Kitabı oku: «Mythologie japonaise»

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Abbé Mounicou

Mythologie japonaise


Publié par Good Press, 2022

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EAN 4064066305628

Table des matières

LIVRE PREMIER.

LIVRE DEUXIÈME.

LIVRE TROISIÈME. L’empereur Iamato-Iouare-Hiko, ou Ten-ouo-chin-mou.

LIVRE PREMIER.

Table des matières

Il fut un temps où il n’y avait ni ciel, ni terre, ni principe mâle, ni principe femelle. Tout était alors renfermé pêlemêle dans une masse informe, comme le poulet est tout entier dans son germe. Les atomes les plus subtils, roulant en sens divers, formèrent le ciel: la terre fut le produit des atomes grossiers, dans leur adhésion mutuelle. Les atomes subtils, en se heurtant dans leurs mouvements de va-et-vient, s’arrondirent bientôt, tandis que l’agrégation en corps solide des atomes grossiers ne se fit que très-lentement; aussi le ciel fut-il formé avant la terre.

C’est entre le ciel et la terre que naquirent les dieux. C’est pourquoi l’on dit que lors de la formation du monde, la matière terrestre se balançait dans les airs comme le poisson qui prend ses ébats à la surface de l’eau. Dans ce temps-là, il parut entre le ciel et la terre quelque chose qui avait l’apparence d’une épine. Cette épine se changea en trois dieux, appelés Kougni-toco-tatchi, Kougni-no-sa-tseutchi et Toyokoum-mou; tous trois mâles, parce qu’ils ne durent leur origine qu’à l’action seule de la raison céleste.

Vinrent ensuite les dieux Ouhi-dgi-gni et sa femme Seuhi-dgi-hni; Oho-to-no-dgi et sa femme Oho-toma-bé; Omo-tarou et sa femme Kachi-ko-né; I-za-nagui et sa femme I-za-nami. La raison du ciel et celle de la terre ayant pris une part égale à leur formation, il y eut autant de déesses que de dieux.

L’âge des dieux commence à Kougni-no-toco-tatchi et finit à I-za-nagui et I-za-nami. Il comprend sept générations.

Un jour que I-za-nagui et I-za-nami s’entretenaient, sur le pont flottant du ciel, de la possibilité de l’existence d’un monde inférieur, ils lancèrent, pour s’en assurer, la pique céleste, faite d’une perle précieuse, et en l’agitant dans tous les sens ils découvrirent une grande masse d’eau. De la pointe de la pique, il tomba, quand ils l’eurent retirée, une goutte d’eau salée qui se condensa dans sa chute et forma une île à laquelle ils donnèrent le nom de Ono-ko-ro. Étant descendus dans cette île, ils vécurent maritalement. De leur union sortit un groupe d’îles, dont celle de Ono-ko-ro fut regardée comme la colonne centrale. La manière dont ils procédèrent au mariage est assez curieuse pour être rapportée. Prenant, l’un à gauche et l’autre à droite, ils firent le tour de l’île. Au point de rencontre la déesse s’écria avec transport: «Oh! que je suis heureuse de revoir mon aimable époux!» Le dieu contristé d’avoir été prévenu, lui répondit: «Ma qualité d’époux me donne le droit de parler le premier; pourquoi vous l’êtes vous arrogé? Cet empressement est de mauvais augure, et pour en conjurer les suites funestes, il nous faut recommencer.» Cette fois le dieu prit le premier la parole, et s’écria en revoyant la déesse: «Oh! que je suis heureux de retrouver mon aimable épouse!» Alors pour la première fois ils s’unirent, Le temps des couches étant arrivé, la déesse enfanta une île; ce premier fruit de leur union leur ayant déplu, ils lui donnèrent le nom de Aoua-dgi. Ensuite ils engendrèrent successivement les îles de Oho-yamato-toyo-aki-tseu, I-io no-fouta-na, Tseukou-chi; Oki et Sado; ces deux dernières étaient jumelles. Ce phénomène servit de type aux cas identiques qui, de temps en temps, se présentent parmi les hommes, Enfin ils engendrèrent Kochino-chima, Oho-chima et Kibi-no-kochima. De là le nom de royaume des Huit grandes îles. Les îles de Tseuchi-ma-Jouki et toutes les autres petites îles, semées çà et là, furent formées de l’écume de la mer ou des fleuves.

Ils procréèrent ensuite la mer, les fleuves, les montagnes, Gou-gou-no-tchi, père des arbres, et Kaya-no-himé, mère des herbes. Après cela, I-za-nogui et I-za-nami se dirent. «Il faut un roi pour gouverner le royaume des Huit grandes îles, la mer, les montagnes, etc.: procédons à sa formation.» Et ils donnèrent naissance au dieu Soleil, qu’ils nommèrent Ohohirou-me-no-moutchi. Cet enfant, resplendissant de lumière, éclaira de ses rayons toutes les parties du monde. Ses parents en furent ravis de joie: «Quoique nous ayons beaucoup d’enfants, se dirent-ils, il n’en est aucun qui égale celui-ci en mérite; ne le laissons pas plus longtemps sur la terre, mais hâtons-nous de le conduire au ciel et de lui confier le gouvernement du monde.» A cette époque, il n’y avait pas longtemps que le ciel avait été séparé de la terre. La colonne qui le supportait servit à le héler. Ils ne tardèrent pas à lui donner une compagne, dont la lumière moins éclatante la rendait propre à partager l’empire. Aussitôt après sa naissance, la déesse Lune fut également placée dans le ciel à côté de son royal époux. Hirou-ko vint au monde, tout difforme; à l’âge de trois ans il était incapable de se tenir debout. Ses parents, n’en pouvant soutenir la vue, le mirent dans une espèce de corbeille de jonc et l’abandonnèrent au gré des vents et des flots. I-za-nami accoucha bientôt d’un autre enfant, appelé So-sa-na-o, dont la cruauté égala la force: son bonheur était de faire des malheureux. Il fit périr un grand nombre d’hommes à la fleur de leur âge, et frappa de stérilité les montagnes qui commençaient à se couvrir de verdure. Ses parents désolés le menacèrent souvent, pour le ramener à de meilleurs sentiments, de lui enlever la couronne dont sa mauvaise conduite le rendait indigne, et de l’exiler au loin, jusque dans les profondeurs de la terre. Tout étant inutile, ils le bannirent.

I-za-nagui et I-za-nami eurent encore une multitude d’enfants, parmi lesquels il faut compter les esprits des vents, des mers, des montagnes, des fleuves, des bois et du feu. Celui-ci en naissant donna la mort à sa mère. I-za-na-gui, profondément affligé du malheur qui venait de l’atteindre, paraissait insensible à toute consolation. S’inclinant tantôt aux pieds, tantôt au chevet de la défunte, il versait des torrents de larmes. Ses larmes se changèrent en un esprit qui se tient au pied de l’arbre Ouné-ono, sous le nom de Naki-saoua-me. Au fort de sa douleur, le dieu, devenu veuf, saisissant l’épée aux dix poignées qu’il portait à sa ceinture, en déchargea un coup sur l’auteur de la mort de son épouse et le partagea en trois morceaux. Chacun de ces morceaux devint un esprit, et le sang qui en découla forma la voie lactée. Cependant I-za-na-gui descendit aux enfers pour visiter sa chère compagne; il y fut mal reçu, et ce ne fut qu’à force de prodiges qu’il put échapper au danger d’être retenu captif. Tandis qu’il battait en retraite, il fut pris d’un besoin naturel; il s’arrêta contre un arbre, et l’eau qu’il répandit, en devenant un fleuve, barra le passage à ceux qui le poursuivaient. Arrivé à la frontière, il ferma l’entrée de ces lieux souterrains au moyen d’un rocher que mille hommes ne pouvaient remuer. En sortant de ces lieux infects, il se dirigea vers la mer pour se purifier des souillures qu’il avait contractées. Tout en se baignant, il produisit neuf esprits des eaux, dont trois sont devenus les dieux protecteurs de Semi-no-yé, les autres sont honorés à Mourachi et dans d’autres lieux. Après toutes ces créations, I-za-nagui se retira dans le pays d’Aoua-dgi. Il y bâtit un palais dont il fit sa demeure. Des auteurs prétendent qu’I-zana-gui monta au ciel pour rendre compte de sa mission et qu’il fixa sa demeure dans le petit palais du soleil.

So-sa-no-o, ayant reçu l’arrêt qui le condamnait à l’exil, demanda un sursis de quelques jours pour faire ses adieux à son frère aîné, l’Esprit du Soleil. L’ayant obtenu, il monta vers les régions célestes; à peine eut-il commencé son ascension que l’océan se mit à rugir d’une façon extraordinaire, et les montagnes rendirent des sons extrêmement lugubres, effets naturels de la violence qu’ils avaient eu à subir. L’esprit du soleil frémit à la nouvelle de l’arrivée prochaine de son frère; il ne pouvait croire aux bons sentiments de son cadet: «Il vient, sans doute, se dit-il, pour m’enlever mon domaine; pourquoi ne se contente-t-il point du lot qui lui est échu en partage? Préparons-nous à tout événement.» Aussitôt se couvrant de l’armure d’un guerrier, il attendit de pied ferme le visiteur, et d’aussi loin qu’il le vit venir, il lui demanda quel était le but de son voyage. So-sa-no-o sans se déconcerter, répondit qu’il était animé des meilleures intentions du monde; que, ses parents l’ayant exilé dans les parties basses de la terre, il n’avait pu se décider à partir sans prendre congé de son aîné; qu’il avait, dans cette intention, traversé les régions nébuleuses, et qu’il ne serait pas venu de si loin et à travers tant de dangers pour causer de la peine à son frère. «A quelle preuve pourrais-je reconnaître la sincérité de vos paroles?– Rien de plus simple, créons des enfants; si ceux à qui je donnerai le jour sont des filles, je passerai pour être mal intentionné, mais si ce sont des garçons, vous devrez croire à mes bonnes intentions.» Alors l’Esprit qui éclaire le ciel, prenant l’épée avec dix poignées dont So-sa-no-o était armé, la brisa en trois morceaux, lava ces morceaux dans le puits du ciel et les ayant broyés entre ses dents, éternua. Son éternuement donna naissance à trois filles appelées Ta-kori, Taki-tseu et Itchi-ki-chima. So-sa-no-o, à son tour prit la couronne de l’Esprit du Soleil, la baigna dans les puits du ciel, la broya entre ses dents et il éternua. Le souffle qu’il émit en éternuant donna naissance à cinq esprits tous mâles, connus sous les noms de Maseu-ya-a-Katseu, Arna no-o-hi, Ama-tseu-hiko-né, Ikou-tseuhiko-né et Kouma-no-no-kouseu-hi. «En remontant à l’origine, dit l’Esprit du Soleil, ces esprits sont mes enfants, puisqu’ils proviennent de ma couronne; je les prends donc pour moi, et je veux les élever; l’épée aux dix gardes est votre bien, c’est pourquoi les trois filles qui en proviennent sont à vous, je vous les donne. Ce sont les esprits auxquels sacrifient les princes de Mouna-kata, de Tseu-kouchi, etc.»

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Türler ve etiketler

Yaş sınırı:
0+
Litres'teki yayın tarihi:
16 ocak 2025
Hacim:
33 s. 1 illüstrasyon
ISBN:
4064066305628
Yayıncı:
Telif hakkı:
Bookwire
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