Kitabı oku: «Visites et études de S. A. I. le prince Napoléon au Palais des beaux-arts»

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Napoléon-Joseph-Charles-Paul Bonaparte

Visites et études de S. A. I. le prince Napoléon au Palais des beaux-arts


Publié par Good Press, 2022

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EAN 4064066336509

Table des matières

INTRODUCTION.

INSTITUTION DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE de l’Industrie et des Beaux-Arts.

INSTITUTION DE L’EXPOSITION DES BEUX-ARTS.

COMMISSION IMPÉRIALE.

ARTICLE PREMIER.

ART. 2.

ART. 3.

ART. 4.

ART. 5.

ART. 6.

JURY D’ADMISSION DES BEAUX-ARTS.

ART. 1 er .

ART. 2.

INSTALLATION

JURY DES RÉCOMPENSES.

COMPOSITION DU JURY MIXTE INTERNATIONAL. SECTION DES BEAUX-ARTS.

CLASSIFICATION OFFICIELLE DES PRODUITS EXPOSÉS AU PALAIS DES BEAUX-ARTS.

ADMINISTRATION SUPÉRIEURE DE L’EXPOSITION DES BEAUX-ARTS.

NOTICE SUR LE PALAIS DES BEAUX-ARTS.

STATISTIQUE DE L’EXPOSITION DES BEAUX-ARTS .

I.

II.

III.

IV.

V.

VI.

VII.

VIII.

SCULPTURE.

GRAVURE ET LITHOGRAPHIE.

ARCHITECTURE.

DISTRIBUTION DES RÉCOMPENSES AUX EXPOSANTS

LISTE DES RÉCOMPENSES ACCORDÉES PAR L’EMPEREUR ET PAR LE JURY INTERNATIONAL

BANQUET OFFERT PAR LA VILLE DE PARIS A S. A. I. LE PRINCE NAPOLÉON ET A LA COMMISSION IMPÉRIALE.

DISTRIBUTION DES RÉCOMPENSES AUX ÉLÈVES DE L’ÉCOLE IMPÉRIALE DES BEAUX-ARTS.

RÈGLEMENT GÉNÉRAL.

EXTRAIT DU RÈGLEMENT GÉNÉRAL,

JURY D’ADMISSION.

TABLEAU DU PERSONNEL ADMINISTRATIF DE LA COMMISSION IMPÉRIALE

INTRODUCTION.

Table des matières

L’Exposition universelle de 1855 est un des grands évènements de notre époque. Conçue au milieu des complications de la question d’Orient, préparée au milieu des préoccupations de la guerre, c’est au bruit du canon que s’est accomplie cette solennité consacrée aux arts, à l’industrie, à la civilisation. On chercherait en vain dans l’histoire des peuples l’exemple d’un pareil concours d’évènements.

Cette grande pensée de la France, qui tend à rapprocher toutes les nations du monde en rapprochant les œuvres de leurs mains, tous les gouvernements l’ont comprise et accueillie avec enthousiasme; tous, dès les premiers jours, se sont préparés avec ardeur à la lutte industrielle et artistique de 1855. En Angleterre, sous l’influence des nombreux comités organisés, l’industrie privée a fait des prodiges d’activité pour rivaliser avec nos produits les plus renommés; les meetings se sont multipliés, et, d’un bout à l’autre de la Grande-Bretagne, l’Exposition de Paris a été le but constant de tous les efforts et de tous les vœux.

En Autriche, en Prusse et dans tous les Etats de l’Allemagne, malgré les agitations de la guerre, et en dehors même de l’action du gouvernement, les industriels et les artistes ont redoublé de zèle pour prendre part à cette lutte pacifique.

Les Expositions de Munich, de Cologne, de Bruxelles, peuvent être considérées comme des essais préparatoires pour la grande Exposition de Paris. En Allemagne, en Espagne, en Italie, les Expositions nationales ont été avancées d’un an. Aucun Etat de l’Europe, enfin, à l’exception de la Russie, n’a fait défaut à la courtoisie de l’appel que leur avait adressé le gouvernement de l’Empereur,

Les produits de tous les pays du monde, depuis l’Angleterre avec ses nombreuses colonies, Malte, l’Ionie, le Cap, l’Afrique de l’Ouest, l’Inde, Maurice, les Antilles, la Guyane, l’Australie, jusqu’aux États lointains de Venezuela, de l’Uruguay, du Chili, de la Bolivie, de la république Dominicaine, jusqu’à la Chine elle-même, sont arrivés en masse dans notre Palais de l’Industrie.

L’Exposition de 1855, ainsi que l’a dit S. A. I. le Prince Napoléon, illustrera la France et l’Europe du XIXe siècle. Elle sera une date fondamentale dans l’histoire de notre époque.

Au point de vue de l’industrie, elle a eu l’avantage de consacrer définitivement l’expérience qui avait eu lieu en Angleterre en 1851, et, en présence de tant de nouveaux produits, elle a permis de juger des progrès faits dans des temps si difficiles par les premières nations du monde.

Au point de vue de l’art, elle a eu une importance non moins grande, car, pour la première fois, une Exposition universelle de l’Industrie s’est trouvée réunie à une Exposition des Beaux-Arts.

L’art, qui, à Londres, se rangeait sous la bannière de l’Industrie, avait à Paris sa bannière à lui. C’est là le côté caractéristique de notre Exposition.

De ces grandes assises de la science, de l’industrie et des arts, de cette grande expérience faite en face du monde entier convié à y prendre part, il doit résulter incessamment de hauts enseignements et des progrès inespérés dans toutes les branches de l’industrie, dans toutes les parties de la science et des arts.

De ces visites de peuple à peuple, de toutes ces facilités de communication, de cet échange d’idées, il doit naître une tendance suprême, irrésistible, qui rendra désormais solidaires les unes des autres les destinées des nations civilisées.

La grande solennité de l’Exposition est une conséquence de nos anciennes Expositions: dans la loi du progrès, de nationales elles sont devenues universelles.

Les Expositions des Beaux-Arts ont précédé de cent trente ans celles de l’Industrie.

C’est au règne de Louis XIV que remontent ces sortes de solennités, appelées à exercer une influence si décisive sur l’avenir des peuples.

Il y eut dix Expositions pendant le long règne de ce souverain. L’Académie, d’après un désir du roi, avait décidé, le 24 décembre 1663, qu’il y aurait tous les ans, le premier samedi de juillet, Exposition dans les salles de ses séances. Telles furent les premières exhibitions publiques qui précédèrent celles des salons du Louvre, La décision de l’Académie ne fut exécutée qu’en 1667, d’après une lettre de Colbert, du 9 janvier 1666, qui régla que ces fêtes de l’art n’auraient lieu que bisannuellement et pendant la semaine-sainte.

Une analyse de ces Expositions, même succincte, mais d’une exactitude rigoureuse, présente un grand intérêt.

EXPOSITIONS DES BEAUX-ARTS.

La première fut ouverte en 1667, sur l’invitation du ministre, et pour célébrer la fondation de l’Académie; elle dura quinze jours, du 9 au 22 avril. Colbert l’honora de sa visite.

La deuxième, tenue du 28 mars au 20 avril 1669, dans la galerie du Palais-Royal et dans la cour du palais Brion ou hôtel Richelieu, fut également visitée par Colbert.

La troisième fut établie aux mêmes lieux, le 20 avril 1671.

La quatrième, du 14 août au 4 septembre 1673, avait été retardée de quelques mois, afin de coïncider avec la fête du roi; elle fut honorée, le 25 août, de la présence du premier ministre.

La cinquième fut inaugurée le 14 août 1675.

Pas d’exposition en 1677 et 1679, à cause des dépenses qu’elles occasionnaient à l’Académie.

La sixième fut ouverte le 14 août 1681; on eut beaucoup de peine à réunir un nombre d’ouvrages suffisant, Lemoyne fut nommé décorateur de l’Exposition.

La septième, retardée par la mort de la Reine, n’eut lieu qu’au mois de septembre 1683.

La huitième, du 20 août au 16 septembre 1699, eut lieu pour la première fois dans la grande galerie du Louvre. — Première mention d’un livret publié par Perrault. Il est cependant certain qu’il en parut un en 1673, ainsi que l’atteste la publication de M. Anatole de Montaiglon; qui a reproduit avec une scrupuleuse exactitude, et d’après le seul exemplaire que l’on connût avant que deux autres fussent retrouvés dans les portefeuilles de la Bibliothèque impériale, la brochure ayant pour titre: Le Livret de l’Exposition faite en 1673, dans la cour du Palais-Royal.

La neuvième, du 12 septembre au 8 novembre 1704, dans la grande galerie du Louvre.

La dixième eut lieu le 25 août 1706, à l’occasion de la fête du roi, pour offrir aux regards du public les morceaux de réception et les objets d’art appartenant à l’Académie; elle ne dura qu’un jour.

Le règne de Louis XV est marqué par vingt-six expositions, de 1725 à 1773.

La onzième, du 25 août au 2 septembre 1725, dans le salon carré, entre la galerie d’Apollon et la grande galerie du Louvre.

La douzième, dans la galerie d’Apollon, du 30 mai au 30 juin 1727, produit du concours ouvert entre les principaux officiers de l’Académie. Le duc d’Antin demande l’avis motivé des académiciens non-exposants sur le mérite des compositions exposées.

La treizième, ouverte le 18 août 1737, dans 16 salon carré du Louvre. Stiémart décorateur: 286 sujets; 69 exposants: 49 peintres, 10 sculpteurs, 8 graveurs en taille-douce, 2 graveurs en médailles. Il y eut un livret,

La quatorzième, le 18 août 1738, toujours dans le salon carré, fut peu nombreuse.

La quinzième, du 6 au 30 septembre 1739, dans le salon carré. Stiémart décorateur; Reydelet chargé du livret. 40 exposants; 119 ouvrages: 82 peintures, 14 sculptures, 12 gravures, 5 miniatures, 6 paysages, La seizième se tient du 18 août au 1er septembre 1740.

La dix-septième, du 1er au 10 septembre 1741. Portail remplace comme décorateur Stiémart, décédé le 19 août de la même année.

La dix-huitième, du 1er au 31 août 1742. Livret par Reydelet; Portail décorateur. 75 exposants; 186 sujets: 123 peintures, 19 sculptures, 40 gravures en taille-douce, 4 paysages.

La dix-neuvième reste ouverte du 5 au 26 août 1743.

La vingtième, tenue du 20 août au 23 septembre 1745. 53 exposants; 214 ouvrages: 140 peintures, 19 sculptures, 40 gravures, 15 paysages. Portail décorateur; livret par Reydelet.

La vingt et unième, ouverte le 25 août, jour de la Saint-Louis, fête du roi, finit le 25 septembre 1746. Origine du Jury. Commission prise dans le sein de l’Académie pour examiner les ouvrages.

La vingt-deuxième, ouverte le 25 août 1748. Reydelet et Portail chargés du livret et des décorations. 60 exposants; 146 sujets: 121 tableaux, 8 sculptures, 14 gravures. A cette exposition se remarquaient 11 tableaux exécutés sous les ordres du roi, qui en commanda dix autres après la clôture.

La vingt-troisième, ouverte le 25 août 1748, dans le salon carré du Louvre et une partie de la galerie d’Apollon. Portail décorateur; livret par Reydelet. 48 exposants dans le grand salon; 158 sujets exposés: 110 peintures, 17 sculptures, 31 gravures; 7 tableaux du peintre Troy figuraient dans la galerie d’Apollon. Pigalle avait exposé dans son atelier, cour du vieux Louvre, trois statues en marbre.

La vingt-quatrième, dans le salon carré du Louvre, du 25 août au 25 septembre 1750. Portail décorateur.

La vingt-cinquième, le 25 août 1751. Portail décorateur; Reydelet rédige le livret. 47 exposants, 158 compositions: 130 tableaux, 14 sculptures, 14 gravures.

La vingt-sixième, ouverte le 25 août 1753.

La vingt-septième, le 25 août 1755..

La vingt-huitième commence le 25 août 1757. 57 exposants; 225 sujets: 148 tableaux, 23 sculptures, 41 gravures. Reydelet rédacteur du livret; Portail décorateur.

La vingt-neuvième, le 25 août 1759. Portail, étant mort le 4 novembre de la même année, a pour successeur Chardin.

La trentième, 25 août 1761. Reydelet. chargé du livret; Chardin décorateur. 53 exposants: 33 peintres, 9 sculpteurs, 11 graveurs; 228 ouvrages: 167 peintures, 40 sculptures, 28 gravures.

La trente et unième, le 15 août 1763. 57 exposants: 38 peintres, 9 sculpteurs, 9 graveurs, 1 tapissier; 300 ouvrages: 250 peintures, 30 sculptures, 19 gravures, et une tapisserie des Gobelins représentant le portrait du roi, d’après Louis-Michel Vanloo.

La trente-deuxième, le 25 août 1765. Un livret. 70 exposants: 42 peintres, 15 graveurs, 11 sculpteurs, 2 tapissiers; 432 sujets: 316 tableaux, 46 sculptures, 68 gravures, 2 tapisseries.

La trente-troisième, le 25 août 1767. Livret. 64 exposants: 45 peintres, 8 sculpteurs, 11 graveurs; 485 compositions: 347 peintures, 40 sculptures, 38 gravures.

La trente quatrième, le 25 août 1769, 68 exposants: 44 peintres, 10 sculpteurs, 12 graveurs, 2 tapissiers; 425 sujets: 293 peintures, 40 sculptures, 73 gravures, 2 tapisseries. Livret.

La trente-cinquième, 25 août 1771. Livret. 70 exposants: 43 peintres, 12 sculpteurs, 12 graveurs; 532 ouvrages: 359 peintures, 79 sculptures, 14 gravures. Hors du Louvre: 10 tableaux de bataille avaient été exposés à Versailles, dans les salons du ministère de la guerre.

La trente-sixième, le 25 août 1773. Livret. 60 exposants: 38 peintres, 12 sculpteurs, 10 graveurs; 479 sujets: 331 peintures, 65 sculptures, 80 gravures, 3 tapisseries.

Durant le règne de Louis XVI se succèdent sans interruption, de 1775 à 1791, neuf expositions bisannuelles.

La trente septième a lieu, suivant l’usage consacré par les deux précédents règnes, le jour de la Saint-Louis, et s’ouvre, en conséquence, le 25 août 1775 pour n’être close que le 25 septembre suivant. Vien avait consenti à se charger de l’arrangement du local, sans qu’aucun honoraire fût attribué à cette tâche. Il parut un livret.

La trente-huitième, le 25 août 1777. Invitation est faite à la Commission d’examen d’apporter toute la sévérité nécessaire dans l’admission des œuvres. Lagrénée aîné pourvoit avec Renou, secrétaire de l’Académie, à la décoration de l’Exposition.

La trente-neuvième, du 25 août au 3 octobre 1779. 71 exposants: 47 peintres, 12 sculpteurs, 12 graveurs; 428 ouvrages: 290 tableaux, 80 sculptures, 58 gravures. Renou se charge de la rédaction du livret.

La quarantième, le 25 août 1781. 71 exposants: 49 peintres, 12 sculpteurs, 11 graveurs; 534 compositions: 348 peintures, 66 sculptures, 122 gravures; Livret par Renou.

La quarante et unième, le 25 août 1783. 63 exposants: 38 peintres, 12 sculpteurs, 12 graveurs et 3 tapissiers; 436 ouvrages: 304 peintures, 64 sculptures, 68 gravures et 3 tapisseries. Renou reçoit 600 livres pour la rédaction du livret. La décoration du salon est confiée à Amédée Vanloo.

L’année suivante; 1784, exposition spéciale du concours ouvert pour les sculpteurs, à l’occasion de la découverte du système aérostatique.

La quarante-deuxième, le 25 août 1785. 72 exposants: 44 peintres, 18 sculpteurs, 10 graveurs; 504 sujets: 292 tableaux, 98 sculptures, 114 gravures. Au milieu de la période affectée à l’Exposition, on songe pour la première fois à changer de place les principaux tableaux, afin de mettre dans le meilleur jour celles de ces œuvres qui avaient été jusque-là moins bien partagées.

La quarante-troisième, le 25 août 1787. Livret par Renou. 76 exposants: 46 peintres, 18 sculpteurs, 12 graveurs; 402 ouvrages: 291 peintures, 69 sculptures, 42 gravures.

La quarante-quatrième, le 25 août 1789, 89 exposants: 55 peintres, 25 sculpteurs, 9 graveurs; 453 envois: 293 peintures, 116 sculptures, 44 gravures. Livret.

La quarante-cinquième, le 25 août 1791. 71 admis: 44 peintres, 21 sculpteurs, 6 graveurs; 426. sujets: 274 peintures, 113 sculptures, 30 gravures. Commission d’examen pour la réception des ouvrages, formée de six officiers de l’Académie et d’autant d’académiciens tirés au sort. Livret par Renou.

Durandeau décorateur.

Neuf expositions annuelles signalèrent, de 1793 à 1802, le passage de la République, du Directoire et du Consulat.

La quarante-sixième, tenue en 1793.

La quarante-septième, en 1795.

La quarante-huitième, en 1796.

La quarante-neuvième, en 1797.

La cinquantième, en 1798.

La cinquante et unième, en 1799.

La cinquante-deuxième, ouverte en 1800. Les arts commencent à renaître. 54 exposants; 275 ouvrages.

La cinquante-troisième; en 1801, 268 admis; 485 envois. Les privilèges académiques avaient disparu.

La cinquante-quatrième, en 1802. 291 exposants; 557 ouvrages.

Sous le premier Empire, de 1804 à 1814, cinq expositions bisannuelles ont eu lieu.

La cinquante-cinquième, en 1804. L’impulsion était donnée, comme le prouvent les chiffres qui vont suivre: 315 exposants, 701 ouvrages.

La cinquante-sixième, en 1806. 360 admis; 699 envois.

La cinquante-septième, en 1808. 411 exposants, 802 compositions.

La cinquante-huitième, en 1810. Le développement artistique est de plus en plus manifeste. 531 exposants répondent à l’appel, et 1,171 ouvrages sont acceptés.

La cinquante neuvième, en 1812. 557 exposants: 1,239 sujets.

Pendant le règne de Louis XVIII, cinq expositions furent ouvertes de 1814 à 1824.

La soixantième, en 1814. 507 admis; 1,359 ouvrages.

La soixante-unième, en 1817. 458 exposants, 1,064 envois.

La soixante-deuxième, en 1819. 620 exposants; 1,702 compositions.

La soixante-troisième, en 1822. Le mouvement se maintient: 585 admis; 1,802 envois,

La soixante-quatrième, en 1824, 779 exposants; 2,371 sujets.

Charles X ne vit s’accomplir sous son règne qu’une seule exposition.

La soixante-cinquième, en 1827, 732 exposants; 1,834 ouvrages.

Toutes les années du règne de Louis-Philippe, moins 1832, époque de l’invasion du premier choléra en France, ont été marquées par une exposition des Beaux-Arts.

La soixante-sixième, en 1831. Cette exposition dépasse de beaucoup toutes les précédentes sous le rapport du nombre des artistes et de la quantité de leurs productions, car elle ne compte pas moins de 1,180 admis, avec 3,211 ouvrages.

La soixante-septième, en 1833. 1,190 exposants; 3,318 envois.

La soixante-huitième, en 1834. 1,079 exposants; 2,314 ouvrages.

La soixante-neuvième, en 1835. 1,231 admis;2,536 compositions.

La soixante et dixième, en 1836. 1,078 exposants; 2,122 envois.

La soixante et onzième, en 1837. 1,065 exposants; 2,130 ouvrages.

La soixante-douzième, en 1838.1,023 admis; 2,310 sujets.

La soixante treizième, en 1839. 1,249 exposants; 2,465 productions.

La soixanie-quatorzième, en 1840. 1,010 exposants; 1,849 ouvrages.

Là soixante-quinzième, en 1841.1,211 admis; 2,280 compositions.

La soixante-seizième, en 1842. 1,158 exposants; 2,121 ouvrages.

La soixante-dix-septième, en 1843. 999 exposants; 1,597 compositions.

La soixante-dix-huitième, en 1844.1,327 exposants; 2,423 œuvres.

La soixante-dix-neuvième, en 1845. 1,272 admis; 2,332 sujets.

La quatre-vingtième, en 1846, offre le curieux incident de 1,251 artistes reçus, sur 4,357 qui se présentaient; 2,412 ouvrages furent exposés.

Ainsi, de la dernière année du XVIIIe siècle à 1846, c’est-à-dire dans un intervalle de quarante-sept ans, 29 expositions ont été ouvertes à Paris, et on y a vu figurer 49,205 ouvrages appartenant aux diverses branches des beaux-arts. Durant ce même intervalle, dix années ont été privées de solennités de ce genre: parmi ces années figurent celles de la double invasion de la France en 1815, de là révolution de Juillet en 1830, et du choléra en 1832.

La République de 1848 a eu quatre expositions.

La quatre-vingt et unième, en 1848, au Louvre comme les précédentes. Suppression absolue du jury; liberté illimitée de l’art et de ses produits; admission de tous les ouvrages présentés, au nombre de 5,180, dont: 4,598 peintures, 335 sculptures, 38 projets d’architecture, 136 gravures, 73 lithographies.

La quatre-vingt-deuxième, en 1849, au palais des Tuileries. 2,586 ouvrages, dont: 2,093 peintures; 254 sculptures, 108 projets d’architecture, 64 gravures, 47 lithographies.

La quatre-vingt-troisième, des derniers jours de 1850 aux premiers mois de 1851, dans les appartements et la cour du Palais-Royal. 3,923 compositions: 3,150 peintures, 466 sculptures, 100 projets d’architecture, 128 gravures, 79 lithographies.

La quatre-vingt-quatrième, du 1er avril au 1er juillet 1852, au même lieu que la précédente. 1,087 exposants; 1,757 ouvrages reçus: 1,280 peintures, 270 sculptures, 88 gravures, 52 lithographies, 67 projets d’architecture. Les travaux de la statuaire mêlés à ceux de la peinture.

Depuis l’avènement du second empire, Paris compte une Exposition des Beaux-Arts.

La quatre-vingt-cinquième, en 1853, dans les bâtiments et dépendances de l’ancien hôtel des Menus-Plaisirs. 1,708 sujets se classant de la manière suivante: 1,208 peintures, 321 sculptures, 102 gravures, 60 lithographies, 75 projets d’architecture, 2 plans en relief, l’un du Louvre achevé, l’autre des Halles centrales.

La distribution des récompenses, à la suite de cette solennité, eut lieu dans le grand salon carré du Louvre, en présence de S. A. I. le Prince Napoléon.

Le Moniteur en rendit compte en ces termes:

«La distribution des récompenses accordées aux artistes qui se sont distingués à l’Exposition de 1853 a eu lieu aujourd’hui dans le grand salon carré du Louvre. A droite de l’estrade étaient placés MM. les membres du jury; à gauche, MM. les membres de l’Académie des Beaux-Arts. Un nombreux public, composé en grande partie de jeunes artistes et de leurs familles, remplissait le reste du salon.

«A trois heures précises, S. A. I. le Prince Napoléon, accompagné de M. Achille Fould, ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur, et suivi des officiers de sa maison, a été reçu au pied du grand escalier par M. le comte de Nieuwerkerke, directeur général des Musées impériaux, et par MM. les secrétaires généraux du Ministère de la Maison de l’Empereur et du Ministère d’Etat.

«Le Prince a pris place au fauteuil, ayant à sa droite M. le Ministre d’Etat, à sa gauche M. le comte de Nieuwerkerke, et a prononcé l’allocution suivante:

«Messieurs,

«Nulle mission ne pouvait m’être plus agréable que celle qui m’est confiée aujourd’hui par l’Empereur. Je suis fier et heureux de venir en son nom encourager les efforts et récompenser le mérite des artistes qui ont paru avec le plus d’éclat à l’Exposition de cette année.

«Dans notre pays d’égalité, où le partage des fortunes tend à niveler les conditions en Universalisant le bien-être, l’Etat doit se substituer aux particuliers, afin d’accomplir ce qu’ils ne pourraient tenter par eux-mêmes. De là les encouragements nombreux que le Gouvernement accorde et les dépenses qu’il fait pour maintenir l’art en France au degré d’éclat et de grandeur où il est parvenu.

«Aucun des régimes précédents n’y a manqué, rendons-leur cette justice; mais qu’il me soit permis de dire avec le même sentiment d’équité, que jamais un champ plus vaste ne fut ouvert aux arts que par l’Empereur actuel. En faut-il d’autres preuves que l’impulsion générale donnée à tous les travaux d’embellissement de la capitale, et surtout l’achèvement du Louvre?

«C’est une grande et féconde pensée, Messieurs, que d’avoir rattaché l’inauguration du nouveau Louvre qui s’élève, à l’ouverture de l’Exposition décrétée pour 1855, Exposition universelle où viendront s’étaler, auprès des produits de l’industrie du monde, entier, les œuvres d’art de quelques peuples privilégiés, parmi lesquels la France tient le premier rang. Mieux qu’aucun autre, elle a su jusqu’à ce jour, par le goût, qui est une des puissances de l’art, ennoblir le domaine de l’industrie, et nous avons le droit d’espérer, en présence des travaux que nous venons couronner aujourd’hui, qu’en 1855 notre belle et chère patrie se montrera digne d’elle-même.»

«Après ce discours, suivi d’applaudissements chaleureux, M. le Ministre s’est exprimé ainsi

«Messieurs,

«L’Empereur, en me chargeant de vous remettre les récompenses décernées par le jury, m’a confié une mission qui m’est bien douce. Je suis heureux de me trouver entouré de l’élite de nos artistes et de pouvoir lés féliciter de leur légitime succès. Déjà l’affluence extraordinaire attirée par l’Exposition vous a montré combien le pays s’intéresse à vos travaux. En France, la prospérité des arts est un bonheur public; leur décadence semblerait un pas rétrograde dans la marche de la civilisation.

«A de rares intervalles, quelques hommes semblent choisis par la Providence pour présider à ces époques de rénovation où se manifestent à la fois toutes les productions du génie. Dans les arts on citera toujours les siècles de Périclès et de Léon X; dans les lettres, le siècle d’Auguste et celui de Louis XIV. L’honneur d’attacher son nom à ces époques signalées par les plus beaux développements de l’intelligence est sans doute le plus grand que puisse ambitionner un souverain. Si, pour l’obtenir, il suffisait d’assurer aux études libérales le calme sans lequel elles ne peuvent subister, de faire régner fa paix au-dedans par de sages institutions, au dehors par une politique habile et ferme, j’oserais prédire de quel nom notre époque s’appellera dans l’histoire. Mais, Messieurs, vous le savez, ni la protection éclairée d’un prince, ni sa munificence ne peuvent créer des chefs-d’œuvre. Pour les produire, il faut l’amour de l’art, une foi vive, des convictions fermes, l’étude constante du beau, l’inspiration, enfin, qui suit les méditations profondes.

«Le succès de l’Exposition de 1853 m’autoriserait à ne vous adresser que des éloges; je vous estime trop, j’ai trop confiance en vous pour ne pas mêler quelques conseils aux louanges qui vous sont dues.

«Je crois être l’interprète des critiques les plus judicieux en remarquant que les productions de cette année dénotent des progrès sensibles dans la partie technique de l’art, dans l’imitation matérielle. Tout en applaudissant à ce résultat, tout en rendant justice à des œuvres remarquables, on peut regretter de ne pas voir nos jeunes artistes poursuivre le beau idéal avec la même ardeur qu’ils apportent à l’étude de la réalité. On souhaiterait qu’à l’exemple des anciens maîtres, ils cherchassent à concilier l’idéal et la réalité, en unissant la contemplation du type éternel du beau à l’étude intelligente des formes et des scènes que le spectacle de la nature offre à nos yeux.

«Les œuvres des maîtres, Messieurs, vous prouvent qu’il n’y a point de but si élevé où leur génie n’ait atteint. Imitez leur généreuse audace. Vous avez, vous aussi, le droit d’être ambitieux; et croyez que le talent grandit toujours dans une noble lutte, quelle qu’en soit l’issue, tandis qu’il s’énerve et s’épuise bientôt à cher. cher de faciles triomphes.

«Aujourd’hui, dans un siècle comme le nôtre, sous un Prince qui s’applique à écouter l’opinion, cette voix du peuple et de Dieu, le talent n’a pas à craindre de demeurer méconnu. Ma constante sollicitude sera de le rechercher, en m’entourant, de toutes les lumières pour le découvrir; car, ce que je regarde comme la plus noble de mes attributions, c’est de lui offrir l’occasion de nouveaux succès en lui demandant de nouveaux efforts. Mais, en même temps, un devoir sérieux m’est imposé, et je saurai le remplir.

«Dans les temps malheureux que nous venons de traverser, mes prédécesseurs ont dû employer toutes les. ressources mises à leur disposition pour ne pas interrompre des travaux qui reçoivent d’ordinaire leur encouragement des fortunes privées. Dans la détresse publique, le Gouvernement devait se préoccuper vivement du sort des artistes: la prospérité revenue; il n’y a plus à songer qu’aux intérêts de l’art. Désormais, l’administration ne disséminera plus ses encouragements: elle assurera aux talents qui se révèlent les moyens de se perfectionner; elle offrira de grands travaux aux talents mûris par l’expérience. De tous côtés, sur l’ordre de l’Empereur, s’élèvent d’immenses constructions; des édifices longtemps négligés vont reprendre leur splendeur première; tous nos monuments demandent à la peinture, à la sculpture leur plus noble, décoration. L’intention du Gouvernement est que ces travaux se distinguent par l’unité de pensée et d’exécution, qui, trop souvent, a fait défaut dans des entreprises semblables. C’est vous dire, Messieurs, qu’il n’en confiera la direction qu’à des hommes éprouvés par le succès et désignés par l’opinion. Mais à côté des chefs d’école, plus d’une place honorable est réservée au talent modeste qui sait attendre, sous la conduite d’un guide sûr, le moment de s’élancer au premier rang. «Maniez la rame avant le gouvernail,» c’est un précepte qui, aujourd’hui plus que jamais peut-être, mérite d’être remis en honneur.

«L’Exposition de 1853 est terminée. Elle laisse d’honorables souvenirs, elle fait concevoir de grandes espérances. Dans deux ans, vous vous représenterez à une épreuve encore plus solennelle. En 1855, les productions des artistes de toute l’Europe, du monde entier, seront exposées avec les vôtres. Les étrangers, dont plusieurs vont aujourd’hui partager vos couronnes, connaissent l’impartialité de leurs juges, la loyauté et la courtoisie de leurs rivaux; ils répondront, je l’espère, à notre appel. En France, le mérite, de quelque part qu’il vienne, a toujours sa place à nos fêtes nationales. Pour vous, Messieurs, vous vous souviendrez que vous avez la gloire du pays à soutenir, et je suis sûr que la grandeur et l’élévation du but, en stimulant votre ardeur, assureront votre succès.» (Applaudissements unanimes).

M. le Directeur des Musées impériaux a pris ensuite la parole en ces termes:

«Après les paroles que viennent de prononcer S. A. 1. le Prince Napoléon et Son Exc. le Ministre d’État et de la Maison de l’Empereur, il m’est réservé l’honneur de vous faire connaitre les noms de ceux d’entre vous qui ont mérité des récompenses à différents degrés.

«Quant à la liste des ouvrages distingués par le jury, elle contient heureusement les noms d’un si grand nombre d’artistes, que le Moniteur seul la fera connaître au public.

«Vous avez en cela, Messieurs, la preuve qu’au Salon de 1853, la moyenne des œuvres exposées est supérieure à celles des années précédentes.»

Les récompenses obtenues à la suite du Concours de 1854 se divisent ainsi: Peinture, 3 médailles de 1re classe, 6 médailles de 2e classe, 12 de 3e classe.

Sculpture: 2 médailles de 1re classe, 4 de 2e, 6 de 3e.

Architecture: 3 médailles de 2e classe et 3 de 3e (Il n’y a pas de 1re classe).

Gravure et Lithographie: une médaille d’honneur, une médaille de 1re classe, 2 de 2e, 4 de 3e.

En outre, deux nominations d’officier et dix de chevalier eurent lieu dans l’ordre impérial de la Légion-d’ Honneur.

L’idée des Expositions de l’Industrie est également née en France. La première a eu lieu en 1798, pendant que le général Bonaparte dirigeait l’expédition d’Égypte. De 1798 à 1855, tous les gouvernements qui se sont succédé ont plus ou moins favorisé cette institution nationale, qui doit exercer une influence si décisive sur les relations industrielles et politiques de toutes les nations.

Plus que tous les autres gouvernements, celui de l’empereur Napoléon Ier devait comprendre et féconder cette idée nationale. Après la paix de Lunéville, en 1801, un décret du Premier Consul portait qu’une Exposition des produits de l’industrie française aurait lieu au Louvre, dans le palais des rois. De 1801 à 1806, quatre expositions successives eurent lieu, et le chiffre des exposants, qui en 1798 était à peine de 110, s’élevait en 1806 à 1,122, chiffre énorme pour une époque où les grands appareils mécaniques étaient à peu près inconnus en France. Cette Exposition de 1806 avait tellement satisfait l’Empereur, qu’il fit dresser par le ministre de l’intérieur une statistique des forces industrielles de la France.

On sait avec quelle constante sollicitude l’Empereur, au milieu de ses grandes expéditions européennes, se préoccupait des progrès de l’industrie en France. Un fait significatif, entre tous, est celui-ci: lors de la création de l’ordre de la Légion-d’Honneur, l’Empereur accorda la première décoration, non pas à un général victorieux, ni à un ministre plénipotentiaire, ni à un grand fonctionnaire de l’État, mais à un savant laborieux et modeste, à Lacépède, continuateur de Buffon. Aussi l’Empire avait-il pénétré profondément dans les entrailles de la France. Le premier de tous les souverains, Napoléon, avait établi la véritable égalité devant la loi, devant le travail, devant le courage, devant la gloire; le premier, il avait dit au monde qu’on arrivait à tous les emplois, à toutes les charges, à toutes les dignités, par tous les services; que la charrue du laboureur, le fusil du grenadier, la méditation du magistrat, le compas du savant, le pinceau de l’artiste, la plume de l’écrivain, étaient, à ses yeux, des instruments propres à acquérir la considération et la supériorité sociale. A l’appui de cette maxime, il avait le premier, sur le vêtement du travail, attaché l’insigne de la Légion-d’Honneur: du fils de l’artisan et du fils du laboureur il avait fait des généraux, des maréchaux, et même des princes.

Sous la Restauration, trois Expositions eurent lieu; seulement le chiffre des exposants resta à peu près stationnaire, entre 1,600 et 1,700. De 1830 à 1848, trois expositions eurent également lieu, et à la dernière, celle de 1844, le nombre des exposants s’élevait à 3,960. L’Exposition de 1849 fut beaucoup plus importante: 4,500 exposants y prirent part, et ses produits furent très-remarquables; c’était un grand progrès au sortir d’une révolution.

EXPOSITIONS DE L’INDUSTRIE.

Première Exposition, tenue au Champ-de-Mars, sous le Directoire, à partir du 1er vendémiaire an VII (22 septembre 1798).

Deuxième, au Louvre, sous le Consulat, à la fin de septembre 1801, pendant les jours complémentaires de l’an IX.

Troisième, en 1802, sur l’esplanade des Invalides, fin de l’an x, également sous le Consulat.

Quatrième, en 1806, au même endroit que la précédente, fut la seule de l’Empire. Des annexes durent être établies dans une longue suite de constructions provisoires en bois, dans les bâtiments de l’administration des ponts-et-chaussées, au Petit-Bourbon et dans la cour du Louvre.

Cinquième, en 1819, sous Louis XVIII, dans les salles et galeries du premier étage du Louvre, ainsi que dans la cour du Palais.

Sixième, encore sous le règne de Louis XVIII, en 1823, et dans les mêmes lieux que l’Exposition de 1819.

Septième, sous le règne de Charles X, en 1827; on retourne à l’esplanade des Invalides.

Huitième, en 1834, sous Louis-Philippe, place Louis XV.

Neuvième, en 1839, au carré Marigny, dans les Champs-Élysées.

Dixième, en 1844, sur le même emplacement que la précédente.

Onzième, en 1849, sous la Présidence, et toujours au carré Marigny.

Le décret du 8 mars 1853, qui a institué l’Exposition universelle de Paris, fera époque dans nos annales. C’est l’application sur une grande échelle de l’idée éclose au commencement de ce siècle, c’est la glorification du principe qui domine notre temps: l’association de l’intelligence et du travail.

INSTITUTION DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE de l’Industrie et des Beaux-Arts.

Table des matières

Le décret impérial instituant l’Exposition universelle est du 8 mars 1853. Ce décret porte:

ARTICLE PREMIER. — Une Exposition universelle des produits agricoles et industriels s’ouvrira à Paris, dans le Palais de l’Industrie, au carré Marigny, le 1er mai 1855, et sera close le 15 septembre suivant.

ARTICLE DEUXIÈME. — L’Exposition quinquennale qui, aux termes de l’article 5 de l’ordonnance du 4 octobre 1833, devait s’ouvrir le 1er mai 1854, sera réunie à l’Exposition universelle.

Dès le 26 mars, le ministre des affaires étrangères l’avait notifié à tous les gouvernements, et, le 31 du même mois, les ministres de la guerre et de la marine le faisaient connaître à l’Afrique française et à nos colonies.

Le 8 avril, une circulaire du ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics invitait les préfets à provoquer le concours efficace des chambres de commerce; et, dans les derniers jours de mai, le Moniteur publiait déjà les réponses et les adhésions des départements et des gouvernements étrangers.

Pour compléter la pensée de l’Empereur, un nouveau décret du 22 juin rattachait l’Exposition universelle des Beaux-Arts à celle des produits de l’agriculture et de l’industrie.

Enfin, le décret du 24 décembre instituait une commission composée de notabilités de la science, de l’agriculture, du commerce, de l’industrie et des arts, et chargée, sous la présidence de S. A. I. le Prince Napoléon, de régler et diriger l’ensemble et les détails de l’Exposition universelle. Le 29 décembre, le prince Napoléon réunissait pour la première fois les membres de la Commission, et leur exposait ainsi le programme de leurs travaux.

«L’Empereur nous confie une noble et honorable mission en nous chargeant d’organiser ce grand concours, dans lequel la France se montrera digne d’elle-même par l’empressement que ses artistes et ses industriels mettront à répondre à l’appel qui leur est fait.

«Notre devoir vis-à-vis des étrangers est de les recevoir avec une large et bienveillante hospitalité.

«Toutes les opinions, en matière d’économie politique, sont représentées dans notre réunion, non pour se livrer à des discussions stériles en dehors de notre mission, mais pour concourir avec une égale ardeur, quel que soit leur point de vue, à la réussite de cette œuvre qui doit illustrer la France et l’Europe du dix-neuvième siècle.

«Sur ce point, Messieurs, nous devons être tous d’accord.

«L’Empereur a témoigné sa haute impartialité en réunissant en un même faisceau les sommités de la politique, des sciences, des arts, de l’industrie et du commerce.

«Pour la première fois, à une Exposition universelle de l’industrie se trouvera réunie une Exposition universelle des beaux-arts.

«Il appartient à notre pays de donner l’exemple de cette alliance, qui va si bien à son génie initiateur.

«J’espère, Messieurs, que la confiance la plus entière présidera à nos rapports, et je vous demande pour voire président une indulgence dont il a besoin.

«Sentant mon insuffisance pour la grande mission que la confiance de l’Empereur a bien voulu me donner, j’y apporterai au moins le zèle le plus ardent et la ferme volonté de bien faire, cette première condition du succès.

«Les questions que nous aurons à résoudre sont nombreuses et compliquées; elles touchent à une multitude d’intérêts divers. Je me propose de les soumettre à votre décision, successivement et à mesure qu’elles se présenteront, pour ne pas nous surcharger inutilemeut dès le commencement de nos travaux.

«Elles se divisent naturellement en deux grandes parties: les décrets que nous avons à provoquer de la part de Sa Majesté, les questions que nous avons à résoudre de notre propre autorité. »

Le Prince Napoléon, en acceptant la mission qui lui était confiée, en avait compris toute l’importance, et, avec cette ardeur d’intelligence qui le caractérise, il s’était mis à l’œuvre résolument. Il n’a cessé, depuis l’origine, de s’occuper avec la plus constante activité des travaux de la Commission. Le Prince a présidé lui-même toutes les réunions qui ont eu lieu, et a voulu préparer, dans le sens le plus large et le plus libéral, c’est-à-dire le plus conforma à l’esprit de la France, toutes les mesures nécessaires pour assurer le succès de cette grande entreprise.

Organisation de l’administration centrale, règlement intérieur, règlement général, constitution des comités nationaux et étrangers, instructions générales et spéciales pour la France, pour les colonies, pour les autres nations, appropriation des locaux qui doivent renfermer les divrs produits de l’agriculture, de l’industrie et des arts: le Prince a voulu que tous ces travaux préparatoires fussent terminés avant son départ pour l’Orient.

Le règlement général qui sert de base à tous ces travaux a été publié dans le Moniteur du 6 avril dernier. Ce règlement a été préparé par une sous-commission créée au sein de la Commission impériale, présidée par le Prince Napoléon, et composée de MM. le duc de Mouchy, le comte de Lesseps, Le Play, Legentil, Schneider, Émile Pereire, le général Morin, Vaudoyer, Arlès-Dufour et Adolphe Thibaudeau. Les ministres d’État et de l’agriculture, du commerce et des travaux publics, le président du conseil d’État, ont également pris part à cette œuvre.

Le règlement général contient les dispositions les plus libérales pour les exposants français et étrangers. Tous leurs produits sont traités sur le pied de la plus complète égalité ; ils sont transportés gratuitement: les produits français, depuis le lieu de production; les produits étrangers, depuis la frontière. Toutes facilités sont données à l’introduction des produits, étrangers; la protection la plus efficace est assurée aux dessins et aux inventions; en un mot, rien n’a été négligé pour répondre à la grande pensée de l’Exposition universelle.

La sous-commission, émanation directe de la Commission, n’a cessé, depuis le départ du Prince, de fonctionner activement, sous la présidence de Son Exc. M. le ministre d’État; elle a publié successivement des instructions, des circulaires, un Système de classification pour servir de base à la composition des collections de produits à exposer, au classement de ces produits dans le palais de l’Exposition, et aux travaux du Jury inter national; en un mot elle a procédé à l’application de toutes les mesures prescrites par le règlement, et a préparé les éléments de succès de l’Exposition de 1855. Ces décrets, règlements, instructions, circulaires, traduits dans toutes les langues, se trouvent aujourd’hui répandus dans toutes les parties du monde.

L’inauguration de l’Exposition universelle a eu lieu le 15 mai, en présence de l’Empereur et de l’Impératrice, des membres de la famille impériale, des hauts dignitaires de la couronne, et des grands corps de l’État.

S. A. I. le Prince Napoléon a prononcé le discours suivant, qui restera comme la préface de l’histoire de notre Exposition universelle:

«SIRE,

«L’Exposition universelle de 1855 s’ouvre aujourd’hui, et la première partie de la tâche que vous nous avez donnée est remplie.

«Une Exposition universelle, qui, en tous temps, eût été un fait considérable, devient un fait unique dans l’histoire par les circonstances au milieu desquelles celle-ci se produit. La France, engagée depuis un an dans une guerre sérieuse, à huit cents lieues de ses frontières, lutte avec gloire contre ses ennemis. Il était réservé au règne de Votre Majesté de montrer la France digne de son passé dans la guerre, et plus grande qu’elle ne l’a jamais été dans les arts de la paix. Le peuple français fait voir au monde que, toutes les fois que l’on comprendra son génie et qu’il sera bien dirigé, il sera toujours la grande nation.

«Permettez-moi, Sire, de vous exposer, au nom de la Commission impériale, le but que nous avons voulu atteindre, les moyens que nous avons employés, et les résultats que nous avons obtenus.

«Nous avons voulu que l’Exposition universelle ne fût pas uniquement un concours de curiosité, mais un grand enseignement pour l’agriculture, l’industrie et le commerce, ainsi que pour les arts du monde entier. Ce doit être une vaste enquête pratique, un moyen de mettre les forces industrielles en contact, les matières premières à portée du producteur, les produits à côté du consommateur; c’est un nouveau pas vers le perfectionnement, cette loi qui vient du Créateur, ce premier besoin de l’humanité, cette indispensable condition de l’organisation sociale.

«Quelques esprits ont pu s’effrayer d’un pareil concours, et ont naguère cherché à le retarder; mais vous avez voulu que les premières années de votre règne fussent illustrées par une Exposition du monde entier, suivant en cela les traditions du premier Empereur, car l’idée d’une Exposition est éminemment française; elle a progressé avec le temps, et, de nationale, elle est devenue universelle.

«Nous avons suivi nos voisins et alliés, qui ont eu la gloire du premier essai; nous l’avons complété par l’appel aux beaux-arts.

. «Votre Majesté a constitué la Commission impériale le 24 décembre 1853. Notre premier travail a été le règlement général que vous avez approuvé par décret du 6 avril, qui est devenu la loi constitutive de l’Exposition, et qui comprend une nouvelle classification que nous croyons plus rationnelle.

«L’accord le plus parfait a régné entre les membres de la Commission; et je suis d’autant plus heureux de le constater, que les tendances, les opinions et les points de départ de mes collègues étaient très-différents. La diversité d’opinions nous a éclairés sans nous entraver, l’importance de notre mission a écarté tout dissentiment.

«Deux précédents nous ont naturellement guidés: les expositions françaises et l’Exposition universelle de 181; Quelques modifications ont cependant été apportées; elles sont toutes dans un sens de liberté et de progrès.

«Nous avons établi, pour l’Exposition, un tarif douanier exceptionnel, d’où le mot de prohibition a été effacé. Tous les produits exposables sont entrés en France avec un droit ad valorem de 20 pour 100. Nous avons trouvé le plus bienveillant concours dans la direction des douanes, et j’espère que nos hôtes étrangers emporteront une bonne impression de leurs relations avec cette administration.

«La même libéralité a été appliquée dans les transports, dont nous avons pris les frais à notre charge.

«Enfin, par une innovation hardie, qui n’a pas été faite à Londres, les produits exposés peuvent porter l’indication de leur prix, qui devient ainsi un élément sérieux d’appréciation pour les récompenses. Tous ceux qui s’occupent des questions industrielles comprendront combien ce principe est important et quelles peuvent en être les conséquences, malgré certaines difficultés d’application.

«Dans les beaux-arts, deux systèmes se présentaient: fallait-il faire une exposition pour les œuvres, sans se préoccuper de savoir si les artistes étaient morts ou vivants, ou pour les artistes, en n’admettant que les œuvres des vivants?

«La première idée a été soutenue; elle répondait peut-être mieux au programme qui voulait un concours de l’art au dix-neuvième siècle; elle n’a cependant pas été adoptée, à cause des difficultés d’exécution qu’elle soulevait.

«Nous avons accueilli sans révision toutes les œuvres des artistes étrangers admis par leurs comités; nous n’avons été sévères que pour nous-mêmes. La tâche d’un jury d’admission est difficile et ingrate, surtout dans une exposition universelle, où les principes des expositions ordinaires n’étaient plus applicables, et où le jury avait à choisir les armes de la France dans cette lutte qui s’agrandissait.

«L’insuffisance du bâtiment nous a suscité des difficultés sérieuses. La construction d’un édifice spécial ayant été écartée, il a fallu nous installer dans le Palais de l’Industrie, dont les inconvénients viennent de ce qu’il n’a pas été établi eu vue d’une exposition aussi vaste.

«Nous tenons à le dire hautement à Votre Majesté et à l’Europe, le concours des exposants a été si grand, que la place nous a manqué, malgré les 117,480 mètres carrés de superficie, sur lesquels 55,900 mètres de surface exposable.

«Obligés de recommander aux comités d’admission une grande réserve, nous ne pouvions nous en départir qu’à mesure qu’il nous était permis de disposer d’un peu plus d’emplacement. Ce défaut d’ensemble dans le commencement des opérations a nui à la régularité et à la justice des admissions, et a rendu encore plus difficile la tâche des comités locaux, auxquels je me plais à rendre hommage pour le concours qu’ils nous ont prêté.

«Des retards fâcheux ont eu lieu dans les travaux, malgré l’activité et l’intelligence de leur direction; mais on avait vraiment trop présumé de ce qu’il était possible de faire. Ce vaste et splendide palais a été construit en moins de deux ans, et n’est pas encore complètement terminé. Nous avons pensé que le meilleur moyen d’en presser l’achèvement était d’y installer l’Exposition, dont l’ouverture ne pouvait plus être retardée.

«La séparation du bâtiment affecté aux Beaux-Arts a tout d’abord été reconnue indispensable, et cette construction provisoire a été achevée à l’époque fixée. A mesure que l’Exposition prenait du développement, on décidait une construction nouvelle. Pendant que j’étais en Orient pour le service de la France et de Votre Majesté, une annexe de 1,200 mètres de long, sur le bord de la Seine, a été établie. Cette annexe, qui contient les machines en mouvement, sera terminée dans quinze jours.

«Depuis quelques semaines seulement, le Panorama a été reconnu indispensable; il doit être entouré d’une vaste galerie qui mettra en communication le bâtiment principal avec l’annexe, et qui sera prête avant un mois.

«Alors l’Exposition sera complète.

«Dans notre pays, c’est habituellement le gouvernement qui se charge de toutes les grandes entreprises; pour arrêter l’exagération de cette tendance, Votre Majesté a donné un grand essor à l’industrie privée. La compagnie à laquelle l’exploitation du Palais de l’Industrie a été concédée, devait trouver dans le prix d’entrée la rémunération du capital employé à la construction; de là la nécessité d’un prix d’entrée. Nous avons cependant sauvegardé autant que possible les intérêts du peuple, en obtenant que, les dimanches, l’entrée fût réduite à 20 centimes.

«Nous pouvons dès à présent, grâce au Catalogue fait avec une grande activité, indiquer le nombre des exposants. Il ne s’élèvera pas à moins de 20,000, dont 9,500 de l’Empire français et 10,500 environ de l’étranger.

«La puissance que nous combattons elle-même n’a pas été exclue. Si les industriels russes s’étaient présentés en se soumettant aux règles établies pour toutes les nations, nous les aurions admis, afin de bien fixer la démarcation à établir entre les peuples slaves, qui ne sont pas nos ennemis, et ce gouvernement dont les nations civilisées doivent combattre la prépondérance.

«A la fin l’Exposition, quand nous proposerons à Votre Majesté les récompenses à décerner, nous pourrons juger les résultats de cette grande Exposition, que nous prions Votre Majesté de déclarer ouverte.»

L’Empereur a répondu:

«MON CHER COUSIN,

«En vous plaçant à la tète d’une Commission appelé à surmonter tant de difficultés, j’ai voulu vous donner une preuve particulière de ma confiance. Je suis heureux de voir que vous l’avez si bien justifiée. Je vous prie de remercier en mon nom la Commission des soins éclairés et du zèle infatigable dont elle fait preuve. J’ouvre avec bonheur ce temple de la paix, qui convie tous les peuples à la concorde.»

L’Exposition Universelle a tenu toutes les promesses du programme tracé par S. A. I. le Prince Napoléon.

Inaugurée dans les conditions les plus défavorables, et considérée comme un échec aux premiers jours de l’ouverture, l’Exposition de 1855 a dépassé bientôt toutes les prévisions, et laissé loin derrière elle les brillants souvenirs de l’Exposition de Londres. Ces résultats inespérés, ce succès éclatant sont dus aux mesures prises par l’administration supérieure, dont nous nous proposons d’écrire l’histoire dans la 3e partie de cet ouvrage: Les Visites de S. A. I. aux produits collectifs des nations étrangères.

Nous nous bornerons à rappeler ce que tout le monde a déjà proclamé, que c’est le Prince Napoléon qui a pris l’initiative de toutes ces mesures, et imprimé son intelligente activité à tous les services administratifs, qu’il a été admirablement secondé par M. Le Play, commissaire général de l’Exposition depuis le 25 mai, dont l’esprit éclairé, le caractère ferme et conciliant à la fois, le dévouement infatigable, ont si puissamment contribué au succès de cette œuvre importante.

Moins de deux mois après l’ouverture de l’Exposition, MM. les Commissaires des Gouvernements étrangers adressaient au Prince Napoléon la note suivante, qui en dit plus que tous les éloges:

«A SON ALTESSE IMPÉRIALE LE PRINCE NAPOLÉON.

«Monseigneur,

«Les Commissaires des puissances étrangères viennent remplir un devoir, en offrant au Président de la Commission impériale l’hommage de leur admiration pour la manière éclatante avec laquelle vient d’être accomplie l’œuvre de l’Exposition Universelle.

«La grande pensée de l’Empereur est donc réalisée.

«Grâces en soient rendues aux efforts bienveillants de Votre Altesse Impériale, à la sollicitude de tous les instants qu’elle a accordée à cette grande œuvre, à la puissante impulsion qu’elle lui a donnée.

«L’Exposition brille aujourd’hui au milieu de la capitale de la France, à laquelle elle ajoute un nouveau lustre.

«Elle offre un tableau de tout ce que la Providence nous fournit de produits de la nature, et des transformations opérées par les hommes; elle contribuera puissamment aux progrès des beaux-arts, de l’industrie, et à la prospérité du commerce, qui ont fait constamment l’objet de la plus vive préoccupation de l’Empereur.

«En venant aujourd’hui, Monseigneur, vous exprimer les sentiments dont tous les Commissaires sont pénétrés, et en vous présentant une copie de la déclaration qu’ils ont adoptée dans leur dernière séance hebdomadaire, pour être adressée à leurs nationaux, ils saisissent cette occasion pour renouveler à Votre Altesse Impériale l’assurance de leurs hommages respectueux.

«Paris, le 12 juillet 1855.»

INSTITUTION DE L’EXPOSITION DES BEUX-ARTS.

Table des matières

NAPOLÉON.

Par la grâce de Dieu et la volonté nationale Empereur des Français,

A tous présents et à venir, salut;

Considérant qu’un des moyens les plus efficaces de contribuer au progrès des arts est une Exposition universelle, qui, en ouvrant un concours entre tous les artistes du monde, et en mettant en regard tant d’œuvres diverses, doit être un puissant motif d’émulation et offrir une source de comparaisons fécondes;

Considérant que les perfectionnements de l’industrie sont étroitement liés à ceux des beaux-arts;

Que cependant toutes les Expositions des produits industriels qui ont eu lieu jusqu’ici n’ont admis les œuvres des artistes que dans une proportion insuffisante;

Qu’il appartient spécialement à la France, dont l’industrie doit tant aux beaux-arts, de leur assigner, dans la prochaine Exposition universelle, la place qu’ils méritent;

Avons décrété et décrétons cc qui suit:

ARTICLE PREMIER.

Une Exposition universelle des Beaux-Arts aura lieu à Paris, en même temps que l’Exposition universelle de l’Industrie.

Le local destiné à cette Exposition sera ultérieurement désigné.

ART. 2.

L’Exposition annuelle des beaux-arts de 1854 est renvoyée à 1855, et réunie à l’Exposition universelle.

ART. 3.

Notre ministre d’État est chargé de l’exécution du présent décret.

Fait au palais de Saint-Cloud, le 22 juin 1853.

Signé : NAPOLEON.

COMMISSION IMPÉRIALE.

Table des matières

NAPOLÉON,

Par la grâce de Dieu et la volonté nationale Empereur des Français,

A tous présents et à venir, salut;

Sur le rapport de notre ministre secrétaire d’État au département de l’agriculture, du commerce et des travaux publics;

Vu nos décrets des 8 mars et 22 juin dernier, portant qu’il sera ouvert à Paris, le 1er mai 1855, une Exposition universelle des produits de l’agriculture, de l’industrie et des beaux-arts;

Avons décrété et décrétons ce qui suit:

ARTICLE PREMIER.

Table des matières

L’Exposition universelle des produits de l’agriculture, de l’industrie et des beaux-arts est placée sous la direction et la surveillance d’une Commission, qui sera présidée par notre bien-aimé cousin le prince Napoléon.

ART. 2.

Table des matières

Sont nommés membres de cette Commission:

MM. BAROCHE, président du Conseil d’Etat;

Élie de BEAUMONT, sénateur, membre de l’Institut;

BILLAULT, président du Corps Législatif;

BLANQUI, membre de l’Institut, directeur de l’école supérieure du commerce;

Eugène DELACROIX, peintre, membre de la commission municipale et départementale de la Seine;

Jean DOLLFUS, manufacturier;

ARLÈS-DUFOUR, membre de la chambre de commerce de Lyon;

DUMAS, sénateur, membre de l’Institut;

Baron Charles DUPIN, sénateur, membre de l’Institut;

HENRIQUEL DUPONT, membre de l’Institut;

Comte de GASPARIN, membre de l’Institut;

GRÉTERlN, conseiller d’État, directeur général des douanes et des contributions indirectes;

HEURTIER, conseiller d’État, directeur général de l’agriculture et du commerce;

INGRES, membre de l’Institut;

LEGENTIL, président de la chambre de commerce de Paris;

LE PLAY, ingénieur en chef des mines;

Comte de LESSEPS, directeur des consulats et des affaires commerciales au ministère des affaires étrangères;

MÉRIMÉE, sénateur, membre de l’Institut;

Michel CHEVALIER, conseiller d’État, membre de l’Institut;

MIMEREL, sénateur;

Général MORIN, directeur du Conservatoire impérial des arts et métiers;

Comte de MORNY, député au Corps Législatif, membre du conseil supérieur du commerce, de l’agriculture et de l’industrie;

Prince de la MOSKOWA, sénateur;

Duc de MOUCHY, sénateur, membre da conseil supérieur du commerce, de l’agriculture et de l’industrie,

Marquis de PASTORET, sénateur, membre de l’Institut

Émile PÉREIRE, président du conseil d’administration du chemin de fer du Midi;

Général PONCELET, membre de l’Institut;

REGNAULT, membre de l’Institut, administrateur de la manufacture impériale de Sèvres;

SALLANDROUZE, manufacturier, député au Corps Législatif;

De SAULCY, membre de l’Institut, conservateur du Musée d’artillerie;

SCHNEIDER, vice-président du Corps Législatif, membre du conseil supérieur du commerce, de l’agriculture et de l’industrie;

Baron SEILLIÈRE (Achille);

SEYDOUX, député au Corps Législatif,

SIMART, membre de l’Institut;

TROPLONG, président du Sénat, premier président de la Cour de cassation, membre de l’Institut;

Maréchal comte VAILLANT, grand maréchal du palais. sénateur, membre de l’Institut;

VISCONTI, membre de l’Institut, architecte de l’Empereur.

ART. 3.

Table des matières

La Commission est divisée en deux sections:

La section des beaux-arts,

La section de l’agriculture et de l’industrie.

Sont membres de la section des beaux-arts:

MM. BAROCHE,

Eugène DELACROIX,

HENRIQUEL-DUPONT,

INGRES,

MÉRIMÉE,

Comte de MORNY,

MM. Prince de la MOSKOWA,

Duc de MOUCHY,

Marquis de PASTORET,

De SAULCY.

SIMART,

VISCONTI .

ART. 4.

Table des matières

En cas d’absence du Prince Napoléon, la Commission, réunie en assemblée générale, sera présidée par le Ministre d’État, ou par le Ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics, et, à leur défaut, par un vice-président, qui sera nommé au scrutin dans la première séance.

La section des beaux-arts sera présidée par le Ministre d’État;

La section de l’agriculture et de l’industrie, par le Ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics.

Chaque section fera choix d’un vice-président.

ART. 5.

Table des matières

Sont nommés:

Secrétaire général de la Commission, M. ARLÈS-DUFOUR.

Secrétaire général adjoint, M. Adolphe THIBAUDEAU.

M. DE MERCEY, chef de la section des beaux-arts au ministère d’État, est nommé secrétaire de la section des beaux-arts.

M. AUDIGANNE, chef du bureau de l’industrie, et M. CHEMIN-DUPONTÈS, chef du bureau du mouvement général du commerce et de la navigation au Ministère de l’agriculture, du commerce et des travaux publics, sont nommés secrétaires de la section de l’agriculture et de l’industrie.

ART. 6.

Table des matières

Notre ministre d’État et notre ministre secrétaire d’État au département de l’agriculture, du commerce et des travaux publics, sont chargés de l’exécution du présent décret.

Fait au palais des Tuileries, le 24 décembre 1853.

Signé : NAPOLÉON.

Par l’Empereur:

Le ministre d’État.

Signé, ACHILLE FOULD.

Le Ministre secrétaire d’État

au département de l’agriculture, du commerce

et des travaux publics.

Signé, P. MAGNE.

JURY D’ADMISSION DES BEAUX-ARTS.

Table des matières

NAPOLÉON,

Par la grâce de Dieu et la volonté nationale EMPEREUR DES FRANÇAIS,

A tous présents et à venir, SALUT:

AVONS DÉCRÉTÉ et DÉCRÈTONS ce qui suit:

ART. 1er.

Table des matières

Sont nommés membres du jury d’examen et d’admission des œuvres présentées à l’Exposition universelle de 1855:

Pour la section de Peinture et de Gravure.

MM. Abel de PUJOL, membre de l’Institut.

ALAUX, membre de l’Institut.

ADALBERT DE BEAUMONT.

BRASCASSAT, membre de l’Institut.

DUC DE CAMBACÉRÈS.

CHAIX D’EST-ANGE.

COUDER, membre de l’Institut.

COUTURE.

DAUZATS.

DELESSERT.

DESNOYERS, membre de l’Institut.

Du SOMMERARD.

H. FLANDRIN, membre de l’Institut.

FRANÇAIS.

FORSTER, membre de l’Institut.

IIEIM, membre de l’Institut.

HERSANT, membre de l’Institut.

LACAZE (Louis).

LEHMANN (Henri).

Léon COGNIET, membre de l’Institut.

Léon NOEL.

Marquis MAISON.

MOREAU (Adolphe).

MOUILLERON.

MULLER.

PICOT, membre de l’Institut.

PLACE.

REISET, Conservateur au musée du Louvre.

ROBERT-FLEURY, membre de l’Institut.

ROUSSEAU (Théodore).

DE TROMELIN, député au Corps Législatif.

TROYON.

VERNET (Horace), membre de l’Institut.

VILLOT.

Pour la section de Sculpture.

MM. BARRE père.

BARYE.

J. DEBAY.

Comte DE LABORDE, membre de l’Institut.


POLLET.

RUDE.

SAUVAGEOT.

SEURRE aîné, membre de l’Institut.

TOUSSAINT.

Comte TURPIN DE CRISSÉ, membre de l’Institut.

DE VIEL-CASTEL,

Pour la section d’Architecture,

MM. CARISTIE, membre de l’Institut.


HITTORF, membre de l’Institut.

LABROUSTE.

LASSUS.

LE BAS, membre de l’Institut.

LEFUEL.

LENOIR.

LENORMAND, membre de l’Institut.

VIOLLET-LEDUC.

ART. 2.

Table des matières

Le Ministre d’Etat et de notre Maison, vice-président de la Commission impériale de l’Exposition universelle de 1855, est chargé du présent décret.

NAPOLÉON.

Par l’Empereur:

Le Ministre d’Etat,

ACHILLE FOULD.

La Commission impériale a décidé en outre que son Président, ses Vice-Présidents, le Secrétaire général, le Secrétaire général adjoint, ainsi que les Membres et le Secrétaire de la section des Beaux-Arts, feraient partie du jury d’admission et auraient voix délibérative. Le partage s’est fait ainsi qu’il suit:

Peinture.

S. A. I. le Prince NAPOLÉON, président.

S. E. M. LE MINISTRE D’ETAT.

S. E. M. LE COMTE DE MORNY.

MM. INGRES.

LE MARQUIS DE PASTORET.

DELACROIX.

THIBAUDEAU.

DE MERCEY.

Sculpture.

S. A. I. le Prince NAPOLÉON, président.

S. E. M. LE MINISTRE DES FINANCES.

S. E. M. BAROCHE.

MM. SIMART.

le Prince de LA MOSKOWA.

DE SAULCY.

ARLÈS-DUFOUR.

Architecture.

S. A. I. le Prince NAPOLÉON.

MM. MÉRIMÉE.

VAUDOYER.

La Commission a décidé en même temps que S. A. l. le Prince Napoléon, ou, en son absence, MM. les Ministres, présideraient les séances du jury auxquelles ils assisteraient.

MM. Meissonier et vicomte Lezay-Marnézia ont remplacé, dans le jury d’admission, MM. Ingres et Horace Vernet, démissionnaires.

INSTALLATION

Table des matières

DES JURYS D’ADMISSION.

S. A. I. le Prince Napoléon s’est rendue aujourd’hui, à midi, au Palais de l’Exposition universelle des Beaux-Arts (avenue Montaigne), pour présider la séance d’installation des jurys d’admission des œuvres d’art.

Son Altesse impériale était accompagnée de MM. Arlès-Dufour, secrétaire général de la Commission impériale; Thibaudeau, secrétaire général adjoint; de Mercey, secrétaire de la section des Beaux-Arts.

Elle a été reçue par M. le comte de Nieuwerkerke, directeur général des Musées, président du Jury d’admission, et par les membres du Jury.

S. A. I. le Prince Napoléon s’est rendue dans la salle des délibérations, et, le Jury ayant pris séance, Son Altesse impériale lui a adressé l’allocution suivante, que l’assemblée a accueillie avec un vif assentiment.

«MESSIEURS,

«Déjà, une première fois, un concours de toutes les industries

«du monde s’est ouvert dans un pays voisin et allié, qui

«doit à l’industrie toute sa force et sa prospérité. Il était réservé

«à la France, quand elle renouvelle une Exposition universelle

«de l’industrie, d’y joindre celle des Beaux-Arts, qui

«contribuent tant à sa gloire.

«C’est là une innovation qui sera féconde. Aussi suis-je

«heureux d’en reporter hautement lè mérite à qui en a eu la

«première pensée, à S. M. l’Impératrice Eugénie, qui s’y est

«vivement intéressée, et a voulu ainsi répandre un nouvel

«éclat sur la France.

«C’est, Messieurs, une tâche importante qui vous est dévolue;

«vous la remplirez avec une juste sévérité ; vous ne

«formulerez que des jugements équitables; vous n’aurez en

«vue que la considération dont jouit à si juste titre la France

«vous ne tiendrez compte que du rang élevé où les œuvres

«de ses artistes l’ont mise et où il faut la maintenir.

«Dans cette tâche, qui a bien ses difficultés, je l’avoue,

«votre Président, quelle que soit la faiblesse de ses lumières à

«côté de celles des hommes éminents qui composent les Jurys,

«s’efforcera de prêcher d’exemple.

«Il ne nous faut arriver à cette bataille pacifique qu’avec

«des armes bien choisies, afin que nos artistes se montrent,

«dans cette lutte, dignes de ces autres enfants de la France

«qui combattent si vaillamment les ennemis de notre patrie.

«Je déclare ouverte la session des Jurys des Beaux-Arts.»

Sur l’invitation de Son Altesse Impériale, les sections du Jury pour la peinture, la sculpture et l’architecture, ont immédiatement procédé à la nomination de leurs Présidents et Vice-Présidents, et se sont constituées.

Son Altesse Impériale a ensuité visité en détail toutes les parties du bâtiment destiné à l’Exposition universelle des Beaux-Arts, dont elle a approuvé l’heureuse disposition.

JURY DES RÉCOMPENSES.

Table des matières

Aux termes de l’art. 61 du Règlement de l’Exposition universelle de 1855, la section de l’agriculture et de l’industrie, et la section des Beaux-Arts, présidées par S. A. I. le Prince Napoléon, ont procédé à la nomination des jurés français chargés d’apprécier et de juger les objets exposés dans les deux divisions des produits de l’industrie et des œuvres d’art.

Les jurés titulaires et suppléants sont répartis, entre les deux divisions et les trente classes de la classification générale, ainsi qu’il suit:

2e Division. — Œuvres d’art.

8e GROUPE.

SECTION DE PEINTURE, GRAVURE ET LITHOGRAPHIE.

13 Français. — 5 Etrangers.

Président: Comte de MORNY, président du Corps Législatif.

MM. ALAUX, membre de l’Institut.

DAUZATS.

Eugène DELACROIX, peintre, membre de la commission municipale de la Seine.

DESNOYERS, membre de l’Institut.

FLANDRIN, id.

FRANÇAIS.

Horace VERNET, membre de l’Institut.

INGRES, id.

DE MERCEY, chef de la section des Beaux-Arts, commissaire général de l’Exposition des Beaux-Arts.

MOUILLERON.

Marquis de PASTORET, membre de l’Institut.

PICOT, id.

ROBERT-FLEURY, id.

VILLOT, conservateur au Musée impérial du Louvre.

SECTION DE SCULPTURE ET GRAVURE EN MÉDAILLES.

11 Français. — 2 Etrangers.

(Le président, étranger.)

MM. ARAGO, inspecteur général des Beaux-Arts.

BAROCHE, président du Conseil d’État.

BARYE.

DE LONGPÉRIER, membre de l’Institut, conservateur du Musée des antiques.

DUMONT, membre de l’Institut.

DURET, id.

GATTEAUX, id.

DE NIEUWERKERKE, directeur des Musées impériaux, président du jury de réception.

Général prince de LA MOSKOWA, sénateur.

REISET, conservateur au Musée impérial du Louvre.

SIMART, membre de l’Institut.

SECTION D’ARCHITECTURE.

7 Français. — 1 Etranger.

Président: M. CARISTIE, membre de l’Institut, inspecteur général des bâtiments civils.

MM. DUBAN, membre de l’Institut.

LEFUEL, architecte de l’Empereur.

LENORMANT, membre de l’Institut, conservateur du Cabinet des médailles à la Bibliothèque impériale.

MÉRIMÉE, sénateur, membre de l’Institut, inspecteur général des monuments historiques.

DE SAULCY, membre de l’Institut, conservateur du Musée d’artillerie.

Léon VAUDOYER, architecte du Conservatoire impérial des arts et métiers, inspecteur général des édifices diocésains.

COMPOSITION DU JURY MIXTE INTERNATIONAL. SECTION DES BEAUX-ARTS.

Table des matières

VIIIe Groupe. — Classes 99, 29, 30.

Président..... S. E. M. le comte de MORNY, président du Corps Législatif.

Vice-Président. S. E. M. BAROCHE, président du Conseil d’État.

CLASSE XXVIII (8e groupe).

PEINTURE, GRAVURE ET LITHOGRAPHIE.

MM.

Comte de MORNY, président, président du Corps Législatif, président de la section des beaux-arts de la Commission impériale.

FRANCE.

Lord ELCHO, M. P., vice-président.

ANGLETERRE.

ALACX, membre de l’Institut.

FRANCE.

Alfred ARAGO, secrétaire, inspecteur des beaux-arts.

FRANCE.

DAUZATS.

FRANCE.

Eugène DELACROIX, peintre, membre de la Commission impériale et de la Commission municipale de la Seine.

FRANCE.

FRANÇAIS.

FRANCE.

INGRES; membre de la Commission impériale et de l’Institut.

FRANCE.

De MERCEY, chef de la section des beaux-arts au ministère d’Etat, commissaire général de l’Exposition des beaux-arts.

FRANCE.

MOUILLERON.

FRANCE.

Marquis de PASTORET, membre de la Commission impériale et de l’Institut, sénateur.

FRANCE.

PICOT, membre de l’Institut.

FRANCE.

Robert FLEURY, membre de l’Institut.

FRANCE.

Horace VERNET, membre de l’Institut.

FRANCE.

VILLOT, conservateur au Musée impérial du Louvre.

FRANCE.

N.

Daniel MAC-LISE, de l’Académie royale de Londres.

ANGLETERRE.

TAYLER (Frédéric), président de la Société des peintres aquarellistes..

ANGLETERRE.

J.-H. ROBINSON, artiste graveur.

ANGLETERRE.

BLAAS (Charles), professeur à l’Académie des beaux-arts.

AUTRICHE.

WINTERHALTER, artiste peintre.

BADE ET NASSAU.

N.

BAVIÈRE.

M WAPPERS.

BELGIQUE.

LEYS, membre de l’Académie royale.

BELGIQUE.

Comte du BUS DE GUIGNIES.

BELGIQUE.

N.

ESPAGNE.

MARSHAL WOODS.

ÉTATS-UNIS.

Henri SCHŒFFER.

PAYS-BAS.

Docteur G. WAAGEN, directeur des peintures des Musées royaux à Berlin.

PRUSSE.

N PRUSSE.

N.

PRUSSE.

F.-D. BOE, artiste peintre.

SUÈDE ET NORWÉGE.

GSELL. (jules-Gaspard), artiste peintre.

SUISSE.

CLASSE XXIX (8e groupe).

SCULPTURE ET GRAVURE EN MÉDAILLES.

MM.

BASOCHE, président, président du Conseil d’État, membre de la Commission impériale.

FRANCE.

De NIEUWERKERKE, vice-président, membre de l’Institut, directeur des Musées impériaux, président du jury de réception.

FRANCE.

BARYE.

FRANCE.

De LOGPÉRIER, secrétaire, membre de l’Institut, conservateur du Musée des Antiques.

FRANCE.

DUMONT, membre de l’Institut.

FRANCE.

DURET, membre de l’Institut.

FRANCE.

GATTEAUX, membre de l’Institut.

FRANCE.

Général prince de LA MOSKOWA, membre de la Commission impériale.

FRANCE.

De REISET, conservateur du Musée impérial du Louvre.

FRANCE.

RUDDE.

FRANCE.

SIMART, membre de l’Institut.

FRANCE.

R. WESTMACOTT, de l’Académie royale de Londres.

ANGLETERRE.

W.CALDER MARSHALL, de l’Académie royale de Londres.

ANGLETERRE.

N.

ANGLETERRE.

Joseph CÉSAR.

AUTRICHE.

VAN DER NUELL (Édouard), professeur à l’Académie des beaux-arts à Vienne.

AUTRICHE.

Très-honorable Henri LABOUCHÈRE, commissaire royal à Londres en 1831.

ANGLETERRE.

SIMONIS, membre de l’Académie royale des beaux-arts.

BELGIQUE.

CALAMATTA.

ÉTATS PONTIFICAUX.

N

PRUSSE.

CLASSE XXX (8e groupe).

ARCHITECTURE.

MM.

CARISTIE, président, membre de l’Institut, inspecteur général des bâtiments civils.

FRANCE.

PROFESSEUR COCKEREL, vice-président, de l’Académie royale de Londres.

ANGLETERRE.

DUBAN, membre de l’Institut.

FRANCE.

LEFUEL, architecte de l’Empereur.

FRANCE.

LEHORMAND, secrétaire, membre de l’Institut, conservateur du cabinet des Médailles à la Bibliothèque impériale.

FRANCE.

MÉRIMÉE, membre de la Commission impériale et de l’Institut, inspecteur général des monuments historiques, sénateur.

FRANCE.

De SAULCY, membre de la Commission impériale et de l’Institut, conservateur du Musée d’artillerie.

FRANCE.

Léon VAUDOYER, membre de la Commission impériale, architecte du Conservatoire des Arts-et-Métiers, inspecteur général des édifices diocésains.

FRANCE.

Sir Ch. BARRY, de l’Académic royale de Londres

ANGLETERRE.

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