Kitabı oku: «La jalousie»

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Césarie Farrenc

La jalousie


Publié par Good Press, 2021

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066329938

Table des matières

BIBLIOTHÈQUE MORALE

LA JALOUSIE.

Avis des Editeurs.

LA JALOUSIE.

BIBLIOTHÈQUE MORALE

Table des matières

DE

LA JEUNESSE

PUBLIÉE

AVEC APPROBATION

LA JALOUSIE.

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Mon Dieu, guérissez mon frère!

Propriété des Editeurs,


Avis des Editeurs.

Table des matières

Les Éditeurs de la Bibliothèque morale de la Jeunesse ont pris tout à fait au sérieux le titre qu’ils ont choisi pour le donner à cette collection de bons livres. Ils regardent comme une obligation rigoureuse de ne rien négliger pour le justifier dans toute sa signification et toute son étendue.

Aucun livre ne sortira de leurs presses pour entrer dans cette collection, qu’il n’ait été au préalable lu et examiné attentivement, non-seulement par les Éditeurs, mais encore par les personnes les plus compétentes et les plus éclairées. Pour cet examen, ils auront recours particulièrement à des Ecclésiastiques. C’est à eux, avant tout, qu’est confié le salut de l’Enfance, et, plus que qui que ce soit, ils sont capables de découvrir ce qui, le moins du monde, pourrait offrir quelque danger dans les publications destinées spécialement à la Jeunesse chrétienne.

Aussi tous les Ouvrages composant la Bibliothèque morale de la Jeunesse sont-ils revus et approuvés par un Comité d’Ecclésiastiques nommé à cet effet par MONSEIGNEUR L’ARCHEVÊQUE DE ROUEN. C’est assez dire que les écoles et les familles chrétiennes trouveront dans notre collection toutes les garanties désirables, et que nous ferons tout pour justifier et accroître la confiance dont elle est déjà l’objet.

LA JALOUSIE.

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Fanny Maujean n’avait que dix-huit mois, quand son père, alors lieutenant d’artillerie, reçut l’ordre de partir pour l’Algérie. Mme Maujean déclara qu’elle suivrait son mari, et ne voulut point écouter les raisons qu’on allégua pour l’en détourner. Son père et sa mère, qui l’aimaient uniquement, furent très-affligés de cette résolution; mais ils eurent le courage de lui dire qu’elle faisait son devoir. Seulement, ils la prièrent de leur laisser la petite Fanny, pour que son départ ne causât pas un si grand vide autour d’eux. L’enfant était d’ailleurs assez délicate, et le médecin de la famille ayant dit qu’un changement de climat pourrait lui être nuisible, Mme Maujean n’insista plus pour l’emmener.

Toutefois, ce fut avec une profonde douleur qu’elle se sépara de sa chère petite fille; et quoiqu’elle sût que les soins les plus tendres lui seraient prodigués, elle fit à sa mère mille recommandations, concernant la santé de Fanny et sa première éducation.

— Parlez lui souvent de son père et de moi, dit-elle en l’embrassant pour la dernière fois, afin que quand vous nous la rendrez, nous ne soyons pas des étrangers pour elle.

— Sois tranquille, ma fille, répondit la bonne grand’mère; chaque jour elle priera Dieu pour vous; et dès qu’elle pourra me comprendre, je lui promettrai, comme la meilleure des récompenses, le bonheur de vous rejoindre bientôt.

M. Maujean ne pensait rester en Afrique que deux ou trois ans; cet espoir adoucit un peu l’amertume des larmes versées de part et d’autre. On s’était promis de s’écrire souvent, on tint parole, et dans toutes ces lettres venant de France ou parties d’Alger, la petite Fanny tenait une large place. La grand’maman semblait tenir note de tout ce qu’elle disait, de tout ce qu’elle faisait, pour en entretenir Mme Maujean, que ces détails intéressaient plus que n’auraient pu le faire d’importantes nouvelles.

Le jour où Fanny put, en se laissant guider la main, tracer sur une de ces lettres les mots: «Je vous aime,» fut un véritable jour de fête pour la bonne aïeule; mais la lecture de ces trois mots causa à M. et à Mme Maujean des transports de joie mêlés de larmes.

Si les enfants savaient combien ils sont aimés, combien leurs parents pensent à eux et se préoccupent de leur bonheur, ils répondraient à cette tendresse si grande et si dévouée par une reconnaissance extrême et par une entière docilité.

Deux ans après avoir quitté la France, Mme Maujean mit au monde un petit garçon; mais elle n’oublia pas pour cela sa chère Fanny. Elle la regrettait même encore davantage; car chaque fois qu’elle embrassait son fils, elle eût voulu pouvoir donner les mêmes caresses à sa fille.

Fanny grandissait, et tout ce que la grand’mère disait de sa gentillesse, de sa raison précoce, de son esprit, de son bon cœur, inspirait à son père et à sa mère un vif désir de la revoir. Ce désir perçait tellement dans toutes leurs lettres, que la bonne aïeule se mit en route avec elle pour l’Algérie.

Quelle surprise et quel bonheur pour Mme Maujean lorsqu’elle vit arriver sa mère et sa fille; sa mère encore forte et bien portante, sa fille plus grande, plus belle, plus intelligente qu’elle ne croyait la trouver. Le lieutenant n’était pas à Alger; mais à la nouvelle de la joie qui l’y attendait, il demanda la permission de s’y rendre, et il fut peut-être encore plus émerveillé que sa femme du changement qui s’était opéré dans la petite Fanny.

— Je crois bien, dit-il à sa belle-mère, que nous vous laisserons repartir seule.

La vieille dame savait bien qu’en retrouvant Fanny, le père et la mère voudraient la garder; et quoiqu’elle se fût attachée à cette enfant plus peut-être qu’à sa propre fille, elle était décidée à s’en séparer, si M. et Mme Maujean réclamaient d’elle ce sacrifice.

— Nous né vivrons pas toujours, disait-elle à son mari; et si Fanny reste avec nous, elle se trouvera seule au monde quand nous n’y serons plus; elle ne connaîtra pas assez son père et sa mère pour les aimer, et eux-mêmes ne pourront pas tenir à elle autant qu’à leur second enfant. Donc la meilleure preuve d’affection que nous puissions donner à la chère petite, c’est de la rendre à ses parents.

Mme Maujean pensait absolument de même, et elle se réjouit de voir sa mère si raisonnable et si dévouée. Elle reconnut encore mieux la nécessité de garder Fanny, quand elle vit que la petite fille recevait ses caresses avec une certaine contrainte et ne se montrait à l’aise qu’avec sa bonne maman.

— Veux-tu rester toujours avec nous, ma chérie? lui demanda-t-elle un jour.

— Je le veux bien, si maman Denis y reste aussi et que bon papa y vienne.

— Cela ne se peut pas, mon enfant, répondit l’aïeule. Bon papa est trop souffrant pour entreprendre un si long voyage; et comme il a besoin de moi pour le soigner, il faudra que je reparte bientôt.

— Je repartirai avec toi, dit Fanny d’un ton résolu.

— Non, chère petite, tu resteras avec ton père et ta mère, jusqu’ à ce qu’ils reviennent eux-mêmes en France, ce qui ne sera pas long.

— Je n’ai pas d’autre père que papa Denis; je n’ai pas d’autre mère que toi. Je veux demeurer toujours avec vous, là-bas, dans notre maison. Ce n’est pas ici chez nous.

— Comment, Fanny, dit Mme Maujean, tu ne veux pas que je sois ta mère?... Tu ne m’aimes donc pas, mon enfant?»

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Yaş sınırı:
0+
Litres'teki yayın tarihi:
16 ocak 2025
Hacim:
27 s. 3 illüstrasyon
ISBN:
4064066329938
Yayıncı:
Telif hakkı:
Bookwire
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