Kitabı oku: «Tennis - La methode d'auto apprentissage»

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Siegfried Rudel

Tennis: La méthode d’auto-apprentissage

Definiertes Timing

Unité de perception et de mouvement

Traduit de l’allemand par Nadia Christov

Malgré l’attention portée à la rédaction de cet ouvrage, l’auteur ou son éditeur ne peuvent assumer une quelconque responsabilité du fait des informations proposées (formules, recettes, techniques) dans ce texte.

Il est conseillé, selon les problèmes spécifiques - et souvent uniques - de chaque lecteur, de prendre l’avis de personnes qualifiées pour obtenir les renseignements les plus complets, les plus précis et les plus actuels possibles.

Du même auteur

© 2006 L’échelle de cristal S.A. – Cergy

Publication en allemand

1. Edition/Ahrensburg 1987

Maison d'édition I. Czwalina

ISSN: 0342-457X

ISBN: 3-88020-19-2

Publication en anglais

2. Edition 7/99

ISBN: 3-00-004297-0

eISBN: 978-3-00-003204-3

E-Book: Satzweiss.com Print, Web, Software GmbH

PREFACE

La recherche interdisciplinaire est centrée aujourd’hui sur les théories du comportement traitées par la psychologie, la biologie, les sciences du sport, l’ergonomie, et la médecine anthropologique. Un des points de départ était « Le cercle des formes » de V. v. WEIZSÄCKER comme théorie de perception et de mouvement. La perception et le mouvement ne sont pas seulement unis en connexion sensori-motrice de fonction mais travaillent également en concomitance en tant qu’« Actes biologiques »- ou « performances » - globaux. En tant que collaborateur et successeur de V. v . WEIZSÄCKER je prends la liberté de donner mon opinion sur le présent ouvrage de Siegfried RUDEL. Il s’agit d’un nouveau développement de « Cercle des formes » dans le domaine de la théorie du mouvement. Le tennis et le développement de la méthode d’enseignement « Definiertes Timing » y sont présentés à titre d’exemple.

Le tennis est un jeu d’interaction entre deux adversaires qui intègre des séries de mouvements balistiques rapides. Du point de vue de la théorie du comportement, il s’agit d’un système ‘ouvert’ complexe. Dans des systèmes de ce genre, il existe « des lignes directrices » qui rappellent les fameux « systèmes opératoires de représentation » et « modèles internes », c’est-à-dire « le schéma » qui coordonne continuellement les actions partielles. L’auteur met ici l’accent sur la méthode d’enseignement « Definiertes Timing» et sur la gravitation comme facteur de connexion entre la perception et le mouvement. En ce qui concerne le temps, forme et contenu sont liés par l’invariance de la gravitation via un mouvement de forme.

Le principe trouvé est relatif à un principe spécial de l’acte composé de vue, déjà établi au laboratoire « Gestaltkreise « de V. v. WEIZSÄCKER. Par exemple, des points fluorescents se déplaçant dans une chambre noire sont perçus par l’œil spectateur comme déviant de leur trajectoire objective de telle façon que l’on s’attendrait à ce qu’ils bougent, individuellement et les uns vers les autres, comme s’ils étaient dirigés par une quelconque loi physique. V. v. WEIZSÄCKER et ses collaborateurs ont appelés ce principe « nomophilie » ou « nomotropie ».

Ce comportement ne vient pas de la théorie classique de perception mentale et physiologique. Il indique une direction, laquelle peu être assignée à l’acte composé de performance dans des conditions plus difficiles, à savoir dans des conditions ‘particulières’ qui, lors des expériences préalables étaient imputées au ‘vide’ du champ de vision ou à un mouvement plus complexe. Des conditions similaires prévalent dans les investigations de l’auteur sur le champ complexe d’interaction au tennis. Il s’agit d’un acte biologique particulier, lequel relève d’un principe de forme qui pourrait être résumé par le mot-clé « réduction d’action complexe ».

Envisagé dans sa totalité, le travail de RUDEL peut être vu comme une confirmation de la « nomophilie »(« nomotropie ») et une expansion de la science du sport. Ceci, ainsi que l’ensemble des recherches de Siegfried RUDEL, pourrait mener à des découvertes complètement nouvelles.

Professeur P. Christian, docteur en médicine

Médecine générale-clinique et psychosomatique

Clinique de l'université Heidelberg

I. LA METHODE -

DEFINIERTES TIMING

PRESENTATION DU PROBLEME

Un enseignant de tennis se tient devant ses élèves et leur montre le mouvement d’un coup. Il souhaite leur faire une démonstration très détaillée de celui-ci et l’exécute lentement comme dans un film cinématographique enregistré au ralenti. Les élèves doivent ensuite comprendre le mouvement démontré et l’imiter. Ces derniers s’exécutent au mieux, l’enseignant les corrige et, après quelques répétitions leurs mouvements répondent aux attentes d’enseignant. C’est une situation quotidienne, et typique de l’enseignement du tennis. Le processus d’apprentissage ne semble pas présenter de problème puisque, après une courte période d’entraînement les mouvements de l’élève ressemblent à la forme de mouvement démontrée par l’enseignant.

Ensuite, l’enseignant se place en face de ses élèves de l’autre côté du filet et sert la balle à chacun d’eux l’un après l’autre. Ces derniers doivent la renvoyer. Le premier élève se souvient bien de la forme de mouvement démontrée par l’enseignant. Il l’exécute correctement avec l’intention de renvoyer la balle. Néanmoins, il la manque. « Votre mouvement est correct mais n’oubliez pas de rencontrer la balle », explique l’enseignant.

Puis, une balle est servie au deuxième élève. Il a écouté la correction faîte par l’enseignant et tente donc de frapper la balle. Il parvient à la rencontrer mais la forme de mouvement, qu’il a n’exécuté qu’un court instant plut tôt est à peine identifiable. « Vous frappez la balle mais votre mouvement n’est pas correct ? Ou est la position latérale ?, demande l’enseignant afin d’attirer l’attention de son élève sur l’une des phases du mouvement dont il a déjà fait la démonstration.

Le troisième élève essaye à présent d’adopter la position latérale, mais il rencontre la balle avec le cadre de la raquette. La balle est passée par-dessus la clôture. « Concentrez –vous sur une rencontre correcte ! Gardez les yeux sur la balle ! » et ainsi de suite. Si l’élève exécute le mouvement tel qu’il a été démontré par l’enseignant, il ne rencontre pas la balle ; s’il rencontre la balle, sa forme de mouvement n’est pas correcte. L’enseignant comme l’élève est désorienté.

Finalement, les élèves ne savent plus quelles directives du professeur ils devraient suivre car tout ce qu’ils font est incorrect. Le professeur est impuissant car aucun de ses conseils n’est suivi d’un renvoi correct de la part de ses élèves. S’agit-il d’une petite histoire de tennis sans importance ou cela révèle-t-il davantage ?

Ce dilemme manifesté entre élève et enseignant constitue le cœur du problème auquel sont confrontés les chercheurs ou à plus forte raison ceux qui ont une certaine manière de voir la science. L’enseignant de tennis qui montre un mouvement à ses élèves et qui, simultanément l’explique en détail est un phénographe, c’est-à-dire qu’il donne une description extérieure du mouvement comme s’il s’agissait d’une photo animée, par exemple, le bras en mouvement, le torse en mouvement, le genou en mouvement, etc. Au niveau de la recherche aussi on essaie de résoudre le problème du mouvement par des méthodes de mesure extrêmement précises ou par l’analyse de différentes parties du corps humain. Ces études s’étendent même au système nerveux. Mais même les mesures d’EEG ne sont au fond rien de plus qu’une manière de voir les choses phénographiquement, ce qui constitue une tentative de résoudre le problème par le biais d’un mètre-ruban ou d’une règle en introduisant constamment de nouveaux paramètres et à l’aide de matériel technique.

On oublie pourtant que chaque mouvement humain a une signification. Ou bien, comme dans l’exemple ci-dessus, l’enseignant déclare de manière succincte : « Concentrez-vous à rencontrer la balle correctement ! » Cependant la frappe correcte d’une balle constitue réellement la signification du mouvement. Pourquoi le professeur de tennis se réfère-t-il subitement à la rencontre, au but, c’est-à-dire à la signification de mouvement puisqu’il utilise d’ordinaire une méthode d’enseignement du tennis orientée uniquement sur le mouvement du corps extérieur ?

« Concentrez-vous à rencontrer la balle correctement ! » Par cette déclaration l’enseignant de tennis aborde le cœur du problème, mais sa méthode d’enseignement n’est pas orientée dans ce but. Il considère plutôt la rencontre correcte de la balle et la maîtrise de celle-ci permettant de la renvoyer à un endroit choisi à l’avance comme insignifiantes et allant de soi. On ne prend en considération la signification du mouvement que lorsque la totalité des instructions données restent sans effet.

Peut-être cet exemple rend-il plus clair le fait qu’il y ait désaccord entre la présentation (description) d’une forme de mouvement et la signification inhérente à cette forme. La considération du comportement humain dont le but est d’objectiver l’homme, est un non-sens ! Néanmoins, supposer cette signification et la mettre en relation avec la forme de mouvement doit être l’objectif véritable d’une théorie du mouvement, laquelle rend davantage justice à l’homme ! Si, par exemple, on représente les formes de mouvement en enregistrant la trace d’un point du corps humain sur une photographie au moyen d’un temps de pose prolongé, cela s’avère inutile si ensuite cette trace est mesurée par toutes sortes d’accessoires techniques. Le but, la recherche de la structure d’une forme est de donner une signification à la trace, de chercher la cause de sa genèse et par la même, de comprendre la signification de cette forme de mouvement.

1. « DEFINIERTES TIMING » : BASE THEORIQUE

Il s’agit donc de partir de la signification du mouvement, c’est-à-dire de rencontrer correctement la balle et, à partir de là, de tenter d’approcher la forme de mouvement. Qui et quoi rencontre la balle ? C’est la surface de la raquette qui rencontre la balle et non le corps du joueur. Si la surface de la raquette doit rencontrer la balle, qu’entend-on par la rencontrer correctement?

La balle est rencontrée correctement si celle-ci est envoyée dans une zone choisie à l’avance par le joueur. Le « placement » est par conséquent le résultat optimal de l’impact réciproque de la balle et de la surface de la raquette.

Cette manière de poser la question témoigne de la compulsion à laquelle est soumise la forme de mouvement. La compulsion de la rencontre de la balle sur la surface de la raquette admet l’idée de réduire la forme de mouvement à la forme du mouvement de la surface de la raquette afin d’être capable de mieux l’examiner.

Sous réserve que la balle soit envoyée dans une zone donnée, la surface de la raquette doit effectuer un mouvement compulsif par rapport à la balle. Ainsi donc, la fonction du corps du joueur est de rendre ce mouvement compulsif possible. Ceci limite la liberté de mouvement du corps du joueur ; mais malgré cela, les possibilités de mouvement sont immenses.

Le rapport entre la balle et la surface de la raquette limite le mouvement de cette dernière à une certaine forme, comme si celle-ci était introduite dans une machine (comportement de la balle).

Le joueur doit se déplacer de façon à ce que cet « acte d’être guidé » ne soit pas perturbé. Dans ce cas, les possibilités de mouvement sont multiples mais uniquement descriptibles en tant que forme.

Dans les conditions mentionnées plus haut, la forme de mouvement de la surface de la raquette représente la performance du joueur par rapport à la balle en mouvement. Il doit y avoir une relation entre le mouvement de la surface de la raquette et celui de la balle. La question de la forme du mouvement se trouve être la question de la liaison existant entre la balle perçue par le joueur et la surface de la raquette.

Ceci correspond à la demande déjà formulée par V. v. Weizsäcker (Gestaltkreis 1973, 176) : »… alors, notre question n’est plus : Comment peut-on percevoir les relations spatiales d’environnement ? Mais plutôt : Quelle est la relation entre le « moi » et l’environnement crée par la perception ? »


Fig. 1 La balle comme objet de perception

1.1 La balle comme objet de perception

Il n’est nul besoin de réfléchir plus avant pour identifier la balle comme l’objet sur lequel le joueur de tennis doit se concentrer et qu’il doit observer (photo 1). Malgré ça, la méthode d’enseignement toujours utilisée aujourd’hui prétend que la balle n’existe pas. Bien que celle-ci décrive les phases du mouvement du corps dans tous les détails, le joueur reste « aveugle ». L’instruction « Regardez la balle ! » ne fait que mettre en évidence l’inutilité de cette méthode qui empêche d’associer la forme du mouvement du joueur à sa perception bien que ceux-ci se produisent simultanément. Si l’on parvenait à toujours considérer comme une nécessité la perception et le mouvement comme allant de paire, alors seulement il serait possible d’établir une liaison entre le mouvement de la surface de raquette et celui de la balle. Cela signifie que le mouvement de la surface de la raquette doit coïncider dans l’espace et dans le temps avec celui de la balle en tant qu’objet de perception. De ce fait, le « timing » se positionne comme point de mire.

1.2 Comportement de la balle – gravitation – Possibilités de perception

S’il s’avère significatif de considérer la balle comme l’objet de perception il s’agit en outre d’estimer ce qui peut être, et sera perçu de cet objet. Les possibilités de perception sont infinies même si cette perception est focalisée sur la balle. Le joueur peut se concentrer sur la couleur, la forme ronde et l’ombre de la balle ou bien sur la façon dont elle semble grossir ou rapetisser pendant son vol ou encore sur sa rotation, etc. Ces dernières constituent des perceptions possibles dont la sélection est, entre autre, motivée par le désir de découvrir un rapport descriptible entre le mouvement de la surface de la raquette et celui de la balle.

Les déplacements en trajectoire courbe de la balle constituent par la suite une présentation spatiale et une fiction physique, une ligne imaginaire grâce à laquelle on peut décrire les mouvements. Si le joueur dirige ses actions en fonction de cette courbe de la balle, la question qui se pose alors est de savoir s’il est à même d’y parvenir. Peut-il percevoir cette trajectoire de la balle ?

V. v. Weizsâcker a démontré que les mouvements perçus par l’homme ne correspondent pas toujours à la réalité, c’est-à-dire qu’il est justement impossible pour l’homme de percevoir des mouvements arbitraires de manière objective. Pourtant, « l’œil sensible se comporte comme s’il était conscient de cette loi, on pourrait dire de manière allégorique qu’il le fait : comme s’il était mathématicien ou physicien ».- « Nous nommons ce comportement nomophilie ou nomotrophie… » (V. v. Weizsäcker 1973, 13). Plus loin, nous lisons : « La perception se comporte comme s’il existait un monde composé de seulement deux corps dans une pièce vide, ceux-ci étant soumis à la loi de la gravitation. L’œil perçoit ce qui serait physiquement possible ». (V. v. Weizsäcker 1973, 264). Ce théorème de la possibilité signifie qu’il est utile d’être en conformité avec les lois physiques parce que cela représente une perception possible. Etant donné que la perception humaine se comporte de façon similaire lorsque le mouvement ne suit pas ce principe, il est nécessaire d’examiner jusqu’où le mouvement réel, à savoir dans le cas présent le mouvement de la balle, accomplit mais aussi se soumet à la loi de la gravitation. L’objectif doit être de découvrir la loi de la gravitation dans la réalité afin d’établir une connexion entre un fait et la perception de ce même fait. Pour cela, il faut étudier le comportement objectif de la balle. On entend par objectif la présentation d’un phénomène donné dans certaines conditions physiques. Newton formule les lois suivantes :

K = m x b ou G= m x g

Cela signifie que dans un espace sous vide, tous les corps même de poids différents tombent au sol à la même vitesse (voir la comparaison entre une plume et une balle). Cette règle s’applique à tous les systèmes d’inertie de vitesse constante. Une balle qu’on laisse tomber d’une certaine hauteur, chute à la même vitesse qu’une balle qu’on laisse tomber de la même hauteur dans un train en marche. Un observateur extérieur néanmoins ne voit pas de chute verticale mais une parabole de lancé/volé si la vitesse du train est constante. Il s’agit là du principe de l’indépendance du mouvement de translation. L’importance de l’invariance de la gravitation et de l’indépendance du mouvement de translation peut être illustrée par un autre exemple. La Fig. 2 représente trois courbes balistiques de la balle de vitesse horizontale différente. Les trois balles sont lancées horizontalement et au même moment, les courbes ayant un maximum identique.


Fig. 2 Courbes balistiques de vitesses horizontales différentes

La Balle 1 est seulement lâchée (VH1 = 0), la balle 2 est lancée à vitesse horizontale peu élevée (VH2) et la balle 3 est lancée à vitesse plus élevée ( VH3 ). Les silhouettes de ces trois balles, reproduites sur écran, lequel est placé perpendiculairement à la courbe de la balle près d’une lumière parallèle coïncident les unes avec les autres. Les images de deux balles lancées à différentes vitesses horizontales sont identiques à celle du mouvement de la balle qu’on a laissé tomber. En dépit de la différence de vitesse horizontale, les balles se trouvent donc au même moment à hauteur identique ! Le temps disponible au joueur dépend donc uniquement de la distance verticale parcourue par la balle. Ce phénomène est formulé dans la loi de la chute des corps :

H = g/2 t2

Les corps (la balle) chutent indépendamment de leur vitesse horizontale respective. La composante horizontale peut donc être considérée comme séparée de la composante verticale. Selon une autre découverte, un corps sur lequel on exerce de petites forces ou bien aucune force du tout, reste dans un état de mouvement uniforme. Puisque la force de gravitation n’agit que verticalement, c’est-à-dire perpendiculairement au centre de la terre, et qu’elle n’est soumise à aucune force horizontale, la vitesse horizontale reste constante avec ce type de courbes de lancé/volé (définition d’une parabole). Qu’impliquent ces lois au niveau du mouvement de la balle de tennis ? Si on compare deux balles, l’une frappée en l’air sans à-coups et verticalement, l’autre frappée fort et envoyée loin au-dessus de terrain, on constate que si la hauteur de vol est identique pour les deux balles, la durée du vol – de la frappe au rebond au sol - est elle aussi identique. Ce qui veut dire que le temps disponible pour frapper peut être déterminé par la distance verticale parcourue par la balle.

Il ne s’agit pas ici d’expliquer en détail à quelles déviations la balle est soumise en tenant compte du comportement distance-temps. Néanmoins, on peut succinctement affirmer au sujet de ces fameuses courbes balistiques (en prenant en compte les pertes dues à la friction de l’air ainsi que la déformation au sol de la balle) que les vitesses horizontales de la balle de tennis – en raison de l’énorme surface du court et considérant que la hauteur de chute est minime - sont élevées, comparées à celles des verticales (à l’exception de lob lifté).

En conséquence, la friction influence à peine le mouvement vertical de la balle. Par contre, le mouvement (vitesse) horizontale est considérablement réduit par la résistance de l’air(R v²). Bien que la friction augmente proportionnellement avec la vitesse au carré, la diminution de la vitesse est insignifiante (jusqu’à 4%). Néanmoins, la perte de hauteur verticale (l’amorti de la hauteur) est presque identique aux différentes vitesses horizontales. Toutefois, puisque le mouvement vertical est le seul qui importe pour l’orientation temporelle, la loi de gravitation « idéale » est quasiment accomplie. Il en va autrement avec la balle à effet de rotation vers l’avant (balle brossée, liftée) (drive/topspin) ou à effet de rotation vers l’arrière (balle slicée ou coupée, balle roulée)(slice/backspin).

Le fameux « effet magnus « », qui se caractérise par la combinaison de vitesses horizontales très élevées et de vitesses de rotation élevées (plans de lancement identiques), modifie le comportement de la balle. Dans ce cas, la loi de distance-temps s’écarte de ce phénomène et la vitesse horizontale, accompagnée d’une rotation, est responsable du fait que la balle redescende plus rapidement ou plus lentement vers le sol. L’explication physique qu’on peut donner à cela est qu’une autre force se superpose à la gravitation (le grand G), laquelle tire son origine de la rotation. Cela signifie qu’en ce qui concerne la perception, on voit la balle s’élever ou tomber comme dans un film qui passe au ralenti ou en accéléré. Ce type de balle de « gravité élevée » doit correspondre à la surface de mouvement en accélération verticale modifiée. Il faut mentionner ici que, par exemple, la balle liftée (la balle topspin), laquelle retombe au sol plus rapidement et fait gagner du temps le reperd ensuite lorsque elle atteint un maximum plus élevé. L’importance de ce fait physique est qu’il offre au joueur la possibilité de laisser ses mouvements – pour ce qui est du temps et de l’espace – être guidés par les mouvements verticaux de la balle. Conformément au théorème de possibilité de la perception, lequel implique la conformité idéalisée et aussi l’invariance de la gravitation qui existent même dans des conditions balistiques, il existe une possibilité de déterminer la relation entre objet et sujet pour ce qui est de la structure espace-temps. Le « timing » peut être défini. La perception et le mouvement peuvent être liés l’un à l’autre. Le problème structural de la forme est résolu par un mouvement concret. L’unité de perception requise et le mouvement (Rudel 1977, film éducatif) peuvent être exprimés dans un rapport concret. Afin d’expliquer encore une fois le caractère de la gravitation lié à la perception et au mouvement, il est nécessaire d’établir de quelle perception et de quel mouvement il s’agit. Le mouvement est le vol de la balle avec son invariance dans l’aspect vertical et le mouvement (la trajectoire) de la raquette. Ils sont connectés dans le mouvement « rayon conducteur » (vecteur) de la raquette ; dans le mouvement « coller », dans le mouvement « « dessiner » simultané ou toute autre forme descriptive que l’on peut utiliser.

1.3 Surface de contact – forme de mouvement

Il a déjà été mentionné que le mouvement du joueur est l’établissement d’une relation entre celui-ci et la balle. Cette relation s’établit non seulement quand le joueur touche la balle avec la raquette, mais, déjà avant ça, lorsque il doit adapter ses gestes au comportement de l’adversaire et à celui de la balle dans l’espace pendant son vol. Plus le joueur adapte ses mouvements au comportement de la balle qui approche – dans une optique d’espace et de temps – plus exactement synchronisé (timed) sera exécuté le coup.

Les demandes de description sur la relation doivent englober tous les rapports d’espace-temps entre le joueur et la balle avant, pendant et après la frappe de la balle. De cette façon, le mouvement de contact entre la surface de la raquette et la balle est profitable. Imaginons simplement la situation suivante : Deux joueurs se tiennent l’un en face de l’autre. L’un d’eux sert la balle à hauteur de tête. Son adversaire doit alors rattraper la balle avec sa raquette sans que celle-ci ne rebondisse. Il en résulte les phases de mouvement suivantes :

• Frappe perpendiculaire de haut en bas au-dessus de filet.

• Frappe perpendiculaire vers le haut quand la balle tombe pour la première fois.

• Frappe perpendiculaire vers le haut après que la balle ait touché le sol et rebondi (Fig. 3).

• Frappe perpendiculaire vers le haut après que la balle ait touché le sol et soit retombée.

Afin de rattraper la balle en douceur, la vitesse de mouvement de la raquette doit correspondre à celle de la balle. Si le joueur s’efforce de suivre le mouvement vertical de la balle avec sa raquette au moment même où son partenaire sert la balle, il lui est plus facile d’effectuer son approche à hauteur identique lorsque la dite balle redescend. Pour réaliser cette performance il faut déterminer le rapport espace – temps. Ainsi, le « timing » du mouvement de la raquette représente la performance du mouvement de l’ensemble du corps. Ce comportement du contact vertical acquis est également mis en pratique lors de l’exécution des séquences de mouvement mentionnées plus haut :

• Pour une frappe de haut en bas, la raquette suit tout d’abord la balle vers le haut et dès la frappe, vers le bas, ensuite elle rejoint le mouvement « haut-bas » (smash/ service) du joueur.

• Pour une frappe de bas en haut, la raquette suit tout d’abord le mouvement ascendant de la balle, ensuite la raquette redescend, puis pendant le service, monte à nouveau. Ceci provoque chez le joueur un mouvement ascendant – descendant – ascendant (haut – bas – haut) accompagné d’un changement rythmique (volée, demi-volée, coup au sol). La hauteur à laquelle l’adversaire frappe la balle importe peu . Les rapports temps-espace restent constants. Les rythmes de mouvement résultant des frappes mentionnées plus haut sont applicables dans les cas suivants :

• Le smash et le service (zone de tir au premier mouvement ascendant et au premier mouvement descendant de la balle au-dessus du filet).

• La volée (zone de tir au premier mouvement descendant de la balle).

• La demi-volée (zone de tir au rebond de la balle envolée).


Fig. 3 : Demi-volée, aspect vertical

Coups au sol (zone de tir au deuxième mouvement descendant après rebond de la balle (Fig. 4).


Fig. 4. Répartition des frappes selon le rythme de mouvement

Cette structuration est possible puisque le mouvement vertical n’est pas influencé par la vitesse verticale respective de la balle. Si les adversaires s’éloignent l’un de l’autre, le « mouvement de prise » doit aussi s’adapter au mouvement horizontal de la balle et la constante ‘temps’ subsiste dans le rapport vertical. Ainsi, la raquette peut « coller » à la balle directement dans l’espace de mouvement. Pourtant, aussitôt qu’elle quitte cet espace, l’axe longitudinal de la raquette, qui est pointé sur la balle, garde le contact par le biais du « dessin » simultané de la trajectoire courbe de la balle (Fig. 5).


Fig. 5. Demi - volée – « dessiner »

Le rythme crée en gardant le contact permet de donner une impulsion contrôlée au point de l’impact. Même si le temps d’impulsion ne dure qu’une fraction de seconde, et aucune correction consciente de mouvement n’est possible, la forme de mouvement de la surface de la raquette doit correspondre à la trajectoire, donnée ou désirée, de la balle avant, mais aussi après la frappe. On y parvient grâce à un parcours d’accompagnement, lequel doit être le plus long possible. En même temps, le centre de la surface de la raquette est mis à niveau avec le plan d’arrivée. Le mouvement perpendiculaire régule la hauteur et l’inclinaison de la surface de la raquette influence la modulation du vol de la balle. Si par exemple, il faut frapper une balle sans rotation, la surface de la raquette doit, à la frappe, être perpendiculaire au mouvement instantané de la balle. Puisque néanmoins le mouvement de la balle se modifie durant le laps de temps d’accompagnement, alors l’inclinaison de la surface de la balle doit correspondre à la trajectoire en courbe de la balle par une rotation autour de l’axe longitudinal. Ainsi, la trajectoire en courbe de la balle est avant tout suivie puis anticipée par « l’ouverture » et la « fermeture » de la surface de la raquette. Or, la raquette n’est pas un objet suspendu en l’air. Le joueur doit la mettre en mouvement de manière appropriée. De cette façon, il se réfère à la trajectoire de la balle. Le mouvement ‘de haut en bas’ de la raquette correspond à l’aspect vertical, celui ‘d’avant en arrière’ , à l’aspect horizontal et la modification de l’inclinaison de la surface de la raquette correspond, elle, à l’aspect de la trajectoire de la balle. La transmission de la trajectoire courbe de la balle au corps du joueur via le mouvement de la raquette consiste à « lire », à comprendre et à « dessiner » simultanément ce que le joueur perçoit de la balle dans le but d’en déterminer les futurs mouvements durant l’accompagnement. Mieux cela fonctionne, plus précise est l’unité avec la balle et mieux réalisée est l’unité de perception et de mouvement .

1.4 Gravitation et rythme de jeu

Si le mouvement du joueur est crée par le processus de ‘dessiner’ ce qu’il voit ou ce qu’il s’efforce de faire, le rythme du mouvement (le timing) produit par l’unité de la balle et du joueur est donc un résultat lié aux rapports entre la surface de la raquette et la balle. Les trajectoires en courbe de la balle qui sont toujours similaires, et la surface de la raquette, laquelle suit simultanément la trajectoire de la balle imposent le rythme du mouvement au joueur. Les mouvements répétitifs du corps sont similaires parce que le corps permet à la surface de la raquette de respecter les règles. La compulsion de la surface de la raquette vers un mouvement rythmique correspond à la forme du mouvement de l’ensemble du corps. L’implication du déroulement simultané de la perception et du mouvement devient possible par la gravitation. Le joueur se comporte comme s’il savait déjà ce qui allait se produire à l’avenir. En se déplaçant, il s’abandonne à une loi qu’il considère comme acquise. Lorsqu’il se déplace, il se fit à la validité de la loi de la gravitation. Cette confiance correspond au processus « danser ». Le danseur ne bouge pas les pieds après avoir entendu un son ou un rythme de mélodie, mais simultanément, avec ce son ou ce rythme musical. Il a confiance en ce flux de rythme de la mélodie, il le considère comme convenu.

1.5 Langage propre et langage extérieur

La méthode « Timing défini» offre la possibilité d’influencer l’imagination par l’accompagnement du langage (communications verbales) afin qu’un mouvement contrôlé puisse être enseigné. L’invariance des rythmes de mouvement, crée par la constance du temps selon l’aspect vertical, permet un accompagnement verbal synchrone du mouvement. Ainsi, la forme du langage sera sophistiquée par le contenu des paroles ; qui plus est, la connexion des propos peut être suivie par rapport au temps. Si on compte au moment du contact de la balle (série de coups), on prend conscience de ce contact. Et si, en plus, on compte les points d’impact du partenaire d’en face, on devient également conscient du temps disponible pour l’élan et la frappe. Cette utilisation optimale du laps de temps disponible pour renvoyer la balle selon l’objectif est effectuée via la surface de contact et la forme de mouvement à apprendre. Elle donne au rythme de mouvement un « timing », un temps vécu. L’accompagnement verbal à ‘haute voix’ a pour effet de provoquer l’intégration du rythme dans le mouvement. Contrairement à l’action de penser ‘à voix haute’ à peine contrôlée, les paroles, leur contenu mental mis à part, ont toujours une évolution chronologiquement structurée. Donc, l’accompagnement verbal simultané permet d’imaginer le contenu mental et de comprendre un événement universel, à savoir la gravitation, qui constitue une partie de la nature et que la physique décrit en termes de loi. L’unité ambiguë de concentration et de processus méditatif se trouve dans la parole. La perception en tant que sorte de fixation (voir C. F. v. Weizsäcker 1983) reçoit son identité dans la compréhension simultanée de l’action globale. Le plus important au départ pour le débutant est le laps de temps de l’impact (‘coller’ – ‘dessiner’) de la balle, il s’agit alors de trouver ce point d’impact. Le contrôle de la balle par le biais de ‘l’accompagnement’ prend davantage d’importance après que l’on ait assimilé le rythme général. Mais c’est uniquement en comprenant leur corrélation que les élans et les frappes peuvent devenir des mouvements de plus en plus dynamiques et précis. La fonction, insignifiante, de l’impact en tant que point d’accompagnement est de révéler les données physiques de la trajectoire de la balle ultérieurement par un vecteur de force. Ceci ne peut expliquer l’acte biologique, lequel est responsable de ce résultat. Lorsqu’on s’entraîne, on parle et on entend son mouvement. Et si on accompagne verbalement les mouvements de son partenaire, , on l’aide au timing et on s’entraîne soi-même en observant et en saisissant les mouvements du partenaire qui détermine la prochaine balle à frapper. Si les deux joueurs parlent (Fig. 6), une correction automatique de timing (« reflet »/modèle) se produit par le biais de la synchronisation du langage (« chœur »). Dans les deux cas, une concentration continue est mise en place, un « fil conducteur » courant qui ne peut être perturbé par des influences extérieures au jeu. Ce processus provoque cette sorte de distraction inhérente à tout acte de jeu.


Fig. 6 : Identité du mouvement de reflet/modèle et de langage synchronisé

1.6 Liberté et compulsion

La différence de méthode s’explique par la réalisation d’un mouvement au moyen de la surface de contact, de la forme du mouvement de la raquette et de la balle, et non par la recherche d’une solution passant par une description phénographique. Cette dernière est basée sur la croyance en l’existence du « mouvement » comme donné, et du « résultat exigé ». Notre méthode n’envisage le mouvement que comme une possibilité. Ce n’est pas le déterminisme d’un système cybernétique mais la liberté d’un individu dans une situation respective qui détermine la forme de mouvement. A première vue, la surface de contact et la forme du mouvement, qui doivent être assimilées, apparaissent comme une compulsion anormale (mouvement compulsif entre surface de contact et forme de mouvement entre raquette et balle). Entre la surface de la raquette et la balle, une relation mathématique et physique est établie, et afin d’apporter une certaine précision à la description, on utilise des lignes droites, des paraboles ainsi que l’accélération de la pesanteur. Cette précision, en considérant la forme phénographique, liée à l’intention de mouvement (à savoir, frapper correctement la balle) correspond à une idée exactement définie en ce qui concerne la perception. Les expressions du mouvement telles que « rester en contact », « guider », « ouvrir », « fermer » peuvent être décrites en termes physiques tels que « cercle », « lignes droites », « courbe » et « pendule ».


Fig. 7 : Coup au sol – « accompagnement »

En réalité, la compulsion n’est que le coté ambigu de la liberté. La liberté de décider la réalisation d’un but défini doit être payée du sacrifice de la variété des possibilités, c.-à-d. que le joueur doit prendre une décision. Une fois qu’il a fait son choix, il est soumis

aux lois d’une probabilité.

A ce propos, Christian (1963) parle de l’aide appréciée comme d’une chose typiquement humaine. Si la balle doit être envoyée dans une grande zone de tir, le mouvement de surface de la raquette reste difficilement maîtrisé (parce que non-structuré). Toutefois, lors d’une frappe correcte vers une petite zone de tir (séries de jeu), le mouvement de surface se structure afin de guider la balle avec précision. (Fig. 7 et Fig. 8). Si on détermine à l’avance la distance et la hauteur de la trajectoire de la balle, si en plus, on requiert une rotation avant/ arrière (modulation), et si on prend en compte les conditions d’anticipation de la balle et les actions de l’adversaire, alors le mouvement de surface de la raquette, qui doit générer une impulsion de force adéquate au moment de l’impact, devient de plus en plus défini.

La forme coïncidente entre la balle et la surface de raquette, le parallélisme entre perception et mouvement - offrent la possibilité de décrire le processus comme une interdépendance psychophysique qui tient compte du caractère axiologique, de l’intention de mouvement.

La relation mathématique et physique entre le mouvement de la surface de raquette et la balle, ajoutée à l’intention de mouvement de frapper et d’envoyer correctement cette dernière, permet de décrire une structure espace-temps ; le « timing » du mouvement. Cette structure se caractérise par le but, l’attente, le langage et l’action, elle ouvre d’inimaginables perspectives d’étude de mouvement. Cette étude doit prendre en compte, d’une part, la précision d’une abstraction mathématique et physique, et d’autre part, la perception qui se produit simultanément. Ainsi, la contradiction apparente entre liberté et compulsion se détermine dans la forme.


Fig. 8 : Demi-volée – « accompagnement »


Fig. 9 : « envoyer » - « attraper »

2. « DEFINIERTES TIMING » : CONSEQUENCES PRATIQUES

Tout comme la découverte de la forme coïncidente de mouvement ; le fait de « se former » par la « compréhension », la structure externe du système d’enseignement fut développée grâce à l’interaction continue entre le déroulement total d’une leçon et sa réalisation.

2.1 Rythme de mouvement et zones de définition

Les zones de perception définissables et les structures de mouvement sont liées aux quatre rythmes de mouvement suivants : coup au sol, demi-volée, volée et smash/service.

La figure 9 montre l’action d’envoyer et d’attraper la balle comme un exercice de base duquel sont déduits les quatre rythmes de mouvement.


Fig. 10 : Zone de définition – coup au sol

La figure 11 montre la structure du mouvement « coller » de la surface de raquette à la balle. Le fait de « Coller » dans l’espace direct de mouvement met en évidence le « dessin » de la trajectoire courbe de la balle au loin.


Fig. 11 : Rythme de mouvement du coup au sol – « coller »

La trajectoire courbe dans la figure 12 présente la zone totale de perception pour la demi-volée. La partie en pointillés de la courbe (la section ascendante après le rebond au sol de la balle) représente en fois encore la zone de tir.


Fig.12 : Zone de définition – demi-volée

La figure 13 montre la structure de mouvement correspondant à l’exemple de demi-volée hors portée. La raquette et la balle se trouvent simultanément à la même hauteur.


Fig. 13 : Rythme de mouvement de demi-volée – « bas »

Remarque : La condition d’une perception « assurée » a pour objectif un mouvement « rayon conducteur » lent (œil – tête – corps – balle). Le mouvement de l’ensemble du corps lorsqu’on se tourne vers la balle est une mesure logique pour la réalisation d’une image rétinienne la plus stationnaire possible. Dans la zone de vitesse du « rayon conducteur » qui est ‘trop élevée’, un espace de perception constitue un équivalent raisonnable. Cette particularité concerne la zone peu de temps après le rebond de la balle au sol (la grande vitesse verticale angulaire du rayon conducteur). Dans la zone d’espace direct de mouvement du corps, le joueur prévient un changement d’angle visuel trop rapide en frappant la balle en face de son corps (entre lui-même et la direction prévue de la balle).

La figure 14 montre la zone de perception totale à la volée. La partie en pointillés de la courbe (premier mouvement descendant de la balle) représente la zone de tir.


Fig. 14 : Zone de définition – volée

La figure 15 montre la structure du mouvement. La surface de la raquette suit la balle.


Fig. 15 : Rythme de mouvement de volée – « dessiner »

La figure 16 est une illustration de la perception et de la zone de tir pour le smash qui est identique à celle du service.


Fig. 16 : Zone de définition – service/smash

La figure 17 montre le mouvement ascendant simultané de la raquette et de la balle comme dans l’exemple du service. Quand la balle sort de l’espace direct de mouvement du corps, l’axe longitudinal de la raquette entre en contact avec la balle. Le lancer de la balle vers le haut au service correspond au lob de l’adversaire au smash. Contrairement aux rythmes du coup au sol, de la demi-volée et de la volée, l’objectif, dans ce cas précis, se situe en bas vers le sol. Le mouvement de la raquette, par rapport à l’espace, n’est plus de bas en haut mais de haut en bas.


Fig. 17 : Rythme de mouvement de service – « haut »

2.2 Série d’exercices

Des directives et des explications d’exercices (pour un film ou un tableau éducatif) sont établies dans des formulaires d’exercices comme suit (Fig. 18) :

• Numéro d’exercice

• Série d’exercices

• Zone de définition (rythme de mouvement)

• Zone de tir et zone d’anticipation

• Directives de mouvement

• Mesure de performance

L’information symbolique et verbale est suffisante pour décrire un exercice. Une présentation cinématique (en images) n’est pas nécessaire, mais elle simplifie l’organisation des cours et la compréhension des séquences d ‘exercices. Elle explique la partage de l’espace du court et l’attribution des rôles (le passeur, l’arbitre, etc.). La répartition du mouvement (dans le film par exemple) en l’examinant sous un aspect vertical et latéral, est un « point de vue naturel ». Ainsi, les images d’une vue arrière structurent le mouvement de la façon la plus claire possible.

L’autonomie du mouvements vertical et du mouvement horizontal permet le développement de la série d’exercices, du plus facile au plus difficile, telle une évolution géométrique, du plus proche au plus éloigné. Si le rythme de mouvement est constant, il ne se produit qu’un changement mesurable de la forme du mouvement en parallèle de ce développement.

De cette façon, on peut déterminer le niveau de performance du joueur grâce aux structures géométriques. Pour les quatre rythmes de mouvement et leurs combinaisons, une modification du système de lignes pour les zones de tir et d’anticipation est nécessaire. Ces lignes fixent les limites du jeu dans l’espace, sur le court, lorsqu’on marche et court comme lorsqu’on joue contre son adversaire, et à plus ou moins grande distance.

La détermination de la surface de perception, parallèlement à l’action qui se déroule dans le temps, permet la communication verbale. Les paroles sont liées à l’action par rapport à la surface et au temps.


Phase de concentration additionnelle provisoire

Fig. 18 Formulaire d’exercice

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Türler ve etiketler

Yaş sınırı:
0+
Litres'teki yayın tarihi:
25 mayıs 2021
Hacim:
165 s. 92 illüstrasyon
ISBN:
9783000332043
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