce fut lui qui vint donner au petit séminaire, la retraite du jubilé à la quelle j’assistai étant alors à ma troisième année de séminaire et à ma première de philosophie. Cette retraite produisit beaucoup de fruit parmi les jeunes élèves dont la prédication fut goûtée. Aussi, lorsque, après sa nomination au canonicat, il vint, vers la Saint-Jean suivante, en prendre possession, étant entré au séminaire pendant que les séminaristes étaient en récréation dans la cour, dès que nous l’aperçûmes, sans nous être concertés, nous nous rangeâmes spontanément sur deux lignes pour le recevoir et lui témoigner notre respect, notre reconnaissance et notre joie de le revoir au milieu de nous.»
Lorsqu’on lui offrit la supériorité des filles de la Providence, il accepta d’autant plus volontiers qu’on lui annonçait qu’il y avait du bien à faire. Son zèle et son activité allaient pouvoir se donner libre carrière.
Cette congrégation des filles de la Providence avait été fondée vers le dix-septième sièle, par François de Pedoue, chanoine et pénitencier de Chartres. François de Pedoue, homme de beaucoup d’esprit et appartenant à une famille distinguée, s’était, dans sa jeunesse, laissé aller à quelques écarts. Poète satyrique et assez libre, ses ouvrages lui avaient attiré en 1626, la censure ecclésiastique et des haines redoutables. Revenu au sentiment de ses devoirs, comme il n’était point rare à cette époque de foi profonde, il expia par une vie mortifiée et consacrée au bien, les égarements de sa jeunesse. Vers 1643, il forma une congrégation de filles dévotes, qui se donnèrent pour mission de retirer de la débauche les femmes de mauvaise vie. Au bout de quelques années, le succès n’ayant pas répondu à leurs efforts, elles résolurent de se livrer à l’éducation des petites orphelines de la ville et des faubourgs. Leur projet fut approuvé par l’évêque Jacques Lescot, qui les institua par lettres du 23 décembre 1653, sous le nom de filles de la Providence, et régla, le 22 avril 1654, les statuts de la communauté, à laquelle il fut interdit de faire des vœux. Elles s’établirent d’abord dans deux maisons de la rue Muret que le Chanoine de l’edoue leur avait données; elles y demeurèrent jusqu’en 1762. A cette époque les Ursulines qui s’étaient établies à grand’peine à Chartres au siècle précédent, malgré l’appui que leur prêtait la reine-mère, Marie de Médicis, et après que les Chartrains, qui étaient décidément des gens très pratiques, comme nous le verrons encore tout à l’heure, leur eurent imposé des conditions telles que de leur établissement, il ne devait résulter que des avantages pour la ville; les Ursulines donc, peu nombreuses et ayant un revenu des plus modiques, furent obligées d’abandonner leur monastère, et les Filles de la Providence s’installèrent en leur place dans l’ancien hôtel Montescot. Commencé en 1668 par Claude de Montescot, cet hôtel, à l’aspect symétrique, grandiose et majestueux, est un des plus beaux monuments non religieux de la ville de Chartres; depuis 1792, il sert d’Hôtel-de-Ville.
Mais la nouvelle communauté qui venait en 1762 l’habiter n’était guère plus prospère que celle qui le quittait. Elle aussi devait rendre de nombreux services à la classe pauvre de la ville, et était en même temps sur le point de s’éteindre, faute de sujets. Lorsqu’on lui donna le chanoine Ferrand pour supérieur, il ne restait plus que huit sœurs, presque toutes âgées. Ce choix était donc excellent à tous égards; et, suivant l’expression de l’abbé Cognery, ce «fut un nouveau trait de la divine Providence sur cette maison.» Tout le monde allait gagner; la communauté d’abord, les pauvres de Chartres ensuite, que les religieuses allaient secourir avec plus d’efficacité, enfin l’abbé Ferrand lui-même qui devait y trouver une occasion de satisfaire son besoin d’activité et de dévouement.
«Son premier soin, dit le sommaire historique que avons déjà cité fut d’aviser aux moyens de relever la communauté en lui procurant de nouveaux sujets. Il était lié d’amitié avec plusieurs chanoines de Tours, ses anciens confrères, et autres bons prêtres de la ville. Il eut recours à eux; par leur entremise il réussit à recueillir de Tours et lieux circonvoisins une colonie de jeunes filles qui désiraient entrer en religion, et il se chargea de fournir leur dot. En peu d’années la communauté se trouva composée d’une vingtaine de sujets, ce qui donna la facilité de mettre à exécution le projet qu’il avait conçu d’abord, mais qu’il n’avait pu réaliser sur le champ.» D’autre part, dans un recueil de documents du fonds Roux concernant la Providence, il y a une pièce du 2 Juin 1778, qui nous donne, à propos des efforts tentés par l’abbé Ferrand pour repeupler la communauté dont il était le gardien, des détails intéressants. Les échevins ayant appris que les filles de la Providence venaient de recevoir cinq ou six nouvelles sœurs, s’émurent, parce que les religieuses n’ayant sans doute pas de dot, allaient nécessairement vivre des revenus de la communauté, alors que ces revenus devaient, d’après les statuts être consacrés à l’entretien d’un nombre d’orphelines proportionné à ces revenus mêmes, et en aucune manière affectés aux religieuses. Les échevins prétendaient que ces statuts ne s’observaient pas, que les sœurs avaient moins d’enfants que ne le comportaient leurs revenus, qu’il fallait donc s’enquérir si les nouvelles religieuses avaient une dot. En conséquence, on interrogea la supérieure, puis, pour contrôler son dire, une autre sœur qui refusa de répondre, et enfin l’abbé Ferrand lui-même, reconnu pour être le directeur temporel de la communauté. Celui-ci convint «de l’admission des dites cinq filles au noviciat, du peu de dot de l’une d’elles, et de ne point des autres.» Il dit qu’il avait cru devoir les admettre, eu égard au petit nombre de religieuses et à l’accroissement du revenu qu’il avait procuré à leur maison, tant par l’augmentation des baux que par le produit de la filature de coton et le travail qu’il y avait introduit. — Mais objectèrent les échevins, cette augmentation doit d’après les règles de leur institut, être employée uniquement au soulagement des pauvres de la ville et à l’admission d’un plus grand nombre de filles dites bonnets gris. L’Abbé répondit que les dix-huits places fondées étaient remplies. — Les échevins, défenseurs inexorables des droits de leur ville, lui disent que ce nombre, suivant un article des statuts, est illimité, et doit être augmenté à proportion de l’augmentation des revenus; et, pour achever de le convaincre, ils vont chercher les statuts et les lui font lire; si bien que l’abbé Ferrand, n’ayant plus rien à répondre, leur dit qu’il concourrait avec plaisir avec eux pour procurer l’avantage des pauvres de la ville, mais que la maison avait besoin de sujets, et que les preuves qu’il avait déjà données de son zèle et de ses bienfaits devaient-être un sûr garant de ses intentions. — Pour que les échevins, dont les réclamations n’avaient pu être complètement réfutées, se soient contentés d’une telle réponse, il faut que réellement les bienfaits de l’abbé Ferrand aient été bien manifestes, et ce qui ressort clairement de tout ce précède, c’est l’ardeur qu’il mettait à servir tout à la fois les intérêts de sa communauté et les intérêts des pauvres.
On vient de voir que l’abbé Ferrand avait établi chez les Filles de la Providence une filature de coton. Il l’installa à ses frais dans un des bâtiments extérieurs appartenant à la communauté, et l’on y reçut un bon nombre de jeunes filles pauvres de la ville à qui on procurait en même temps du travail et une instruction chrétienne. Cette belle entreprise ne réussit pas entièrement au gré de ses désirs; bien souvent même il en résulta au bout de l’année des déficits financiers que l’abbé Ferrand comblait de sa bourse. Soit que les produits fussent réellement de qualité inférieure, soit simplement malveillance de la part du corps des marchands à qui cette filature faisait peut-être tout, elle végéta péniblement et au milieu des troubles occasionnés par la Révolution naissante, en 1789, l’ouvrage manqua complètement.
Quel était cependant ce projet dont on nous parlait plus haut, que l’abbé Ferrand avait conçu tout d’abord et qu’il n’avait pu réaliser qu’un peu plus tard? Le sommaire historique va nous l’apprendre. «Pendant que la communauté resta dans la rue Muret elle s’était borné à l’éducation des orphelines et de jeunes pensionnaires; elle n’avait jamais tenu de classes externes. Lorsque Mgr de Fleury la transféra à l’ancien couvent des Ursulines, spécialement dévouées à l’éducation de la jeunesse, ce fut à la condition qu’elle continuerait les classes qui étaient tenues par ces religieuses. La communauté, en les remplaçant dans leur maison n’y avait trouvé que deux classes en exercice; elle n’était pas tenue à en avoir davantage. Monsieur Ferrand, considérant qu’il avait alors assez de sujets pour le bienfait de l’éducation établit deux nouvelles classes. Il s’en trouva alors quatre au lieu de deux, et toutes gratuites. Le nombre des classes étant augmenté, celui des enfants augmenta en proportion, de sorte qu’au moment de la révolution de 1789, il y en avait de deux cent à deux cent cinquante, tant de la ville que de la campagne...
Il avait en outre formé une école de Sourdes-muettes à la tète de laquelle, il avait placé une sœur, après lui avoir donné lui-même les leçons nécessaires pour cette instruction.»
En dehors même de cette école de sourdes-muettes, dont nous parlerons à loisir tout à l’heure, ce n’est pas peu de chose que d’avoir fait instruire gratuitement par quelques religieuses, à la fin du dernier siècle, plus de deux cents jeunes filles pauvres. N’eut-il que ce titre de gloire, le nom de l’abbé Ferrand méritait d’être tiré de l’oubli et d’être salué avec respect par ceux qui se vouent à l’éducation des pauvres et des souffrants. Seulement la Révolution de 1789 vint porter un coup terrible à beaucoup d’œuvres de charité. Voyant la tournure que prenaient les événements, l’abbé Ferrand quitta la France, «dans un temps où tout était permis contre ceux qu’on savait ne pas être partisans de la Révolution.» Il avait auparavant comme tous les chanoines, signé la protestation envoyée au nom du chapitre le 21 avril 1790 contre les décrets de l’Assemblée Nationale. Un arrêté du directoire du département d’Eure-et-Loir le déclara émigré le 8 août 1793. Quel fut le lieu de son exil? Nous n’en savons rien. Peut-être se retira-t-il en Allemagne où la présence de l’Evêque de Chartres attirait son clergé.
La maison des filles de la Providence étant considérée comme un établissement d’instruction publique et comme un asile pour les orphelines, les décrets de l’Assemblée Constituante ne lui furent pas d’abord appliqués. Mais l’autorité supérieure s’étant assurée qu’on y donnait aux jeunes élèves des principes antiiconstitutionnels, exigea des religieuses le serment qu’on faisait prêter aux fonctionnaires de l’Etat. Sur leur refus, on décréta le 11 mai 1791, que leurs biens seraient transférés au bureau des pauvres de la ville, et qu’on les remplaçait par des sujets dont le civisme ne fût pas douteux. Le conseil général de la commune, sur la motion qui fut faite de conserver la classe spéciale de sourdes-muettes, refusa de continuer cette philanthropique institution. En 1880, quelques filles de la Providence de l’ancien couvent se réunirent dans une maison de la rue de la Bourdinière. Elles obtinrent la reconnaissance de leur congrégation par décret impérial du 24 juillet 1806 et allèrent occuper l’ancien prieuré de Saint-Etienne, devenu la maison conventuelle de Saint-Jean.
«L’abbé Ferrand rentra en France, dit l’abbé Cognery dans le Sommaire, dès qu’il avait vu jour à le faire en sûreté (1804). Il ne lui restait plus rien. Tous ses biens patrimoniaux avaient été vendus comme bien d’émigré. Les sœurs de la Providence dont il était toujours supérieur lui offrirent de grand cœur un asile dans leur maison, et elles prirent soin de lui comme deleur père jusqu’à sa mort qui n’arriva qu’en 1815, le 14 décembre. Il avait 84 ans.» Son nom, nous ne savons pour qu’elle cause, ne se trouve pas dans le nécrologe des prêtres du diocèse de Chartres morts depuis 1801.
Les sœurs de la Providence, avec un souvenir plein de respect et de reconnaissance pour leur bien-aimé supérieur, gardent religieusement son portrait qui date de l’époque et où l’on trouve une physionomie douce, intelligente et fine. Son testament daté de 1806 qui n’est pas écrit de sa main parce qu’il était en danger de mort, et qui nous apprend qu’il s’appelait Jean et enfin les quelques pages du Sommaire historique où il est parlé de lui, et où nous avons puisé un grand nombre des renseignements qui précèdent, c’est peu de chose à la vérité. Pour l’école de jeunes sourdes-muettes en particulier ce serait totalement insuffisant si le hasard ne nous avait fait découvrir à la bibliothèque de Chartres un manuscrit précieux d’une valeur inestimable.
II
Table des matières
Les différentes tentatives faites pour améliorer le sort des sourds-muets, bien que n’ayant pas laissé pour la plupart des traces bien durables, n’en avaient pas moins créé insensiblement un certain courant d’opinion, et jeté, en quelque sorte, dans l’atmosphère des idées qui tôt ou tard devait porter leurs fruits. Les mots, d’humanité, de générosité, de dévouement dont le siècle dernier usa et abusa jusqu’à en être ridicule, ne laissèrent pas de donner à beaucoup de personnes, le goût des grandes choses qu’ils exprimaient, et cela nous explique comment nous rencontrons au XVIIIe siècle, sur les points les plus différents, tant d’instituteurs qui se consacrent à l’éducation des sourds-muets. Nous avons déjà nommé les plus connus. On aura remarqué sans doute que la plupart des intituteurs qui, à diverses époques, se sont préoccupés du sort des sourds-muets, sont des ecclésiastiques; car, si c’est une œuvre sublime que de rendre à la société des êtres qui en paraissaient exclus pour toujours, n’est-ce pas une œuvre plus difficile et plus abstraite de les préparer aux idées religieuses en leur parlant d’un Créateur et des destinées de l’âme? Or, s’il serait injuste et exagéré de faire du dévouement le monopole du clergé, nul ne fera difficulté d’avouer que c’est chez lui qu’on en trouve la source la plus féconde dans le passé. Et c’est pourquoi nous n’avons éprouvé aucun étonnement en retrouvant à Chartres, cette ville si célèbre par sa foi, ses traditions religieuses remontant jusqu’à l’ère druidique, ses églises, ses monastères, ses évêques, les traces d’une école de sourds-muets fondée par un prêtre dont tous les documents s’accordent à reconnaître et à admirer l’esprit d’initiative et l’ardente charité.
Mais quelle fut la circonstance précise qui donna à l’abbé Ferrand l’idée d’établir chez les Filles de la Providence une école de sourdes-muettes? Comment s’y prit-il pour éveiller les premières idées dans l’esprit de ses élèves? Quels furent les secours qu’il put recevoir pour son enseignement de ce qui avait transpiré dans le public des diverses méthodes employées? Ou, s’il ne dut rien qu’à lui seul, quels furent ses tâtonnements et ses essais pour en arriver à l’emploi d’une méthode sûre et définitive? Nous voudrions pouvoir répondre à ces questions; nous devons malheureusement, sur tous ces points, nous contenter de simples hypothèses. Ce qu’il est d’ailleurs plus important de connaître, c’est la méthode d’enseignement qu’il suivit.
Un enfant dont l’intelligence est intacte, mais à qui manquent les sens de la parole et de l’ouïe, a des idées ou est susceptible d’en avoir aussi bien que les autres enfants. Comme il est privé du moyen ordinaire de communication avec le dehors, il suffira de suppléer par un langage approprié à l’état de ses organes au langage usuel qu’il ne peut ni entendre ni parler. Car, et personne n’en doute, la parole n’est pas le signe unique et indispensable de la pensée. Si le langage vocal a été préféré à tout autre, c’est uniquement parce qu’il offre plus d’avantages que tous les autres. Mais si, pour une raison quelconque, un homme ne peut ni entendre ni parler, on lui fera voir ce qu’on ne saurait lui faire entendre et on trouvera, dans toute la force du terme, un moyen de parler aux yeux.
Que les sourds-muets ne soient muets que parce qu’ils sont sourds, et que leur incapacité de parler, résultant seulement de leur impuissance d’entendre, ne soit ni absolue ni définitive, cela est maintenant démontré, mais c’est ce qui n’est pas évident en soi, et il semble, en conséquence, tout naturel que, voulant entrer en communication avec eux, on commence par s’adresser à leur vue. Mais comme l’enfant, à l’âge où on entreprend sérieusement son éducation, a déjà, instruit par la nécessité ou l’expérience, commencé à se servir de ces quelques signes qu’on appelle assez improprement signes naturels, on est porté à emprunter à l’enfant son langage que l’on essaiera seulement de développer et de perfectioner, et l’on aboutira en quelque sorte fatalement au langage mimique. C’est de ce langage que s’est surtout servi l’Abbé de l’Epée. Au fond, qu’on le veuille ou non, c’est un langage tout conventionnel, une nouvelle langue ajoutée à tant d’autres. Le moyen de communication, une fois trouvé, il suffira, de s’en servir avec le sourd-muet comme on se sert avec les autres enfants du langage parlé, et on ne voit pas pourquoi les idées ne s’éveilleraient pas chez l’un aussi bien que chez les autres. Il est vrai qu’au lieu d’être entouré comme un autre enfant d’une multitude d’êtres semblables à lui dont la parole lui est un enseignement continuel, le sourd-muet n’a qu’un très petit nombre d’instituteurs dont le rôle est plus difficile, mais, pour être moins rapide le mode d’éducation n’en pas moins absolument le même. 11 reste néammoins plusieurs difficultés considérables; la première, c’est que cette langue n’existe pas, n’est pas fixée, et que l’instituteur doit la créer; la deuxième, c’est qu’elle ne pourra servir qu’à ceux qui l’auront apprise, et ne pourra mettre le sourd-muet en communication avec le reste de l’humanité, sans compter que si l’on veut tout exprimer par des gestes imitant et développant les signes naturels dont nous parlions tout à l’heure, on en arrivera à une complication infinie. C’est pour obvier à la première, difficulté que l’Abbé de l’Epée composa son Dictionnaire des signes que l’abbé Sicard tansforma; et, pour résoudre la seconde, en même temps qu’à parler cette langue mimique, on apprit aux sourds-muets à écrire notre propre langage. Mais on ne sut pas généralement bien faire le départ entre les deux; il y eut une longue confusion, et ainsi on s’explique la médiocrité relative des résultats qu’obtint l’abbé de l’Epée.
Il y a un autre langage qu’on peut apprendre aux sourds-muets, c’est le langage manuel. C’est-à-dire qu’on leur apprend la langue écrite, et que les mots tracés sur le papier, on les leur fait au moyen de la main dont les positions représentent les différents lettres de l’alphabet. Il suffit alors de trouver un alphabet manuel assez simple, et cela fait, ce qu’on apprend aux enfants, c’est la langue même de tout le monde; au lieu de la parler et de l’écrire comme nous, ils l’écrivent de deux façons, voilà tout. Il est étonnant qu’au lieu de s’en tenir à ce système si simple on l’ait si longtemps compliqué par le langage mimique simultanément enseigné, d’autant plus que le langage mimique n’a ni la même syntaxe, ni la même complexité ni la même simplicité que les langues parlées.
Enfin, qu’au moyen de ce qu’il y a de visible et de tangible en quelque sorte dans les articulations de langage parlé on en arrive à apprendre aux sourds-muets à parler véritablement et à lire sur les lèvres, et le dernier pas sera franchi, et le sourd-muet sera complètement, autant qu’il est possible, rendu à la société.
Or, il est bien certain que l’abbé Ferrand ne tenta point d’apprendre à parler aux enfants sourdes-muettes dont il se chargea, il n’en eut probablement pas l’idée, et lui fut-elle venue, le temps lui aurait manqué pour la mettre à exécution. Eut-il un alphabet manuel, une sorte d’écriture dans l’espace? C’est certain. Ce qui est certain aussi, c’est qu’il apprit() à ses enfants un langage mimique, et la preuve en est dans ce dictionnaire des signes composés par lui et qui est parvenu jusqu’à nous, grâce à un homme intelligent qui devinait la valeur d’un manuscrit pareil.
Le 24 brumaire an VIII. M. Boutrous, juge de paix des sections méridionales de la commune de Chartres, écrivait aux citoyens administrateurs du département d’Eure-et-Loire.
«Je m’empresse, citoyens, de vous faire passer une copie momentanée du dictionnaire à l’usage des Sourds-Muets que j’ai trouvé au domicile de la comtesse Montangé, ex-religieuse de la providence, lors de la reconnaissance des scellés que j’ai faite hier; ayant considéré cet ouvrage comme utile aux sciences et à l’humanité je l’ai distrai (sic) de mes opération (sic), pour le faire passer aux héritiers à qui il appartient incontestablement, mais déférant à votre lettre invitative, je vous fais (sic) passer cette copie afin que, suivant vos désirs auxquels je me joins, le juri d’instruction en fasse une copie, pour être jointe à la bibliothèque nationale, trop heureux d’avoir trouvé occasion d’être utile à la Société !
Salut et fraternité.
P. S. Je crois que pour ma tranquillité, je dois avoir un récépissé de cet ouvrage.»
A la même époque où l’abbé Ferrand écrivait ce dictionnaire, l’abbé de l’Epée tentait de résumer et de fixer sa méthode en composant, lui aussi, un dictionnaire de signes à l’usage des sourds-muets. Ce dictionnaire, que l’abbé de l’Epée envoyait à l’abbé Sicard, le 22 avril 1786, resta à l’état de manuscrit inédit. Voici comment l’abbé Sicard en parle dans l’introduction de son ouvrage, intitulé : «Théorie des signes».
«On ne manquera pas de remarquer que
«tout y est en définition, comme cela se pra-
« tique dans les dictionnaires ordinaires, et
«qu’il n’y a pas un mot dont on donne le
«signe. On observera aussi que souvent la
«définition a pour élément principal, le mot
«lui-même qu’il fallait définir, et que d’autres
«fois on se contente de faire connaître. Ainsi
«on dit, zélé, pour avoir du zèle; vérité, le con-
« traire de la fausseté ; vain, qui a de la vanité ;
«vice, défaut contraire à la vertu; vou-
« loir, avoir volonté ; scrupule, inquiétude de
«conscience; saint, qui mène une vie sainte.
«On pourrait faire des questions du même
«genre sur chaque définition; mais en sup-
« posant même toutes ces définitions justes, il
«resterait à dire qu’un déterminé des signes
«doit donner le signe des mots, et non leur
«définition; et que, du moins, la définition
«devrait être plus claire que le défini. Ce dic-
« tionnaire était donc à faire, quand l’auteur
«m’en envoya l’original.» (Page 51, Introduction).
Il n’aurait pas parte si sévèrement, à coup sûr, du dictionnaire de l’abbé Ferrand. D’ailleurs, pour que le lecteur soit plus à même de comparer et de juger, nous publions ces deux ouvrages, et la comparaison est d’autant plus facile que l’abbé de l’Epée et l’abbé Ferrand se sont servi l’un et l’autre du «Dictionnaire portatif de la langue française, extrait du grand dictionnaire de Pierre Richelet, par de Wailly».
Après avoir lu et comparé ces travaux, on ne s’étonne pas du jugement que l’abbé Sicard porte sur le dictionnaire de l’abbé de l’Epée. Mais qu’eût-il dit de l’abbé Ferrand? Eût-il pu se plaindre de n’avoir pas un véritable dictionnaire des signes? Si l’abbé de l’Epée, après tant d’années consacrées exclusivement à l’enseignement des sourds-muets, n’a donné qu’une œuvre si incomplète, de l’avis de son plus fervent disciple, quelle admiration ne devons-nous pas avoir pour ce chanoine de Chartres qui, pris par tant d’autres soins, malgré les soucis d’un grand établissement à diriger, sut en si peu de temps se faire une méthode à ce point remarquable? Pouvons-nous douter maintenant, bien que l’histoire ne nous en dise rien, qu’il ait obtenu d’heureux résultats? Et, bien qu’il soit loin de notre pensée de vouloir diminuer en rien la gloire de l’abbé de l’Epée, à qui il restera toujours le mérite incontesté d’avoir créé la première Institution des sourds-muets, pouvons-nous refuser nos hommages à un homme qui si son rôle fut plus modeste, déploya à servir la même cause, un dévouement non moins admirable, une intelligence non moins supérieure?
III
Table des matières
Par une coïncidence curieuse, les méthodes dont nous nous occupons furent composées vers la même époque par deux hommes qui, vraisemblablement, ne s’étaient jamais vus. C’est, en effet, le hasard de sa destinée, semble-t-il, plutôt qu’un plan longuement prémédité, qui fit de l’abbé Ferrand un instituteur de sourds-muets; aussi ne le voyons-nous nulle part en relation avec les hommes qui, de son temps, s’occupèrent comme lui de cette grande œuvre. J’ai en ce moment sous les yeux, écrits de la main même de l’abbé de l’Epée, les noms de ses élèves(), celui de l’abbé Ferrand ne s’y trouve point. Si d’ailleurs l’abbé de l’Epée avait pu connaître l’ouvrage de l’abbé Ferrand, comment admettre qu’il ne s’en fût pas servi pour perfectionner le sien?
Cette circonstance donne plus d’intérêt à la comparaison des deux méthodes, sans compter, ce qui ne paraîtra peut-être pas à dédaigner dans un temps où l’on a «la fureur de l’inédit », et que nous venons de publier l’une et l’autre().
IV
Table des matières
Après avoir établi un dictionnaire des signes, l’abbé Ferrand pouvait désormais s’occuper d’apprendre et faire apprendre à ses petites sourdes-muettes ce qui constituait l’enseignement d’alors. Sans doute s’est-il contenté de donner à la sœur Montangé des instructions verbales pour ce qui concernait l’enseignement de la lecture, de l’écriture, de l’arithmétique, etc. Mais, il a tenu à entrer lui-même et par écrit dans le détail de l’enseignement des premières notions de la religion.
En effet, (et nous en avons fait l’objet d’une publication à part), il existe à la fin du manuscrit un abrégé de la doctrine chrétienne à l’usage des sourds-muets. Cet abrégé se divise en deux parties: 1° un petit catéchisme et 2° un gros catéchisme.
Il est extrêmement curieux de voir cet abbé, ramenant à la hauteur de l’intelligence de ces petites sourdes-muettes l’enseignement si difficile de la religion. Il avait fait la psychologie de ces enfants, celui qui n’hésitait pas à entreprendre de leur donner l’idée de Dieu, de leur faire distinguer le bien du mal, et de les familiariser avec les origines de l’homme, de leur apprendre la prière rien qu’avec des signes! Ce devait être un spectacle fort admirable de voir ce bon prêtre entouré d’enfants attentifs avec lesquels il communiquait sans articuler un mot, sans prononcer une parole, et parvenait pourtant à élever leur âme vers les idées les plus abstraites sans autre secours que ce qui pouvait frapper leurs regards!
Avant que la méthode orale ne fut venue remplacer la méthode des signes dans l’enseignement des enfants sourds-muets, nous avons eu l’occasion d’assister à un catéchisme fait par un prêtre bien zélé(), du haut de la chaire dans une chapelle, à une dizaine d’enfants, nous n’oublierons jamais l’impression que nous avons ressentie dans cette occasion. Rien ne troublait le silence de l’église et pourtant par sa mimique éloquente le prêtre instruisait, intéressait, guidait comme avec la main, ces jeunes esprits vers la compréhension des choses de la religion et de la morale.
C’était vers 1882! Et précisément l’abbé Ferrand faisait déjà cet enseignement cent ans auparavant, en 1782!
DOCTEUR J.-A.-A. RATTEL.
A
Table des matières
A. Diriger devant soi l’index droit et l’avancer à une certaine distance en le faisant remonter.
ABAISSER. Signe à, puis étendez horizontalement les deux mains et faites les descendre par gradation, le signe naturel que l’on fait à un ouvrier pour lui faire abaisser un tableau ou une estampe qui seraient attachés trop haut.
ABANDONNER. Laisser; présentez et avancez un peu vers le côté gauche les deux paulmes de la main. — Signe de laisser, mais exprimé plus fortement avec l’air du mécontement et du mépris, auquel on peut ajouter le s. à de deux index, montrant les longues oreilles. — Quitter, saluer par une inclination de tête et tourner le dos pour s’en aller.
ABATANT. s. nat. d’une espèce de dessus de table qui se trouve chez les marchands de draps, qui s’élève ou s’abat selon le jour que l’on veut donner à l’endroit.
ABATTRE, s. nat. abattre des noix, une muraille.
ABBAYE, s. voile jusqu’au front, t. croix pectorale, s. maison et assemblage.
ABBÉ. s. tonsure, s. rabat.
ABCÈS, s. on montre une plaie sur le dessus de la main on la fait creuser en faisant le mouvement avec les 5 doigts réunis comme pour donner une chiquenaude.
ABDIQUER, s. ôter de dessus soi, remettre sur un autre lui tourner le dos et s’en aller.
ABEILLE, s. voler sur des fleurs pour en avoir le suc, s. miel, s. qui pique et on s’en écarte.
ABHORRER. Mettre les deux mains sur son cœur et les retourner avec vivacité comme pour repousser l’objet qui fait horreur et en même temps détourner la tête avec un air qui exprime ce sentiment. — Détester au lieu de porter les mains au cœur portez les au front; mêmes, qu’abhorrer. — Haïr: s. aimer pas, avec une signe nat. d’aversion
ABJECT, s. on porte la main assez près de terre et on regarde la personne du haut de sa grandeur ayant l’air et des lèvres et des mains d’en faire peu de cas.
ABJURER, s. mauvaise doctrine, s. erreur en croisant les doigts sur le front, s. rejetter loin de soi avec un air de repenti. — Renier, s. maître, s. religion, s. moi ne connais pas en secouant la tête. — Renoncer à une succession, s. biens, s. à moi s. moi ne veux pas, 2° sens, renoncer à ses passions, s. passions, s. faire, s. jamais.
ABLUTION, s. naturel.
ABOLIR, s. de roi, des tables, s. de trompette, s. de prière, s. de casser, de déchirer.
ABOMINATION, s. détester, s. horreur, s. partout en étendant les mains, s. lieu saint en détournant les yeux et tremblotant.
ABONDANCE. Amasser plusieurs fois et de plusieurs côtés toujours pour former un seul et même tas. S. beaucoup des deux mains, substantif.
ABORDER. On aperçoit quelqu’un on va au devant de lui et après l’avoir salué on lui parle avec un air de connaissance. Accoster, s. passant qu’on rencontre se mettre à ses côtés.
ABOUTIR. s. à, l’index étant porté à ce point élever un peu le bras, et puis s. fin.
ABOYER, s. naturel.
ABRÉGER. Écrire monsieur, ensuite mettre le pouce sur l’o et l’index sur l’u, pour qu’il ne reste que mr.
ABREUVOIR. s. lieu, s. animaux grands et petits, s. boire.
A L’ABRI DE. Chose qui garanti totalement, un toit, un auvent qu’on exprime en passant la main sur la tête pour exprimer un toit sous lequel on se met à l’abri.
ABROGER, s. roi qui s’exécute en se représentant la couronne sur la tête et passant la main de droite à gauche en diagonale sur la poitrine pour marquer le cordon bleu ensuite le s. prier, s. déchirer, s. arrêt qui s’exprime en montrant un papier comme le font les crieurs publics.
ABSENTER (S’). Venir pas avec les autres.
ABSINTHE. Herbe sent bon, s. goûter, s. amer.
ABSOUTE, s. jeudi, s. montrer en chaire, s. donner l’absolution à tout le peuple.
ABSOLUMENT. 1° s. dubitatif, s. pas. 2° s. oui, oui, oui, adj. ado.
ABSORBER. Remplir, remplir, remplir, s. reste rien, et pour exemple on met de l’eau dans la poussière qui absorbe tout, reste rien.
ABSOUDRE, s. impose les mains, s. croix, s. pardon qui se fait en passant légèrement les doigts de la main droite sur la paulme de la main pour marquer que tout effacé, ensuite présenter avec un air de bonté les deux paulmes de la main vers le côté gauche comme pour renvoyer le pécheur absout.
ABSTENIR (S’). s. viande qui s’exécute en pinçant le dessus de la main droite le dessus de la main gauche, puis la porter à la bouche pour faire le signe de manger, s. pas, s. poisson qui s’exécute en faisant serpenter devant soi la main droite.
ABSTRAIT. 1° sens, difficile à comprendre, s. esprit arracher en portant les 5 doigts au front comme pour arracher, s. comprends pas. 2° sens, indépendant des sens.
ABSURDE, s. arracher les yeux, les oreilles, etc. s. parler faux en croisant les index sur la bouche, s, esprit, s. contre.
ABUSER, s. servir qui s’exécute en portant devant soi et à différents points les mains étendues comme si on servait des plats sur une table puis le s. mal, qui s’exécute en portant sur la bouche et le doigt du milieu de la main droite, (c’est le bien) mais après on dirige le deux index qu’on lance l’un contre l’autre pour exprimer le contraire du bien.
ABIMER. s. tournoiment de l’eau, relever son bras et le plonger avec vivacité
ACADÉMIE, S. lieu, s. assemblage, s. hommes très savants.
ACCABLER, s. mettre un fardeau sur les épaules plier le genoux comme un homme qui succombe sous la charge.
ACCÉLÉRER. 1° s. aller tout doucement pas à pas; 2° s. ensuite aller fort vite. — Hâter, s. dès le commencement de la route aller vite, c’est-à-dire, rouler les mains avec précipitation. — Presser, vite vite en poussant la personne ne soyez pas un instant. — Dépêcher, s. encore plus vite en étendant les deux bras, en montrant sur le visage l’inquiétude et l’agitation comme si on demandait un confesseur pour un malade qui presse.
ACCEPTER. Etendre la main creusée et la reporter vers soi en faisant un demi-cercle et une inclination de tête avec un air d’acquiescement.
ACCIDENT, s. être distrait, regarder de côté et d’autres: quelque chose qui tombe sur la tête, on apporte l’index à l’endroit frappé avec un air de douleur.
ACCOLADE. Se jeter au cou de quelqu’un et l’embrasser.
ACCOMMODER. 1er Sens, peigner, friser, s. naturel. 2e sens, s. esprit, s. cœur, s. contre ensuite les deux mains l’une dans l’autre pour marque de réconciliation.
ACCOMPAGNER, s. marcher la main droite portée au coude gauche en l’agitant quelques fois pour montrer la compagnie.
ACCOMPLIR, s. faire, s. tout, s. fin.
ACCORDER. 1er sens accorder un violon, s. naturel. 2e Sens (réconcilier) s.parler à l’un puis à l’autre. 3e sens, demander qui s’exécute en joignant les mains avec l’air d’un suppliant puis un s. d’acquiescement de la tête et des mains.
ACCOSTER, s. passant qu’on rencontre, se mettre à ses côtés.
ACCOUDER (S’), s. naturel.
ACCOUPLER. s. mettre ensemble deux.
ACCOURCIR. s. rompre par le bout une baguette et témoigner qu’on la trouve encore trop longue, la rompre une seconde fois.
ACCOURCIR. s. à, s. courir, puis l’action de relever quelqu’un qui vient de tomber.
ACCOUTUMER, s. décrire lentement et avec difficulté ensuite avec moins de peine, enfin très facilement avec le geste que cela n’embarrasse plus.
ACCRÉDITER, s. dire à tout le monde beaucoup de bien de quelqu’un en présentant la main à plusieurs points et l’élevant avec emphase.
ACCROCHER, s. crochet avec l’index recourbé, s. attacher quelque chose.
ACCROIRE. Faire passer un mensonge dans l’esprit; 1er présenter tout droit le tranchant d’une main vis-à-vis le front de quelqu’un; 2e passer par dessous l’autre main comme pour la faire entrer dans la tête; 3e s. mensonge en agitant les deux index croisés devant la bouche.
ACCUEILLIR. Quelqu’un se présente, on le prie d’entrer s. figure triste pas, mais un air gai en se frottant les mains.
ACCUMULER. Amasser de tous côtés, s. à, s. comble les deux extrémités des mains élevées perpendiculairement en forme de dôme.
ACCUSER, s. a tué, a volé, j’ai vu, j’ai entendu.
ACCUSER (s’). Oui, oui, moi pécheur.
ACHARNER, s. cœur aigri, les deux index opposés, la fureur peinte dans les yeux, vouloir arracher les yeux à son adversaire, on veut les séparer, il ne veut pas, sauter sur son adversaire à plusieurs reprises.
ACHEMINER. S. chemin, s. aller, s. à.
ACHETER. De la main droite compter de l’argent et de la main gauche on prend la chose achetée.
ACHEVER, s. coudre, s. rompre le fil.
ACQUÉRIR, s. maison pas à moi, compter de l’argent et le repousser vers le marchand puis tout est à moi.
ACQUIESCER, s. interrogation, s. oui bien volontiers par une inclination de tête et présentant devant soi les mains d’un air gracieux.
ACQUITTER. Je dois. — Je paye. — Je m’acquitte. — Je ne dois plus.
ADAPTER. Prendre plusieurs couvertures de tabatières, on les éprouve, cela ne va pas, on en prend une autre, cela ne va pas, ensuite une troisième, bien.
ACTE. s. action ou écriture faite, s. devant, exemple, notaire.
ACTUEL. Le signe du présent mis en adjectif.
ADDITION, s. calculer plusieurs chiffres, puis perpendiculairement en écrire la somme.
ADIEU. s. saluer de la main en quittant.
ADJUGER, s. enchère, s. combien, 2 fr. et vous 12 fr. à vous en donnant la chose.
ADJURER. La main levée devant Dieu, s. commander de dire.
ADMETTRE. Les deux mains ouvertes qu’on fait passer de droite à gauche avec un air gracieux.
ADMINISTRER. 1er sens, donner les sacrements, s. baptiser, s. confirmer, etc. — 2e sens, gouverner des affaires ou des biens, s. tenir des reines, les lâcher, les retirer, s. commandement.
ADMIRER. Levez les mains et tenez-les comme si vous vouliez les approcher de vos épaules, et regardez avec plaisir la bouche un peu béante.
ADOLESCENCE, s. âge en élevant peu à peu la main, s. depuis 14 ans jusqu’à 25 ans, s. fringant en agitant les mains à ses côtés avec vitesse.
ADONNER (s’). Pincer l’habit à l’endroit du cœur, s’incliner un peu pour montrer le penchant, et puis indiquer la chose à laquelle on s’adonne.
ADOPTER. Mettre la main sur la tête d’un enfant, s. son père est mort, je le regarde comme à moi, je le nourris, je l’habille, etc.
ADORER. La main au front, moi petit, moi rien, Dieu grand
ADOUCIR. 1er on porte l’index au palais et on fait la grimace comme d’une chose amer, 2e on fait comme si on y mettait du sucre, puis rapporter l’index à la bouche, bon, bon. — 2e sens, adoucir quelqu’un qui est on fureur. — 1er s. visage en fureur, 2e s. apaisez-vous et passez la main sur le visage d’un air gracieux.
ADRESSE. 1er sens, la mettre sur une lettre. — 2e d. sens, s. escamoter, au figuré, s. agilité de l’esprit.
ADRESSER. Plier une lettre, la cacheter, et l’adresser, s. à.
ADVERSAIRE, s. contre, s. hommes.
ADULATEUR. Louer quelqu’un beaucoup, s. bon et mauvais en faisant de grandes démonstrations.
ADULTE, s. âge d’enfant, passé,
AFFABLE, s. Parler à ses inférieurs, s. air gracieux.
AFFAIRE, s. à, s. faire.
AFFAMER, s. d’inanition, se passer la main sur la gorge, sur la poitrine jusqu’à l’estomac avec un air de défaillance, s. manger, au fig. désirer beaucoup.
AFFECTER, s. parler, prendre du tabac, marcher sur les pointes des pieds avec affectation comme un petit maître, mettre les mains derrière le dos avec un air de prétention.
AFFECTIONNER, s. aimer beaucoup en agitant les mains sur le cœur, et des yeux vifs et animés.
AFFERMER, s. voilà ma chambre, vous me donnez de l’argent je vous la cède, entrez-y, mais elle me reviendra dans 1, 2, 3 ans.
AFFERMIR, s. nat. d’une chose qui branlait qu’on rend solide.
AFFIRMER, s. dire oui.
AFFICHER, s. imprimer, s. étendre les mains pour coler une affiche.
AFFLIGER. Se presser le cœur avec les deux index du haut en bas avec un air de peine,
AFFLUER, s. hommes beaucoup de tous côtés.
AFFOIBLIR. s. on montre d’abord les deux poings fermés et en les agitant fortement on fait remarquer les muscles et les veines qui enflent, on le fait ensuite plus faiblement et toujours en diminuant.
AFFRANCHIR, s. donner de l’argent, s. délivrer.
AFFRONTER, s. à, porter la main au front, montrer du cœur et du courage et aller au-devant en agitant les coudes.
AFFUBLER, s. cacher sa tête en son corps jusqu’au visage v. g. les moines par le froc et les parents aux enterrements.
AFFREUX. Faire une laide grimace, détourner la vue, s’éloigner de l’objet.
AFIN. s. à, s. fin, et faire entendre que c’est la même chose que pour.
AGACER, s. nat. d’agacer quelqu’un en lui faisant des niches.
AGE. Porter la main droite au côté gauche et l’éle ver par gradation.
AGÉ. Même s. adj. mais on montre des doigts le nombre des années.
AGENOUILLER, s. naturel.
AGILE. Les bras et les jambes dégagés, s. courir et sauter facilement.
AGIR. s. agiter les deux mais autour de soi à plusieurs points avec une certaine activité.
AGITER, s. nat. les épis par le vent, la mer, les bordures des coëffes.
AGNEAU, s. bê bê, s. petit, s. doux en le caressant.
AGONIE. s. yeux égarés, livides, s. le hâle.
AGRANDIR. s. abattre les murailles, s. plus grand en faisant un demi-cercle.
AGRÉABLE, s. esprit, cœur bon, s. passer la main sur le menton en regardant la personne pour lui dire qu’elle plaît.
AGRÉER, s. recevoir, s. bien, s. cœur, puis prendre doucement avec un sourir qui annonce le contentement; on reçoit des coups de bâtons mais on ne les accepte pas, on reçoit une pénitence mais quelquefois on ne l’agrée pas.
AGRÉGER, s. plusieurs ensemble, un autre se présente on le fait entrer avec un air d’amitié, vous serez des nôtres avec nous, de notre corps.
AGRICULTURE, s. science de travailler la terre.
AGUERRIR, s. à, s. guerre, s. canon, pan, pan, n’ayez pas peur ayez du courage, allons, allons.
AIDER, s. de quelqu’un qui porte un fardeau et que l’on aide.
AÏEUL, s. grand-père, ou bien s. père réitéré par gradation.
AIGLE (oiseau), s. grandes ailes, s. bec crochu.
AIGLE (pupitre). Même s. rad. mais y poser le livre à chanter.
AIGRE. Doux pas. s. pique la langue.
AIGRIR. s. piquer la langue avec l’index à plusieurs reprises. V.: grimace d’aigreur.; 2e sens, se piquer le cœur et montrer un air d’aigreur et de colère.
AIGUILLONNER, s. bœuf, s. piquer les flancs d’un aiguillon.
AILE. s. agiter les coudes.
AILLEURS. Autres, s. lieu.
AIMABLE. s. radical, s. possible d’aimer, adj. s. possible qui attire le cœur.
AIMER. s. la main gauche sur le cœur, porter avec vivacité la main droite de la bouche à la main gauche qui reste sur le cœur regardant l’objet aimé avec des yeux actifs et affectueux. AIMANT, s. pierre qui attire le fer.
AINÉ. s. né, s. premier.
AINSI. S. présenter la main gauche horizontalement la paulme en bas, en approcher la droite dans la même direction et la retourner ensuite comme pour indiquer l’objet.
AINSI SOIT-IL. s. ainsi, s. être, au présent du subj., s. il, on y joint un signe de désir.
AJOURNER. Nous viendrions tel jour devant le juge.
AJOUTER. 1er sens, il n’y en a pas assez, donnez encore, présenter la main gauche un peu creusée et y apporter à plusieurs reprises les doigts de la main droite réunis; 2e sens, pris pour parole, même s. que ci-dessus mais avec le p. manuel pour montrer qu’il s’agit de parole.
AIR. s. respirer, s. faire comme un éventail et montrer qu’il n’y en a point.
AIRE. s. lieu où l’on bat le blé avec un fléau.
AISE. s. se frotter les mains d’un air de contentement.
AISÉ. s. peine à faire pas, s. agiter légèrement les doigts.
AISSELLE, s. creux sous le bras.
AJUSTER. 1er sens, ajuster sa toilette, se bien friser, mettre de beaux habits, se regarder avec complaisance; 2° sens, viser et diriger son coup de fusil; 3e sens, une chose passe l’autre, on le met de niveau.
A LA FIN. s. à, s. la, s. fin et pour cet effet, on montre les muscles tendus et les efforts qu’on a fait.
ALARMER. Feu à la maison avec l’air du saisissement que cause une fâcheuse nouvelle, s. larmes qui coulent des yeux.
ALCOVE. s. nat.
ALLEGRESSE. s. sauter bien fort en se frottant les mains avec joie.
A L’ENTOUR. s. faire la pirouette et montrer de l’index tout au tour.
ALIÉNER, s. vendre, s. selon la justice, s. toujours; 2e sens, aliéner l’esprit, s. esprit plus, s. folie.
ALIGNER. Planter un pieu comme font les architectes, tirer un cordon, puis regarder si la ligne est directe; 2e sens, aligner une armée, s. soldats sous les armes qui se frappent doucement la poitrine reculant pas à pas et regardant s’ils sont sur la même ligne.
ALIMENT s. manger, s. faire descendre les mains jusqu’à la poitrine en faisant remarquer que la nourriture que l’on prend soutient la vie.
ALLÉE, s. arbre des deux côtés, s. passer les mains vers le milieu.
ALLÉGORIE, s. histoire ou une personne, s. signifie une autre, s. sens caché.
ALLER. Avancer à partir de la poitrine les deux index en les roulant devant soi l’un et l’autre et de l’index droit on fait le s. à. — Venir présenter devant soi à quelque distance de la poitrine les deux index, ensuite on les roule l’un sur l’autre en les ramenant vers soi. — Arriver, même s. que venir, puis pour passer avec rapidité la main droite perpendiculairement devant la main gauche les doigts et la paulme tournés vers le visage. — Marcher, s. nat. — Avancer, s. aller, s. avant, le tout à plusieurs reprises.
ALLIANCE. Joindre les mains comme pour le mariage, mais s’il s’agit de l’ancien testament, s. passé, passé, passé.
ALLIER, s. lier, s. à, au figuré pour le mariage, s. allier les mains l’une dans l’autre puis la bénédition sacerdotale.
ALLUMER. 1° agiter les deux mains l’une contre l’autre en forme de soufflet; 2° les doigts dirigés en haut et agités pour exprimer la flamme; 3° présenter l’extrémité d’un index à l’autre comme pour allumer un cierge et de plus le s. flamme. — Souffler, s. nat. — Enflammer, s. en, s. feu, s. flamme. — Embraser, s. feu ça et là, montrer le brasier ardent, puis la main à la joue pour représenter le rouge, l’ardeur.
ALLURE, s. manière de marcher.
ALMANACH. s. montrer les mois sur chaque colonne.
ALONGER. s. presser un morceau de cire entre ses doigts, l’allonger, s. allonger un morceau de cuir, un habit trop court.
ALORS, s. à, s. présenter l’index renversé à une certaine distance de soi.
ALPHABET, s. Petit livre où sont les lettres de l’alphabet.
ALTERNATIVEMENT, s. un, s. après un autre, puis un autre, pour l’expl., on commence à parler, on se tait un autre prend la parole.
ALTIER. s. qui a de la fierté, de l’orgueil.
AMASSER, s. rapprocher de divers endroits plusieurs choses avec les mains. — Ramasser, s. quelque chose qu’on relève de terre. — Entasser, s. en, s. tas qui s’exécute en ramenant vers soi avec les mains un monceau comme du blé, de la graisse. — Accumuler, même signe que tas, mais ajouter s. de comble qui s’ex. en rapprochant les deux mains en forme de comble.
AMBASSADEUR, s. roi qui |donne des lettres avec un cachet à quelqu’un, celui-ci part pour le lointain, par à la nation, écoute, et vient en saluant le roi porter la réponse.
AMBITIONNER. Désirer avec ardeur des richesses, mitre, cordon bleu, etc.
AME. s. esprit qui pense, en portant l’index au front, s. cœur.
AMENDE (FRUIT). Casser avec les doigts et montrer les petits trous qui se trouvent sur l’amende. AMENDE (PEINE). s. condamner, s. payer.
AMENER, s. mener à, en montrant un point vis-à-vis de soi. — Mener, prendre quelqu’un d’une main comme pour le mener quelque part. — Ammener, s. mener d’une main et de l’autre le signe en, à plusieurs reprises. — Ramener, même signe, s. en quelque lieu, revenir, et puis mener à l’endroit d’où l’on était parti, parti avec, p. manuel. — Conduire, s. mener, s. avec.
AMER. s. goûter, s. doux pas faire la grimace.
AMI. s. vous aimer moi, moi aimer vous.
AMIABLE, s. radical, adj.; s. contre contestation, pas.
AMICAL, s. radical, adj.; s. souris gracieux, une petite marque d’amitié sur la joue comme à un enfant.
A MOINS DE. s. à, s. moins, conduire le pouce vers l’extrémité du petit doigt, s.
AMOLIR. 1° s. dur en frappant la table du revers du doigt du milieu; 2° on échauffe la cire de son haleine; 3° on fait remarquer qu’elle s’amolit, ou bien on fait voir du pain dur et après l’avoir trempé on le montre amoli; au figuré, s. cœur.
AMOUR. Même s. qu’aimer, mais feu au cœur, et une plus grande activité dans les yeux.
AMPHIBIE, s. qui vit dans l’eau et sur la terre.
AMPHIBOLOGIE, s. deux sens différents.
AMPHITHÉATRE, s. lieu de spectacle, s. lieu tout autour élevé par degrés où les spectateurs sont assis.
AMPLE, s. mesurer à l’aulne, s. étendre les bras pour montrer l’amphitude.
AMUSER. On fait le s. de plusieurs amusements d’enfant, bagatelles, comme jeux d’épingle, de paillettes, etc. — Jouer, s. jeux de carte, du volant, trictrac, etc. — Se divertir, s. beaucoup étudier, tête fatiguée, s. dissipation.
AN. s. Assemble de 12 mois, s. masculin.
ANALOGIE, s. ressemblance ou rapport à une autre chose.
ANALYSE, s. Discours, s. abrégé, s. ordre et suite.
ANARCHIE. s. Etat étendue de terre, s. roi ou prince pas, s. chacun commande.
ANATHÈME. s. croire pas, s. église qui foule aux pieds, s. horreur en repoussant l’objet. — Excommunié, s. communions pas, s. rejetter de l’entrée de l’église.
ANATOMIE. S. sciences des parties du corps, s. disséquer.
ANCÊTRE, s. père mère à trois ou quatre générations en faisant sortir à plusieurs reprises les mains jointes de devant l’estomac, s. bien loin derrière l’épaule. — Aïeux, même s. rad., mais on fait entendre qu’aïeux est plus près de nos pères, et que cela s’entend du grand-père au bisaïeul, ainsi il ne faut pas le s. de bien loin.
ANCIEN. s. porter à plusieurs reprises et fort loin le bras derrière son épaule comme pour le parfait d’un verbe avec l’air du visage qui dit c’est passé il y longtemps, s. adj.
ANE. s. nat. d’oreille d’âne, s. masc.
ANÉANTI, s. réduire à rien, on peut donner pour exemple une carte brûlée.
ANECDOTE, s. affaire secrete et cachée, s. chut, l’index sur les lèvres.
ANGE. s. esprit créé, s. ailes en agitant les deux coudes.
ANGÉLIQUE. Même s., adjectif.
ANGELUS. s. sonner trois coups de cloche, Ave Maria, fin; trois autres coups, Ave Maria; trois autres coups, Ave Maria, puis branle.
ANGLETERRE, s. angle, s. terre pour l’exp., s. roi, s. pays et passer la mer, s. contraire à nous et qui nous renonce.
ANGOISSE, s. douleur d’esprit, s. violente.
ANIMAL, s. bêtes et cornes, s. bê, bê, s. cheval, etc., grands et petits.
ANIMER, s. allons, allons, ralentire pas. — Exciter, s. allons, allons, faites cela. — Encourager, allons, allons, peur pas. — Engager, 1er sens, on pousse doucement le coude de quelqu’un avec un air engageant; 2° sens, s. recevoir de l’argent, s. cocarde. — Exorter, s. prêcher, s. pousser l’épaule.
ANNALE, s. livre, s. écrire, s. choses passées.
ANNÉE. Assemblage de 12 mois, s. féminin.
ANNIVERSAIRE, s. tous les ans, s. substantif. — Annuel, même s. adj.
ANNONCER, s. porter à la bouche l’a man, puis le présenter devant soi à divers points de droite à gauche. — Publier, même s. mais le p. man. avec plus d’activité élevant la main agitée comme ceux qui publient dans les rues des arrêts du parlement, s. trompette. — Prêcher, s. de croix, gestes, montrer le ciel, l’enfer. — Promulguer, s. publier, s. loi que l’on exp. en montrant les deux tables de la loi.
ANNONTIATION. s. ange qui salue Marie, elle s’effraie, s. paix ne craignez pas, J.-C. incarné.
ANNUEL, s. tous les ans, s. adj.
ANONIME. s. autour caché, s. connu pas.
ANTAGONISTE, s. pensée différente, s. disputer, v. contraire.
ANTECHRIST. s. J.-C., s. opposé.
ANTÉRIEUR, s. avant, s. adj.
ANTHROPOPHAGE, s. mangeur d’homme.
ANTI. Préposition qui compose plusieurs mots, dans le 1er sens, elle signifie ante, s. avant comme antichambre; 2e sens, elle sig. opposé comme antichrétien, als s. contre.
ANTIDOTE, s. boire du poison, s. se frotter l’estomac en exprimant la douleur et convulsions, s. prendre quelque chose contre.
ANTIENNE, s. verset, s. avant le spaume.
ANTIPATHIE, s. esprit, s. air extérieur d’agir d’ifférent, s. contre.
ANTIPODE, s. terre qui tourne, s. homme au-dessus de nous.
ANTIQUAILLE, s. chose vieille et ancienne, s. vaut rien.
ANTIQUE, s. ancien, s. plus.
ANTRE. Avec les mains, on fait une espèce de route en représentant que s’est sous terre, s. aller à tatons, s. reculer d’horreur.
ANXIÉTÉ, s. agitation, peine d’esprit.
APPAISER. 1er sens, représenter avec la main l’agitation des flots dans une tempête, et par gradation une agitation moindre et encore une moindre; 2e sens, appaiser une personne irritée, s. représenter une personne en colère, puis avec les mains faire comme si on lui disait doucement appaisez-vous. — Calme, même s. qu’appaiser au 1er sens, mais on étend les deux mains et on les présente à côté l’une de l’autre à la même hauteur montrer que les eaux sont tranquilles et de niveau au fig. s. cœur. — Pacifier, s. faire, s. paix.
APANAGE. s. étendue de terre donnée, s. roi an 2, 3, 5e enfant.
APATHIE, s. sentiment du cœur pas s. d’air d’indolence. — Voirie v. man, portez aux yeux et retiré promptement. — Regarder, même s. répété, maison porte le v. man, sur un objet déterminé. — Fixer, s regarder fixement.
APERCEVOIR. Regarder à différent point dans le lointain pour découvrir une étoile puis le geste de qu’un qui dit je ne vois rien, ensuite regarder encore de tous ses yeux avec le geste d’un homme qui dirait ha! je vois je vois l’étoile, ce qui s’exécute en regardant la chose apperçue que l’on montre de l’index en allongeant le bras. — Entrevoir, s. regarder entre ses doigts. — Considérer, regarder doucement et avec la plus grande attention un objet du haut jusqu’au bas dans toute son étendue. — Examiner, regarder soigneusement ses deux mains en les retournant en tous sens, 2e sens interroger quelqu’un, s. bien, ou mal. — Contempler, frapper du pied la terre légèrement, reculer un pas et regarder tranquillement les deux paulmes de la main retournés en déhors. — Envisager, regarder le visage, s. en, s. visage.
A PEU PRÈS. s. à, s. peu en posant |le pouce sur l’extrémité du petit doigt qu’on élève en disant peu, s. près en approchant la main de son côté.
APOCALIPSE. s. livre, révélation faite à St-Jean.
APOCRIPHE. s. livre faux, ou bien, s. auteur inconnu.
APOLOGIE, s. discours pour défendre quelqu’un, s. éloge.
APOPLEXIE, s. 1er montrer un air vif; 2e tout à coup comme un état de mort accompagné cependant de ronflement et difficulté de respirer. APOSTASIER. s. foi, s. religion, s. rejeter; 2e sens, religieux ou prêtre qui quitte son habit pour en prendre un profane.
APOTHICAIRE, s. malade, on prend un papier écrit des mains de la personne qui arrive, on le lit, on considère les étiquettes des différents pots, on en donne de l’un et de l’autre, s. prendre de l’argent.
APOTRE. s. un des douze, s. envoyés, s. prêcher l’évangile.
APPAREIL, s. préparation majestueuse, s. beaux habits, avec un air d’emphase.
APPARENCE (eucharistique), s. apparaître, s. subit, s. rondeur, s. gout, pain plus, mais corps de J. C. — Paroitre, se présenter la paulme de la main droite et poser la main gauche sous le coude droit pour le soutenir
APPAROITRE. s. élever promptement la main droite perpendiculairement devant la main gauche dont le tranchant est perpendiculaire puis le geste de quelqu’un qui s’écrie ha! — Disparaître, retirer promptement la main droite dans le sens opposé à apparoitre.
APPARTEMENT, s. chambre à dormir, à travailler, à recevoir compagnie on montre plusieurs chambres à la suite les unes des autres.
APPARTENIR, s. cette chose en la montrant, est à moi.
APPAS, s. se passer la main sur la figure pour la montrer belle; s. se regarder dans le miroir et faire toilette, s. attirer, appas vient plus de l’art que de la nature.
APPELLER. 1er sens, nommer une chose ou une personne) écrivez dans la paulme de la main gauche; 2° sens, faire signe à quelqu’un de venir; s. nat. 3e sens, appeler d’un tribunal à un autre, jugé par des magistrats plus grands.
APPESANTIR, s. mettre un poids sur un autre et faire remarquer qu’il est plus pesant.
APPETIT, Commencer à manger d’un air indifférent ensuite agiter légèrement et avec promptitude les doigts devant la bouche pour montrer que l’appétit vient.
APPLAUDIR, s. battre des mains et partout l’extérieur montrer que l’on est content.
APPLIQUER. Mettre l’extrémité de la main droite sur le revers du poignet en remarquer que l’on y applique comme une emplâtre; 2e s’appliquer à l’étude, lire attentivement, et montrer que pour ainsi dire l’esprit est appliqué sur le livre en portant l’index au front, siège de l’esprit, et de là sur le livre. — Porter, présenter en haut les deux paulmes de mains devant soi vers la poitrine.
APPORTER. Même s. et le s. à, dirigé vers soi. — Emporter, s. en, s. porter dehors.
APPRÉCIER, s. marquer le prix de différentes choses attribuant son prix à chacunes d’elles. — Priser, telle chose tel prix en frappant dans sa main avec une inclination de tête, vaut tant. — Coûter, S. achetter tant monter un sol, un écu, 6 fr. — Valoir, s. doit, s. donner pour la chose, vaut en elle même tant. — Estimer, 1er sens, juger ce que vaut une chose, s. tenir la chose tantôt d’une main tantôt de l’autre d’un air dubitatif enfin d’un air décidé frapper sur la table en disant par ses gestes cela vaut tant; 2e sens, s. esprit, s. 2, man. pour marquer le respect.
APPRÉHENDER. Montrer de l’index ce que l’on craint, un chien qui veut mordre se retirer en tremblant. — Trembler, s. nat. — Craindre, trembler légèrement en regardant un objet. — Redouter, s. doute v. man. craindre fortement quelqu’un plus fort que soi.
APPRENDRE. Pour soi même, prendre quelque chose dans un livre porter ensuite la main au front à plusieurs reprises comme pour le faire entrer dans l’esprit; 2e sens, apprendre à quelqu’un, porter sa main à son front, où dans un livre pour y prendre quelque chose et le porter au front d’un autre comme pour l’y faire entrer.
APPRÊTER, s. plat qu’on met sur la table et de l’index on goûte la sauce pour voir si elle est bonne. — Assaisonner, s. nat. d’assaisonner une salade.
APPROCHER. Étendre le bras droit et l’approcher du gauche par dégrés.
APPROFONDIR. Faire descendre le bras perpendiculairement pour montrer la profondeur au figuré, approfondir une difficulté, même s. mais figuré. — Creuser, même s., mais des deux mains on ôte la terre.
APPROUVER, s. bien avec un d’approbation, approuver un livre, s. livre, s. écrire, s. bien.
APPUYER. S. nat., sur ses coudes, sur une table.
APRE. S. fruit, s. cracher en faisant la grimace, s. mûr pas, en tâtant le fruit. — Acre, faire une plus forte grimace, s. qui pique la langue.
APRÈS. Plier les doigts de la main droite horizontalement et les présenter ainsi vers le dos.
APTITUDE s. disposition, facilité d’esprit, s. pour.
AQUATILE. s. animal qui nait et qui vit dans l’eau.
AQUILIN. s. nez, avec le doigt on le représente croche comme le bec d’un aigle.
ARABE, s. peuples qui lisent et écrivent à rebour.
ARAIGNÉE, s. petit animal dont avec les doigts on représente des pattes des toiles contre les murs.
ARBITRE, s. contestations entre, s. d’un commun accord choisir une tierce personne qui juge lui à raison.
ARBRE. Passer la main droite perpendiculairement dans la gauche, l’élever bien haut, montrer les branches qui s’étendent fort loin.
ARBRISEAU. Arbres petis.
ARBUSTE, s. arbre petit en élevant pas la main bien haut de terre, s. toujours, grand jamais.
ARC. s. nat.
ARCADE, s. arc en forme de voute, s. passer dessous.
ARCENAL, s. maison, s. assemblage de fusils, d’épées, de casques, etc.
ARCHANGE. s. ange, s. plus.
ARCHE, s. avec les deux mains faire une espèce de vote, s. eau coule dessous; 2e sens, grand coffre, s. les tables de la loi enfermés dedans.
ARCHER. Bandoulière, s. pistolet, s. attaper les voleurs et les conduire et garotter.
ARCHEVÊQUE, s. d’évêque, s. plus.
ARCHIDIACRE, s. diacre, s. plus.
ARCHIMANDITE. s. assemblée de moines, s. 1er qui commande.
ARCHIPEL, s. baisser et élever le poignet de la main droite pour représenter la mer, ensuite étendre les bras pour montrer l’étendue, s. faire voir des îles éparses ça et là.
ARCHITECTE, s. dresser un plan employer le compât, viser, aligner, s. commander des bâties, s. examiner.
ARCHIVE, s. lieu, s. papiers arrangés les uns avec les autres dans des cases, s. ancien, ancien. ARDEUR, s. feu dans le cœur.
ARÈNE. s. lieu ou il y a du sable, combattre.
ARÊTE, s. nat. qui pique.
ARGENT. Faire sonner la bourse, s. faire un petit rond pour montrer les pièces de monnaie.
ARGILE, s. terre molle, s. pour faire des pots.
ARIDE. s. terrre eau pas, s. produit rien. — Sec, s. soleil qui darde ses rayons, s. terre dure, légumes desséchés.
ARISTOCRATIE, s. pays païs, s. plusieurs, s. nobles, distingues, s. gouvernent ensemble.
ARITHMÉTIQUE, s. science de compter, additionner, soustraire, etc.
ARME. s. épée, pistolet, etc.
ARMER, s. assemblage de soldats, on étend les bras pour montrer la multitude.
ARMÉE. Donner a quelqu’uu, une épée, un fusil, etc.
ARMOIRE, s. mettre dans les tiroirs, habits, chemises, etc.
ARMURE, s. casque, cuirasse, bouclier; avec l’index on montre un trait qui vient vers soit et qui est paré.
AROMATE. Onguent dont on se frote le corps, s. sentir bon, beaume, s. plante, s. flairer, s. bon.
ARRACHER, s. nat. d’une plante qu’on enlève de terre avec force.
ARRANGER, s. rad. de mettre en ordre des chaises, des livres, etc. — Déranger, mettre ces différentes choses en désordre, s. de préposition, s. ranger.
ARRÉRAGE, s, rente en arrière, s. paye pas.
ARRÊT. S. rad. d’arrêter, s. roi en parlement qui écrit pendu, etc.
ARRÊTER, s. d’un cocher qui arrête ses chevaux par les rênes, ou bien des deux mains on fait le s. d’aller vite et l’on s’arrête tout à coup.
ARRIÈRE. S. appuyer l’index sur la table pour exprimer le point où l’on est, s. loin derrière soi.
ARRIVER. Présenter devant soi à quelque distance de la poitrine les deux index, ensuite on les roule l’un sur l’autre en les ramenant vers soi, puis passer avec rapidité la main droite perpendiculairement devant la main gauche, les doigts et la paulme tournée vers le visage.
ARROGANCE, s. parler aux autres et les regarder du haut de sa grandeur.
ARRONDIR, s. tracer un carré en retrancher les an-angles.
ARROSER, s. nat.
ARSENIC, s. poison violent, s. mourir tout à coup.
ART. Science, s. du comment en retournant les 5 doigts des deux mains, s. faire bien.
ARTICHAUT, s. nat. et tremper les feuilles dans la sausse.
ARTICLE, s. le, mis au substantif.
ARTICULER, s. prononcer fortement mon si eur, monsieur.
ARTIFICE. 1er sens, s. nat. mettre le feu, l’artifice s’élève dans les airs.
ARTILLERIE, s. maison, s. assemblage de canons. ARTISAN, s. homme, s. raboter, limer, scier, etc.
ARTISTE, s. homme qui travaille avec beaucoup d’esprit, s. bien.
ASCENSION, s. J.-C. monte au ciel, s. fixer, s. vois plus.
ASILE, s. être poursuivis, s. courrir dans un endroit, s. crainds plus.
ASPERGE, s. légume à longue queue, petit grain à l’extrémité, s. trempé dans la sauce.
ASPERGER. s. nat. de l’aspersion de l’eau bénite.
ASPIC. Petit serpent, s. piquer la jambe, s. enflé.
ASPIRER. 1er sens, attirer l’air dans sa poitrine; 2e sens, désirer de l’argent, une mitre, etc.
ASSAISONNER, s. nat. d’assaisonner une salade.
ASSASSINER. s. tuer par derrière à l’improviste.
ASSAUT, s. ville, s. ennemis attaqués, s. monter contre les murailles et faire brèche.
ASSEMBLER, s. appeler de côtés et d’autres, s. ensemble.
ASSEOIR, s. nat.
ASSEZ. Fermer les doigts de la main gauche pour représenter un verre, s. assez par dessus la main droite en élevant la main avec l’air de dire vous avez assez versé de vin, etc.
ASSIDU, s. être toujours présent.
ASSISTER. Etre présent en présentant les deux paulmes de la main; 2e sens, donner l’aumone à pauvre; 3e sens, s. servir, s. malade.
ASSOCIER. Prendre un ou plusieurs compagnons; pour l’exécuter on peut apporter plusieurs négociants qui mettent ensemble de l’argent pour entreprise, ou bien en marchant on en prend un sous le bras, puis un deuxième, puis un troisième, etc.
ASSOMPTION. Fête de la Sainte Vierge, s. monter au ciel.
ASSOMMER. s. grand coup sur la tête, s. tomber et selon les cas s. mourir.
ASSOUPIR, s. de quelqu’un qui lit, qui s’endor, qui se réveille et se réveille.
ASSUJETTIR, s. commandement, s. mettre dessous. — Soumettre, s. mettre dessous.
ASSURER. s. oui, mais fortement et à plusieurs fois, doute pas.
ASTHME, s. respirer avec peine.
ASTRE. Montrer le ciel à plusieurs points, pas bien, écartées les unes des autres, s. briller, s. beaucoup.
ASTROLOGIE, s. sciences des astres, les regarder avec attention, telle chose sera.
ASTRONOMIE, s. science de mesurer la grandeur, con sidérer le mouvement des astres.
ATELIER, s. chambre, s. assemblage d’hommes qui fendent du bois, qui rabotent, etc.
ATHÉE, s. hommes, s. ne croient pas en Dieu, et on y ajoute péché, grand péché.
ATHLÈTE. Hommes courageux montrant ses muscles, courir, lutter, etc.
ATMOSPHÈRE. s. région basse de l’air, s. vapeurs qui sortent de la terre et qui font clignoter.
ATÔME. s. montrer des petits grains de poussière qui voltigent dans les airs.
A TORT, A TRAVERS, s. réflexion pas, s. agiter la main droite, à droit et à gauche comme un étourdi.
ATOURS, s. dame, s. à, s. tour en faisant un demi-cercle en se rengorgeant et montrant ses beaux habits.
ATRABILAIRE, s. bile, eau qui sort de l’intérieur du corps faisant comme si on voulait vomir, s. noire avec un air rêveur et mélancolique.
ATROCE, s. cruel, s. trop grand, avec un air indigné levant les yeux et les mains au ciel.
ATTACHER, s. nat. on attache une estampe, etc., au figuré s. cœur.
ATTAQUER. 1er sens, frapper quelqu’un à coup de poing et tirer l’épée d’un air menaçant; 2e sens, attaquer à la dispute, s. appeller, s. contre, s. parole; 3e sens, attaquer sur un grand chemin le pistolet sur la gorge pour avoir la bource.
ATTEINDRE, s. de montrer la main élevée à une hauteur où l’on atteint.
ATTENDRE, s. vient pas, s. long avec un air d’ennui.
ATTENDRIR. Se dit du cœur, on met les mains sur le cœur à différends endroits comme pour le paitrir, s. miséricorde avec un air de bonté. ATTENTAT, s. péché grand, grand en élevant la main avec un air d’indignation.
ATTENTION, s. penser et rapporter l’index sur la chose dont il s’agit.
ATTESTER, s. oui, fortement et à plusieurs reprises, doute pas j’ai vu, j’ai entendu.
ATTIRER, s. tirer, s. à l’index vers soi; au figuré, s. esprit, s. cœur. — Tirer, s. nat.
ATTITUDE. s. représenter une statue, exemple, la tête appuyée sur le bras.
ATTRAIT, s. fixer la personne, montrer belle figure, pencher le cœur, et porter devant elle les mains d’un air gracieux.
ATTRAPER. 1er sens, s. nat. attraper les mouches, ou quelqu’un à la course; 2e sens, tromper quelqu’un, s. faire, s. croire, et pour exemple on présente à quelqu’un un morceau de craie blanche pour du sucre, on tâche de lui persuader que s’en est, ensuite on se moque de lui.
ATTRIBUER, s. à, s donner.
ATTRISTER. Se presser le cœur avec les deux index du haut en bas avec un air de peine, se passer la main sur la figure pour montrer qu’elle est allongée. — Chagriner, serrer le cœur avec les deux mains élevant les yeux au ciel et montrant son affection par l’air du visage.
ATTRITION. Cœur un peu brisé, s. honte de confesser ses péchés.
AVALER. s. nat.
AVANCER. s. aller, s. avant le tout à plusieurs reprises.
AVANIE. s. battre ou se moquer de quelqu’un, s. tout le monde le huer, s. faire devenir rouge.
AVANT. Diriger vers soi la main droite les doigts recourbés.
AVANTAGE. s. avant, s. plus qu’un autre.
AVANTAGER. s. à vous je donne cinq sols, à vous vingt-quatres.
AVARICE. Grand amour de l’argent, s. mettre à part dans son coffre avec des yeux qui annoncent qu’on a peur qu’il échappe, s. fermer bien.
AUBERGE. s. maison, enseigne à la porte, s. payer, s. manger tous les jours.
AUCUN. s. rien, abverbifié.
AUDACE. s. maître ou supérieur, s. lui parler avec emportement.
Au DEÇÀ. De ce côté-ci, on représente une rivière, et avec la main droite on fait voir qu’on ne la passe pas.
AU-DELA. Par la même, mais on porte son bras par dessus.
AU-DEVANT DE. s. d’un homme qui va au-devânt d’un autre.
AUDIENCE. 1er sens, faire entrer quelqu’un, prêter l’oreille pour l’écouter attentivement, et quand il a parlé, il se retire; 2e sens, s. lieu, s. juges écoutant les plaideurs.
AUDITOIRE. s. assemblée d’hommes qui écoutent.
AVEC. s. creuser les deux mains en demi-cercle et les approcher l’une de l’autre comme si on voulait faire une boule avec une matière molle.
AVÈNEMENT. s. venir, substantif.
AVENIR. s. tems, s. futur.
AVENT. s. venir, s. tems, t, man: heure qui s’écoule.
AVENTURE. s. à, s. venir, s. subst. s. air de surprise et innatendu.
AVENUE. s. maison dans le lointain, s. grande allée devant bordée d’arbre.
AVERSION. s. regarder une personne qui vient, tâcher de l’éviter; le s. détester avec agitation.
AVÉRTIR. s. pousser le bras de quelqu’un avec l’air de dire faites attention, prenez garde à vous.
AVEU. s. moi péché, s. oui, oui.
AVEUGLE. Jetter du tabac dans les yeux, je ne vois plus.
AUGMENTER. s. avancer les deux mains couchées devant soi à partir de l’estomac.
AUGURE. s. regarder les oiseaux voler, s. juger cela sera.
AUGUSTE. s. de vénération, s. à man.
AVIDITÉ. s. désir insatiable, s. toujours en dévorant les yeux.
AVILIR. s. grand d’une main, et de l’autre abbaisser jusqu’à la terre avec un air de mépris. — Mépriser. bouffir et repousser le dehors de la main avec un air de mépris. — Dédaigner, s. daigner, s. man., puis un air de mépris, et pour l’exprimer, s. de quelqu’un qu’on refuse d’embrasser par mépris.
AUJOURD’HUI. s. au, s. jour, qui s’exécute en décrivant avec l’index le cours du soleil du levant au couchant, d’hui s. du présent.
AVIRON. s. nat. de l’instrument qui fait avancer le bateau.
Avis. s. nat. de dire à quelqu’un, il ne faut pas faire telle chose avec un air étonné sans manquer de supériorité, ce qui n’appartient qu’au Conseil.
AVISER. Regarder avec attention à divers points et diriger l’index vers un but, s. viser, s. à.
AUMÔNE, s. pauvre qui baise et tend la main, donner de l’argent.
AUMUCE. s. passer la main droite sur le bras gauche pour représenter la peau de martre que portent les chanoines.
AUNE. s. de mesurer avec l’aune, substantif.
AVOCAT, s. grande robbe, la chausse, les cheveux long, s. plaider.
AVOIR. Ouvrir les deux mains et les approcher de soi en demi-cercle.
AVOUER. Dire oui j’ai fait telle chose, oui moi péché.
AUPARAVANT, s. an, s. par, s. avant.
AUPRÈS DE. s. très près, très approcher la main droite du côté gauche. — Près de, pas de bien près, on tient la main plus éloignée. — Proche de, ne se dit pas des personnes, mais des choses qui ne se touchent pas immédiatement, on montre deux choses, puis avec les deux bras on fait voir qu’elles ne se touchent pas quoique peu éloignée.
AURICULAIRE. s. porter l’index à l’oreille, adj. s. parler bas.
AVRIL. Quatrième mois de l’année.
AURORE. s. nuit pas, jour qui commence, on ouvre les yeux petit à petit avec un air de plaisir en faisant remarquer que le jour s’étend à mesure.
AUSPICE. s. protéger, s. sous les ailes de quelqu’ un.
Aussi. On met une main sur la table, ensuite on en rapproche l’autre et cette réunion forme le signe radical.
AUSSITÔT. Même s. radical, tôt élever rapidement la main droite sur la paulme de la gauche.
AUSTÈRE, s. vie dure, jeûne, mortification.
AUTANT, s. au, ensuite un signe qui annonce qu’il est égal.
AUTEL. s. carré, oblong, cinq croix, une à chaque coin, une au milieu, s. offrir le Saint-Sacrifice.
AUTEUR. s. faire, s. premier, s. homme.
AUTENTIQUE. s. écrit qu’on montre, s. vrai, vrai.
AUTOGRAPHE, s. livre point, s. écrit de la main de l’auteur.
AUTOMATE, s. nat. d’une statue de bois qu’on agite par ressorts.
AUTONNE. s. tems où les feuilles tombent, et où on recueille les fruits des arbres. — Printemps, s. froid plus, s. tems on les arbres commencent à reverdir, s. air de s’épanouir. — Eté, s. tems chaud, s. couper du bled. — Hiver, s. temps froid, présenter les mains devant la cheminée, s. glisser sur la glace.
AUTORISER, s. donner, s. pouvoir.
AUTORITÉ, s. pouvoir, s. donné.
AUTOUR DE. s. un grand cercle qu’on fait doucement avec les mains autour de soi.
Au TRAVERS DE. s. allée q’uil faut passer en avançant devant soi les deux mains, les paulmes se regardant.
AUTRE. Présenter à plusieurs fois les revers de la main droite avec le geste de repousser; exemple, on me présente une plume, non ce n’est pas celle-là que je veux, donnez-m’en un autre, une autre.
AUTREFOIS, s. autre, s. fois, en y joignant le signe du passé pour exprimer qu’on parle d’un tems passé.
AUTREMENT, s. autre, s. manière, en se maniant les mains comme pour comment, s. adv.
AUTRE PART. s. autre, s. part, ici, pas, ailleurs.
AUTRUCHE, s. gros oiseau, s. bec long et pointu, jambe très longue.
AUTRUI, s. pas moi, s. autre homme.
AUXILIAIRE, s. secours, venir au secours.
AXE. s. faire passer une ligne par une boucle et montrer les deux extrémités ou pole.
AXIOME, s. règle, s. claire.
AZIME. s. détremper la farine, levé pas, s. mettre sur le feu.
AZUR. s. bleu de ciel.
Ücretsiz ön izlemeyi tamamladınız.