Kitabı oku: «Études hippiques du capitaine Bellard»
Pierre Bellard
Études hippiques du capitaine Bellard

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066336929
Table des matières
ÉTUDES HIPPIQUES
EXPOSE DE LA MÉTHODE
SUIVIE DANS LE DRESSAGE DU CHEVAL
Apprivoisement
Travail à l’extérieur
Assouplissement
Travail au manège
Sauts d’obstacles
Piaffer et trot cadencé
CHAPITRE PREMIER
DE L’ENSEMBLE (ou Proportions)
LIGNES DU CHEVAL
DESCRIPTION DES DIVERSES PARTIES DU CORPS
MEMBRES ANTÉRIEURS
CORPS
ARRIÈRE-MAIN
APLOMBS DES MEMBRES
ROBES
AGE
TICS
ALLURES
EXAMEN DU CHEVAL EN VENTE
EXPOSÉ SOMMAIRE
CHAPITRE DEUXIÈME
OBSERVATIONS GÉNÉRALES
CHAPITRE TROISIÈME
EXPOSÉ DE LA MÉTHODE SUIVIE DANS L’ÉCOLE D’ÉQUITATION
ÉCOLE D’ÉQUITATION
TRAVAIL PRÉPARATOIRE
TRAVAIL A L’EXTÉRIEUR
TRAVAIL DANS LE MANÈGE
CHAPITRE QUATRIÈME
Apprivoisement du cheval
Leçon du montoir
Assouplissements
Assouplissement du Cheval
TRAVAIL AU MANÈGE
CHAPITRE CINQUIÈME
OBSERVATIONS GÉNÉRALES
MALADIES CONTAGIEUSES
EXTRAIT DES INSTRUCTIONS DU GÉNÉRAL-MAJOR CARL VON SCHMIDT
AVANT-PROPOS
INSTRUCTIONS DU GÉNÉRAL-MAJOR CARL VON SCHMIDT
ERRATUM

ÉTUDES HIPPIQUES
Table des matières
AVANT-PROPOS
L’écuyer qui dispose par une sorte de gymnastique, l’encolure à exécuter avec facilité les mouvements qu’on en exigera, opère suivant les lois de la physiologie et de la raison. — RICHARD (du Cantal).
Tout le travail d’assouplissement, y compris le galop ralenti, se fera en bridon.
La position que doit avoir tout cheval bien dressé sera le résultat de l’impulsion provoquée par l’effet des jambes du cavalier, par l’expansion de la force motrice de l’arrière-main, par une main légère qui sollicite le chevalet qui, par la rupture aux différentes allures, fera disparaître toute contraction de l’encolure.
Dans la suite, les chevaux céderont de la mâchoire quand l’action des jambes se manifestera d’une manière efficace; même il ne sera plus nécessaire de parler de l’assouplissement de la mâchoire, par cela même qu’il se produira tout naturellement et spontanément.
Les chevaux se serviront alors de leurs épaules et plieront le genou tout autrement; ils relèveront davantage les pieds, leurs foulées seront plus dégagées, plus libres, plus élastiques; ils couvriront plus de terrain dès qu’on leur donnera la liberté de tête voulue. par cela même qu’ils seront en équilibre, qu’ils se pousseront avec L’arrière-main, lequel, étant plus rapproché du centre de gravité, chassera en avant l’avant-main et provoquera un mouvement plus libre des épaules. — (Général-major CARL VON SCHMIDT).
Il faut que le cheval, au moyen des aides, prenne comme de lui-même les airs les plus beaux et les plus brillants. Pour faire prendre au cheval l’allure que nous avons dite, il faudra lui ramener la tète par différents-temps de bride, non trop durement de façon qu’il batte à la main. ni si doucement qu’il n’en sente rien; et, dès qu’obéissant au temps de bride, il relèvera son encolure, il faut sur le champ lui rendre la main. Si, dis-je, l’ayant instruit à cela, en même temps qu’on ramène la bride, on emploie quelqu’une des aides propres à le faire partir, alors, contenu par le mors, excite par les aides qui le chassent en avant, il avance la poitrine, il lève haut les bras, par colère, non plus moëlleusement; car le cheval gêné ne peut guère avoir les mouvements moëlleux; mais, si après l’avoir de la sorte enflammé, on lui rend la bride, par l’aise qu’il éprouve en se trouvant délivré de la sujétion du mors, il élève fièrement la tête, ploie les jambes avec grâce et prend absolument le même air que lorsqu’il veut paraître beau au milieu des autres chevaux; et quiconque le regarde en ce moment, l’appelle généreux, noble, courageux, plein de force, superbe, gracieux et terrible à voir; et ceci soit écrit pour ceux qui désirent à leurs chevaux de telles louanges.
Tels sont les chevaux qu’on représente portant les les dieux et les héros, et ceux qui les savent manier se font grand honneur. — (XÉNOPHOX, traité de l’équitation).
Les études hippiques, divisées en cinq chapitres: extérieur du cheval, principes généraux d’équitation. école d’équitation, dressage du cheval et hygiène du cheval d’armes, présentent un résumé des connaissances indispensables à tous ceux qui possèdent, un cheval et ne se trouvent pas en situation de faire des études spéciales.
Il faut, en effet, pour que l’attrait qui doit résulter de la possession d’un cheval se produise entièrement, que le cavalier s’attache à posséder, à un degré suffisant, le moyen de mettre en relief les qualités de sa monture ou d’en atténuer les imperfections.
Dans les débuts, ignorant le caractère du cheval et et l’art de s’en servir, il prête à l’espèce des qualités et des défauts qui ne lui appartiennent pas.
Lorsqu’il s’est familiarisé et que l’habitude de monter lui a donné de l’assiette, il s’attache trop à réprimer les velléités d’indépendance du cheval.
Il n’a plus un ennemi entre les jambes, mais un serviteur encore mal apprécié et contre lequel il a conservé un reste d’injustes préventions.
Pour que le cheval devienne le serviteur bien disposé, toujours prêt, donnant toutes ses forces sans compter; pour qu’il soit calme ou impétueux au gré de son maître, obéissant à ses moindres désirs manifestés par les aides, il faut, non seulement l’habitude de monter, mais encore une connaissance générale de l’espèce qui permette une juste appréciation de celui qu’on veut utiliser.
L’animal, dont les forces son! employées avec art, se livre entièrement. Il faut savoir attendre les manifestations de sa force, et aimer à le sentir marcher avec fierté et légèreté.
S’il demande la main pour entamer un galop rapide, le cavalier se laisse emporter, lui donnant l’occasion de déployer à son gré sa vigueur et sa fougue; il le calme et le ralentit avant que la fatigue ne le porte à s’arrêter.
De la sorte, il devient confiant et hardi à la fois; ses forces, sa souplesse et son bon caractère se développent. Il ne se réserve jamais. Il observe de l’œil et de l’oreille celui qui le monte, prêt à se soumettre à ses désirs en échange d’un peu de liberté.
Les résultats sont bien différents, lorsqu’un travail uniforme, ou peu en rapport avec ses moyens, est imposé à l’animal. Au lieu de témoigner de la confiance en son maître, il se montre quinteux, ou se tient sur la défensive; ses allures sont empreintes de violence, ou raccourcies et heurtées, jamais souples et gracieuses; il n’observe son cavalier que pour éviter les mauvais traitements et il n’obéit qu’à la contrainte.
Ces manifestations du caractère du cheval ont la plus grande importance. Le cavalier, qui agit sans en tenir compte, a besoin d’une plus grande habileté pour obtenir les mêmes résultats.
Le 1er chapitre, étude de l’extérieur, comprend une analyse des proportions et la description des diverses parties du corps du cheval, les aplombs des membres, les robes, l’âge, les allures, et l’examen du cheval en vente. Il répond à l’utilité de connaître le cheval, qui a été démontrée par ce qui précède.
Dans le 2e chapitre, principes généraux d’équitation, nous avons exposé les principes que les cavaliers doivent s’attacher à posséder dès les débuts de leurs exercices.
Les 3e et 4e chapitres, école d’équitation et dressage du cheval, traitent des principes d’équitation appliqués.
De cette manière, nous avons pu distinguer les leçons données à un cavalier inexpérimenté au moyen d’un cheval dressé, c’est-à-dire l’équitation, des exercices qui procèdent du cavalier au cheval non dressé, et qui constituent le dressage du cheval.
Dans l’école d’équitation, le détail d’exécution de chaque mouvement comprend deux parties:
La 1re présente des conseils utiles à l’instructeur et au cavalier; tandis que la seconde, qui peut être apprise de mémoire, est bornée à un exposé précis des moyens d’exécution ou emploi des aides.
La méthode indiquée pour dresser le cheval est aussi très simple et peut être employée avec fruit par tous les cavaliers. Elle a pour base la descente de main.
Il est admis que l’encolure est à la fois le balancier et le gouvernail de la machine animale; d’où la nécessité de l’assouplir et d’en régler les mouvements au gré du cavalier. L’assouplissement des muscles ne pouvant être obtenu que par l’extention, il convient donc de provoquer le cheval à allonger son encolure; le mâchoire se trouve mobilisée en même temps que l’encolure est assouplie.
Il y a avantage à pratiquer les exercices du dressage avec le filet, parce que, dans les à-coups qui se produisent, même par le fait du cheval, la bride le blesse et le porte à augmenter ses défenses; — avec le filet, les fautes de la main n’ont jamais la même importance. En outre, la crainte du mors fait hésiter le cheval à allonger l’encolure, et la descente de main demande un cavalier plus exercé pour être exécutée avec la bride,
Le 5e chapitre traite de l’hygiène pratique du cheval d’armes; des soins à lui donner dans toutes les circonstances, à l’écurie, dans les camps et pendant les marches; de l’alimentation, de la ferrure et des maladies, etc.... Il comprend enfin, dans une forme succincte, tout ce qui se rapporte à la conservation et à l’utilisation du cheval, et peut convenir à toutes les situations.
BELLARD
Capitaine Commandant au 13° Chasseurs, Batna.
EXPOSE DE LA MÉTHODE
Table des matières
SUIVIE DANS LE DRESSAGE DU CHEVAL
Table des matières
Les exercices du dressage sont divisés en cinq périodes, qui marquent les progrès successifs de l’éducation du cheval: Apprivoisement, travail à l’extérieur, assouplissement, travail au manège, piaffer et trot cadencé.
Apprivoisement
Table des matières
Ce chapitre a pour objet de faire connaître le caractère du cheval. Nous avons proposé pour exemple ce qui se produit dans les remontes, où les cavaliers acquièrent une habileté extrême à rendre dociles les jeunes chevaux. C’est affaire d’habitude et de tact: la nécessité aidant, il ne se rencontre pas un cheval difficile dont ils ne viennent rapidement à bout.
Le travail à la longe aurait pu être compris dans la période d’apprivoisement. Pour le cavalier comme pour le cheval, cet exercice offre une occasion de faire connaissance et d’adopter imposition respective qui convient au maître et à l’élève. Il faut éviter d’inspirer de la crainte et se borner à inculquer au cheval le respect de l’homme et l’habitude de l’obéissance.
La leçon du montoir, décrite avec détail, complète la démonstration du caractère du cheval.
Travail à l’extérieur
Table des matières
Le travail à l’extèrieur comprend les indications relatives à la mise en service du cheval,,qu’il faut toujours faire avant de passer aux exercices du manège.
Il ne semble pas pratique, en effet, d’exiger que le cheval se meuve dans un étroit espace, tourne aux angles du manège, marche sur le cercle, avant qu’il ait été formé à porter un cavalier et à lui obéir.
Dans le jeune âge, le dos est faible, les tendons manquent de fermeté, le pied n’a pas de force: le cheval n’est pas apte au travail du manège. De longues marches à l’allure du pas constituent l’exercice le plus propre à développer ses qualités physiques et à former son caractère.
Le cheval doit être conduit en terrain varié, se familiariser avec les obstacles naturels, apprendre à obéir aux aides. Pendant cette période, les aides ne doivent être employés que dans un sens unique; la marche en avant, d’où résulte la franchise du cheval, qualité précieuse entre toutes qu’il faut développer dans les débuts, et que les exercices du manège, exécutés prématurément, peuvent compromettre.
Assouplissement
Table des matières
Lorsque, à la suite du travail à l’extérieur, le cheval a acquis la force et le degré de résistance nécessaire, qu’il est. devenu cheval de service franc et hardi, il faut le rendre léger à la main et aux jambes.
Le cheval qui a acquis du perçant pourra être rassemblé, mis en main, dans un espace de temps assez court. Le rassemblé doit être demandé dans le but d’assouplir l’encolure et de développer le mouvement de l’épaule. Ce travail se fait par l’action de l’arrière-main sur l’avant-main. Les membres postérieurs, sollicités par l’action des jambes, se rapprochent du centre de gravité ; le cheval se soutient, il ploie son encolure et se met dans la main. Après quelques pas, il faut continuer l’effet des jambes et rendre complètement la main. Alors, le cheval s’échappe en avant, sans effort, par suite de l’impulsion qui résulte de la position prise par les membres postérieurs; il se détend et allonge l’encolure; l’impulsion reçue le porte à allonger les premiers pas, les mouvements de l’épaule sont plus étendus. Cet exercice prend le nom de descente de main.
Il faut confirmer le cheval dans les progrès qu’il a faits en lui donnant des temps de galop. Le travail au galop, sur la ligne droite et en bon terrain, favorise l’assouplissement du cheval et contribue à le rendre léger.
Travail au manège
Table des matières
Il ne faut faire travailler dans le manège que lorsque les exercices à l’extérieur et le travail d’assouplissement ont mis le cheval en état de se mouvoir dans un espace restreint et de rester soumis à l’action des aides.
La connaissance des aides est donnée au cheval à l’allure du pas. Il faut travailler au pas jusqu’à ce qu’il ait acquis une souplesse telle qu’il puisse obéir aux aides aux allures vives.
On fait exécuter les doublés et les voltes et on fait galoper pour détendre le cheval et le confirmer dans le mouvement en avant.
On passe ensuite au demi-tour sur les épaules, dans le but d’exécuter, après le demi-tour, la rupture au pas, au trot, et plus tard an galop. Il faut toujours rendre la main aussi complètement que possible, pour que l’impulsion communiquée par les jambes devienne plus vive, plus intense.
Dans ce départ exécuté au galop, le rassemblé n’est pas obtenu par la main, mais par l’action des jambes: sous la pression des jambes, le cheval rassemble ses forces pour produire l’enlever et se porter en avant; il prend la position naturelle de préparation au galop et se met dans la main pendant un-instant.
L’appuyer, la demi-volte et plus tard encore le demi-tour sur les hanches, ne doiveut être exécutés que lorsque le cheval est devenu véritablement léger. Alors ces exercices, qui servent à compléter la mise en main, peuvent être demandés sans que le perçant du cheval risque d’être diminué.
Sauts d’obstacles
Table des matières
Les sauts d’obstacles peuvent être exécutés pendant tout le temps du dressage; mais d’une manière progressive, intermittente, pour ne pas dégoûter le cheval de cet exercice. Pour que le cheval aime à sauter, il ne faut pas faire sauter souvent ni faire sauter des obstacles difficiles.
Piaffer et trot cadencé
Table des matières
Les airs de manège, appelés piaffer et trot cadencé, ont été indiqués pour compléter la description du dressage du cheval. Il n’est nullement indispensable que les chevaux soient mis au piaffer et au trot cadencé. Cependant l’exécution de ces mouvements, au moyen des aides, est à la fois la marque certaine de la légèreté et de la soumission du cheval et la preuve du tact équestre du cavalier.
CHAPITRE PREMIER
Table des matières
ÉTUDE DE L’EXTÉRIEUR DU CHEVAL
DE L’ENSEMBLE (ou Proportions)
Table des matières
On entend par ensemble les rapports de longueur, de direction et de force qui doivent exister entre toutes les parties du cheval, pour qu’il soit bien constitué ; ces rapports peuvent être examinés de la manière suivante:
Hauteur du cheval et longueur du corps
La hauteur du cheval est mesurée du sommet du garrot au sol; et la longueur du corps, de la pointe de l’épaule à la pointe de la fesse.
Lorsque l’animal est plus long que haut, on dit qu’il est près de terre; il a généralement les canons courts. Le cheval de service, destiné à fournir des courses longues et rapides en portant de forts poids, doit avoir cette conformation.
Tels sont les chevaux irlandais, réputés pour leur force et leur résistance.
Cette différence en faveur de la longueur du corps peut être minime; quelques centimètres suffisent, soit 1/10me de la longueur de la tête.
Il est à remarquer que la longueur du corps doit être attribuée à la croupe et à l’épaule, et ne pas résulter de la longueur du dos.
Longueur de l’avant-main et de l’arrière-main
La longueur de l’avant-main dépend de la longueur de l’encolure et du prolongement du garrot. L’encolure est un balancier qui permet au cheval d’obéir avec précision.
Pour qu’elle soit douée de toute l’action nécessaire, il la faut longue, musclée et bien dirigée.
On peut comparer la longueur de l’avant-main à celle de l’arrière-main et apprécier l’encolure en prenant, pour point de départ commun, la terminaison du garrot. (Point où le garrot se confond avec le dos.)
L’avant-main est compris entre la nuque et la terminaison du garrot, et l’arrière-main entre ce dernier point et la pointe de la fesse.
Il y a avantage à ce que l’avant-main soit plus long que l’arrière-main.
Hauteur de l’avant-main et de l’arrière-main
Le cheval doit être grand du devant; son garrot doit être plus haut que sa croupe.
Quand la croupe est presque aussi haute que le garrot ou plus haute, cette prédominance de l’arrière-main sur l’avant-main dispose les membres antérieurs à une usure prématurée.
On dit, dans ce cas, que le cheval est bas du devant. Il se selle mal et une plus grande partie du poids du cavalier est répartie sur l’avant-main.
Le cheval manifeste sa force par la rapidité et la durée de la course qu’il peut fournir; mais la durée est plus essentielle: sans doute, le même cheval sera moins résistant si son avant-main est plus chargé du poids du corps ainsi que du poids du cavalier; mieux équilibré et surtout mieux chargé, il ira plus loin.
Il y a avantage à ce que le dos soit horizontal, ce qui n’existe pas lorsque la croupe est élevée.
Hauteur du corps et longueur des membres
Quand l’animal est près de terre, la hauteur de son corps mesurée du sommet du garrot au passage des sangles, est à peu près égale à la longueur de ses membres antérieurs, prise du passage des sangles jusqu’à terre.
Le cheval haut monté, haut sur jambes, a généralement la poitrine moins profonde et les canons un peu plus longs, par conséquent plus faibles.
Il ne faut pas rechercher la taille du cheval, quand elle n’est due qu’à la longueur des membres.
Dessus et dessous du cheval
On entend par dessus du cheval, le corps et les rayons supérieurs des membres: l’épaule et le bras dans l’avant-main; la croupe et la cuisse dans l’arrière-main.
A partir du dessous du ventre, commencent les rayons inférieurs des membres; ils constituent le dessous du cheval.
La force des rayons inférieurs doit être proportionnée à celle des rayons supérieurs et au développement du corps.
Suivant qu’il y a harmonie plus ou moins grande entre ces forces, le dessous paraît plus ou moins résistant; on dit que le cheval est bien membré ou qu’il est grêle dans son dessous.
LIGNES DU CHEVAL
Table des matières
Longueur et direction des rayons supérieurs
On entend par lignes du cheval, la direction générale des lignes formées par l’épaule, l’encolure, le garrot, le dos, le rein et la croupe.
Lorsqu’un cheval a l’épaule longue et oblique, l’encolure longue, le garrot accusé, le dos et le rein courts, la croupe longue, on dit qu’il a des lignes ou de belles lignes.
L’épaule oblique est ordinairement plus longue que l’épaule droite; si direction favorise l’extension des membres antérieurs.
Le dos et le rein longs sont moins résistants.
La croupe doit être longue, large et moyennement oblique; sa direction est indiquée par une ligne qui irait de la pointe des hanches à la pointe des fesses.
La tête, l’épaule, la cuisse et les paturons offrent des directions semblables.
L’encolure, le bras, la croupe et la jambe ont aussi des directions semblables dans le sens opposé.
Les rayons des membres sont disposés de manière à permettre aux muscles qui les font mouvoir, d’agir sous des directions se rapprochant de la perpendiculaire.
DESCRIPTION DES DIVERSES PARTIES DU CORPS
Table des matières
Avant-main
L’avant-main comprend la tête, la gorge, le gosier, l’encolure, le garrot, le poitrail, l’ars, l’inter-ars et les membres antérieurs.
Tête
La tête fournit les meilleurs indices pour juger de l’énergie du cheval; la prédominance de la région crânienne sur la face constitue sa principale beauté.
Par sa position et par son poids, elle influe sur l’action de l’encolure. Pour qu’elle puisse remplir le rôle qui lui est attribué, elle doit être bien attachée; cette condition essentielle est remplie, lorsque le sillon appelé gouttière parotidienne, qui apparaît entre la tète et l’encolure, est assez profond.
On dit que le cheval s’encapuchonne lorsqu’il rapproche son nez du poitrail en rouant l’encolure.
Il porte au vent, lorsque, avec l’encolure tendue et rigide, il donne à sa tète une position presque horizontale.
TÊTE CARRÉE. — Elle est large à sa partie supérieure. Le chanfrein est court, large et droit et les ganaches sont fortes et écartées.
TÊTE CAMUSE. — La partie inférieure du front et le chanfrein sont légèrement enfoncés ou concaves et le nez parait relevé. Elle donne à l’animal un air mutin ou indépendant.
TÊTE COMMUNE. — Elle est empâtée et sans saillie osseuse ou musculaire.
TÊTE VIEILLE. — Elle parait longue et décharnée, les salières sont profondes.
TÊTE BUSQUÉE, MOUTONNÉE, DE VIELLE. — Le chanfrein convexe fait dire que la tête est busquée; lorsque la courbure commence au front, on l’appelle moutonnée; si la coubure est sans ressaut, de la nuque au bout du nez, elle est appelée de vielle.
TÊTE DE LIÈVRE. — Elle a le front étroit, les oreilles rapprochées; elle paraît étroite à sa partie supérieure.
TÊTE DE BROCHET. — Elle est étroite à sa partie supérieure, l’œil est petit, les ganaches sont peu développées; elle parait longue et étroite.
TÊTE PLAQUÉE. — Les joues sont rapprochées et la tête elle semble se continuer sans interruption avec l’encolure.
TÊTE DE RHINOCÉROS. — Lorsque la muserolle a produit une dépression profonde sur le chanfrein; elle est désagréable à la vue.
Subdivisions de la tête
NUQUE. — La nuque forme le sommet de la tête; elle doit être large pour que la tête soit développée dans sa partie supérieure.
Elle peut être le siège d’une maladie longue à guérir, le mal de taupe.
L’animal qui a été blessé à la nuque est difficile à brider; il a pu se blesser en s’arc-boutant pour tirer sur sa longe, cela s’appelle tirer au renard. Lorsqu’il parvient à la rompre, il est projeté en arrière avec force et peut se blesser grièvement. (Tic de tirer au renard).
TOUPET. — C’est un bouquet de crins faisant suite à la crinière et tombant sur le front; il garantit les yeux d’une lumière trop vive et des corps étrangers.
FRONT. — Le front est limité par la nuque, le chanfrein, les tempes et les yeux; son développement est indiqué par l’espace compris entre ces régions.
Le front large est un indice d’intelligence; quand il est étroit ou rétréci par le sommet, on doit craindre la rétivité.
CHANFREIN. — Le chanfrein est compris entre le front et les naseaux; il doit être large, court et droit; sa largeur correspond à celle des cavités nasales.
Le chanfrein trop long appartient aux espèces communes et se rencontre ordinairement avec un front peu développé.
Le chanfrein droit est rarement rétréci; quand il est busqué, il peut être en même temps étroit; dans ce cas la respiration est gênée. Les traces de feu qu’il présente quelquefois, peuvent être l’indice d’une maladie ancienne.
BOUT DU NEZ. — Le bout du nez se confond avec la lèvre supérieure, c’est l’organe du toucher chez le cheval.
On met le serre-nez aux chevaux méchants pour les ferrer.
Certains chevaux, nourris dans les marais, ont des moustaches.
OREILLES. — Les oreilles sont placées de chaque côté de la nuque; elles doivent être éloignées l’une de l’autre, bien plantées et dirigées en haut et un peu en avant.
Les oreilles rapprochées indiquent un front rétréci par le sommet et font craindre la rétivité.
Le cheval qui a peur pointe ses oreilles en avant; il les couche en arrière quand il veut frapper; s’il est enclin à la rétivité, elles ont des mouvements brusques.
Celui qui est aveugle ou dont la vue est affaiblie, cherche à suppléer sa vue par l’ouïe; ses oreilles se tournent du côté d’où vient le bruit; elles se meuvent dans tous les sens et indiquent son incertitude.
On les dit hardies, lorsqu’elles sont portées en avant; quand elle ne sont ni portées en avant ni soutenues, on les appelle négligées.
Elles sont quelquefois atteintes de carie du cartilage ou de nécrose; l’animal est difficile à brider et l’amputation peut devenir nécessaire.
TEMPES. — Elle sont situées de chaque côté du front et au-dessus des salières.
Les chevaux âgés ont des poils blancs aux tempes, on dit qu’ils grisonnent aux tempes; les poulains, dont les tempes présentent quelques poils blancs après la naissance, seront généralement de robe grise et même blanche.
Elles doivent être exemptes de cicatrices.
SALIÈRES. — Les cavités, qui apparaissent au-dessus des yeux, sont appelées salières; elles se creusent avec l’âge.
Quand elles sont profondes chez un jeune cheval, on dit qu’il est né de vieux chevaux.
YEUX. — L’œil doit être grand, placé à fleur de tête, et exprimer la confiance.
Quand il est couvert, il dénote un mauvais caractère.
L’œil gros et sans expression est appelé œil-de-bœuf.
Lorsque le globe est trop convexe, l’œil est affecté de myopie. Les chevaux myopes sont peureux ou plus timides; il faut les traiter avec douceur, s’ils refusent d’avancer par crainte des objets qu’ils distinguent mal.
On appelle œil vairon celui dont l’iris décoloré reflète une couleur ordinairement grisâtre.
Le bord des paupières doit être régulier; si elles présentent des plis, ou si la paupière est anguleuse au-dessous de l’angle nasal, on doit craindre la fluxion périodique. Cette affection se termine presque toujours par la cécité ; cependant les chevaux fluxionnaires, qui sont conduits dans les pays chauds, peuvent guérir par l’effet du climat.
Le cercle des paupières se rétrécit par suite de l’inflammation; il faut comparer les deux yeux et voir si l’un est plus petit et moins saillant.
On examine la vue en amenant graduellement le cheval d’un endroit sombre à un lieu éclairé, soit du fond de l’écurie vers la sortie.
On le place dans l’écurie le dos tourné à la porte pour que, dans une obscurité relative, la pupille s’ouvre davantage.
On le fait tourner ensuite et l’on examine les deux pupilles; elles doivent être également ouvertes.
On le fait avancer pour s’assurer que le cercle de la pupille se rétrécit à mesure que la lumière devient plus vive. Les pupilles se rétrécissent toujours également lorsque les yeux ont une égale sensibilité et qu’ils reçoivent autant de lumière l’un que l’autre.
Dans l’œil affecté, la pupille sera ordinairement plus ouverte, afin de permettre l’introduction d’un plus grand nombre de rayons, que la faiblesse de l’organe aura rendus nécessaires.
On l’arrête près de la sortie, à un ou deux pas, de manière que la tète se trouve au centre de la projection lumineuse venant de l’extérieur; l’œil se trouvant éclairé, le cristallin doit paraître d’une limpidité parfaite. (Corps transparent qui répond à l’ouverture de l’iris ou pupille.) Le cristallin peut offrir un commencement d’opacité, (cataracte de l’œil) qui suit ordinairement la fluxion périodique; dans les premiers jours, les humeurs se condensent en un point blanchâtre d’une ténuité extrême, ou même elles n’eurent qu’une sorte de nuage difficile à observer.
Lorsque la pupille reste immobile, c’est-à-dire sans se dilater ni se resserrer sous l’influence successive de l’obscurité et de la lumière, l’œil est atteint d’amaurose ou goutte sereine (paralysie du nerf optique ou de la rétine). Le cheval est aveugle et incurable. L’œil ne présente aucun signe extérieur indiquant l’existence de cette affection.
On examine plus spécialement la vue en plaçant l’animal dans l’obscurité et en éclairant l’œil au moyen d’une bougie.
Une tache, appelée taie, peut exister sur le globe de l’œil; si elle se trouve placée en face de la pupille (Ouverture de l’iris), elle intercepte une partie des rayons lumineux et rend l’animal ombrageux.
JOUES. — Les joues s’étendent de la tempe à la commissure des lèvres et de la ganache au chanfrein; elles doivent être charnues et sèches.
Elles ne doivent pas offrir de traces de sétons, que l’on emploie quelquefois dans les cas de fluxion périodique.
Elles peuvent être affectées d’une fistule salivaire; sorte de petite plaie qui laisse échapper la salive.
On dit que le cheval fait magasin, lorsque, par suite d’une irrégularité des dents ou par défaut de sensibilité des joues, de petits amas de matières alimentaires séjournent dans la bouche; les joues paraissent bossuées et la mauvaise odeur qui s’en exhale dégoûte le cheval lui-même.
NASEAUX. — Les naseaux forment l’ouverture du canal qui conduit l’air aux poumons; il sont situés de chaque côté du nez. Ils doivent être grands, et dilatés et mobiles quand l’animal est en action.
Au repos leur rythme doit être peu sensible; mais si les ailes s’écartent et se rapprochent alternativement, on peut supposer la pousse (voir le flanc).
La pituitaire (muqueuse des naseaux) doit être rosée; dans le cas de maladie, elle est plus pâle ou d’un rouge foncé ou violacé ; dans la morve, elle présente des chancres ou des cicatrices provenant de chancres anciens.
On comprime successivement les naseaux et la gorge, pour provoquer l’ébrouement ou la toux et rendre le jetage apparent. (Voir les gourmes hygiène).
BOUCHE. — La bouche comprend les lèvres, les dents, les barres, la langue, le canal, le palais et les gencives.
Les lèvres ferment la bouche antérieurement; elles doivent être bien fendues. Lorsque leur commissure n’est pas assez haute, le mors de bride peut heurter les crochets et blesser les barres; ou bien il peut porter sur les lèvres, ce qui rend la bouche dure.
On appelle barres, l’espace interdentaire; suivant leur degré de sensibilité au mors, on dit que le cheval a la bouche égarée, une bonne bouche ou la bouche dure.
La langue est logée dans le canal; avec la langue le cheval soutient le mors pour raffraichir ses barres, lorsque le cavalier rend la main.
Lorsque la langue sort de la bouche, on dit qu’elle est pendante; elle occasionne une perte de salive considérable; on l’appelle serpentine, lorsqu’elle sort et rentre sans cesse dans la bouche.
Elle peut avoir été coupée transversalement, ordinairement par la longe; dans ce cas, le cheval mastique avec difficulté et a la bouche égarée.
Le palais est sujet à une maladie sans gravité, appelée autrefois le lampas (palatite); elle consiste dans un gonflement assez douloureux qui empêche le cheval de manger; on lui donne du barbotage.
Les gencives concourent à fixer les dents; dans la vieillesse, elles diminuent d’épaisseur et les dents paraissent déchaussées.
Le cheval a 40 dents: 24 molaires, 4 crochets et 12 incisives; ordinairement la jument n’a pas de crochets; celles qui en sont pourvues sont appelées bréhaignes.
MENTON. — On appelle menton l’éminence arrondie de la lèvre inférieure, et houppe du menton, le sommet de cette éminence.
BARBE. — Elle est formée par la réunion des deux branches du maxillaire; c’est le passage de la gourmette.
La barbe tranchante peut être blessée par la gourmette, qu’il ne faut jamais serrer.
AUGE. — La cavité de l’auge est comprise entre les branches du maxillaire inférieur; elle doit être large et évidée.
L’auge est engorgée ou pleine pendant les gourmes. Lorsque d’un seul côté ou des deux côtés, quelques ganglions s’engorgent et deviennent durs au toucher, avec adhérence ou non au maxillaire, on doit supposer que le cheval est atteint de morve, quelle que soit la nature du jetage par les nazeaux. (Voir la morve, hygiène.)
GANACHES. — Elles sont formées par les bords postérieurs des branches du maxillaire inférieur; elles doivent être écartées l’une de l’autre pour que l’auge soit grande.
GOUTTIÈRE PAROTIDIENNE. — C’est un sillon plus ou moins profond, qui marque la séparation entre la tête et l’encolure.
GORGE — La gorge est située à l’extrémité supérieure du gosier et s’engage dans l’auge. Il faut comprimer la gorge, pour provoquer la toux et s’assurer de l’état de la poitrine.
. La sous-gorge de la bride ne doit pas être serrée; sa tension, augmentant dans le rassembler, elle pourrait comprimer la gorge et gêner la respiration.
GOSIER. — Le gosier fait suite à la gorge et se prolonge ensuivantle bord inférieur de l’encolure; il a pour base la trachée-artère. Il doit être large et arrondi.
Le cornage est occasionné le plus souvent par un rétrécissement des voies respiratoires. Il faut faire marcher le cheval à une allure rapide et le faire arrêter brusquement devant soi. On peut alors entendre, en se plaçant près de la tète, un bruit provenant de la gorge et produit par le passage de l’air dans les anneaux rétrécis du gosier. Le cheval respirant avec difficulté, il ne faut pas l’acheter.
Encolure
Elle s’étend du garrot à la nuque et du poitrail à la gorge.
Le bord supérieur, protégé par la crinière, a pour base le ligament cervical; il est quelquefois épaissi et dévié chez les chevaux d’espèce commune, ce qui fait dire que l’encolure est penchée. Il doit être exempt de crevasses; les cicatrices qu’il peut présenter, doivent faire supposer une maladie ancienne du ligament cervical.
Le bord inférieur a pour base le gosier et se termine supérieurement par la gorge; il doit être large et arrondi pour que la voie respiratoire soit plus grande. On pratique la trachéotomie lorsque les chevaux sont menacés d’asphyxie. (Ouverture de la trachée-artère.) Ses faces latérales offrent un sillon appelé gouttière de la jugulaire; elles ne doivent pas porter de trace de sétons anciens, et la veine jugulaire ne doit pas être oblitérée.
L’encolure doit être large à sa base et se lier à l’épaule sans dépression musculaire accusée; l’attache de son extrémité supérieure avec la tête est marquée par le sillon appelé gouttière parotidienne; chez les chevaux énergiques, elle offre, vers le garrot, une dépression appelée coup de hache.
Elle forme, avec la tète, un balancier d’une grande puissance, qui concourt à l’exécution de tous les mouvements; en la déplaçant, le cheval charge à volonté l’avant-main ou l’arrière-main, le côté droit ou le coté gauche.
Pour ruer, il baisse la tête et l’encolure; il charge ainsi l’avant-main et dégage l’arrière-main.
Dans le cabrer, il les renverse en arrière psur rejeter leur poids sur les membres postérieurs.
A l’allure du pas, la tête et l’encolure se balancent d’un côté à l’autre et chargent, successivement, les membres qui posent sur le sol.
Dans le galop, l’encolure s’élève au départ pour faciliter l’enlever de l’avant-main; elle s’abaisse et s’allonge pour ajouter son action à la force d’impulsion communiquée par l’arrière-main; pendant qu’elle est abaissée, les membres postérieurs se rapprochent; ensuite, elle s’élève de nouveau et successivement à chaque temps de galop.
Elle forme, avec l’épaule, un angle à peu près égal chez tous les chevaux (90° environ); suivant qu’elle s’élève au-dessus de la ligne du dos, on dit qu’elle est bien dirigée ou mal dirigée; quand elle est longue et bien dirigée, on dit qu’elle est bien sortie.
On distingue: l’encolure droite, rouée, de cygne, renversée ou de cerf, grêle, et l’encolure fausse.
ENCOLURE DROITE. — Elle est droite, lorsque les bords, supérieur et inférieur, forment des lignes presque droites; c’est la plus correcte.
ROUÉE. — Lorsque le bord supérieur est convexe et le bord inférieur concave; elle est favorable à la conduite du cheval quoi-qu’elle le porte à s’encapuchonner. (Voir la tête).
DE CYGNE. — Renversée à sa base e trouée à son extrémité ; elle donne de l’élégance au cheval.
RENVERSÉE OU DE CERF. — Lorsque le bord supérieur est concave et le bord inférieur convexe; le cheval porte au vent et est sujet à s’emporter.
GRÊLE. — Lorsqu’elle manque d’ampleur; dans ce cas elle n’a pas assez de force et sert peu dans la conduite du cheval; on dit qu’elle est flottante.
FAUSSE. — Elle est mal liée à l’epaule et sa direction est fausse; le cheval est plus difficile à conduire.
BIEN SORTIE. — Quand elle est longue et bien dirigée.
Garrot
Le garrot fait suite à l’encolure et se prolonge sur la ligne du dos; sa beauté est constituée par son élévation et par son prolongement sur la ligne du dos.
Ces conditions résultent de la hauteur et de la direction des apophyses épineuses, inclinées d’avant en arrière, qui en forment la base.
Il importe qu’elles soient longues et inclinées, pour qu’elles offrent un bras de levier plus favorable au ligament cervical ainsi qu’aux muscles du dos et de l’épaule qui s’attachent dans cette région.
Lorsque les apophyses sont peu élevées, le garrot paraît gras ou empâté ; on dit qu’il est sec et tranchant, lorsqu’il est très accusé et que les muscles sont peu développés.
La selle est maintenue par les muscles du garrot; cependant, elle est toujonrs chassée en avant lorsque le cheval est plus haut du derrière, et le garrot sec et tranchant peut être blessé par l’arcade de la selle, qui n’est plus assez haute. Il faut disposer la selle spécialement.
La blessure du garrot, appelée mal de garrot, est longue à guérir.
Poitrail
Le poitrail a pour base l’extrémité antérieure du sternum et les muscles qui vont du sternum aux bras et aux épaules.
Sa beauté dépend du développement des épaules et de la saillie du sternum; il faut un poitrail large, pour que l’écartement des épaules corresponde à celui des hanches.
Ars et Inter-ars
On appelle ars, le point de jonction du bras avec le corps; et inter-ars, l’espace qni sépare les deux membres antérieurs.
Cet espace est recouvert d’une peau fine et lisse, qui peut s’excorier par suite d’échauffement; on dit que le cheval se fraie aux ars.
MEMBRES ANTÉRIEURS
Table des matières
Chaque membre forme une colonne brisée, dont les rayons sont articulés de manière à favoriser le support du tronc dans la station et dans la marche. Les membres antérieurs comprennent l’épaule, le bras, l’avant-bras, le genou, le canon, le boulet, le paturon, la couronne, le fanon, l’ergot et le pied.
Épaule
L’épaule a pour base l’os plat appelé scapulum; elle est attachée au tronc par de forts muscles et dirigée d’arrière en avant et de haut en bas.
Sa beauté est constituée par sa direction, sa longueur, et l’ampleur des muscles.
L’obliquité de l’épaule et sa longueur favorisent l’extension du membre; l’angle de la pointe, formé par l’articulation scapulo-humérale, doit être développé et saillant; l’épaule arrondie est faible, à moins d’un beau développement.
Les épaules rapprochées l’une de l’autre se rencontrent avec un poitrail étroit; elles sont généralement peu musclées et faibles.
Elle forme avec l’encolure un angle à peu près égal chez tous les chevaux (90° environ); avec une épaule droite, l’encolure ne s’élève pas assez au-dessus du dos et le cheval est mal conformé.
On appelle épaules froides, celles dont les mouvements ne sont pas assez étendus en raison de la conformation apparente. Rarement le défaut d’extension du membre provient de l’épaule; il faut rechercher si le membre offre un appui suffisant pour que le cheval exécute des mouvements étendus sans crainte de tomber, et surtout, s’il n’y a pas souffrance du pied. Lorsque le genou est faible, le boulet mince, ou que les pieds sont petits ou douloureux, le cheval répète aux allures par défiance de la solidité de ses membres antérieurs.
L’entorse de l’épaule est appelée écart de l’épaule; si une épaule est plus maigre que l’autre, on doit craindre, soit un écart ancien, soit une maladie ancienne du pied (encastelure par exemple), ayant provoqué une atrophie musculaire par suite de défaut de mouvement; le feu est employé pour guérir cette maladie.
Bras
Le bras a pour base l’humérus; il doit être long et placé dans une direction parallèle à l’axe du corps.
Quand le bras est court, le membre est projeté en hauteur et n’embrasse pas beaucoup de terrain; de la pointe de l’épaule au coude, la distance doit-être à peu près près égale à la longeur de l’avant bras, mesurée du coude au pli du genou.
Quand il est dirigé vers les côtes, le cheval est serré aux coudes et le membre est panard; s’il s’éloigne des côtes, le membre est tourné en dedans et le cheval est cagneux.
Coude
Le coude a pour base le prolongement du cubitus, appelé olécrâne; il doit-être long et bien détaché.
Cette disposition résulte de la longueur de l’apophyse olécrânienne et de la direction de l’avant-bras.
On dit que le cheval panard a les coudes au corps ou qu’il est serré aux coudes, et que le cheval cagneux a les coudes détachés.
Une tare, appelée éponge, se présente assez souvent au coude; le cheval, étant couché, replie le membre antérieur sur lui-même; l’extrémité du fer, appelé éponge, vient s’appuyer sur le coude et produit à la longue un gonflement considérable de la peau. On obvie à cet inconvénient en attachant un bourrelet au-dessus du genou; son épaisseur force le canon à s’écarter assez pour que le pied ne touche plus le coude.
Avant-bras
L’avant-bras a pour base le radius et une partie du cubitus; il doit être long et pourvu de muscles puissants; les chevaux trotteurs ont de beaux avant-bras.
Lorsque l’avant-bras est court, le canon est long et inversement; avec l’avant-bras court et le canon long, le cheval trotte du genou ou trousse en marchant; lorsqu’il est long et que le canon est court, le membre a des mouvements plus étendus et plus rapides et le pied passe près de terre; on dit, dans ce cas, que le cheval rase le tapis.
De la longueur de l’avant-bras, dépendent la brièveté et la force du canon.
Châtaigne
On appelle châtaigne une petite plaque cornée située à la face interne de l’avant-bras un peu au-dessus du genou; et dans les membres postérieurs à la face interne du jarret; elle est plus développée dans les races communes.
Genou
Le genou est placé entre l’avant-bras et le canon; il est formé par les os du carpe; ce sont six osselets applatis; disposés sur deux rangées superposées; le septième appelé os crochu ou sus-carpien, est placé en arrière du genou et à hauteur de la rangée supérieure.
Le genou doit être large et épais.
Il a deux faces, une antérieure et une postérieure, appelée pli du genou; sa largeur se mesure par la distance qui sépare ses faces et dépend en grande partie du développement de l’os crochu; son épaisseur est indiquée par sa face antérieure, mesurée d’un bord à l’autre.
Quand l’os crochu est peu développé, le genou est étroit et le tendon a moins de puissance; lorsqu’il manque d’épaisseur et que le canon est léger, on l’appelle genou de veau; dans les deux cas, le genou est faible; s’il présente des cicatrices à sa face antérieure, le cheval est couronné ; il a pu tomber sur les genoux par suite de faiblesse du membre ou accidentellement.
On appelle osselets, des exostoses qui se produisent au genou par suite d’usure; sa face antérieure parait bossuée.
Le vessigon, qui apparaît sur le côté externe de l’articulation ou sur sa face antérieure, est aussi une preuve d’usure (voir au jarret).
Le pli du genou peut présenter des crevasses transversales appelées malandres; elles sont difficiles à guérir.
Les déviations du genou sont décrites au chapitre des aplombs.
Canon
Le canon fait suite au genou et au jarret; il a pour base les métacarpiens et les métatarsiens principaux, les rudimentaires (péronés) et les tendons extenseurs du pied.
On peut comprendre aussi dans cette région, les deux cordes tendineuses des muscles fléchisseurs des phalanges (perforé et perforant), appelées tendons, qui sont placées à la face postérieure du canon, entre le genou et le boulet.
Le perforé, immédiatement en arrière du boulet (anneau sésamoïdien), est traversé par le perforant; il s’élargit en arrivant aux phalanges, et se termine par deux branches à l’os de la couronne; le perforant traverse l’anneau du perforé, il passe par dessus les sésamoïdes et se termine à la face inférieure de l’os du pied.
Le canon doit être court et gros; vu de profil, il doit paraître large, pour que le tendon soit détaché du canon.
Sa face antérieure doit être arrondie et sèche, et les cordes tendineuses postérieures doivent former sous la peau des reliefs très apparents.
Si le tendon se rapproche du canon, au-dessous du pli du genou, on dit qu’il est failli; le membre a moins de solidité.
Le tendon doit être sec, ferme, sans engorgement ni adhérence d’aucune sorte avec la peau; l’adhérence avec la peau ou l’engorgement sont une preuve de fatigue ou d’usure.
L’effort du tendon s’appelle nerf férure.
L’éminence arrondie, qui se présente quelquefois sur le trajet du tendon, indique une lésion survenue à la suite d’un effort violent.
Les blessures produites au tendon par les pieds postérieurs font dire que le cheval s’atteint au tendon.
La brièveté du canon est la conséquence de la longueur de l’avant-bras.
On appelle suros, les exostoses qui apparaissent aux canons; ils font boîter lorsqu’ils sont placés sur le trajet d’un tendon ou près d’une articulation, et lorsqu’ils sont en voie de formation. Ils peuvent être symétriques sur les canons.
Les jeunes chevaux peuvent avoir des suros pendant la mise en service; ils disparaissent généralement quand l’animal est devenu adulte.
Les chevaux d’un tempérament lymphatique peuvent avoir les eaux aux jambes (voir la couronne). Il peut également se produire un vessigon par suite d’hydropisie de la synoviale de la gaîne carpienne et de la grande synoviale sésamoïdienne. Elles ont leur point de séparation, ou cul de sac, vers le milieu du canon.
Boulet
Le boulet est compris entre le canon et le paturon; il est formé par les abouts articulaires de l’os du canon et du paturon et les deux sésamoïdes. Ces derniers, placés à la face postérieure de l’articulation, ont pour objet d’écarter le tendon et font office de poulie de renvoi.
Il doit être gros et légèrement aplati sur ses faces latérales; sa largeur, mesurée de sa face antérieure à sa face postérieure, dépend en grande partie du développement des sésamoïdes.
Le boulet, petit indique une certaine faiblesse de l’articulation et n’offre que peu de résistance; on dit petit boulet, petit service.
Cependant, pour apprécier la force du boulet, il faut tenir compte de la nature du cheval, de sa charpente, et de la finesse des poils et des tissus. Il perd de sa netteté et s’arrondit à mesure que la fatigue du cheval augmente.
Les tumeurs molles, qui apparaissent au boulet, s’appellent molettes (voir le jarret); elles indiquent le degré d’usure suivant leur volume, leur position et leur consistance; elles sont simples, doubles, chevillées ou indurées.
On les distingue en molette tendineuse et molette articuculaire.
La molette tendineuse apparaît postérieurement au-dessus ou au-dessous des sésamoïdes; elle est placée sur le trajet du tendon fléchisseur du pied; celle du dessous est plus grave.
La molette articulaire a son siège sur les faces latérales du boulet, de chaque côté de la ligne du tendon fléchisseur des phalanges; celle du dehors a plus d’importance.
On appelle hygroma, celle qui apparaît à la face antérieure, sur le trajet du tendon extenseur du pied; c’est la moins grave.
Les exostoses, qui se produisent au boulet par suite d’usure, s’appellent osselets; quand ils entourent l’articulation, on dit que le boulet est cerclé.
Chez les chevaux dont l’usure est avancée, le boulet se trouve porté en avant de sa direction naturelle par suite de raccourcissement du tendon; le cheval est dit droit sur ses boulets, ou bouleté, suivant le degré d’usure et la direction acquise.
Le boulet peut présenter, à la face postérieure, des blessures produites par les pieds postérieurs; on dit que le cheval s’atteint au boulet; la blessure de la lace interne est produite par le pied antérieur opposé ; elle fait dire que le cheval bataille ou se coupe.
L’entorse de l’articulation du boulet est appelée effort du boulet.
Au-dessous et au-dessus du boulet et sur les faces latérales du membre, on pratique la névrotomie plantaire dans le cas de maladie persistante du pied. La trace de cette opération consiste dans une incision apparente de quelques centimètres de longueur.
La ténotomic est pratiquée sur le tendon du cheval arqué, pour ramener le pied dans la flexion. La peau est incisée sur le milieu du trajet du tendon.
Ergot et Fanon
Le boulet est terminé, postérieurement, par une production cornée appelée ergot; le bouquet de longs poils, qui entoure l’ergot, est appelé fanon.
L’ergot et le fanon concourrent à protéger le boulet, qui pourrait être blessé pendant la marche dans un terrain inégal ou pierreux.
Paturon
Le paturon est placé entre le boulet et le pied; il a pour base le premier phalangien, appelé os du paturon, et les tendons des muscles extenseurs et fléchisseurs du pied qui glissent sur ses faces antérieure et postérieure.
Il doit être large, d’une longueur moyenne, et avoir une direction qui tienne le milieu entre la perpendiculaire et l’horizontale; quand il réunit ces conditions, on dit qu’il est bien soutenu.
Le paturon trop long est faible; ont dit que le cheval est long jointé et bas jointé, ou que les boulets sont mal soutenus; il peut être trop long et cependant conserver une direction favorable et même être trop droit, on dit, dans ce cas, que le paturon est long, mais soutenu, ou que le cheval est long et droit jointé.
Le paturon court est ordinairement trop droit: paturon court, paturon court et droit jointe; étant court et droit jointé, il peut aussi manquer de force; on dit, dans ce cas, que le paturon est mou, ou que le cheval a les boulets mous.
Les exostoses du paturon prennent le nom de formes; celles qui sont placées sur le trajet des tendons, vers la face antérieure ou vers la face postérieure, font boiter le cheval.
Les déviations du paturon sont décrites au chapitre des aplombs.
Couronne
La couronne est située entre le paturon et le sabot, au-dessus du pourtour supérieur du sabot; elle a pour base le deuxième phalangien, appelé os de la couronne.
Cette région comprend le bourrelet, qui reproduit la muraille du sabot, et le périople qui fournit au sabot la corne périoplique.
Sa beauté consiste dans son épaisseur et sa netteté ; les poils qui la recouvrent doivent être brillants et jamais hérissés.
Les exostoses, qui se produisent sur l’os de la couronne, bont boiter le cheval; on dit qu’il a des formes.
La forme peut être due à l’ossification des cartilages contenus dans le pied; dans ce cas, la couronne offre, sur ses faces latérales et vers l’enveloppe cornée, une surface prolongée ne faisant qu’une légère saillie sous la peau, mais résistante et plus ou moins dure au toucher.
Elle peut être le siège de javart (furoncle); de crapaudine (ulcère); et des eaux aux jambes (suintement par gouttelettes d’une matière aqueuse). La trace de cette maladie est indiquée par le hérissement des poils de la couronne. On n’achète pas les chevaux qui en sont atteints.
Pied
Il a pour base le 3e phalangien, ou os du pied, et le 3e sésamoïde, appelé aussi os naviculaire; placé à la face postérieure, l’os naviculaire sert de poulie de renvoi au muscle fléchisseur du pied.
On appelle sabot, les parties externes ou contenantes du pied. Le sabot comprend la paroi, la sole, les talons, la fourchette et le periople.
La paroi, ou muraille, se subdivise en pince, partie antérieure; mamelles, de chaque côté de la pince; quartiers, entre les mamelles et les talons; talons, à la face postérieure; et barres, à la face inférieure du pied.
La sole est une plaque cornée, disposée en voûte, et échancrée postérieurement pour recevoir la fourchette. Elle s’abaisse et s’élève dans l’appui et concourt ainsi à la dilatation du sabot pendant la marche.
La fourchette est comprise entre les barres; elle est formée d’une corne élastique. Elle a deux branches; une lacune médiane, ou vide, entre les branches; et deux lacunes latérales, à l’union des branches avec les barres. La réunion des deux branches Rappelle corps de la fourchette, et les éminences des parties postérieures, glumes. Elle contribue à la dilatation des talons.
La période entoure la partie supérieure du sabot d’un talon à l’autre; il fournit la corne périoplique, qui donne au sabot son aspect luisant. Le sabot s’écaille quand la corne périoplique est détruite.
Le pied doit être grand relativement à la charpente et à la nature du cheval; le pied petit est ordinairement douloureux; on dit pas de pied, pas de service.
Lorsque les quartiers ou les talons ne sont pas assez hauts, le cheval manque d’appui par suite de faiblesse du pied; il n’a pas assez de pied.
Quand la sole est trop concave, le pied est maigre, il manque d’élasticité ; si elle n’est pas assez concave, on dit que le pied est plat, il est exposé aux bleimes; si elle est plate ou concave, il faut rejeter le cheval.
On appelle pieds resserrés ou encastelés, ceux dont les quartiers sont déviés et les talons rétrécis; et pieds dérobés, ceux dont la corne s’éclate, et rend difficile la fixation du fer. Ces défectuosités, mais surtout les deux premières, ont une grande importance: on y remédie difficilement et elles empêchent le cheval de faire un bon service.
Les pieds peuvent être atteints de seimes sorte de division ordinairement verticale qui se produit dans le paroi; elle se présente le plus souvent au quartier interne, qui est plus faible et plus perpendiculaire; les pieds panards, qui font leur appui sur le quartier interne, sont sujets aux seimes. Celle qui se produit en pince, s’appelle sole ou pied de bœuf.
Les exostoses qui se produisent à la face inférieure de l’os du pied, prennent le nom d’oignons; ils font toujours boiter le cheval.
Le bourgeonnement du tissu pédophyleux et du tissu velouté, qui peut se produire à la suite d’une opération, prend le nom de cerise.
Les fourchettes peuvent être chauffées ou pourries, par suite d’un long séjour du pied dans les fumiers.
On appelle javart simple, tendineux ou encorné, une sorte de furoncle qui se développe à couronne ou dans les tissus du pied (panaris de l’homme); le javart encorné est très-douloureux.
Le crapaud diffère peu de la fourchette pourrie; mais il désorganise le pied et est d’une guérison difficile.
Les chevaux dont les pieds sont volumineux et gras ne font pas un bon service.
Il faut examiner les pieds de face en avant, pour comparer leur volume au développement du cheval, et de face en arrière, pour voir les talons et les quartiers.
CORPS
Table des matières
Le corps comprend le dos, le rein, les côtes, le flanc, les testicules, le pénis, le fourreau, la vulve, les mamelles, l’anus, le périnée et le raphé.
Dos
Le dos fait suite au garrot et se termine au rein; il a pour base les vertèbres dorsales et la région supérieure des côtes.
Il doit être court, large et horizontal.
Sa longueur correspond ordinairement à celle du corps; il est large, lorsque les cotes sont arrondies et soutenues dans la région du dos; chez le beau cheval, grand dans l’avant-main, il est horizontal. Cette disposition facilite la progression et exige moins d’efforts de l’arrière-main.
Le cheval dont l’arrière-main est plus élevé que l’avant-main, a le dos incliné d’arrière en avant ou plongé. Pour peu que cette direction soit exagérée, la selle est chassée en avant et le poids du cavalier se répartit en trop grande partie sur l’avant-main; la progression se trouve ralentie par suite de l’effort exigé de l’avant-main pour se soutenir, et les membres antérieurs sont exposés à s’user prématurément.
Le dos long est généralement faible, à moins d’être très-large et avoir une bonne direction; on dit, dans ce cas, que le cheval a le dos long, mais large et bien soutenu.
Si les côtes ne sont pas arrondies supérieurement, ou si la ligne du dos est concave, le cheval a le dos mou, mal soutenu ou ensellé.
Le dos court et dans une bonne direction peut paraître bas et même ensellé par suite de l’élévation du garrot et de la croupe; on dit alors que le dos est bas mais bien soutenu; si le dos, ainsi conforme, coïncide avec un cerceau court et cylindré, le cheval est médiocre, on dit qu’il n’a pas assez de corps.
Le dos voûté, ou convexe, est appelé de mulet ou de carpe; il a plus de force, mais il est moins souple.
Rein
Le rein fait suite au dos. et se termine à la croupe; il a pour base les six vertèbres lombaires. Elles offrent sur les côtés des prolongements, appelés apophyses transverses, dont la longueur détermine la largeur du rein.
Les chevaux de race arabe et barbe n’ont que cinq vertèbres (Samson).
Le rein doit être court, large, droit, bien musclé et bien attaché.
Sa longueur est indiquée extérieurement par l’espace occupé par le flanc, qui sépare la hanche de la dernière côte; elle est indépendante de la longueur du corps.
Sa largeur est indiquée par l’écartement des hanches.
Sa direction est liée d’une manière intime à celle du dos.
Les muscles du rein doivent être développés et même faire saillie de chaque côté de l’épine lombaire.
Il est dit bien attaché, lorsqu’il n’existe aucune dépression à son union avec la croupe.
Avec un mauvais rein, étroit ou long, le cheval se berce en marchant.
L’effort du rein est appelé tour de bateau; l’animal devient incapable de faire un service de selle et est sujet à des rechutes; le feu est employé pour guérir cette maladie.
La blessure du rein est appelée mal de rognon.
On pince la colonne vertébrale, vers le rein, entre le pouce et l’index, pour s’assurer de l’état de santé du cheval; il doit fléchir le rein sous cette pression.
Côtes
Les côtes, au nombre de 18, entourent et protègent la poitrine; elles se divisent en côtes sternales, qui se rattachent directement au sternum, et en côtes asternales, qui se rattachent au sternum par des prolongements cartalagineux.
Les deux premières, très fortes et peu écartées l’une de l’autre, font office de colonne de support; celles qui suivent s’écartent et s’arrondissent pour former la poitrine.
Dans la respiration, les côtes antérieures se dilatent peu; tandis que les côtes postérieures marquent davantage par le rythme les mouvements respiratoires.
Les côtes doivent être longues, amples, écartées d’un côté à l’autre de la poitrine, et arrondies supérieurement, à hauteur des coudes, et au passage des sangles.
La hauteur de la poitrine, ou profondeur, est mesurée du sommet du garrot au passage des sangles; sa longueur de la pointe de l’épaule à la dernière côte: et sa largeur, par l’écartement des côtes, d’un côté de la poitrine à l’autre côté.
Le défaut de longueur ou d’ampleur des côtes indique la faiblesse des organes pectoraux; si les côtes sont courtes et arrondies, la poitrine manque de développement: on dit que le cheval est cylindré ou que son cerceau est court; lorsque les côtes asternales seules sont courtes, il se nourrit mal, il a le ventre levretté ou il est étroit de boyaux; lorsque les côtes antérieures paraissent aplaties en arrière des épaules ou vers les coudes, on dit qu’il est serré dans la poitrine ou qu’il a les côtes plates.
L’insuffisance des cavités de la poitrine peut correspondre à certaines défectuosités de l’avant-main et de l’arrière-main: si les côtes sternales sont aplaties, l’épaule et l’encolure sont peu musclées.
Lorsque les côtes asternales sont courtes et que le ventre est levretté, le rein est ordinairement étroit ou mal attaché et la croupe est avalée ou oblique. C’est ce qui fait dire que le cheval est comme son cerceau, ou qu’il n’y a pas de beau cheval sans un bon cerceau.
Le ventre trop développé indique une nature peu énergique; il est appelé avalé ou de vache. Il peut être atteint de hernie; on distingue la hernie ventrale et la hernie ombilicale; celle de l’ombilic a peu d’importance, mais celle du ventre déprécie le cheval (voir le testicule).
Flanc
Le flanc est situé entre les côtes et la hanche; il comprend une partie supérieure, appelée creux; une médiane appelée corde; et une partie inférieure appelée fuyante.
Ses mouvements correspondent à ceux de la respiration; ils doivent être lents et réguliers. Dans l’état normal l’inspiration et l’expiration sont exécutées en deux temps à peu près d’égale durée, (l’expiration est plus longue); dans la pousse, elles sont l’une et l’autre entrecoupées par un temps d’arrêt appelé soubressaut ou contre-temps dé la pousse. Cette maladie est difficile à observer dans ses débuts; il ne faut pas acheter le cheval qui en est atteint.
Un flanc court correspond à un rein court et à une poitrine profonde.
Il peut être creux, retroussé ou cordé : le flanc creux se rencontre avec le ventre de vache, il présente dans sa partie supérieure une cavité assez profonde; le flanc retroussé indique des intestins délicats et un cheval qui se nourrit mal, il coïncide avec le ventre levretté ; quand la partie moyenne appelée corde, est trop tendue, on dit que le flanc est cordé ou que le cheval est efflanqué.
Organes génitaux et ouvertures naturelles
Les organes génitaux du cheval comprennent les testicules, le fourreau et la verge.
TESTICULES. — Les testicules doivent être fermes, non rétractés, et ne présenter aucune irrégularité ; le testicule gauche est plus gros que le testicule droit et doit paraître plus descendu.
Chez certains chevaux, ils n’ont pas franchi l’anneau inguinal; on appelle cryptorchides, ceux dont les testicules sont restés dans l’abdomen; et monorchides ceux dont un seul testicule est apparent. Ces chevaux, comme ceux dont la castration n’a pas été complète, sont ordinairement méchants et dangereux.
On appelle entier, lr cheval qui a conservé ses testicules, et honge celui qui en a été privé. Les chevaux entiers sont plus exposés à la hernie inguinale que les chevaux hongres; cette maladie détermine souvent la mort du cheval.
PÉNIS. — Le pénis, ou verge, est situé dans le fourreau.
Le cheval, dont la verge ne sort pas du fourreau au moment de l’émission des urines, manque ordinairement d’énergie; on dit qu’il pisse dans son fourreau.
La verge peut présenter des verrues; elle peut aussi être pendante, par suite de paralysie.
FOURREAU. — Le fourreau contient et protège la verge; il doit être lissé, luisant, de couleur foncée et assez volumineux.
A l’allure du trot, quelques chevaux font entendre un bruit, appelé bruit de grenouilles, qui est causé par l’introduction de l’air dans le fourneau.
Les organes génitaux de la jument comprennent la vulve et les mamelles.
VULVE. — On appelle vulve, l’orifice extérieur des organes génitaux de la jument.
Les lèvres de la vulve doivent être assez épaisses et présenter quelques plis transversaux; chez les juments rueuses ou stériles, elles sont minces et peu saillantes.
MAMELLES. — La jument a deux mamelles placées en arrière du ventre; elles sont très apparentes lorsque la jument a fait des poulains.
ANUS. — On appelle anus, l’ouverture postérieure du tube digestif; il doit être petit, dur et bien fermé ; on dit alors qu’il est bien maronné.
Chez les chevaux d’un tempérament faible, l’anus est flasque et ballotant, on dit que le cheval est vidar ou qu’il a l’anus béant.
Les chevaux de robe grise peuvent présenter, en différentes régions et surtout autour de l’anus, des tumeurs, dites mélaniques, qui laissent échapper une matière noire.
On n’achète pas les chevaux affectés de mélanoses.
PÉRINÉE ET RAPHÉ. — On appelle périnée, l’espace compris entre les testicules ou les mamelles et l’anus, et raphé, la ligne médiane que présente le périnée.
ARRIÈRE-MAIN
Table des matières
L’arrière-main comprend la croupe, la queue, les hanches, les fesses, la cuisse, la jambe, le jarret, le canon, le tendon, le boulet, l’ergot, le fanon, le paturon, la couronne et le pied.
Les conditions de beauté et de défectuosité des membres antérieurs et les membres postérieurs sont les mêmes à partir du genou et du jarret.
Croupe
La croupe fait suite au rein et se termine à la naissance de la queue; elle a pour base le sacrum et les coxaux, et se trouve comprise dans le carré formé, supérieurement, par les pointe des hanches et les pointes des fesses.
Elle doit être longue, large, bien musclée et moyennement oblique.
Sa largeur est indiquée par l’écartement des hanches, et sa longueur et sa direction par une ligne qui irait de la pointe des hanches à la pointe des fesses.
Suivant que cette direction et plus ou moins oblique, on dit que la croupe est horizontale, dans une bonne direction, ou oblique.
La croupe qui se rapproche trop de l’horizontale, est moins bonne pour les sauts d’obstacles; celle qui est moyennement oblique est la plus favorable pour tous les services; la croupe oblique convient aux sauts en hauteur, autant par sa propre direction que par celle des membres, qui sont ordinairement plus engagés sous l’arrière-main.
On distingue la croupe avalée, en pupitre, tranchante ou de mulet, commune, pointue et faible, anguleuse et la croupe double:
CROUPE AVALÉE. — Quand elle est courte et oblique.
EN PUPITRE. — Quad elle est aplatie.
TRANCHANTE OU DE MULET. — Si le sacrum est trop élevé.
COMMUNE. — Lorsqu’elle est courte et arrondie.
POINTUE ET FAIBLE. — Quand les ischiums, qui forment la pointe des fesses, sont rapprochés.
ANGULEUSE. — Lorsque la pointe des hanches est saillante.
DOUBLE. — Lorsque les muscles forment une saillie accusée de chaque côté de l’épine sus-sacrée.
L’entorse de l’articulation coxo-fémorale s’appelle écart de la hanche ou allonge.
Queue
La queue fait suite à la croupe et a pour base les 18 coccygiens; elle protège l’anus et-les testicules et sert de chasse-mouches.
Pour exprimer qu’un cheval porte bien la queue, on dit qu’il détache bien.
Si le tronçon et les crins n’ont pas été coupés, le cheval est dit à tous crins; lorsque le tronçon a été coupé court et que les crins ont été coupés à niveau du tronçon, il est écourté ou courte de queue; si les crins, coupés d’égale longueur, dépassent le tronçon, la queue est en catogan; lorsque le tronçon a été coupé et que les crins sont d’une longueur inégale, elle est en balai.
Lorsque les crins de la queue sont rares, on dit que le cheval a la queue de rat.
Hanches
Les hanches ont pour base la saillie formée par l’angle externe de l’ilium; cette saillie est appelée pointe de la hanche.
Elles doivent être écartées l’une de l’autre, pour que le rein et la croupe soient larges; on dit dans ce cas, que le cheval a les hanches accusées ou de belles hanches, -
Quelques chevaux ont une hanche plus basse que l’autre; cette grave défectuosité s’appelle coup de balai; elle doit faire rejeter le cheval.
Si les hanches ne sont pas assez écartées et que leur saillie ne soit pas assez accusée, on dit quelles sont fondues ou coulées; lorsque leur saillie, très accusées, n’est due qu’au peu de développement des muscles, on dit que le cheval est cornu.
On les appelle hanches coupées, lorsqu’elles sont trop hautes.
Le ch val peut être déhanché ou épointé à la suite d’une chute. Cette fracture n’a. pas beaucoup d’importance lorsqu’elle s’est produite dans le jeune âge.
Fesse
La fesse a pour base la tubérosité de l’ischium, appelée pointe de la fesse.
Les pointes des fesses doivent être écartées l’une de l’autre pour que la croupe ne soit pas pointue; les muscles des fesses doivent être développés et descendre le plus près possible du jarret; quand le cheval présente ces conditions de beauté, on dit qu’il a un beau carré de derrière ou qu’il est bien culotté.
Quand la fesse est courte, on dit qu’elle est coupée; les fesses aplaties, ou maigres, sont un indice de faiblesse.
Les chevaux en mauvais état présentent à la fesse un sillon qui marque la séparation des muscles, et qu’on appelle raie de misère; ce sillon est marqué également chez les chevaux musclés et énergiques.
Cuisse
La cuisse a pour base le fémur; sa direction est oblique de haut en bas et d’arrière en avant, domme celle de l’épaule.
Elle doit être longue, oblique, et bien musclée; sa direction et sa longueur sont indiquées par une ligne qui irait de l’articulation coxo-fémorale à la rotule.
Quand elle est bien musclée, on dit que le cheval est bien gigoté ou bien culotté ; dans le cas opposé, elle est appelée cuisse plate ou cuisse de grenouille.
La face interne, ou plat de la cuisse, présente la veine saphène, qui peut être atteinte de thrombus à la suite d’une saignée.
Grasset
Le grasset a pour base l’os, appelé rotule, qui est placé en avant du point de jonction de la cuisse et de la jambe; cette disposition est analogue à celle du genou de l’homme.
La beauté du grasset est constituée par sa netteté, son épaisseur et sa direction; il doit faire saillie au-dessous du ventre et un peu en dehors, pour que le jeu de la euisse soit libre.
La luxation de cette articulation est fréquente chez les poulains et les jeunes chevaux, mais elle n’a pas d’importance; il faut repousser la rotule du dehors en dedans et faire trotter le poulain. Elle est très grave chez les chevaux adultes.
Le grasset peut être atteint de vessigon, maladie difficile à guérir.
Jambe
La jambe a pour base le tibia, elle doit être longue et bien musclée.
Quand elle est longue, le jarret est plus près de terre, et le canon est plus court; les muscles qui forment le mollet du cheval doivent être fermes, et former un relief très-accusé : vue de profil, la jambe doit aller en s’élargissant depuis le jarret jusqu’à la cuisse.
Jarret
Le jarret a pour base l’extémité inférieure du tibia, l’extrémité supérieure du canon, et les os du tarse, qui sont: l’astragale, os rond placé en avant; le calcanéum, placé en arrière, (il forme la pointe du jarret et fait office de poulie de renvoi); et la rangée d’os plats, au nombre de quatre.
On distingue dans le jarret, le pli, la pointe, la corde, le creux et deux faces, une interne et une externe.
Le pli est à la face antérieure; la pointe, à la face postérieure (extrémité du calcanéum); la corde est formée par la réunion des tendons qui s’attachent au calcanéum; le creux est entre la corde et l’extrémité du tibia.
Le jarret doit être. large, long et épais; il le faut aussi sec et net.
La largeur du jarret est mesurée du pli à la pointe; sa longueur dépend de celle du calcanéum, et son épaisseur est indiquée par la largeur de la face antérieure.
Le jarret est étroit quand le calcanéum est peu détaché ; il est étranglé, lorsqu’il est large à sa partie supérieure et étroit inférieurement, ou que le canon est faible; dans les deux cas, il manque de force et se tare rapidement; quand il est épais, il présente les conditions de force nécessaires pour résister à l’effort des muscles qui agissent sur le calcanéum.
Si les éminences du jarret sont développées et sèches, on dit qu’il est osseux; il est empâté et mou lorsqu’il est recouvert d’une peau épaisse.
Selon que l’angle formé par le jarret est plus ou moins ouvert, on dit qu’il est droit, ou qu’il est coudé ; le jarret droit, étant généralement étroit, peut manquer de force; lorsque le jarret est coudé, le membre, trop engagé sous la croupe, se trouve surchargé par le poids de l’arrière-main; en outre, cette disposition des membres postérieurs est moins favorable à la projection de la masse en avant. Il faut que le jarret coudé soit épais, pour qu’il ne se tare pas prématurément.
Les jarrets doivent présenter des éminences parallèles et de même contour; s’ils sont inégaux, on doit supposer des tares. Les tares du jarret sont produites par des exostoses ou par la dilatation des capsules synoviales; on les distingue en tares dures et en tarés molles; elles prennent des noms différents suivant la place qu’elles occupent.
Les tares dures sont: la courbe, l’éparvin et la jarde; et les tares molles, les vessigons, (articulaire, tendineux et de la corde du jarret), le capelet et la varice.
COURBE. — Elle se développe sur la tubérosité interne du tibia, (face interne et partie supérieure du jarret), et peut s’étendre en arrière jusqu’au calcanéum, et en bas sur la poulie et les os plats; elle gêne la flexion du membre, qui décrit un mouvement de rotation externe quand il est porté en avant.
Pour reconnaître cette tare, il faut se placer en avant du cheval et comparer les saillies des courbes en dirigeant l’œil entre les membres antérieurs et au-dessous du poitrail.
ÉPARVIN. — L’éparvin a son siège sur le renflement qui termine l’os du canon ou sur la tête du péronée interne et les petits os du jarret, (face interné et partie inférieure du jarret); il occasionne des tiraillements douloureux qui amènent la boiterie; sa gravité résulte moins de son volume que de la place qu’il occupe.
Celui que l’on aperçoit à la partie inférieure et postérieure de la face interne du jarret ne fait pas toujours boîter; mais celui qui se préseute à la partie antérieure fait souvent boiter, surtout s’il n’est pas arrondi. Pour le découvrir, il faut se placer à hauteur de l’épaule du cheval et un peu sur le côté ; l’éparvin, vu de ce point, est constitué par une éminence qui apparait inférieurement, en avant de la face interne du jarret et sur le côté du canon.
La flexion du jarret pourvu d’un éparvin, est saccadée, le jarret taré s’élève plus haut que l’autre. On appelle éparvin sec, l’élévation exagérée du membre à la suite de la flexion; elle se produit souvent sans tare osseuse. Il faut examiner le cheval au pas et à bout de longe, le cheval baissant la tête, et ensuite à l’allure du trot.
JARDON, JARDE. — Le jardon a son siège à la tête du péronée externe; il est opposé à l’éparvin (face externe et partie inférieure et postérieure du jarret).
Cette défectuosité n’a pas beaucoup de gravité, mais elle peut se développer et dégénérer en jarde. Pour reconnaître le jardon, il faut comparer les deux jarrets en les regardant de face en arrière et un peu de côté de manière à voir si les deux jarrets sont égaux.
La jarde se développe sur la face postérieure du canon, sur les os plats postérieurs, et à la tête du péronée externe (face postérieure et face externe et partie inférieure du jarret).
La ligne formée par le tendon, de la pointe du jarret au boulet, doit être bien droite; la jarde existe lorsque le tendon est dévié de sa direction à hauteur du jarret. Il faut examiner le jarret de derrière et de profil, pour voir si la ligne du tendon n’est pas déviée ou convexe d’avant en arrière.
On dit que le jarret est cerclé, lorsqu’il est privé de mouvement par le développement des tares dont il est atteint.
VESSIGON-. — Cette tare est due à l’accumulation de la synovie dans les capsules synoviales et dans les gaines tendineuses des articulations. (La même tare prend le nom de molette dans la région du boulet.)
On reconnait, dans le jarret, trois sortes de vessigons: le vessigon tendineux, le vessigon articulaire, et le vessigon de la corde du jarret.
Le vessigon tendineux occupe le creux du jarret; il est simple ou double selon qu’il apparait à la face externe ou sur les deux faces latérales; c’est le moins grave, quoiqu’il indique toujours un certain degré de fatigue de l’articulation.
Le vessigon articulaire se présente au pli du jarret, un peu au dedans et vers la courbe, et dans le creux du jarret quand il est développé ; il est plus grave que le vessigon tendineux et d’une guérison plus difficile.
Le vessigon de la corde du jarret apparaît au-dessus de la pointe du jarret et sur le trajet du tendon; il est plus rare, mais plus grave que les deux autres.
CAPELET. — Le capelet est une tumeur molle siégeant sur l’extrémité supérieure du calcanéum, (pointe du jarret). Quand il est constitué par un épaississement de la peau, il n’a pas de gravité ; mais s’il est dû à une dilatation de la capsule synoviale, il peut faire boiter et sa guérison est difficile.
VARICE. — On appelle varice, la dilatation de la veine saphène à son passage à la face interne du jarret; elle est rare et a peu d’importance au point de vue du service. Il ne faut pas la confondre avec le vessigon articulaire, qui se présente vers le même point de la région.
SOLADRES. — Le pli du jarret peut présenter des crevasses transversales appelées solandres; elles sont d’une guérison difficile.
Les défectuosités et les conditions de beauté des membres postérieurs, au-dessous du jarret, sont les mêmes que dans les membres antérieurs au-dessous du genou (canon, tendon, boulet, paturon, couronne et pied).
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