Kitabı oku: «Manuel de l'amateur de porcelaines, manufactures européennes»
Charles de Grollier, Xavier-Roger-Marie de Chavagnac
Manuel de l'amateur de porcelaines, manufactures européennes

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066336028
Table des matières
PRÉFACE
INTRODUCTION
1° Aperçus historiques.
2° Méthode et plan.
3° Définitions sommaires des termes cités dans l’ouvrage .
BIBLIOGRAPHIE
LISTE DES ABRÉVIATIONS
ERRATUM
ALLEMAGNE
ALT-HALDENSLEBEN
ALT WASSER
AMBERG
ANSPACH
ARNSTADT
AUGSBOURG
BADE
BAYREUTH
BERLIN
BLANKENHAIN
BREITENBACH
BRESLAU
BRUCKBERG
BUCKAU
CASSEL
CHARLOTTENBOURG
CLOSTER VEILSDORF
COLDITZ
CÖLLN-MEISSEN
COLOGNE ou CÖLN
DAMM
DRESDE
DURLACH
ELGERSBOURG
FRANCFORT-SUR-LE-MEIN
FRANKENTHAL
FREIBOURG
FREYWALDAU
FULDA
FURSTENBERG
GERA
GŒTTINGUE
GÖGGINGEN
GOTHA
GROSSBREITENBACH
GRÜNSTADT
HAMBOURG
HANAU
HARBURG
HERMSDORF-KLOSTERLAUSNITZ
HESSE CASSEL
HESSE DARMSTADT
HILDBURGHAUSEN
HILDESHEIM
HÖCHST-SUR-LE-MEIN
HOHENBERG
HORNBERG
ILMENAU
KELSTERBACH
KLOSTERWEILSDORF
KÖNIGSBERG
KRONENBOURG
LANDSBERG
LICHTE
LIMBACH
LIMBACH, PRÈS D’ALSBACH
LOUISBOURG
MAGDEBOURG
MEISSEN
Première période de 1709 à 1726
CÖLLN-MEISSEN
MOABIT
NEUDECK
NEUHAUS
NEUHAUS
NURENBERG
NYMPHENBOURG
PIRNA
PLAUE-SUR-LE-HAVEL
PLAUE OU PLAUEN
POPPELSDORF
PÖSSNECK
PROSKAU
RATISBONNE OU REGENSBURG
RAUENSTEIN
REGENSBURG
REICHENSTEIN
ROSCHÜTZ
RUDOLSTADT
SALZERODE
SCHAALA
SITZENDORF
SITZERODE
TETTAU
THURINGE
TIEFENFURT
ULM
UNTERMHAUS
VAUDREVANGE
VALSDORF
VOLKSTEDT
WALDENBOURG
WALLENDORF
WALLERFANGEN
WEIMAR
WRAT (WRATISLAVIA)
WURTZBOURG
ZELL
ZWEIBRUCKEN
ZWICKAU
ANGLETERRE
BAYSWATER
BELFAST
BIRMINGHAM
BOW
BRADWELL
BRISTOL
BURSLEM
CAMBRIAN
CASTLEFORD
CAUGHLEY
CHELSEA
CHURCH GRESLEY
COALPORT
COBRIDGE
COLEBROOKDALE
DERBY
DUBLIN
ETRURIA
FENTON
FERRYBRIDGE
FULHAM
GREENWICH
HANLEY
HERCULANEUM
ISLEWORTH
JACKFIELD
KENTISH TOWN
LAMBETH
LANE DELPH
LANE END
LIVERPOOL
LONGPORT
LONGTON-HALL
LOWESTOFT
MADELEY
MANSFIELD
NANTGAROW ou NANTGARW
PINXTON
PLYMOUTH
SHELTON
STEPNEY
STOKE-UPON-TRENT
STOKE-ON-TRENT
SWANSEA
SWINTON
TUNSTALL
WIRKSWORTH
WORCESTER.
YARMOUTH
YORK
AUTRICHE
AICH
ALTROHLAU
BISTRITZ
BUDAPEST
BUDAU
CARLSBAD
DALWITZ, PRÈS CARLSBAD
DESSENDORF
ELBOGEN
FISCHERN, PRÈS CARLSBAD
FRAIN
HEGEWALD
HEREND
HIRCHEN
HOHENSTEIN
HOLLITSCH
KARLSBAD
KLÖSTERLE
PIRKENHAMMER
PRAGUE
SCHLAGGENWALD
TANAWA
TATA
TEINITZ
TETSCHEN
VIENNE
BELGIQUE
ANDENNES
ARLON
BRUXELLES
HAL
HASTIÈRE
IXELLES
KERAMIS
LIÉGE
NAMUR
NIMY
TERVUEREN
TOURNAY
DANEMARK
COPENHAGUE
ESPAGNE
ALCORA
BUEN RETIRO
GERONA
MADRID
PALMA
RETIRO
SARGADELOS
SÉVILLE
VALENCE
ITALIE
CAPO DI MONTE
DOCCIA
ESTE
FERRARE
FLORENCE
MALVIA
MANTOUE
MILAN
MURANO
NAPLES
NOVE OU LENOVE.
PESARO
PISE
ROME
SAINT-CHRISTOPHE
SAVONE
TREVISE
TURIN
VENISE
VICENCE
VINEUF
GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
ECHTERNACH
LUXEMBOURG
SEPT-FONTAINES
PAYS-BAS
OUDE AMSTEL
NIEWE AMSTEL
AMSTERDAM
ARNHEIM
DELFT
LA HAYE
LOOSDRECHT
NIEWE AMSTEL
ROTTERDAM
WEESP
PORTUGAL
LISBONNE
OPORTO
PORTO
VISTA ALEGRE
RUSSIE
BARANUWKA
BELVEDÈRE
BOROWITCHÉ
HARCOFF OU KARCOFF
KIJEW OU KIEV
KORZEC
KOUSTARNAIA.
LESNOÏE
LUBARTOW
MEZER
MOSCOU
POSKOTCHINA
SAINT-PÉTERSBOURG
TOMASZOW
VIBORG
VIRBILIK
SUÈDE
GUSTAFSBERG
MARIEBERG
RORSTRAND
STOCKHOLM
SUISSE
CAROUGE
GENÈVE.
NYON
SCHOREN
WINTERTHUR
ZURICH .
MARQUES INCERTAINES OU INDÉCHIFFRABLES
PRÉFACE
Table des matières
Ami lecteur — laissez-moi vous appeler ainsi. Un livre n’est-il pas une lettre écrite à tous les amis inconnus qu’on a sur la terre? — puisse cette appellation vous entraîner à un peu d’indulgence pour votre nouvel ami.
Vous me trouvez osé d’entreprendre cet ouvrage. Jamais autant que je le trouve moi-même. Que mon juge, quelque sévère qu’il soit, daigne m’entendre avant de me condamner.
J’avais un frère qui ne rêvait que porcelaine. Il passa sa vie à fouiller partout, à retourner tous les tessons pour y découvrir une marque nouvelle, à consulter tous ceux qui pouvaient lui fournir un renseignement sûr, si j’osais, je dirais, à chiner sans arrêt, ce terme de métier qui dépeint si bien son travail quotidien.
Il avait rassemblé un vrai trésor de documents plus précieux les uns que les autres, contrôlé aux sources autorisées, discuté enfin avec tous les oracles consacrés. L’implacable, la grande libératrice vint un jour nous l’enlever, avant même qu’il pût mettre son trésor en ordre. Son ami Chavagnac, qui voulut bien être aussi un peu le mien, s’était chargé de faire sortir du chaos ces notes attendues avec une impatience fébrile par tous les amateurs. Il allait y mettre la première main quand à son tour il dut nous quitter. Les deux grands maîtres de la porcelaine étaient disparus et leurs portes fermées à ceux qui jamais n’étaient venus y frapper en vain pour demander un renseignement ou éclaircir un doute. Si leurs arrêts ont été parfois discutés, je ne crois pas qu’ils aient jamais été sérieusement contestés par une des autorités reconnues en matière de céramique. Leur influence et leur science avaient été encore renforcées par les entretiens de chaque jour au fond des magasins ou par les discussions devant les vitrines des musées et des particuliers.
Dans ces conditions, avais-je le droit de laisser perdre ou même dormir ce trésor de notes, le résultat du travail de toute une vie, de priver le public des renseignements qu’il ne peut plus venir chercher?
Je me suis donc mis à l’œuvre en souvenir des absents, par devoir familial, dans l’intérêt de la science et pour répondre aux nombreuses demandes qui m’ont été faites. Tout en comprenant l’étendue et la difficulté de la tâche entreprise, m’inspirant de la devise de Guillaume d’Orange, confiant dans l’aide qui peut me venir d’en haut, je raidis mes vieilles épaules pour recevoir le poids un peu lourd qu’elles vont avoir à porter.
Jugez-moi maintenant si vous le voulez, condamnez-moi si vous l’osez.
Dans le volume de la Porcelaine française mes chers maîtres avaient adopté la formule nous, aussi juste que pratique dans ce duo si parfait. Aujourd’hui je ne puis dire je sans être honni, avec raison, par tous. Qu’il me soit donc permis de conserver la formule nous, qui pourrait paraître un peu prétentieuse de ma part, si je n’avouais humblement que je n’apporte au trio qu’un bien modeste appoint.
Moins heureux que mes prédécesseurs, je ne puis mettre comme eux la préface d’un académicien. Ce livre n’est qu’un ouvrage de recherches sans prétention de style et ne mérite certes pas un tel honneur. Ami lecteur, soyez donc indulgent pour ces quelques lignes qui n’ont que le mérite d’être courtes et sincères et pourraient s’intituler une confession en public, celle des premiers siècles, qui portait des fruits pour celui qui la faisait, comme pour ceux qui l’entendaient.
Loin de moi la prétention de charmer le lecteur. Je ne dois pas être lu, tout au plus consulté par l’amateur indécis dont il faut ménager le temps et la bourse avant tout.
CHARLES DE GROLLIER.
INTRODUCTION
Table des matières
1° Aperçus historiques.
Table des matières
Dans ces considérations générales ma première pensée avait été de faire un historique très succinct de la porcelaine, voire même de la faïence, ou du moins d’en faire saisir les différences. Cet exposé ayant été traité d’une façon magistrale dans l’Histoire des manufactures françaises, j’ai cru de mon devoir de le respecter, sans y rien ajouter, et d’y renvoyer le lecteur désireux avide de s’instruire. Je vais donc me borner à tracer les grandes lignes de l’histoire de la porcelaine à travers l’Europe.
Dans les essais qui furent faits pour arriver à produire la porcelaine dure de Chine, les fabricants furent conduits à s’inspirer des formes, des décors chinois et même des marques orientales, très mal interprétées la plupart du temps.
Les efforts n’aboutirent d’abord qu’à la découverte de la pâte tendre dans plusieurs localités d’Italie. Florence est la seule fabrique dont on ait des pièces authentiques datant du XVIe siècle. Les décors en sont orientaux et se rapprochent souvent du goût persan.
Meissen produisit au commencement du XVIIIe siècle de la porcelaine dure avec des formes, des marques et des ornements chinois copiés sans une grande exactitude, surtout pour les marques. Plus tard le décor japonais ou plutôt coréen, improprement applé Imari, fit son apparition. Meissen étant le point de mire de tous les centres de fabrication, la France ne tarda pas à adopter aussi ce nouveau décor, et alla même jusqu’à imiter à cette époque les formes et la marque de cette manufacture sur des porcelaines tendres françaises.
Dans la collection Chavagnac se trouvait un bouillon de Chantilly marqué des épées de Meissen qui furent également copiées par d’autres établissements européens, comme on le verra par la suite.
A l’origine, certaines fabriques ont même surdécoré des porcelaines orientales pour faire croire qu’elles produisaient de la porcelaine dure, effort vers lequel tendaient toutes les manufactures. Nous pouvons en citer comme preuve le gobelet aux armes des Médicis placé sous notre n° 2337 et un peu plus loin à notre p. 365, le n° 460 de la collection Franks, qui sont tous les deux des porcelaines blanches orientales.
On a de même surdécoré à Delft des porcelaines chinoises en y ajoutant des inscriptions hollandaises. Il ne faut pas confondre ces contrefaçons avec les pièces commandées en Chine par les hollandais et connues sous le nom de porcelaines de la Compagnie des Indes.
Lowestoft a envoyé à Londres des pièces orientales également surdécorées.
A la fin du XVIIIe siècle, un revirement s’est fait sentir. Les produits et même la marque de Sèvres ont été imités dans plusieurs manufactures. Meissen et Frankenthal ont essayé de copier les fonds bleus de Sèvres avec ses médaillons de personnages.
L’Angleterre a subi cette crise d’imitation, mais leurs copies ont toujours conservé un certain goût de terroir.
Buen Retiro a fait du pur Louis XVI dans ses pièces à canaux creux avec filets bleus, sans parler des biscuits de Sureda à son retour de France en Espagne.
La Suisse a subi les influences des pays voisins, Zurich copiant l’Allemagne, Nyon copiant la France.
En Suède, Marieberg s’inspirait de la France dans la porcelaine tendre du Français Berthevin et dans la porcelaine dure du Français Fleurot.
En Danemark, le Français Louis Fournier produisit une porcelaine tendre, véritable copie de celle de Sèvres.
En Belgique, Tournay, par son voisinage et ses rapports constants, devait aussi s’inspirer du goût français.
En Italie, les fouilles de Pompéi et d’Herculanum avaient trop passionné les artistes pour qu’ils puissent tourner leurs regards vers la France. Le néogrec était adopté tôt ou tard par l’Europe. Sous l’influence de Marie-Antoinette Sèvres abandonna ses anciens modèles aux formes élégantes pour les remplacer par ces lignes rigides, disgracieuses, exhumées du sol italien. Mais la mode est souvent le plus cruel ennemi de l’art et torture sans pitié ceux qui viennent l’adorer. N’en déplaise à ses victimes.
Le glas de la décadence avait sonné pour l’Europe tout entière.
2° Méthode et plan.
Table des matières
Le but de cet ouvrage étant de faciliter la classification des porcelaines européennes et de leurs marques, il fallait trouver un groupement pratique. Trois principaux modes s’offraient à nous:
L’ordre alphabétique, le plus usuel;
L’ordre chronologique, le plus scientifique;
L’ordre par pays, celui que nous avons choisi comme étant le plus pratique pour les recherches de l’amateur, surtout en le conciliant avec les deux premiers.
Nous avons donc mis par ordre alphabétique les États qui avaient eu des centres céramiques, en arrêtant nos recherches aux manufactures fondées après 1850.
Dans chaque division les fabriques sont également présentées par ordre alphabétique. Par exception, les Incertains et les Indéchiffrables qui se rapportent à un grand nombre d’établissements des différents pays, sont placés à la fin.
Dans nos descriptions, nous avons adopté un système de groupement des marques qui peut varier suivant les exigences de la manufacture, mais qui a toujours pour but de faciliter les recherches et de permettre dans ce cas d’embrasser d’un seul coup d’œil les marques plus ou moins similaires de la fabrique. Cette méthode nous a paru la plus claire et la plus pratique.
Dans l’historique des fabriques nous avons donné autant que possible la date de fondation et de fermeture, les phases de la fabrication, la chronologie des marques et tous les détails que nous permettait le cadre restreint que nous nous étions tracé.
La provenance de chaque marque est indiquée, ainsi que la pièce sur laquelle elle a été relevée. On pourra ainsi vérifier et compléter nos indications sommaires en s’inspirant de visu du caractère de la porcelaine.
Nous mentionnons toujours si nous avons vu la pièce ou si le renseignement provient d’un livre ou d’un catalogue.
Nous donnons quelquefois deux pièces portant la même marque, mais se trouvant dans des pays différents, afin d’offrir aux amateurs étrangers plus de facilité pour l’étude et le contrôle.
Les marques indiquées en noir au grand feu doivent être en brun ou bleu brûlé ; car le noir est une couleur uniquement de feu de moufle.
Les décors pour lesquels il n’est fait aucune mention doivent être considérés comme étant au naturel.
La collection Chavagnac ayant été dispersée en vente publique, cette mention pour ses pièces n’a plus qu’une garantie morale, d’une certaine valeur néanmoins.
Quant à la collection Grollier, on la trouvera entière et intacte dans la salle qui porte son nom au Musée de Sèvres, auquel elle a été léguée.
Je suis heureux d’avoir ici l’occasion de remercier le conservateur du Musée, M. Papillon, et son secrétaire, M. Delavallée, de la science et de l’art avec lesquels ils ont su présenter cet ensemble si intéressant qui résume l’histoire complète de la porcelaine européenne.
La fabrication et la composition au point de vue technique ne sont décrites ici que lorsque la nature de la pièce l’exige. Les personnes qui voudraient consulter à ce sujet un ouvrage à la portée de tous, trouveront cette étude admirablement traitée dans: la Porcelaine de Vogt (G) ou le Traité des Arts céramiques de Brongniart (A).
Pour condenser cet ouvrage déjà trop étendu, nous avons dû adopter un système d’abréviations souvent employé dans les livres de céramique, facile à comprendre et dont la table se trouve au commencement de chaque volume.
Afin d’éviter les confusions dans les différentes espèces de numéros que nous avons dû employer, nous avons fait précéder de l’ajectif notre le numéro du Manuel auquel nous renvoyons l’amateur, quel que soit le propriétaire de la pièce. Nous mettons au contraire le possessif son devant les numéros qui renvoient aux ouvrages des différents auteurs, excepté pour les descriptions du Musée de Sèvres par Brongniart. Ex.: p. 164 du Manuel:
(1) Voir notre n° 1.071, signifie le n° du Manuel 1.071, — p. 165 du Manuel.
(2) Voir Keramic Gallery à ses nos 433 et 434, signifie les numéros dans Keramic Gallery.
Toutes les pièces du Manuel sont numérotées, qu’elles portent une marque ou n’en portent pas.
Nos numéros se trouvent toujours en tête du paragraphe où la pièce est décrite.
Lorsque ce paragraphe se rapporte à plusieurs objets, leurs numéros respectifs se trouvent en tête et sont répétés dans ce cas en dessus de leur marque. Ex.: V. p. 413, 2611, 2612, 2613, Ris Paquot donne...

Dans certains cas, comme dans celui où deux pièces ne font qu’un tout, le bis a été employé sans rien compliquer dans les recherches de l’amateur.
On trouvera des lettres accompagnant certaines marques. Elles indiquent en général la série, mais peuvent aussi appartenir à des artistes.
Pour la partie historique des fabriques, nous avons puisé souvent nos renseignements dans les ouvrages parus dans les différents pays et ensuite comblé une partie des nombreuses lacunes par notre étude personnelle des pièces dans les musées, dans les collections particulières et chez tous ceux qui s’occupent de céramique.
Sans vouloir contredire les grandes autorités que nous avons consultées, nous avons dû indiquer notre manière de voir, quand elle ne concordait pas tout à fait avec celle de certains auteurs.
Le cadre de cet ouvrage ne devait contenir que des porcelaines tendres ou dures, ainsi que des biscuits. Nous avons dû nous occuper aussi des jaspes, des grès cérames, des basaltes, voire même de certaines faïences, et principalement des faïences fines qu’il est difficile de distinguer des porcelaines opaques et dont les marques, plus ou moins similaires à celles de la porcelaine, peuvent avoir un certain intérêt pour l’amateur.
On pourra s’étonner que les pièces de nos deux grands maîtres soient souvent placées avant celles des musées. Aucun orgueil ridicule là dedans, mais la certitude de ce qu’ils avançaient, ayant toujours la pièce sous la main pour l’interroger ou même l’essayer, soit à l’acide, soit à la lime.
Nous avons réuni dans le second volume, pour faciliter les recherches de l’amateur pressé, les marques par ordre alphabétique, ou groupé les figurations en y ajoutant des indications très sommaires et des numéros de renvoi au Manuel pour de plus amples détails.
Afin de ne pas fatiguer le chercheur et pour rendre le livre abordable à toutes les bourses, notre préoccupation constante a été de condenser autant que possible cet ouvrage tout en restant clair et aussi complet que peut le comporter un cadre aussi restreint.
Nous ne pouvons nous lancer dans la partie aride et technique du livre sans avoir exprimé notre reconnaissance et adressé nos sincères remerciements aux conservateurs des Musées étrangers ou français, auprès desquels nous avons toujours trouvé un accueil si gracieux et des renseignements si précieux. Si parfois nos lecteurs ont un moment de satisfaction, ils en devront une large part à ces messieurs ainsi qu’aux aimables collectionneurs qui nous ont prêté aide et lumière.
C. G.
3° Définitions sommaires des termes cités dans l’ouvrage .
Table des matières
Arcaniste. — Nom qu’on donne en Allemagne au chimiste qui fait les couleurs sur porcelaine.
Avers. — Côté de la médaille ou de la monnaie qu’on appelle aussi la tête, le droit ou la face.
Barbotine. — Pâte à porcelaine d’une liquéfaction visqueuse qui ressemble à de la boue et qu’on utilise par coulage dans les moules ou qu’on emploie pour faire des collages.
Basalte. — Voir noir égyptien.
Biscuit. — Pâte de porcelaine non émaillée qui après avoir reçu une cuisson est restée dans son blanc mat imitant le grain du marbre ou du plâtre.
Cadogan. — Théière de forme élevée et se remplissant par en dessous.
Gazette. — Enveloppe ou support en pâte argileuse très résistante qui dans le four a pour but de séparer les pièces les unes des autres ou de les supporter.
Coque d’œuf. — Trous ou boursouflures qui se forment dans la couverte pendant la cuisson par un défaut de feu ou parce que le vernis, trop dur, n’a pu être assez fondu.
Coulage. — Trois modes principaux pour façonner la porcelaine: le coulage, le moulage, le tournage. Le coulage, employé depuis un siècle environ, consiste à verser de la barbotine dans un moule. L’eau est absorbée par le plâtre; la pâte, raffermie, épouse les formes du moule, avec une épaisseur suffisante pour former un moulage.
Couleur. — A pour base un oxyde métallique qui se développe à la cuisson en adhérant à la porcelaine, excepté pour l’or, l’argent ou le platine.
Couverte. — Enduit vitrifiable à base de feldspath ou à base calcaire qui se fond à une température élevée et égale à celle de la pâte. On l’étend sur les porcelaines dures et sur quelques grès. La dilatation de la pâte et de la couverte doivent avoir un accord parfait . La couverte se fait en général par immersion, en Chine par insufflation.
Cuisson. — Elle peut se faire en une ou plusieurs fois suivant la pâte, le degré exigé par la couverte ou l’émail, ou les fours employés, qui sont d’une grande variété. Quand la pâte et l’enduit peuvent cuire à la même température, une seule cuisson suffit, surtout pour les poteries communes.
Dégourdi. — A pour but de faire passer la porcelaine à une température douce, environ 800°, afin de lui donner la consistance nécessaire pour recevoir la couverte par immersion sans se déformer ni se désagréger.
Ecran. — Médaillon encadré par le pied d’une porcelaine.
Email. — Enduit vitrifiable, opaque, ordinairement stannifère, qu’on met sur les porcelaines tendres et sur les faïences. Il consiste en une bouillie épaisse de vernis broyé et fondu qu’on étend par immersion ou au pinceau suivant les surfaces à couvrir.
Faïence fine. — Dite demi-porcelaine, terre de pipe ou cailloutage. Elle est en général opaque, ou par exception légèrement translucide; elle est revêtue d’un vernis plombifère.
Faïence ordinaire blanche. — Opaque, recouverte d’un vernis stannifère, ne va pas au feu.
Feldspath. — Roche d’une nature fusible qu’on broie en poudre impalpable et qui à une haute température donne la glaçure à la porcelaine.
Feu de moufle. — Se fait dans un four de moufle qui donne une température douce entre 800° et 1100°, — environ 950°, — mais suffisante pour faire adhérer et glacer les couleurs posées sur la couverte d’une porcelaine déjà cuite.
Fours. — Trop compliqués pour être décrits ici. Voir les ouvrages spéciaux.
Fritte. — Terre fine, lavée et mélangée à des matières vitrifiées. Après fusion, elle entre dans la composition de la porcelaine et lui donne la solidité sans nuire à la transparence. Le pé-tunzé ou caillou des Chinois est une fritte naturelle.
Garnisseur. — Préparateur des ornements qu’il applique sur les pièces au moyen de barbotine. Ces ornements sont ordinairement moulés ou quelquefois tirés comme les métaux.
Gerçures ou treissaillures. — Phénomène se produisant sur une pièce sortie du four avant la fin de la cuisson. La pâte et la couverte étant en désaccord, la seconde se rompt. Les Chinois en ont tiré parti dans leurs craquelés et dans leurs truités.
Glaçure. — Enduit vitrifiable qu’on applique sur les porcelaines pour leur donner leur éclat.
Grand feu. — Température nécessaire pour amener la fusion de la couverte, donner la translucidité et autres qualités caractéristiques de la porcelaine et fixer la décoration qui a été faite sur la pièce crue ou dégourdie. La palette est restreinte, beaucoup de matières colorantes ne résistant pas à cette température élevée.
Grès cérame. — Poterie à pâte dense, dure, sonore, opaque, glacée ou pas glacée, imperméable.
Hygiocérame. — Porcelaine dure de santé ou de pharmacie.
Imari. — Nom improprement donné au décor japonais ou coréen.
Impression. — Procédé pour transporter sur la porcelaine des épreuves tirées d’une planche gravée, en couleurs vitrifiables.
Jaspe. — Matière vitrifiée dont l’aspect jaspé lui a fait donner ce nom et qui permet de faire des camées en deux couleurs superposées.
Kaolin. — Argile pure, blanche, infusible, onctueuse, base de la composition de la porcelaine dure et qui donne à la pâte la plasticité nécessaire pour permettre le façonnage.
Lithophanie. — Procédé qui permet de simuler la transparence de la porcelaine à l’aide de plans différents dans l’épaisseur de la pâte.
Magnésite. — Silicate de magnésie, vulgairement écume de mer, employé surtout en Piémont et en Espagne dans la pâte céramique.
Manganèse — Le décor au manganèse est brun violacé.
Marli. — Bord d’une assiette ou d’un plat, qu’on écrit aussi Marly.
Moufle. — Boîte rectangulaire, légèrement voûtée et construite à l’intérieur du four pour faire cuire à basse température, environ de 800° à 1100°, les couleurs, les ors et la porcelaine tendre
Moulage. — Se fait à la main, à la balle, à la croûte, à la housse, à la presse. Voir les ouvrages spéciaux pour cette définition compliquée.
Noir égyptien. — Pâte sans kaolin, colorée en noir et qui entre dans la composition de certains grès cérames. On lui donne aussi le nom de basalte.
Parian. — Porcelaine imitant le marbre de Paros.
Pâte artificielle. — N’est autre que notre pâte tendre en opposition avec la pâte tendre anglaise, dite naturelle.
Pâte colorée. — Peut être obtenue en introduisant la couleur dans la pâte. Elle reste mate et n’est glacée que par la couverte, ce qui lui a fait donner le nom de décoration sous couverte.
Peigné. — Décor qui se trouve en général sur le bord du marli et dont les extrémités fines et détachées semblent avoir été faites par un peigne.
Pied. — Rebord sur lequel repose la pièce. Il est isolé dans le four au moyen de supports et de cazettes ou d’une couche d’alumine.
Pochoir. — Sorte de poncif encore plus ajouré.
Poncif. — Feuille ajourée représentant le dessin à reproduire et par les vides de laquelle on fixe sur la pièce les couleurs en poudre ou en liquide.
Porcelaine artificielle. — N’est autre que notre porcelaine tendre en opposition avec la porcelaine tendre anglaise dite naturelle.
Porcelaine dure. — Est caractérisée par une pâte dure, fine, translucide, par une glaçure résistante à l’acier, terreuse et appelée couverte. La porcelaine dure est composée de deux éléments principaux: le kaolin argileux, infusible, et le feldspath ou autres minéraux pierreux et fusibles. Elle reçoit une couverte de feldspath seul ou mélangé, toujours sans plomb ni étain. Sa cuisson pourrait être simple; car celle du dégourdi qui sert à l’immersion pourrait au besoin être supprimée.
Porcelaine hybride. — Sans caractères déterminés.
Porcelaine mixte. — Pâte dans laquelle il entre du kaolin et qui tient des deux compositions.
Porcelaine tendre. — Cette dénomination ne s’applique pas au peu de dureté de la pâte, mais à sa faible résistance à une haute température et à son émail au vernis stanifère, qui se raie facilement. Sa composition compliquée et sans kaolin naturel lui a fait donner le nom d’artificielle. Elle exige deux cuissons au moins.
Porcelaine tendre anglaise ou naturelle. — Porcelaine phosphatique, intermédiaire entre la porcelaine tendre artificielle et la faïence fine; plus fusible que la première, avec une glaçure plombifère un peu plus transparente que la seconde et ayant un vernis plus dur. Elle subit deux cuissons.
Putois. — Pinceau plus ou moins large, coupé en brosse à son extrémité, sert surtout à poser les fonds de couleur ou à égaliser les teintes larges ou dégradées.
Quartz. — Nom donné à plusieurs variétés de silice plus ou moins pures. Il entre dans certaines compositions de pâtes ou de couleurs.
Répareur. — Le réparage consiste à faire disparaître à la sortie du moule les imperfections, telles que trous, gerçures, traces de sutures, barbes des jours, etc.
Revers. — Côté de la médaille ou de la monnaie opposé à l’avers.
Smalto. — Sorte de verre opaque, souvent coloré en bleu, auquel on cherche à donner une apparence céramique.
Tireur. — Le tirage consiste à étirer une pâte très plastique et à façonner ainsi les pièces de garnissage d’un faible diamètre, toujours unies et qui ne sont pas moulées. Ce mode de fabrication est peu employé.
Tournage. — Ebauchage à la main sur le tour pour donner à la pâte molle une forme déterminée et la consistance nécessaire pour le tournassage qui donne le fini à la première opération.
Vissage. — Défaut qui consiste en des sillons partant de la base de la pièce, s’élevant en spirale et provenant de pressions inégales par la main de l’ouvrier dans le tournage.
BIBLIOGRAPHIE
Table des matières
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— Kensan, Beiträge zur Geschichte der japanischen Töpferkunst. Hamburg, 1887, in-8°.
Brongniart (A.). Traité des Arts céramiques. Paris, 1841-1844, 2 vol. in-8° de texte et un atlas in-4° oblong de planches.
Brongniart (A.) et Riocreux (D.). Description méthodique du Musée céramique de la Manufacture royale de porcelaine de Sèvres, t. I: texte, t. II: planches. Paris, 1845, 2 vol. in-4°.
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— Porcelain,a sketch of its nature, art and manufacture. London, 1906, in-8°.
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— Keramic Gallery... from the earliest time to the beginning of the present century. London, 1872, 2 vol. in-8°, 2e éd. 1908.
— Marks and monograms on european and oriental pottery and porcelain... wid an increased number of potters marks an additional supplement by Frederich Liehfield... twelfth edition. London, 1908, in-8°.
— Collector’s handbook of marks. London, 1889, in-8°.
Davillier (Baron J.-Ch.). Les origines de la porcelaine en Europe; les fabriques italiennes du XVe au XVIe siècle, avec une étude spéciale sur les porcelaines des Médicis. Paris, 1882, in-4°.
Demmin (Auguste). Guide de l’amateur de faïences et de porcelaines. Paris, 1861, in-12. Nouv. éditions 1863-1867 (2 vol. in-12), 1873 (3 vol. in-12).
— Histoire de la céramique en planches phototypiques. Paris,1875 (2 vol. in-f°).
Dillwyn (L.-W.). A bill an answer, filed in the Chancery Cour of the Great Sessions at Cardiff in april 1821. London, 1821, in-8°.
— Some remarks on two affidavites and one affirmation published by John Roby, Swansea. Swansea, 1822, in-8°.
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Franks (A.-W.). Notes in the manufacture of porcelain at Chelsea. London, 1863,in-8°.
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— Bethnal Green Museum. Catalogue of a collection of continental porcelain. London, 1896, in-8°.
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Graesse-Jaennicke. Guide de l’amateur de porcelaines et de faïences (11e édition augmentée). Leipzig, 1906, pet. in-8°, 13e éd. revue et augmentée par Zimmermann (1910).
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— Collection Ch. de Ferrol. Oriental porcelain. Paris, 1863, in-8°.
— Les Merveilles de la Céramique ou l’art de façonner et décorer les vases en terre cuite, faïence, grès et porcelaine depuis les temps antiques jusqu’à nos jours. Paris, 1866-1869, 3 vol. in-12.
— Histoire de la céramique. Paris, 1874, in-8°. 2e éd. 1884.
Jacquemart (Albert) et Edmond Le Blant. Histoire artistique, industrielle et commerciale de la porcelaine. Paris, 1862, in-4°.
Jaennicke. Voir Graesse-Jaennicke.
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Mauri (de). L’amatore di maioliche e porcellane. Milano, 1899, in-12.
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Molin (A. de). Histoire documentaire de la manufacture de porcelaine de Nyon. 1781-1813. Lausanne, 1904, in-4°.
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Pfeiffer (B.). Die ludwigsburger Porzellanfabrick. Stuttgart, 1892, in-8°.
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Picard (Mathurin). Nouveau traité de peinture sur porcelaine et faïence. 4e édition. Paris, s. d., in-12°.
Prime (W.-C.). Pottery and porcelain of all times and nations, with tables of factories and artists’ marks. New-York, 1878, in-4°.
Priano (J.-F.). Classified and descriptive catalogue of the art objects of spanish production in the South Kensington Museum. London, 1872, in-8°.
— The industrial arts in Spain. London, 1879, in-8°.
Ris Paquot. Dictionnaire des marques et monogrammes des faïences, poteries..., 2e édition. Paris, 1874, pet in-8°. 4e édition, Amiens, 1879.
Solon (M.-L.). Ceramic literature an analytical index to the works published in all languages on the history and the technology of the ceramic art. London, 1910, gr. in-8° (avec un supplément paru en 1911).
Solon. (M.-L.). A brief history of old english porcelain and its manufactories. London, 1903, in-8°.
Strâle (G.-H.). Röstrand et Marieberg. Notices et recherches sur les céramiques suédoises du XVIIIe siècle. Traduit du suédois. Stockholm, 1872, in-8°.
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— Petit dictionnaire des marques et monogrammes des biscuits de porcelaine; suivi d’une étude sur les marques de Sèvres. Paris, 1895, in-8°
Tillamil. Catalogue de la collecion de porcelanas del Buen Retiro del excmo Senor D. Francesco de Laigleria. Madrid, 1908, in-8°.
Vogt (G.). La porcelaine. Paris, 1893, pet. in-8°. (Bibliothèque de l’enseignement des Beaux-Arts.)
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Zals (Ernest). Die kurmainzische Porzellan-manufactur zu Höchst. Mainz, 1887. in-4°.
LISTE DES ABRÉVIATIONS
Table des matières
a. — Ancien.
a. bisc. d. — Ancien biscuit dur.
a. bise. t. — Ancien biscuit tendre.
antiq. — Antiquaire.
a. p. d. — Ancienne porcelaine dure.
a. p. t. — Ancienne porcelaine tendre.
art. — Artiste.
aut. — Auteur.
bise. — Biscuit.
bise. d. bl. — Biscuit dur blanc.
bise. t. m. — Biscuit tendre moderne.
bl. — Blanc ou blanche.
C. a. d. — C’est-à dire.
Chau. — Château.
col. — Collection.
comt. — Commencement.
dir. — Directeur.
d. — Dur.
descr. — Description.
Dr. — Docteur.
E. T. de Leipzig. — Exposition temporaire de Leipzig.
ex. — Exemple.
fabt. — Fabricant.
Fab. — Fabrique.
f. de mouf. — Feu de moufle.
f. f. — Faïence fine.
fres. — Frères.
g. f. — Grand feu.
gar. — Garnisseur.
mod. — Modeleur.
m. — Moderne.
M. — Monsieur.
mée. — Musée.
p. (suivi d’un chiffre) — page.
peint. — Peintre.
p. — Porcelaine.
p. d. — Porcelaine dure:
p. m. — Porcelaine moderne.
p. t. — Porcelaine tendre.
prof. — Professeur.
propre. — Propriétaire.
sculp. — Sculpteur.
t. — Tendre.
tour. — Tourneur.
V. — Voir.
vol. — Volume.

ERRATUM
Table des matières
P. 8. — N° 42. — J. C. F., couronnées, lire: couronnés.
P. 10. — N° 55. — a eu plus
, lire: a en plus.
P. 17. — Nos 114 bis, 115 bis, 116 bis, 117 bis, lire: 114 bise., 115 bise., 116 bisc., 117 bise.
P. 28. — N° 178. — Plusieures, lire: plusieurs.
P. 49. — N° 317. — Shakspeare, lire: Shakespeare.
P. 58. — Hesse Darmstadt: V. Keltersbach, lire: Kelsterbach.
P. 61, — N° 392. — La petite roue de la marque ne doit avoir que cinq rayons.
P. 77. - N° 506. — Dernière ligne: Nendeck, lire: Neudeck.
P. 79. — N° 520. — Un K a été oublié dans la marque.
P. 87, 93, 95, 101, 123, 126. — Hœrold, ou Haerold, lire partout: Hérold.
P. 98. — N° 649. — Reliefs en blanc et connues..., lire: et connus.
P. 111. — N° 722. — Antérieure à 1830, lire: 1730.
P. 87 et 117. — N° 764. — Il est même épuisé vers 1850, lire: il est même épuisé vers 1846. On avait déjà cru à la fin de la mine en 1817; un nouveau filon ayant été découvert, la mine de Sornsing ne fut exploitée que vers 1846, contrairement à ce qui a été dit à notre p. 87.
P. 125. — N° 824. — Inscription intéressante, lire l’inscription.
P. 157. — Valsdorf, lire: Veilsdorf.
P. 180. — N° 1182. — aspec, le t de la fin est tombé à l’impression, lire: aspect.
P. 196. — N° 1293. — W. Adam, lire: Adams.
P. 201. — N° 1319. — Col. Staniforh, lire: Staniforth.
P. 219. — N° 1342, lire: 1432.
P. 230. — N° 1487. — La marque 1487 a été oubliée.
P. 264. — N° 1704. — Marque en bleu de mouffle, lire: moufle.
P. 306. — Hastière. lire: Hastiers
P. 315. — N° 2079. — Cette marque a été oubliée.
P. 322. — (1) 2642, 2643, 2644, lire: 2640, 2641, 2642.
P. 339. — N° 2211. — En creux en cachet, lire: au cachet.
P. 347. — N° 2247. — A notre n° 14477, lire: à son n° 14447.
P. 347. — N° 2248. — Sous le n° 14118, lire: à son n° 14118.
P. 355. — 5e alinéa. Reconnu un émail plombière, lire: plombifère.
P. 377. — (2) à notre p. 474, lire: 443.
P. 401. — N° 2542. — Même col., n° 14082, lire: 14083.
P. 418. — N° 2643. — Nous l’avons mise, lire: mis.
P. 435. — N° 2730. — Musée Suisse, H. S., lire: H. A.
P. 442. — N° 2787. — a. p. f., lire: a. f. f.
P. 443. — N° 2794. — p. f., lire: f. f.
P. 459. — 2e ligne — Et qui puissent fournir, lire: peuvent.
P. 459. — 4e ligne. — Toutes ces mentions, lire: ses.
ALLEMAGNE
Table des matières
ALT-HALDENSLEBEN
Table des matières
SAXE
Mathusius fonda, vers 1826, une fabrique de porcelaine.
D’après Brongniart, la pâte d’un caractère argileux est très plastique, un peu grise; la couverte, qui contient dans la composition des os calcinés, est imparfaitement étendue et glacée, mais très solide.
La marque est un trait en bleu grand feu. On dit que Closter Veilsdorf l’a aussi employé. Nous ne le croyons pas.
1. — p. d. m. — Assiette blanche décorée de feuilles en relief; marque en bleu g. f. (Musée de Sèvres, n° 2248 4.)
2. — p. d. — Tasse avec la vue d’Alt-Haldensleben et une inscription qui permet d’en déduire la provenance malgré l’absence de marque. (Musée National de Munich, n° 509.)
ALT WASSER
Table des matières
SILÉSIE
Cette fabrique fut fondée, en 1845, par Tielsch et Cie, et produisit de la vaisselle et des pièces techniques.
3. — Nous avons relevé cette marque en vert g. f. sur une soucoupe avec ornements d’or. (Col. Grollier, n° 14840.)
AMBERG
Table des matières
BAVIÈRE
Cette fabrique, fondée vers 1757, appartient à M. Ed. Kick; on y fait des articles de luxe et de la vaisselle en grès. La marque est le nom de la fabrique, en creux.
4. — f. à pâte bl. d. — Assiette décorée d’une scène villageoise à l’impression en noir; marque en creux au cachet. (Col. Grollier, n° 14907.)
ANSPACH
Table des matières
BAVIÈRE
Cette fabrique, fondée en 1718, n’aurait produit d’abord que de la faïence, et, d’après le Docteur Brinckmann, de la porcelaine vers 1760.
Elle fut transportée, en 1762 ou 1764, au château de Bruckberg, berceau de la porcelaine d’Anspach . Les produits sont, en général, de bonne qualité.
La marque est un A, quelquefois accompagné de l’écusson de la ville, de sinople à une rivière ondée, posée en bande chargée de trois poissons. On le rencontre parfois avec l’aigle de Brandebourg. Enfin l’écusson peut aussi être seul. Anspach a employé également une marque en creux au cachet avec des rayures indiquant les couleurs des armes . On a prétendu que cet écusson était la marque de Bruckberg; il est difficile de le refuser à Anspach dont ce sont les armes. Pour tout concilier, on pourrait admettre qu’il n’y a eu qu’une seule fabrique, comme nous l’avons laissé entendre plus haut. D’autant plus que les marques d’Anspach ont été employées à Bruckberg. Nous les mettons toutes ici, sauf celles qui étaient attribuées à Bruckberg pour les propriétaires.
5. — a. p. d. — Berger appuyé contre un tronc d’arbre, socle plat, bonne qualité ; marque en creux au cachet. La rivière ondée est bien visible, les poissons sont indiqués, mais les rayures du fond à peine imprimées semblent verticales. (Col. Grollier, n° 13986.)
6. — a. p. d. — Vénus près d’un arbre; même marque que le numéro précédent; les rayures franchement verticales indiquent un fond de gueule. M. Hirth l’attribue à Bruckberg quoiqu’il y ait les armes d’Anspach. (Col. Hirth, n° 464.)
7. — a. p. d. — Assiette avec médaillon de paysage en camaïeu pourpre; marque en bleu g. f. un peu coulé ; les poissons seuls sont indiqués. (Col. Grollier, n° 14307.)
Ces deux pièces semblent appartenir à Bruckberg.
8. — a. p. d. — Pot dont le bec est formé par une tête de femme, décor de bouquets; marque en bleu g. f. (Même col., n° 13959.)
9. — a. p. d. — Tasse, décor de bouquets: marque en bleu g. f. et 3 F en creux. La soucoupe a la même marque sans les signes en creux. Les deux pièces sont d’une mauvaise qualité. (Même col., n° 13965.)
10. — a. p. d. — Soucoupe ornée d’un paysage; marque en bleu pâle g. f. La tasse est sans marque et de mauvaise qualité. Dans la marque de la soucoupe, ou trouve l’A d’Anspach, mais l’écusson diffère de celui de la ville. (Même col., n° 13960.)
11. — a. p. d. — Tasse avec un paysage en camaïeu violet, pâte grise, mais bonne ainsi que le décor ; marque en bleu. (Même col., n° 13961.)
12. — a. p. d. — Tasse et soucoupe ornées d’un médaillon jaune et d’armoiries en violet; marque en bleu g. f. (Même col., n° 13962.)
13. — a. p. d. — Assiette, décor chinois; marque en bleu g. f.; l’I en bleu est sur le pied. (Même col., n° 14308.)
14. — a. p. d. — Soucoupe avec un bouquet; marque en bleu g. f. On peut y voir un A ou des épées croisées. La qualité est commune et la pièce est classée à Anspach sous toute réserve. (Même col., n° 13969.)
15. — a. p. d. — Saucière décorée d’un semis de bouquets, bonne qualité ; marque en bleu g. f. (Même col., n° 13903.)
16. — a. p. d. — Assiette avec quatre médaillons de paysages pourpres; marque de l’A en bleu g. f. et d’un I en creux. (Même col., n° 14306.)
17. — M. Chaffers a trouvé cette marque en creux sur une pièce de la collection Staniforth.
18. — Il donne celle-ci dubitativement à Anspach.
19. — a. p. d. — Bassin orné d’un paysage dans lequel on voit un poteau portant cette inscription: 5 Gulden straff, 1772. Au revers un A en bleu g. f. (Col. Franks, n° 143.)
20. — a. p. d. — Tasse et soucoupe décorées de paysages animés et de devises françaises. Le peintre a signé sur le terrain. Au revers, un A en bleu g. f. (Même col., n° 145.)
Les marques suivantes sont attribuées à Gera, mais il est probable qu’elles sont d’Anspach dont on retrouve même l’A. D’autant plus que les auteurs allemands donnent, en général, les traits croisés à Anspach.
21. — a. p. d. — Pot à crème à raies et fleurettes en bleu g. f., ainsi que la marque, qualité commune. (Col. Grollier, n° 13970.)
22. — a. p. d. — Soucoupe à fleurs violettes; marque en violet pâle. (Même col., n° 13967.)
23. — a. p. d. — Soucoupe avec papillons et fleurs; marque en bleu g. f. qui peut se confondre avec certaine marque de Rudolstadt. (Même col., n° 13964.)
24. — a. p. d. — Bol et soucoupe ornés de fleurs et de branches en relief; marque en bleu de moufle. (Même col., 13966.)
ARNSTADT
Table des matières
SAXE PRUSSIENNE
La fabrique aurait été fondée en 1770 ou 1790, pour nous vers 1770.
On n’est pas d’accord sur l’attribution de ses marques, mais tout porte à croire qu’il faut donner à Arnstadt les poignards à garde et laisser à Weesp les sautoirs sans garde à moins d’attribuer des exceptions à cette règle pour les deux fabriques . Il est difficile de trancher le différend. On doit surtout se guider sur le décor et la qualité.
Demmin dit que les poignards croisés ont été employés à Weesp avec le W. Non seulement nous ne l’avons jamais vu, mais en Hollande on nous a affirmé ne pas le connaître.
D’après M. Chaffers, les poignards croisés ont été faussement attribués à Arnstadt et sont de Weesp. Ce qui pourrait être vrai pour les poignards, pourrait ne plus l’être pour les sautoirs.
25. — M. Jaennicke attribue à Arnstadt cette marque de Weesp.
26. — a. p. d. — Compotier, décor de fleurs qui pourrait presque le faire prendre pour une porcelaine hollandaise; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14313.)
27. — a. p. d. — Bol, décor de fleurs; marque semblable; désigné Arnstadt, 1770. (Musée de Sèvres, n° 5748 .)
28. — a. p. d. — Chien rongeant un os, socle à draperies; le seul décor consiste dans les yeux bleus; marque en bleu g. f.; la porcelaine est blanche, le modèle bon, les gardes indiscutables. (Col. Grollier, n° 13973.)
AUGSBOURG
Table des matières
BAVIÈRE
M, Jaennicke parle d’une fabrique de porcelaine à Augsbourg vers 1717.
29. — Faïence. — Pot à bière avec un médaillon de paysage en bistre sur lequel ressort cette marque en blanc sur bistre. (Vient de la collection Marryat qui l’intitulait Augsbourg.)
30. — a. p. d. — Gobelet et soucoupe avec l’allégorie du feu, de l’air et de l’eau. Le décor serait d’un graveur d’Augsbourg. (Col. Franks, n° 122.)
BADE
Table des matières
GRAND-DUCHÉ.
La fabrique, fondée en 1750 ou 1753 par la veuve Sperl avec des ouvriers d’Hôchst et sous la protection de Charles-Frédéric, fut cédée à Pfalzer, qui la revendit à Gerber. Elle fut fermée en 1778. Ch. Stan. Hannong y fonda une faïencerie en 1799.
31. — La marque ordinaire consiste en deux haches affrontées, qui sont les armes de Bade, souvent au trait d’or.
32. — M. Chaffers donne cette marque en or de la veuve Sperl, sous des statuettes de porcelaine représentant les Arts. (Col. Staniforth et Bohn.)
33. — Et celle-ci aux traits d’or fond bleu, sous un pot décoré de fleurs et d’oiseaux.
BAYREUTH
Table des matières
BAVIÈRE.
Vers 1720, Knöller fonda une faïencerie. En 1745, Franckel et Sckreck lui succédèrent, puis Georges Pfeiffer, enfin Wetzel.
On a peu de détails sur leur production. Il est douteux qu’ils aient fait de la porcelaine dès 1744, comme on l’a dit; les rares échantillons marqués Bayreuth y ont été seulement décorés. Les peintres Metzsch et Fucht en ont signé de leur nom ou de leurs initiales. Avec le peu de données que nous possédons, il est difficile de trancher la question. Cependant voici une pièce qui prouverait l’existence d’une fabrique de porcelaine sous Knöller.
34. — a. p. d. — Gourde à deux vins, décor de fleurs et de feuilles en bleu et en vert g. f.; marque du même vert; le K est probablement pour Knöller. (Col. du Vte de Saint-Léon.)
La couverte essayée par nous ne donne aucune trace de plomb. La pièce a bien le caractère d’une période d’essai, couverte fendillée, décor dur, d’une main peu expérimentée. La marque est celle de Knöller pour ses faïences avec le B d’une autre forme. On ne peut l’attribuer à Korniloff de Saint-Pétersbourg dont la fabrique ne fut fondée qu’en 1835.
Les deux pièces suivantes postérieures à 1766 portent le B attribué à Bayreuth, qu’il ne faut pas confondre avec le B de Grünstadt surmonté d’un nœud. Comme on est d’accord pour reconnaître que Bayreuth a fait de la porcelaine après 1766, nous pouvons mettre ici les deux échantillons suivants.
35. — a. p. d. — Deux enfants nus destinés à être assis sur des socles. Bonne fabrication d’environ 1770; marque en bleu g. f., peu distincte sur l’un d’eux. (Col. Grollier, n° 13975.)
36. — On attribue à Bayreuth cette variante:
PORCELAINES DÉCORÉES A BAYREUTH
37. — a. p. d. — Gobelet avec une vue de château; marque en bleu brûlé. (Col. Franks, n° 146.)
38. — M. Chaffers a relevé cette marque en or sur une tasse décorée de la vue d’une ville. (Col. H.-B. Martin.)
39. — a. p. d. — Gobelet avec des scènes maritimes en violet; marque en violet . (Col. Francks, n° 147.) .
TERRES VERNISSÉES
Le docteur Brinckmann doute d’une fabrication de porcelaine à Bayreuth, mais il lui attribue un genre de produit se rapprochant des terres vernissées de Boettger qu’on attribuait à ce dernier. Les pièces suivantes pourraient confirmer l’opinion du docteur Brinckmann par leurs marques et surtout par la date de 1742, époque à laquelle cette fabrication était abandonnée à Meissen. Nous avons essayé plusieurs de ces pièces; l’acier les raie plus facilement que celles de Boettger.
40. — Terre rouge vernissée. — Assiette décorée sur le marli de têtes de lion qui supportent des guirlandes; au centre, des armoiries à trois fleurs de lis; marque en or. (Musée de Sèvres, n° 12500.)
41. — Terre rouge vernissée en brun. — Assiette décorée en or d’armoiries à trois fleurs de lis; au revers en or, le B et les trois premières lettres de la marque précédente. Fabrication de Bayreuth vers 1735. (Musée de Hambourg, 92-175.) .
42. — Même matière. — Pot à couvercle d’étain, décor argent, sur le devant J. C. F. couronnées, ayant d’un côté anno, de l’autre 1742, sans marque. (Même musée.)
43. — Même matière. — Assiette, décor argent avec l’aigle de Prusse et un F couronné. On en avait conclu que la pièce était de Plauen; elle est certainement de Bayreuth. (Même musée. 93-31.)
44. — Même matière. — Boîte à thé, décor argent et or, personnages chinois; sans marque. (Col. Grollier, n° 14809.)
45. — Terre rouge émaillée en brun. — Plateau, décor argent; marque du dragon en creux. (Col. Kunstgewerbe. de Leipzig.)
46. — Même matière. — Vase, décor argent, chiffre en creux. (Col. Föhring, à Hambourg.)
47. — Même matière. — Pot à bière, décor argent avec cette inscription. On attribue généralement A H à Bayreuth pour les faïences . (Iohanneum, de Dresde.)
48. — Terre vernissée. — Bol avec sujets de chasse et armoiries; cette marque en or inexpliquée. La pièce paraît bien être de Bayreuth. (Vente Gasnault, n° 259.)
Vers 1836, I. C. Schmidt fonda, au faubourg Saint-Georges, une fabrique de porcelaine dure et de faïence fine.
49. — p. d. — Cinq pièces de la fabrique Schmidt à Bayreuth. Entrée 1836. (Musée de Sèvres, n° 2253.) .
50. — f. f. — Cinq assiettes et une soupière, quatre de ces pièces ont la marque contrefaite de Wedgwood; fabrique de Schmidt, 1836. (Brongniart, descrip. du musée, p. 211, n° 104.)
BERLIN
Table des matières
En 1750, Gaspard Wegeli fit venir des ouvriers de Höchst pour fonder cette manufacture de porcelaine dure qui dut fermer en 1757.
Après une interruption de quatre ans, Gotzkowski établit, en 1761, une nouvelle fabrique dans la Leipsiger Strasse. Certains auteurs affirment qu’il n’y eut pas d’interruption et que Gotzkowski possédait en même temps les deux établissements; ce qui semble douteux. Dans tous les cas, il avait acheté les modèles et le matériel de Wegeli et lui avait pris son modeleur E. H. Reichard.
Le roi Frédéric II avait envoyé de Meissen plusieurs artistes, des modèles, le matériel et même des pâtes, ce qui explique la beauté des produits de Berlin à cette époque. En 1763, il acheta l’établissement et lui fit atteindre son plus haut degré de perfection.
Depuis 1790, la manufacture royale avait été réunie à celle de Charlottenbourg, qui finit par devenir le centre de fabrication.
C’est à Berlin qu’on prétend avoir inventé, en 1753, l’impression sur porcelaine. L’historique de Worcester mentionne cependant que l’impression dite transfert y aurait été pratiquée dès 1751.
Vers la même époque, on imita à Berlin la dentelle d’or comme décor et on fit de la lithophanie.
Les directeurs de la manufacture furent, en 1763, Grieninger; en 1798, Klipfel; en 1802, Rosenstiel; en 1832, Frick; en 1848, Kolle.
Les principaux modeleurs étaient: H. Reichard-Meyer, 1753-1786; Efster, modeleur d’animaux; Müller, 1785-1789.
Les principaux peintres étaient: Clauce, 1763-1803; Böhme, 1763-1789; Klipfel, 1763-1786; Clauce II,1792-1808; Müller, 1798-1832.
MARQUES DE WEGELI
Sous Wegeli, la porcelaine est bonne et la couverte assez épaisse pour lui donner presque un aspect de porcelaine tendre.
51. — a. p. d. — Un homme et une femme près d’un arbre et d’un vase; marque en bleu g. f. La qualité empêche la confusion avec Wallendorf qui a la même marque. (Kunstgewerbe-Museum, Berlin, 75, n° 73.)
52. — a. p. d. — Assiette, décor de croisillons, de rinceaux, de fleurs et de bouquet en bleu g. f., couverte toujours épaisse et inégale; la marque et le 6 en bleu g. f., le reste en creux. (Col. Grollier, n° 14289.)
Cette disposition de chiffres se retrouve presque toujours sous Wegeli.
53. — a. p. d. — Plateau blanc en forme de feuille; le W en bleu g. f., les chiffres en creux. (Musée de Sèvres, n° 7278.)
54. — a. p d. — Assiette avec paysages en camaïeu violet et les armes du comte Gotter, le W en bleu g. f., les chiffres en creux. (Musée de Hambourg, 85-195.)
55. — a. p. d. — Cabaret décoré de fleurs. Toutes les pièces ont le W en bleu g. f., le plateau a eu plus
en creux, une soucoupe a le W en creux, très rare, quand ce n’est pas pour la série; une autre soucoupe a
et la I tasse 90. (Même musée, 96-480d.) II
56. — a. p. d. — Vase à jour, le bouton formé d’un jeune homme, décor fait avec une sorte de laque, comme pour les premières grandes pièces de Meissen. Quoique sans marque, la pièce est de Wegeli. (Kunstgewerbe, Berlin.)
57. — a. p. d. — Vase, col à jour, fleurs rapportées; le W en bleu g. f. malgré l’absence de chiffre en creux, la pièce est bien de Berlin et non de Wallendorf. (Musée de la manufacture de Charlottenbourg, n° 1977.)
58. — a. p. d. — Assiette vannée avec fleurs de convention; le W en bleu g. f., en outre, un second W en creux avec des chiffres. (Même musée, 26-76.)
59. — a. p. d. — Un lion sur un rocher; marque en creux; nous n’avons pas trouvé les chiffres de série . (Col. Franks, n° 169.)
60. — a. p. d. — Homme et femme près d’un vase, le W en bleu g. f. sur le socle, en dessous les chiffres en creux. (Même col., n° 170.)
61. — a. p. d. — Enfant à moustaches, portant un baudrier et un sabre, couleurs très glacées, même le noir, couverte moins épaisse qu’à l’ordinaire, le W en bleu g. f., les chiffres en creux. (Col. Grollier, n° 13982.)
62. — M. Chaffers a relevé cette marque de Wegeli en creux sur un vase de Berlin du début. La décoration semble bien moderne pour l’attribuer à Wegeli, qui s’est retiré vers 1757. Il en est de même pour la tasse suivante attribuée à Wegeli à la vente Diamond.
63. — a. p. d. — Tasse avec trophée de drapeaux pourpres et d’attributs de pêche; la soucoupe a des attributs de jardinage; la tasse seule a la marque et un trait en creux; pâte sans transparence, couverte épaisse, couleurs bien glacées. Le décor semble postérieur à 1757. (Col. Grollier, 13979.)
Demmin donne la même marque en bleu et Ris Paquot en rouge.
64. — M. Chaffers a relevé cette marque sur une tasse de la collection Joseph; les épées en bleu, le W en rouge, la soucoupe n’aurait que le W en rouge.
65-66. — Il donne également ces deux marques sans indication de couleur.
Ris Paquot donne la deuxième en rouge.
67. — Demmin donne cette variante en bleu g. f.
MARQUES DE GOTZKOWSKI
La porcelaine peut rivaliser avec celle de Meissen de la même époque; cette qualité facilite la distinction du G de Gotzkowski avec celui de Géra et des autres fabriques qui l’ont employé.
68. — a. p. d. — Soucoupe ornée de fleurs et d’oiseaux; belle qualité ; marque en bleu g. f. Cette soucoupe fait partie d’un cabaret incomplet, la tasse a le sceptre, le sucrier a le G à l’intérieur. On ne peut pourtant pas en conclure que Gotzkowski a employé le sceptre avant 1763. (Kunstgewerbe Museum, Berlin, M. 1320.)
69. — a. p. d. — Soucoupe à imbrications, fleurs coréennes, marque en bleu g. f. (Même musée, M. 1322.)
70. — a. p. d. — Tasse et soucoupe, décor d’oiseaux; la soucoupe a le G en bleu g. f., la tasse, le sceptre en bleu et le 8 en or. (Col Franks, n° 174.)
71. — Marque du modeleur Elias Meyer.
MARQUES DU SCEPTRE
Grâce à l’obligeance du Directeur de la manufacture, M. Heinecke, nous donnons ici la reproduction officielle des marques sous la protection royale à partir de 1763
72-73. — Ces deux sceptres sont les plus anciens.
74. — Puis vient celui-ci dont on s’est servi jusqu’en 1835.
75. — En 1836, on ajoute K P M pour empêcher les imitations .
76. — En 1844, le KPM est surmonté de l’aigle ayant FR sur la poitrine.
77. — En 1847, on marque au cachet avec l’aigle au milieu.
78. — En 1849, même cachet surmonté du sceptre sans les lettres.
79. — Jusqu’à cette époque, le sceptre est court et ne s’allonge qu’en 1870. Quand il était barré, la barre était toujours horizontale.
80. — En 1870, le sceptre s’allonge, la barre du milieu est inclinée et on ajoute le globe et .K P M en rouge pour les pièces décorées à la manufacture
81. — Cette marque est réservée aux pièces du Docteur Segers qui a produit une porcelaine dure presque identique à la porcelaine de Sèvres; mais sa découverte fut postérieure à celle de France.
La marque est en bleu g. f. Ses pièces ne pouvaient être vendues qu’en blanc.
82. — a. p. d. — Tasse à thé et soucoupe décorées de scènes champêtres; la qualité est bonne; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 13981.)
83. — a. p. d. — Cafetière ornée d’oiseaux et d’un semis de fleurs genre Meissen; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 13980.)
84. — a. p. d. — Indien et Indienne présentant un panier; la qualité est bonne; les personnages sont un peu jaunâtres; marque en bleu g. f. avec des parties dorées, ce qui est presque unique. (Col. Gasnault, n° 1439.)
85. — a. p. d. — Tasse et soucoupe avec médaillons de personnages allégoriques en brun clair: la soucoupe porte cette inscription: Zum neuen Jahr faite à l’impression. Ce procédé avait été inventé en Angleterre avant qu’on ne l’eût employé à Berlin. (Musée de Sèvres, n° 492 .)
M. Chaffers a dit qu’on marquait la porcelaine dorée et décorée avec le sceptre en brun et la porcelaine blanche avec le sceptre en bleu. Pour nous, la marque brune n’a été employée que rarement et par fantaisie.
86. — p. d. — Sucrier à raies creuses sans décor, aspect grisâtre, marque consistant en une espèce de trait brun . Berlin 1808. (Musée de Sèvres, n° 4956.)
87. — a. p. d — Tasse et soucoupe; la tasse a le buste de Frédéric la Grand et 1786, date de sa mort et la signature du peintre; la soucoupe a le nom de ses victoires; marque du sceptre en bleu g. f. (Col. Franks, n° 177.)
88. — a. p. d. — Enfant bacchant, pièce faisant partie d’un groupe; marque du sceptre court en bleu g. f. et C M en creux, initiales du modeleur Müller ou peut-être de Meyer. (Col. Grollier, n° 13983.)
89. — a. p. d. — Juit en houppelande violette, socle carré ; marque en bleu g. f. en plus en creux, 1804, qui ne peut être pour la série, puisque le K P M ne commence qu’en 1836. La pâte est blanche, les couleurs sont bien glacées. (Col. Grollier, n° 13978.)
90. — a. p. d. — Cadre avec paysage; marque en creux. (Musée de Sèvres, n° 2246 29. )
91-92-93-94. — M. Chaffers a écrit: «Ces marques se trouvent ensemble sur un cabaret. Marque de l’aigle russe avec F R sur la poitrine et K P M en brun; le sceptre est bleu sous le vernis, la marque du décorateur en couleur neutre, P W en creux sur le bord.» (Col. Lindol Winthrop.)
95. — Sur une note du Musée de Sèvres, on a consigné cette marque sous le n° 2246, englobant 48 pièces que nous n’avons pas pu retrouver. Il est dit sur la note que les pièces portaient le sceptre en bleu g. f. ou le globe, le K P M ou l’étoile en or. Il nous est donc impossible de donner des désignations.
96. — p. d. m. — Tasses à café au lait et soucoupe à armoiries; sur la soucoupe: Zur Erinnerung an den 9 novembre; marque en bleu g. f. au cachet. (Col. Grollier, n° 14466.)
97. — Le modeleur Efster signait de son nom.
98. — A bise. d. — Médaillon de Grieninger, commissaire de la manufacture avec son nom et la date 17 16/95; signature de l’artiste en creux. (Musée de Hambourg, 95-69.)
99. — p. d. — Assiette avec le buste d’Homère, imitation de camée. Au revers, le sceptre court au g. f. et la signature du peintre. (Même musée, 95-276.)
100. — Les trois Grâces; marque du sceptre et E M pour le modeleur Elias Meyer. (Vente Bourgeoise, n° 284.) .
101. — a. p. d. — Un architecte ayant à ses pieds un compas sur un plan, dans le genre des électeurs ou des Francs-Maçons de Saxe; le sceptre et K H en creux qui pourrait indiquer le service du roi. (Col. Hirth, n° 653.)
102. — a. p. d. — Le mois de novembre sous les traits d’un chasseur; le sceptre et un P en creux. (Col. Hirth, n° 661.)
103. — a. p. d. — La Prudence; marque du sceptre et FM 23 en creux. (Col. Hirth, n° 674.)
104-104 bis. — Sur des pièces modernes une rose ou une feuille cache quelquefois la marque de Berlin entièrement ou en partie pour dissimuler qu’on a effacé à l’acide une marque de fabrique ou pour tromper sur l’ancienneté de la pièce. On rencontre aussi une feuille verte ou bleue comme on l’a fait surtout à Francfort.

MARQUES DOUTEUSES
105-106. — Ris Paquot dit que ces deux marques en bleu sont attribuées à Berlin. La première ressemble à une marque de Nymphenbourg.
Jacquemart a relevé la seconde sur une porcelaine allemande, école de Meissen.
107. — Demmin donne aux fabriques allemandes indéterminées cette marque en creux relevée sur une cafetière de la collection LONGPERRIER .
SERVICES
108. — Service pour le château de Charlottenbourg, sous Frédéric le Grand, 1765.
109. — Tasses et soucoupes trembleuses, décor chinois rouge de feu et imbrications en or. (Musée de Hambourg, 77-543.)
110. — Service pour le château de Potsdam, sous Frédéric le Grand, en 1770.
111. — Assiette à dessert à jour, imbrications d’or et des fleurs. (Musée de Hambourg, 83-238.) Au château de Monbijou, Berlin, on a conservé des pièces de ce service.
112. — Service du château de Breslau, sous Frédéric le Grand, 1780-1784. Assiettes et deux couvercles décorés de bouquets et d’imbrications bleues. (Kust gewerbe, Berlin.)
113. — Au château de Monbijou se trouvent des plats et des assiettes de ce service. On y conserve aussi de la vaisselle de Frédéric-Guillaume II et de Guillaume Ier.
BISCUITS.
Les premiers biscuits n’ont été faits que vers la fin du XVIIIe, mais cependant un peu avant ceux que nous allons présenter.
114. — bise. d. bl. — Gœthe âgé ; marque du sceptre en bleu et de l’S en creux. (Musée de Sèvres, n° 2246 3.)
115. — bise, d., genre Wedgwood. — Portrait de F. E. Meyer ; il est brillant par un excès de cuisson, le sceptre court en bleu g. f. (Musée de Hambourg, sans numéro.)
116. — bise. d. bl. m. — Buste d’homme vêtu à la romaine; le sceptre court en bleu g. f. mal venu, le reste en creux pour la série. (Musée national de Munich, n° 692.)
117. — bise. — Un amour sur un livre; marque en creux. (Col. Hirth, n° 686.)
PATES COLORÉES.
Frick, directeur de la manufacture de 1832 à 1848, était en rapport avec Brongniart de Sèvres et fit comme lui des pâtes colorées dans la masse.
118. — Vase couvert à godrons creux, pâte colorée en vert; le sceptre court en bleu g. f., c’est-à-dire avant 1836. (Musée de Charlottenbourg, n° 5682.)
119. — Pâte colorée en bleu gris. — Urne funéraire, genre Wedgwood; marque en creux. (Col. Grollier. n° 14802.)
BLANKENHAIN
Table des matières
SAXE-WEIMAR.
Nous avons peu de renseignements sur cette fabrique qui existait vers 1817.
120. — p. d. m. — Tasse et soucoupe ornées d’un chiffre fleuri dans un médaillon; marque en noir, le P en bleu mal venu. Il y a peut-être une erreur de transcription dans le mot Porcelain (sic). Fabrication vers 1817. (Col. du Dr Spitzner, Dresde.) .
BREITENBACH
Table des matières
SAXE.
Il ne faut pas confondre Breitenbach avec Grossbreitenbach. Les deux localités ont eu une fabrique de porcelaine. Celle-ci était dirigée par Bühl et ses fils.
Les monnaies qui suivent portent le trèfle et en plus le nom de Breitenbach et de Greiner. Mais pour ne pas faire de confusion, laissons à Grossbreitenbach les marques et l’historique qu’on lui attribue généralement.
120 bis. — Pièce de 4 Heller en cuivre avec la vue de la fabrique malheureusement effacée; sur l’avers et autour: Limbach et Breitenbach. Au revers: VII Hofcommissarius-Greiner, 1788. (Col. de la comtesse de Noinville.)
120 ter. — Pièce de 6 Heller en laiton: sur l’avers, une feuille de trèfle, autour: Limbach et Breitenbach; au revers, même inscription que ci-dessus. (Col. de la comtesse de Noinville.)
Limbach a pu employer le trèfle puisque la fabrique actuelle, qui est la continuation de l’ancienne, a encore cette marque. Il en est de même pour Grossbreitenbach.
BRESLAU
Table des matières
SILÉSIE.
Cette ville, appelée autrefois Wratislavia, n’a pas fabriqué de porcelaine. Mais deux célèbres peintres, Bottengrüber et Preussler, y ont décoré des porcelaines venant d’autres fabriques; le premier en 1726, le second en 1737. Les sur-décors de Preussler sont presque toujours en noir et dans le goût de Berain, souvent sur des porcelaines orientales ou même de Meissen.
121. — a. p. d. de Chine. — Une pièce à dessins blancs sur blanc a été décorée ensuite de personnages en camaïeu rougeâtre dans un cartouche; marque violette. (Col. Darmstadter, Berlin.) Pièce curieuse portant Wratisl au lieu du Wrat ordinaire et le nom du peintre en entier.
122. — a. p. d. de Meissen. — Tasse et soucoupe ornées de bacchantes, d’amours et d’arabesques, en or et couleurs. Ces belles pièces sont citées par M. Chaffers. Le W initiale de Wratislavia, est en or ombré de rouge, les autres initiales, la date et le trait en brun violet, le dernier signe en violet. (Col. Franks, n° 123.)
123. — a. p. d. — Tasse et soucoupe ornées de scènes de campement en camaïeu lilas; la soucoupe porte cette marque, les initiales en or, le trait en noir, le reste en rouge. La pièce et la suivante sont rangées dans les porcelaines de Vienne. (Musée de Hambourg, 78-222.)
Dans le même musée se trouve un bol évidemment décoré par Bottengrüber avec l’aigle à deux têtes d’Autriche. Sans marque.
124. — a. p. d. — Assiette ornée d’un homme ailé, d’une femme et de deux amours; marque en rouge. (Kunstgewerbe Museum de Berlin. M, 1547.) La pièce doit être de Vienne et décorée par Bottengrüber.
124 bis. — a. p. d. — Soucoupe à galerie, paysage avec un enfant et une chèvre en camaïeu violet. Le décor est bien de la main de Bottengrüber; la pièce porte au revers les épées de Meissen. (Johanneum Museum, Dresde.)
125. — a. p. d. — Bol avec des Chinois enchaînés et des trophées militaires; marque en rouge. (Même musée.)
126. — a. p d. de Meissen. — Coquille formant bassin, décor probablement de Bottengrüber représentant Borée sur un dauphin avec une Néréide et un amour; l’aiguière forme casque est décorée d’un Neptune moins beau. Les deux pièces ont la dentelle d’or et sont marquées des épées de Meissen en bleu g. f. (Col. de M. A. Heidelbach, n° 402, Paris.) Ces pièces auraient été, dit-on, façonnées sans moule.
127. — a. p. d. de Vienne. — Soucoupe ornée d’une bergère et de moutons dans un paysage; décor attribué à Bottengrüber. (Même col., n° 514.)
On rencontre aussi des décors dans le style de Bottengrüber sans signature, comme les pièces suivantes.
128. — a. p. d. — Assiette; décor polychrome et peu glacé représentant deux cavaliers, dont un polonais. La pièce est de Meissen avec des défauts; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14315.)
129. — a. p. d. — Tasse à deux anses, frise de paysages en couleur dans le goût de Bottengrüber; les épées en rouge; la tasse semble de la manufacture de Vienne. (Col. Grollier, n° 14174.)
Preussler, vers 1737, faisait à Breslau des décors en noir, souvent dans le style Bérain .
130. — a. p. d. de Chine. — Plat avec une couverte gravée dont les creux sont remplis de gris et d’or; décor dans le genre de Preussler. (Musée de Hambourg, 82-252.)
131. — a. p. d. de Meissen. — Bouteilles décorées d’amours . (Même musée, 82-213A.)
132. — a. p d. de Chine. — Coupe en forme de feuille, décor noir et or style Bérain et dans le genre de Preussler sans marque. (Col. Grollier, n° 14263.)
M. Berling dit que Preussler était de Breslau et fournit des renseignements intéressants sur lui en 1736 et 1748.
BRUCKBERG
Table des matières
BAVIÈRE.
La fabrique d’Anspach fut transportée au château de Brückberg en 1752 ou 1764, sous la direction de Jean, Frédéric Kaendler, cousin de celui de Meissen. En 1797, elle appartint à la Prusse ; en 1806 à la Bavière; en 1807, propriété privée
Pour les marques, se reporter à Anspach en y ajoutant les suivantes. Comme nous l’avons déjà dit, les deux fabriques furent fondues en une seule.
133. — Dans la collection de la comtesse de NOINVILLE (France), se trouve une pièce d’argent: à l’avers, le profil du margrave avec l’inscription: ALEXANDERD. G. MARCH. BRAND. D. B. § B. N.; au revers, la vue de la fabrique et l’inscription: BRUCKBERG PORCELLAIN FABRIQUE 1767. Gozingenf.
134. — a. p. d. — Chope, avec paysage en camaïeu rouge; marque en rouge sur un poteau. (Col. du Dr Spitzner, Dresde.)
135. — p. d. m. — Tasse, décor japonais; marque moderne des épées de Meissen: en bleu Brückberg près Anspach. (Musée National de Munich n° 508.)
136. — a. p. d.. — Statuettes de Vénus avec cette marque en creux. (Col. Hirth, n° 464.)
137. — a. p. d. — Cafetière avec une tête de chien au bec et cette marque ordinairement attribuée à Anspach. (Même col., n° 469) .
BUCKAU
Table des matières
SAXE.
138. — Buckauer Porzellan Manufactur, fondée en 1833. Directeur: George Kerkow; pièces d’usage; marque sous la couverture en couleur foncée.
CASSEL
Table des matières
HESSE ÉLECTORALE.
Vers 1740, des ouvriers exploitèrent une faïencerie pour le compte du Landgrave. Vers 1766, on fit en porcelaine dure des services à thé et à café, des groupes de divinités et d’animaux. La fabrique dut fermer en 1788 .
La marque ordinaire est le lion au trait et sans couronne; mais il ne faut pas en faire une règle absolue .
139. — a. p. d. — Un nègre agenouillé porte une coquille formant salière; marque en bleu g. f. qui représente les initiales de Hesse-Cassel. (Musée de Hambourg, 89-353.)
140. — a. p. d. bl. — Un guerrier tient un cheval cabré, socle rocaille; marque de la fabrique en bleu g. f., le reste en creux, Pl pour le modeleur. Cette pièce, faite vers 1770, d’après les groupesde J. A. Nahl, vient confirmer une fois de plus la fabrication de cette manufacture. (Même musée, 92-45.)
141. — a. p. d. — Sucrier à reliefs orné de médaillons en rouge pâle; marque en bleu g. f. du lion de Hesse. (Même musée, 86-242.)
Ordinairement on attribue à Cassel le lion sans couronne. Cette pièce a cependant été certifiée par une personne qui devait en connaître la provenance.
Le Dr Spitzner possède une pièce marquée du lion au trait et sans couronne et affirme que c’est la marque de Cassel.
142. — a. p. d. — Assiette décorée de pendantifs en or et de bouquets; la pièce est épaisse et peu transparente; marque du lion sans couronne en bleu g. f. semblable à celui de Frankenthal; il en est de même du décor, ce qui rend l’attribution incertaine. (Col. Grollier, n° 14293.)
143. — a. p. d. — Soucoupe ornée de filets en or et de fleurs; marque au feu de moufle. (Musée de Sèvres, n° 5449.) La pièce sans transparence est mise à Frankenthal.
144. — Brongniart (descrip. du musée, p. 210, n° 96) donne plusieurs pièces en f. f. de différentes pâtes, fabrication de Cassel, envoi 1834.
145. — Plusieurs auteurs donnent à Cassel cette marque qu’ils doivent confondre avec le cheval de Furstenberg.
Le Dr Spitzner attribue à Cassel le lion sans couronne.
146. — M. Graesse, au contraire, lui donne une couronne dont on voit un exemple, il est vrai, au musée de Hambourg. Il est à remarquer que les lions cités par M. Graesse ont, en général, une queue double, sans qu’il en donne une explication.
CHARLOTTENBOURG
Table des matières
PRÈS DE BERLIN.
D’après M. Chaffers, une fabrique de porcelaine, fondée en 1760 par Pressel , semble n’avoir eu aucun rapport avec la manufacture royale de la fin du XVIIIe, qui était une succursale de celle de Berlin et avait été fondée en 1790.
147. — La marque ordinaire est un aigle couronné, en bleu jusqu’en 1830 et en creux après cette époque. A partir de 1830, les fabriques de Berlin et de Charlottenbourg furent réunies et n’ont que la marque de Berlin.
148. — M. Chaffers a relevé cette marque sous l’aigle d’un service de la collection W. Aylen de Southampton sans explication.
149. — p. d. — De 1820 environ: tasse à déjeuner avec la vue du château de Sagan, un drapeau rouge et jaune et une inscription allemande. Marque en bleu g. f., elle est surmontée d’un caducée qui remplace l’aigle, ce qui diminuerait les raisons pour mettre la pièce ici. La soucoupe va à peu près avec la tasse, qui a la même marque sans caducée. (Col. Grollier, n° 14559.)
150. — p. d. m. — Assiette bl. avec des feuilles en relief; marque en creux; fabrication commune de 1836 à Berlin. (Musée de Sèvres, n° 224641.)
Cette pièce fait partie d’un envoi de 48 pièces de Berlin. Néanmoins il est probable que c’est un produit de Charlottenbourg.
151. — p. d. m. — Flambeaux, décor de fleurs, d’oiseaux et d’insectes, genre vieux Berlin; pâte bise; marque de l’aigle en creux et une feuille en or qui semble ne rien cacher . Serait-ce un signe de doreur? (Col. Grollier, n° 14566.)
Brongniart dit que de son temps il y avait à Charlottenbourg une fabrique de porcelaine de santé, hygiocérame appartenant à Prœssel . La pâte très argileuse rendait la porcelaine opaque, grisâtre, mais plus résistante et plus plastique.
CLOSTER VEILSDORF
Table des matières
SAXE-MEININGEN.
La fabrique fut fondée par le prince Frédéric-Wilhelm von Hildburghausen, et le privilège fut accordé le 1er mars 1765; mais on avait dû travailler avant cette date Les ateliers étaient surveillés par J.-E. Bayer et F. Döll. En janvier 1789, W.-H.-I. Greiner est mis à la tête de la direction commerciale. Le 12 février 1797, la manufacture est vendue aux fils Greiner, Gotthelf et F. Christian qui la conservent jusqu’en 1822.
Les monnaies fiduciaires qui se trouvent dans la collection de la comtesse de Noinville (France) prouvent l’existence de la fabrique en 1766 et 1822.
151 bis. — Sur la première, à l’avers: une balance et: DEXTERITATE, MDCCLXVI; au revers: I W E. ÆQUlLENT VON. V: KREUZER. COVENT. M. CLOSTERVEILS. DORF.
151 ter. — Sur la seconde, à l’avers: Kloster. Veilsdorf; au revers: 3 Kreuzer, 1822.
On voit aussi que le nom s’est écrit par un C, ce qui explique la marque C V.
On a voulu, à une certaine époque, donner ces marques à Volkstedt; aujourd’hui elles sont restituées à Closter Veilsdorf. On a prétendu aussi que C V seul était pour Closter Veilsdorf et avec l’écusson pour Veilsdorf, classification qui n’a pas sa raison d’être, l’écusson étant celui de Saxe-Meiningen. Nous pouvons ajouter qu’à notre avis il n’y a pas eu de fabrique à Veilsdorf.
La fabrique appartient à une Société sous la direction d’Heubach et produit des statuettes et des objets techniques.
La porcelaine est assez bonne, quoique un peu grise; les décors sont souvent criards.
152. — a. p. d. — Plateau quadrilobé, orné de fleurs fines, couverte blanche inégale; marque en bleu foncé g. f., I B en creux. (Col. Grollier, n° 14354.)
153. — a. p. d. — Plateau à anses, décor de bouquets; marque en bleu g. f. (Col. Franks, n° 220.)
M. Franks affirme que c’est l’écusson de Saxe-Meiningen où était situé Closter Veilsdorf et que Volkstedt était en Schwarzbourg-Rudolstadt. Donc aucune raison de faire une exception pour ce C V.
154. — a. p. d. — Cafetière ornée de draperies et de fleurs; couleurs bien glacées; marque ordinaire en bleu g. f., le D en violet. (Col. Grollier, n° 13992.)
155. — a. p. d. — Théière, fleurs et guirlandes; marque en bleu g. f., D en violet. (Même col., n° 13994.)
156. — a. p. d. — Théière avec médaillons d’amours; marque en bleu g. f. (Même col., n° 13995.)
157. — a. p. d. — Jardinière ornée de médaillons avec les initiales H S en or; pâte grise, décor bien glacé ; marque en violet. (Même col. n° 13993.)
158. — a. p. d. — Nous avons relevé cette marque en violet sur une cafetière à côtes avec fleurs violettes.
159-160-161-162. — Ris Paquot donne ces quatre marques, la première en bleu ou en rouge, les autres en bleu.
163-163 bis. — a p. d. — Tasse et soucoupe à fleurs; les deux ont le C V ordinaire en bleu g. f.; la tasse a en plus B S en violet, et la soucoupe N en vert. (Col. Franks, n° 222.)
164. — a. p. d. — Soucoupe vannée à fleurs; marque en bleu g. f. (Col. Franks. n° 223.)
165. — a. p. d. — Cafetière à fleurs violettes et points jaunes; marque en violet. (Musée national de Munich, n° 497.)
166. — a. p. d. — Sucrier, décor oriental en camaïeu violet; marque en violet, le chiffre de série en creux, pâte grise, décor ordinaire. (Col. Grollier, n° 13996.)
MARQUES DOUTEUSES.
Demmin attribue la marque du trait à Veilsdorf sans indication de couleur; il appartient à Alt-Haldensleben .
167. — a. p. d. — Pot à lait à croisillons violets et fleurs dans le goût de Closter Veilsdorf, mais sans certitude pour la fabrique. La marque en violet doit être celle du peintre; en dessous une marque en bleu g. f. indéchiffrable, en plus R B en creux mal fait pour le potier ou la série. (Col. Grollier, n° 13997.)
COLDITZ
Table des matières
SAXE.
Faïencerie fondée vers 1804.
168. — f. f. — Cafetière à sujets pompéiens; marque en creux au cachet. (Musée de Sèvres, n° 10245.)
CÖLLN-MEISSEN
Table des matières
V. MEISSEN.
COLOGNE ou CÖLN
Table des matières
PRUSSE RHÉNANE.
169. — On prétend que Crèmer n’a pas fait de porcelaine et que sa marque des trois ancres n’était que pour les faïences. La pièce suivante prouve qu’il a fait de la porcelaine, sans pouvoir spécifier qu’il l’ait marquée.
170. — p. d. m. — Tasse et soucoupe avec une frise de fleurs; fabrication de Crèmer à Cologne en 1834; sans marque. (Musée de Sèvres, n° 19732.)
171. — Brongniart (descrip. du musée, p. 208, n° 83). — f. f. — Assiette, tasses et cafetière bl., fabrication de L. Crèmer, 1809.
172. — Brongniart (descrip. du musée, p. 208, n° 82.) — f. f. — Plateau et corbeille à jour, fabrication de S. Olwerk et Meister, 1809.
M. Jaennicke dit qu’à une époque récente Hôlterkoff et Exner ont fait des décors à Cologne.
Demmin cite un peintre sur porcelaine à Cologne nommé Hertling Gustave, qui a exposé en 1844.
DAMM
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BAVIÈRE.
Le Dr D.-E. Müller fonda une faïencerie en 1825. Ayant acheté les moules de Höchst vers 1830, il reproduisit ses modèles, surtout en faïence fine émaillée et décorée; il a marqué ces imitations avec la roue de Höchst accompagnée d’un D, le tout en bleu.
173. — bise. d. en couleur. — Vénus et l’Amour; marque en bleu g. f., pièce défectueuse. (Musée national de Munich, n° 1111.) .
174. — f. f. — Vieillard debout; même marque en bleu. (Musée de Sevres, n° 10244.)
175. — Groupe d’après Melchior; la marque et le nom de l’artiste en creux. (Col. Hirth.)
En 1860, C. Marzell succède à Müller. La marque de la roue avait déjà été remplacée par la suivante:
176. — f. a pâte bl. — Assiette décorée d’une scène galante à l’impression en noir, ainsi que la marque. (Col. Grollier, n° 14908.)
DRESDE
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SAXE .
Au début, vers 1708, les fabriques de Dresde et de Meissen furent un peu mélangées; il n’y eut au fond à Dresde que des ateliers de décoration. Les principaux directeurs étaient:
177. — Ufer, dont les successeurs ont continué cette marque en noir que nous avons relevée sur des pièces de leur fabrication.
178. — Heena Wolfsohn, dont le successeur Léop. Elb a décoré toujours des porcelaines de plusieures fabriques, même des porcelaines tendres genre anglais, avec cette marque en bleu de moufle. (Col. Grollier, n° 14410.)
179. — Adol. Hammann, décorateur, avec cette marque en bleu g. f. relevée sur une tasse et soucoupe, en p. d., à godrons creux, dentelle d’or et fleurs. (Col. Grollier, n° 14400.)
180. — Franziska Hirsch, avec cette marque en bleu de moufle relevée sur une assiette à godrons et fleurs en p. d. . (Col. Grollier, n° 14434.)
181. — Rich. Klemm, marque en bleu relevée sur une assiette à godrons en porcelaine dure avec dentelle d’or et fleurs. (Col. Grollier, n° 14406.)
On a fait à Dresde un genre de décoration fantaisiste rappelant le procédé du chanoine Busch qui consistait à graver dans la couverte une partie du décor dont le reste est en noir au trait; en frottant un crayon sur la partie gravée, on la fait ressortir, et avec un linge mouillé il est facile de la faire disparaître. (V. notre n° 385 bis.)
DURLACH
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GRAND-DUCHÉ DE BADE.
D’après Demmin, J.-A. Kuntz a fondé, en 1718, une fabrique de porcelaine dure.
182. — p. d. — Assiette vannée; sur le marli, une ronde d’enfants en relief; marque en creux; fabrication du XIXe. (Musée de Hambourg, 95-272.).
ELGERSBOURG
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SAXE. COBOURG-GOTHA.
183. — Fabrique fondée en 1808: porcelaine et imitation de porphyre, pièces d’usage et techniques; marque en bleu g. f.
184. — Nous avons aussi relevé cette marque en bleu g. f. sur des pièces modernes.
FRANCFORT-SUR-LE-MEIN
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HESSE NASSAU.
185. — Brongniart (descrip. du musée, p. 210, n° 97); tasse et marabout, jouets d’enfant, fabrique de Roestel envoi de 1841.
FRANKENTHAL
Table des matières
BAVIÈRE .
Ringler n’a pas été le fondateur de cette fabrique, comme on a eu le tort de le dire. En 1751, Paul Hannong, aidé par des ouvriers de Meissen, avait trouvé le secret de la porcelaine dure, mais l’arrêté du roi Louis XV lui interdisait de s’en servir à Strasbourg, ce qui fit retarder d’environ vingt ans la production de la porcelaine dure en France. Il vint donc à Frankenthal, mit son fils Karl à la tête de la manufacture, tout en en restant l’âme, et retourna à Strasbourg. M. Kraus cite l’autorisation de fondation datée du 26 mai 1755. Les ouvriers venaient de Meissen et de Strasbourg, dont on employait les moules des faïences pour faire la porcelaine à Frankenthal.
Karl mourut eu 1757. Son père confia la fabrique à son autre fils Joseph-Adam Hannong et la lui céda complètement en 1759, un an avant sa mort. En 1762, J.-A. Hannong vendit la manufacture à Charles-Théodore, mais continua à s’en occuper jusqu’en 1766, époque à laquelle il acheta Strasbourg.
Le grand-duc s’était aussi rendu acquéreur de Nymphenbourg, tout en conservant Frankenthal jusqu’en 1795.
La fabrique fut mise en vente. Van Recum acheta le matériel et les moules et loua les bâtiments. En 1800, il quitta Frankenthal pour fonder Grünstadt, et la fermeture devient alors inévitable.
On collait sur les pièces à vendre des étiquettes en papier avec la marque du lion et le prix de la pièce, comme on l’a fait à Sèvres.
La porcelaine est bonne, surtout de 1761 à 1777, la pâte presque aussi blanche qu’à Meissen; les statuettes bien modelées, surtout dans les chairs, ont les pieds un peu tourmentés; le décor bon et sobre a souvent un excès de parties blanches.
Parmi les pièces remarquables de Frankenthal, M. Kraus cite: le lustre du château de Carlsruhe et un grand cachet dont les saillies sont peintes en rouge; au milieu se trouve un capucin avec cette inscription: SIGIL. TERTIAR. S. FRANCISCI. FRANCODAL, 1769.
Parmi les directeurs, on cite Bergdoll venu de Höchst vers 1762 et nommé directeur vers 1766.
Feylner, peintre de fleurs à Höchst, vint le remplacer vers 1770.
LISTE DES PRINCIPAUX ARTISTES D’APRÈS M. KRAUS .
Bauer, sculpteur, quitte Frankenthal vers 1780. On lui attribue les statuettes du temps de Hannong;
Bergdoll, directeur en 1766;
Clair Adam, né en 1763, longtemps mouleur, cité comme artiste en 1787, va à Nymphenbourg en 1799;
Feylner, peintre de fleurs à Höchst, nommé directeur en 1770;
Feylner Simon, mort à Frankenthal en 1798;
Hannong Jos.-Ad., sculpteur en 1759-1766 ;
Le Grand Jacob, probablement sculpteur 1786 ;
Lïnck Conrad, sculpteur, né en 1732, mort en 1802, vint en 1766 à Mannheim, en continuant à faire des modèles pour les autres fabriques;
Luck Ch.-Théop., entré en 1757, meurt en 1776; il avait travaillé à Vienne ;
Magnus Bernard, peintre , cité en 1767 et 1782;
Melchior J.-P., sculpteur (1779 1796) ;
Offenstein Michel, tourneur en 1785, chef des modèles en 1797 et sculpteur;
Râhner J.-G., Conrad, peintre de paysages , cité en 1766 et 1780.
Riehl P., célèbre peintre de fleurs vers 1756;
Verschaffelt Pierre-Antoine, sculpteur, né en 1710;
Wannewitsch Jean-Georges, peintre d’art (1757);
Wild Mathieu, pour la confection des vases (1785);
Winterstein, peintre d’histoire (1764-1781);
Wohlfarth Frédéric-Charles, peintre de paysages, miniaturiste (1766).
MARQUES DES HANNONG .
On n’est pas d’accord sur l’époque de l’emploi du lion des armes du Palatinat. M. Tainturier le met sous la protection de Charles-Théodore et même postérieur à la marque C T. M. Chaffers le place de 1755 à 1761. Nous nous rangeons à son avis.
Le lion de Frankenthal est toujours au trait et couronné, également au trait et sans couronne, il appartient, en général, à Cassel; enfin plein et sans couronne à Amsterdam.
Le P H est naturellement de Paul Hannong en 1755, H avec un point ou un J de Joseph Adam, ainsi que le J A H qui semble n’avoir été employé que de 1759 à 1761.
Lorsqu’on trouve le PH et le monogramme de Joseph Adam en bleu g. f., il est vraisemblable que la pièce a été faite avant 1759 et n’a reçu la couverte que plus tard. On voit aussi des pièces marquées P H en creux avec des chiffres de Ch. Théodore, même explication.
186. — a. p. d. — Enfant nu avec une chèvre, socle carré ; en dessous, deux supports en croix; marque de PH au cachet en creux, ainsi que le 2 qui est fait à la pointe. (Col. Grollier, n° 14213.)
187. — a. p. d. — Tasse, fond marbré, branches fleuries, pâte bise et traces de cendres à l’intérieur; la marque en bleu g. f. rappelle le lion que M. Chaffers donne avec le chiffre d’Adam Hannong et I H I. (Col. Grollier, n° 14007.)
188. — a. p. d. — Caricature d’un courtisan; marque du lion en bleu et P H en creux. (Col. Hirth, n° 428.)
189. — a. p. d. — Compotier festonné et décoré de fleurs sur un rocher vert; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14317.)
190. — a. p. d. — Tasse et soucoupe à godrons; décor et marque en bleu g. f. (Col. Gasnault, n° 1435.)
191. — a. p d. — Jeune femme vêtue d’une robe dite à la crinoline et à fleurettes, sur un socle rocaille; marque du lion en bleu sur le socle et PH en creux en 3
192. — a. p. d. — Socle à quatre pieds orné de fleurs en relief dorées; pièce très fine, pâte grisâtre; marque en creux sous un des pieds. (Même col., n° 13987.)
193. — Nous avons relevé d’après M. Kraus cette marque en creux de Paul Hannong, mort en 1760.
194 — M. Tainturier a relevé cette marque sur une assiette blanche à dentelle d’or, sans indication de couleur.
195. — M. Chaffers donne cette marque en bleu et en creux. Elle a été employée en bleu par Paul Hannong à Strasbourg.
196. — Il a relevé cette marque en creux sous couverte sur une statuette de la collection Staniforth .
197. — a. p. d. — Assiette, le marli divisé en compartiments de fleurs en relief, de paysages et d’oiseaux, au centre des bouquets; marque du lion et le chiffre de Joseph Hannong J. H. I. en creux . (Col. Grollier, n° 14339.)
198. — a. p. d. — Burette à côtes, décor de fleurettes en bleu g. f., pâte bise, fabrication ordinaire; marque en bleu g. f. (Même col., n° 13998.)
199. — Une autre burette semblable, même marque, avec cette variante. (Même col., n° 13999.)
200. — a. p. d. — Groupe galant sur un socle à jour; marque du lion en bleu et d’un H. (Col. Hirth, n° 430.)
M. Kraus donne ces trois marques accompagnées du lion.
201. — 1° En creux sur une tasse bleue.
202. — 2° En creux sur une assiette.
203 — 3° En creux sur une statuette.
204. — a. p. d. — Jardinière avec un jupon à raies violettes, socle rocaille. Le lion et le monogramme en bleu g. f., les signes de série en creux; modelé fin, pâte assez blanche. (Col. Grollier, n° 14016.)
205. — a. p. d. — Assiette festonnée, ornée de bouquets en relief ou en camaïeu bleu; marque en bleu g. f. (Musée de Sèvres, n° 7771.)
206. — a. p. d. — Assiette; au marli, des fleurs et des oiseaux; au centre, un Chinois dans un paysage; le lion et le monogramme en bleu g. f., J.H. en creux. (Col. Gasnault, n° 1436.)
207. — M. Chaffers écrit: «Ces deux marques, le lion rampant et le monogramme de Joseph-Adam Hannong sont sous une soucoupe décorée de bestiaux, les lettres en dessous sont en creux.»
208. — Nous avons relevé sous des couvercles à jour de deux vases cette marque en creux avec le lion en bleu g. f. Le décor des vases est tiré de l’histoire sainte.
209. — a. p. d. — Berger et bergère, animaux et amours, socle gris marbré ; marque en creux, sauf l’S allemand en violet. (Col. Bertaux, de Metz.)
210. — Nous avons relevé sur une statuette de deux joueurs de clarinette cette marque en creux qu’on trouve souvent sous des porcelaines allemandes; mais ici la pâte a bien l’aspect de Frankenthal et la marque peut appartenir à Jos. Hannong.
211. — Nous avons relevé sous un groupe de deux hommes nus, dont l’un enlève une femme, cette marque en creux dont le J. H. doit être pour Jos. Hannong, quoique l’époque semble plus récente.
212. — a. p. d. — Cafetière décorée de deux médaillons de fleurs, de nœuds violets et du chiffre fleuri J. G. B.; pâte grise; la marque en creux peut être celle de Hannong. (Col. Grollier, n° 14002.)
213. — a. p. d. — Pot à crème orné de bouquets; marque du lion et du monogramme de J.-A. Hannong en g. f. I H et le n° 11 en creux. (Col. Franks, n° 179.) .
214. — a. p. d. — Le sommeil de Vénus ou d’Ariane; le lion en bleu g. f. et cette marque en creux qui doit être pour Joseph Hannong. (Musée de Hambourg, n° 92-18.)
215. — M. Greslou donne ce monogramme comme se rapportant à l’association de Paul et Joseph Hannong en 1759; la marque se trouve sur les faïences de Strasbourg.
216. — M. Tainturier écrit: «L’initiale de Hannong avec Z se trouve souvent sur les poteries alsaciennes et rhénanes. La présence du chiffre de Charles-Théodore ne laisse aucune incertitude sur ces pièces.»
217-218. — Voir aux incertains H K et H S à nos nos 2814, 2815,2816, 2818.
MARQUES SOUS LA PROTECTION.
M. Kraus dit «qu’on rencontre sous le C T couronné de Charles-Théodore un, deux, trois ou quatre points inexpliqués en bleu ou A B, qui ne peut être pour Bergdoll, puisque ces lettres se trouvent souvent sous des pièces de Hannong, mort en 1759».
M. Kraus doit vouloir parler de Joseph Hannong, puisqu’il place le A B sous le chiffre de Charles-Théodore, qui n’acheta la fabrique qu’en 1761.
Les lettres d’une couleur quelconque sont, en général, des signes de série ou de peintres.
Sous un groupe du musée de Heidelberg se trouve un B seul.
Le chiffre du prince est aussi accompagné de: Ma, or — H M, bleu, et M, or — N M et F15, rouge — G, rouge — K et D, rouge — M et J, or — M et N, or — R, or — Ho et M 85, bleu — M M, rouge — H M, brun — G H M — W3, creux — S, creux — J — H — L — JJ.
Les chiffres, à partir de 1771, semblent indiquer l’année. M. Kraus n’en a pas relevé de postérieurs à 1787.
219. — a. p. d. — Assiette à bord bleu et or, décor de fleurs; sans transparence; la marque en bleu g. f. diffère un peu de la marque ordinaire; 85 en bleu et F H O en creux. (Col. Grollier, n° 14318.)
220. — a. p. d. — Dame en costume d’hiver; marque de Ch. Théodore avec A B en bleu g. f. et l’M en creux. (Col. Hirth, n° 435.)
221. — a. p. d. — Salière double, composée d’une jeune fille assise entre deux paniers; marque du chiffre avec un point en dessous, et en plus un 2 et S C. Le pendant a le chiffre seul sans point. (Col. Hirth, n° 444.)
222. — a. p. d. — Pot pourri, orné d’un médaillon d’odalisque et de fleurs vers 1780; marque en bleu g. f. ainsi que 75, H Z en creux; 75 peut être pour l’année. (Musée de Sèvres, n° 1272.)
223. — a. p. d. — Vases, fond bleu caillouté en or, médaillons d’amours en camaïeu brun; marque en bleu g. f. Le B semble pour l’artiste ou pour le fond. (Col. Bertaux, de Metz.)
224. — a. p. d. — Nous avons relevé ces marques sur un hiver nu ayant près de lui un amour qui se chauffe; marque en bleu g. f., NIX en creux.
225. — a. p. d. — Vases avec des têtes de satyre aux anses reliées par des guirlandes; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14011.)
225 bis. — a. p. d. — Assiette avec le chiffre de Charles-Théodore en or et cette inscription: VARIANTIBVS FLOSCVLIS. DIVERSI COLORES. FABRIGE SVB,REVIVIS CENTIS SOLIS HVIVS RADIIS EXVLTANT Is. IN. FRANKENTHAL ★ — de la collection Staniforth, reproduite dans Keramic Gallery, n° 221. En dessous, le monogramme du Prince en bleu.
226. — a. p. d. — Gobelet à fond bleu orné de médaillons d’amours; marque en bleu g. f., les deux I peuvent être pour le peintre du fond, H et X N en creux. (Col. Grollier, n° 14004 )
227. — a. p, d. — Socles à quatre pieds rocaille, décor de fleurs; marque en bleu g. f. K en pourpre, probablement pour le peintre. (Même col., n° 13984.)
228. — a. p. d. — Plat lobé et orné de fleurs; la marque et le losange en bleu g. f., I 0 L en creux. (Même col., n° 14273.)
229. — a. p. d. — Assiette festonnée et décorée d’oiseaux dans un paysage; le monogramme et A B en bleu g. f. , en outre B S en creux. (Même col., n° 14312.)
230. — a. p. d. — Tasse festonnée avec des oiseaux sur des branchages; le monogramme et le W en dessous en bleu g. f. (Même col., n° 14001.)
231. — Sa soucoupe a la marque en bleu g. f., la date et A I en creux. (Même col., n° 14001.)
Le P H est la marque de Paul Hannong à Frankenthal. M. Kraus prétend même que l’écusson ordinaire en creux peut, lorsqu’il a des rehauts bleus, comme dans le danseur de la collection Hirth, n° 245, être de Frankenthal. Cette marque se trouve au revers d’un ornement .
232. — a. p. d. — Encrier dont les couvercles sont formés par des Chinois; il est marqué de l’écusson en bleu g. f. et de P H en creux. (Se trouvait chez M. Vandermerch, Paris.)
233. — a. p. d. — Tasse décorée d’un paysage en camaïeu violet; l’écusson en bleu g. f. et P H en creux. La soucoupe du même décor est marquée du lion en bleu g. f. (Se trouvait chez M. Wœrnitz, Paris.)
234. — a. p. d. — Un homme accompagné d’un chien; le devant de son bonnet porte un chiffre blanc et couronné qui semble être C P ; sur la poitrine, l’écusson de Bavière au cachet en blanc cerné d’or; en dessous, en creux, cette marque inexpliquée. L’écusson peut être pour la fabrique, les armes de Bavière ayant été données à Frankenthal après 1777. On peut donc avec réserve y ranger ce groupe, quoique le socle ait l’aspect de Nymphenbourg. (Col. Grollier, n° 14012.)
235. — a. p. d. — Cafetière dont le décor de fleurs et de traits pourpres, rappelle la faïence de Strasbourg; peu de transparence; le monogramme et 73 en bleu g. f., le reste en creux. 73 doit signifier l’année. Dans ce cas, H n’est pas pour Jos. Hannong, parti en 1766; du reste, le 2 allemand près de l’H doit indiquer une série. Ce serait donc un signe de potier. (Même col., n° 14013.)
236. — a. p. d. — Assiette festonnée ornée de fleurs; marque en bleu g. f. (Même col., n° 14287.)
Demmin dit: «J’ai rencontré un tête-à-tête avec plateau en porcelaine tendre qui porte cette marque C T couronnée.»
Nous avons eu aussi entre les mains un tête-à-tête, peut-être le même, dont l’apparence était bien celle d’une porcelaine tendre. Mais on peut assurer que Charles-Théodore n’a pas fait de porcelaine tendre; de plus, les Hannong n’en ayant pas fait à Strasbourg, il n’y a pas de raison pour qu’ils en aient fait à Frankenthal.
237. — M. Kraus semble avoir relevé cette marque en rouge sur un pot décoré d’attributs militaires.
MARQUES A L’ÉCUSSON.
238. — M. Kraus attribue avec raison à Frankenthal l’écusson peint en bleu qu’on verra à Nymphenbourg ou plutôt à Neudeck. Une des preuves les plus probantes qu’il donne serait la présence simultanée de cet écusson et de P H en creux sous le groupe de l’Enlèvement des Sabines . En nous appuyant sur l’autorité de M. Kraus, nous plaçons la pièce ici.
MARQUES DE VAN RECUM.
On attribuait la marque suivante à Ringler. M. Kraus l’a restituée avec preuve à l’appui à Van Recum, fondateur de Grünstadt. Ringler n’a pas dû venir à Frankenthal, comme l’ont dit certains auteurs. De plus, les pièces ainsi marquées se rapportent au XIXe ou à 1797 au plus tôt.
239. — a. p. d. — Tasse et soucoupe, décor de bouquets, pâte grisâtre, couverte inégale avec le défaut appelé coquille d’œuf à l’intérieur, couleurs peu glacées; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, no 14010.)
240. — a. p. d. — Cafetière ornée de raies et de fleurettes en bleu g. f., ainsi que la marque A X en creux, probablement pour un potier. La forme de cette pièce étant postérieure à Ringler donne raison à M. Kraus. (Col. Grollier, n° 14000.)
MARQUES DES ARTISTES.
241. — a. bise. — Les Quatre Saisons, marques en creux. (Col. Kraus.)
Adam Clair, né en 1763, élève de Melchior, mouleur et cité comme artiste en 1787, va à Nymphenbourg en 1799 .
242. — a. bise — Jeune homme portant un paquet; marque probablement en creux, pour un peintre.
243. — a. p. d. — Cafetière, ornée de scènes de bataille; marque en blanc pour Bernard Magnus, en plus le monogramme couronné et en dessous ABC. (Musée d’Heidelberg.)
244. — a. p. d. — Pot à lait décoré de scènes militaires. Cette marque en blanc signifie: Bernard Magnus pinxit. (Même musée.)
245. — a. p. d. — Statuette; marque en creux d’un artiste.
246. — a. p. d. — La Servante grondée; marque du chiffre couronné en bleu g. f. et ces lettres en or, probablement pour le doreur. (Col. Darmstädter, Berlin.)
247. — a. p. d. — Cuvette, décor de bois de sapin avec une gravure en camaïeu pourpre signée à gauche de Rauch et à droite de Wung. Ce sont les noms des artistes de Frankenthal qui ont signé leurs œuvres ou le nom des peintres dont on a copié les gravures. Le pot à eau porte la signature ci-contre. (Musée de Sèvres, n° 5456.)
248. — M. Chaffers a relevé cette marque sur une statuette avec le chiffre du prince. Il l’attribue à un décorateur ou à un modeleur.
249-250. — a. p. d. — Ecuelle à personnages, genre Watteau. Sur le plateau, un des sujets est signé de la première marque, le deuxième de Gastel; en dessous, le chiffre de Charles-Théodore, à côté un G en brun pour Gastel, Me en or probablement pour le doreur. (Col. Franks, n° 180.)
251. — a. p. d. — Pot de toilette décoré de deux enfants dans un paysage en camaïeu lilas. Cette marque en lilas est attribuée (?) à Frankenthal à cause de la similitude du décor avec la pièce suivante. (Même col., n° 183.) .
252-252 bis. — a. p. d. — Cafetière avec paysages en camaïeu lilas, l’un signé Magnus pi, l’autre Magnus pinx ; en dessous, le chiffre de Ch.-Théodore avec A B. (Même col., n° 181.)
253. — Marque en rouge relevée sur un pot, orné de paysages animés. La pièce et le décor semblent être de Frankenthal et la signature celle d’un peintre de 1761 à 1766.
254. — a. p. d. bl. — Une apothéose avec deux médaillons contenant, l’un l’écu de Charles-Théodore, l’autre celui de sa femme; la signature du sculpteur Conrad Linck en creux se trouve sur le sujet. (Col. Hirth, n° 425, Munich.)
255. — a. p. d. bl. — La Tragédie, par Linck; marque du chiffre couronné de Ch.-Théodore et IL en creux pour les initiales de Linck . (Musée d’Heidelberg.)
255 bis. — a. p. d. bl. — Une femme pleure en voyant l’électeur quitter Mannheim pour aller à Munich; elle est entourée de deux femmes allégoriques, du lion couronné et d’amours; quoique sans marque, on peut attribuer le décor à Linck. (Même musée.)
256. — a. p. d. bl. — Elisabeth Augusta, femme de Ch.-Théodore par Linck, marquée seulement du chiffre du prince en bleu et d’un H en creux pour Hannong. (Même musée.)
257. — a. p. d. — Soucoupe, décor d’oiseaux et de fleurettes dans un paysage. Le chiffre couronné en bleu g. f. ainsi que le 7, 0 C,. en violet probablement les initiales du peintre; N 2 en creux doit signifier n° 2. (Col. Grollier, n° 14006.)
258. — a. p. d. — Jardinière quadrilobée, décorée d’un paysage et marquée du chiffre couronné ; en dessous, A B en bleu g. f., Av et C en or, ce qui indique une bonne pièce ancienne. D’après M. Kraus, ce serait le chiffre de Bergdoll (?). (Col. du Vte Vigier, Paris.)
259. — a. p. d. — Six musiciens grotesques dont le modèle et le décor sont ordinaires, marque du chiffre couronné, avec deux points, 84 pour l’année en bleu, le reste en creux pour Adam Clair, dont ce serait un modèle et qu’il aurait seulement moulé ; IX peut signifier 9 ou représenter deux lettres. (Col. du Vte Vigier, Paris.)
260. — a. p. d. — Socles à armoiries rappelant celles de Bavière, mais les parties bleues sont remplacées par des rouges. Sur le socle, cette marque en noir. (Musée national de Munich, nos 588 et 589.)
Ces deux pièces, ainsi que la suivante, sont mises à Frankenthal, quoique les marques soient généralement attribuées à Nymphenbourg .
261. — a. p. d. — Tasse vannée ornée d’un médaillon de fleurs; marque en violet. (Même musée, n° 614.)
Demmin donne à Frankenthal les deux fourches de Rudolstadt en disant: «La preuve que cette marque a été utilisée à Franquenthal, c’est qu’on trouve quelquefois la marque du lion conjointement avec les fourches, et d’autres fois les deux fourches suivies d’un grand F. J’ai recueilli ce sigle ainsi complété sur des statuettes et groupes en biscuit blanc.»
Il a dû confondre avec les torches de la rue Fontaine-au-Roi (France), qui souvent sont accompagnées de la lettre F.
262. — M. Marryat donne cette marque à Frankenthal; elle appartient à Grünstadt .
BISCUITS.
263. — a. bise. grisâtre. — Femme jouant du luth; marque en creux à la pointe. (Musée national de Munich, n° 590.)
264. — a. bise. d. — Bustes de Ch.-Théodore et de sa femme Elisabeth-Augusta en pendant; sans marque, mais attribués à Linck. (Musée de Heidelberg, 867.)
265. — a. bisc. grisâtre. — Médaillon du profil de Ch.-Théodore; même facture que dans le médaillon de la collection Hirth, mais plus âgé. On pourrait l’attribuer à Linck. Les deux marques en creux, la première pour Adam Clair , la deuxième peut signifier 510. Sur le revers, il y a une longue notice, d’après laquelle la pièce a été donnée par l’électeur en 1788 et aurait été faite la même année à Frankenthal. (Col. Grollier, n° 14008.)
FREIBOURG
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DUCHÉ DE BADE.
La fabrique a été fondée en 1847.
266. — p. d. m. — Boutons et perles en porcelaine avec cette marque pour Risler et Cie.
Il y a eu aussi une manufacture à Neuerhausen, dans les environs de Freibourg.
FREYWALDAU
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PRUSSE.
267. — H. Schmidt avait fondé, en 1842, une fabrique de porcelaine dure, dans laquelle on se servait de cette marque.
268. — M. Graesse donne celle-ci pour Schmidt et Olremba à Freywaldau .
FULDA
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HESSE-CASSEL
Le prince évêque Armandus fonda chez lui, en 1763, une fabrique de porcelaine dure. On a dit que l’établissement avait été fermé en 1780. On verra plus loin des pièces marquées 1784 et 1789.
La porcelaine est bonne, la pâte assez blanche, les couleurs bien glacées.
La marque est un double F, qui signifie Furstlich-Fuldaisches; la couronne ou la croix des armes de Fulda a été employée, dit-on, (?) seulement sur les statuettes. On verra plus loin une corbeille et une soucoupe marquées de la croix, et par contre nous avons vu des statuettes portant le double F, comme le Vendangeur du musée de Hambourg. n° 97-295.
269. — a. p. d. — Jardinière conique, vannée et ornée de fleurs et de feuillages, pâte blanche, couleurs bien glacées, marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14005.)
270. — a. p. d. — Tasse et soucoupe ornées d’une frise jaune avec des défauts dissimulés par des feuillages en or. La tasse marquée 3 R en creux, JO en rouge; la soucoupe a 3 K en creux; les deux ont le double F en bleu g. f. (Même col., n° 14037.)
271. — a. p. d. — Soucoupe décorée d’un cavalier agitant un drapeau rouge qui porte le chiffre EP entrelacés; pâte commune, couleurs peu glacées avec le caractère allemand; la croix en bleu g. f. et le 2 en creux. (Même col., n° 14021.)
272. — M. Chaffers donne dans Keramic Gallery, nos 234 et 235: un jardinier et une jardinière sur des socles rocaille et les dit marqués de la croix bleue.
273. — a. p. d. — Corbeille à couvercle avec un médaillon de paysage; belle pièce; marque en bleu g. f. (Kensington, 117-72) .
274. — a. p. d. — Tasse à bouquets. Le double F en bleu g. f., la croix et RI en creux. La croix et les lettres rappellent peut-être les armes de Fulda. (Col. Grollier, n° 14035.)
275. — a. p. d. — Bougeoir à fleurs bleues. Cette marque en bleu g. f. prouve que la fabrique existait encore en 1789. BR inexpliqués. (Col. du Dr Spitzner, Dresde.)
276. — a. p. d. — Soucoupe, décor d’insectes, de papillons et d’une urne jaunâtre avec cette inscription; au revers, le double F en bleu g. f., IK en creux; la date prouve l’existence de la fabrique en 1784, comme nous l’avons dit au commencement.
La tasse dont l’anse est rattachée par des feuilles dorées a le même décor, mais l’urne jaune est de forme différente et sans inscription. Le double F est en bleu g. f. et IK en creux. (Col. Grollier, n° 14018.)
277. — a. p. d. — Tasse ornée de fleurs; marque en bleu g. f. brûlé. (Col. Franks, n° 257.)
La fabrication grossière, qui n’a rien du genre de Fulda, rend l’attribution incertaine mais la couronne a bien le caractère allemand et ressemble même à celle de Louisbourg .
278. — a. p. d. — Tasse et soucoupe, portrait de J. Armandus von Harstall (1788-1802) sur la tasse, son chiffre sur la soucoupe; marque ordinaire des deux F couronnés. (Musée de Francfort-sur-le-Mein, n° 1871.)
279. — a. p. d. — Tasse et soucoupe; buste de vieillard en bise, sur fond rose; sur la soucoupe un monument funéraire violet pour Fürstbischof Armandus . Les F couronnés en bleu et IK en creux, probablement pour l’ouvrier. (Musée de Hambourg, 96-71a.)
280. — a. p. d. — Deux des quatre parties du monde; marque des deux F couronnés, ce qui confirme que les statuettes n’étaient pas toujours marquées de la croix . (Kuntsgewerbe de Berlin, 89-519 et 520.)
281. — a. p. d. — Ouvrier en culotte jaune sur socle carré ; marque en vert foncé sur le terrain. (Col. Grollier, n° 14038.)
282. — a. p. d. — Joueur de mandoline; marque en bleu g. f. (1765-1770). (Col. A. Heidelbach, n° 276.)
283. — a. p. d. — Cafetière, décor de paysage; marque en bleu g. f. (Même col., n° 232.)
FURSTENBERG
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BRUNSWICK.
D’après certains auteurs, la fabrique aurait été fondée en 1744 par Glaser et Bengraf; d’après d’autres, le duc de Brunswick aurait fait venir de Hôchst Bengraf en 1750. Il est dans tous les cas certain que le duc possédait la manufacture en 1750 avec Bengraf directeur. Peu de temps après, à sa mort, le baron de Lang lui succéda dans la direction. Les ducs ont conservé l’établissement pendant tout leur règne. Il appartint ensuite à une société ayant à sa tête Fritz Barttlingck.
La pâte était belle, mais l’emploi du sable de Léane la rendait un peu grisâtre. Pour y remédier, on ajouta du bleu de cobalt. Ce sable produisait aussi un bouillonnement à la surface, mais donnait plus de résistance à la porcelaine. Les couleurs sont bien glacées.
La marque est un F de différentes formes en bleu, noir ou même en creux. On assure en Allemagne que la marque du cheval des armes de Brunswick a été employée, comme on le verra du reste aux biscuits. Souvent l’F est accompagné de lettres en bleu ou en creux pour les artistes ou de chiffres pour la série.
284. — Demmin donne l’F d’imprimerie. Nous ne l’avons jamais rencontré.
285. — a. p. d. — Boîte à thé, fleurs en camaïeu violet; marque en bleu g. f. sur le goulot. (Col. Grollier. n° 14023.)
286. — a. p. d. — Compotier, décor oriental de rochers en bleu g. f. et de bouquets; bonne qualité ; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14285.)
287. — a. p. d. — Vase, décor de fleurs; marque en bleu g. f. (Musée de Sèvres, n° 499.)
288. — a. p. d. — Vase à huit lobes orné de fleurs; bonne qualité ; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14025.)
289. — a. p. d. — Un homme en habit Louis XV se chauffant représente l’hiver et porte ces marques que nous avons relevées: F en bleu g. f sur le socle, le reste en creux en dessous de la pièce. On comprend F en creux, mais CPa est inexpliqué.
290. — Nous avons relevé ces marques en creux sur un Scapin vêtu d’une veste à triangles bleus et blancs, de bonne qualité.
291. — M. Chaffers donne cette forme particulière de la marque en bleu,
292. — Il dit qu’il possède des pièces sur lesquelles l’ F est accompagné des marques d’artistes ci-contre en bleu.
293. — Il a relevé sur une assiette à sujet Watteau cette marque datée, sans en dire la couleur.
294. — Ris Paquot donne cet F en bleu avec deux points.
295. — F en bleu avec AD en creux.
296. — Enfin ces deux formes de AD. — Avec W en dessous.
297.
298. — a. p. d. Vase doré fin XVIIIe; marque en creux. (Musée de Sèvres, n° 500.)
Ce sont peut-être les initiales de D. Dommes qui est plus bas à notre n° 307.
299. — a. p. d. — Plaque décorée d’une corbeille de fleurs, avec cette inscription en noir. (Même musée, n° 8294.)
300. — a. p. d. — Plaque, décor de fleurs et cette inscription en noir. (Même musée, n° 8295.)
301. — a. p. d. — Plaque, décor de fleurs et cette inscription en noir, mise ici sans certitude. (Même musée, n° 6691) .
302. — p. d. — Tasse et soucoupe, intérieur doré. Furstenberg, 1808; marque en pourpre, un 6 ou un 9 en bleu et un N en creux. (Même musée, n° 497.)
303. — p. d. m. — Assiette ornée d’une Minerve entourée de génies; marque: F en bleu g. f.; en dessous une croix faite à la roue, mais qui n’indique pas une pièce de rebut. Sur le socle, le nom du peintre. Fabrication vers 1808. (Même musée, n° 498.)
304. — p. d. — Tasse et soucoupe ornées de la vue d’une ville. Cette série a été donnée par Stunkel, directeur en 1839. (Même musée, n° 28199.) Se trouve au moulin.
305. — p. d. — Assiette ornée d’un paysage; marque en bleu g. f.; le décor est mauvais. (Col. Grollier, n° 14428.)
306. — a. p. d. — Assiette vannée, décor de fleurs; marque de fabrique en bleu g. f. et un K en violet pour le peintre. (Musée de Hambourg, n° 75-331) .
307. — a. p. d. — Une plaque décorée de fleurs sur un mur d’appui, peinture médiocre; marque en noir. (Col. Grollier, n° 14022.)
308. — a. p. d. — Andromède; marque en creux. Le W se rencontre plus souvent sur les biscuits que sur les porcelaines. (Musée de Hambourg, n° 93-118.)
309. — a. p. d. — Tasse décorée d’une biche dans un paysage: W4 en creux, Ht en noir pour le peintre. (Col. Grollier, n° 14020.)
310. — a. p. d. — Tasse à thé vannée, avec fleurs violettes à points d’or; marque au cachet en creux avec un W et un trait en creux. Le cachet représente des armoiries. (Même col., n° 14019.)
311. — a. p. d. — Soucoupe vannée, à fleurs; même marque que la tasse, sauf le trait vertical. (Même col., n° 14017.)
BISCUITS.
Les biscuits de bonne qualité assez modernes sont souvent marqués d’un cheval et d’un W, les deux en creux au cachet.
312. — bise. bl. — Buste de Sénèque sur un socle en porcelaine dure à godrons et filets en or; marque en creux, le socle a un F en bleu g. f. et B4 en creux. (Col. Grollier, n° 14211.)
313. — bise. bl. — Buste ayant par derrière en creux le nom du poète Gellert et un numéro d’ordre. Le socle en porcelaine dure est marqué en bleu g. f. (Musée de Sèvres, n° 5045.)
314. — bise. d. bl. — Augusta, duchesse de Brunswick, sur un socle en porcelaine avec une couverte. Sur le socle, un F en bleu g. f.; sur la coupure du bras un W en creux, et au-dessus un cheval en creux. (Col. Franks, n° 164.)
315. — bise. — Médaillon de profil d’homme; F en or, W en creux. (Même col., n° 167.)
316. — bise. d. — Médaillons de têtes d’hommes en blanc sur fond gris bleu; marque d’un F en or, de FNo2 en creux et de R en creux, probablement l’initiale de Rombrich. (Même col., n° 168.)
317. — a. bise. d. — Neuf bustes sur socles en porcelaine à godrons en or. Le buste de Shakspeare est marqué du cheval en creux et d’un numéro de série, et le socle d’un Z et d’un F en bleu g. f. La plupart des autres ont le cheval avec le W. (Musée de Hambourg, sans numéro. )
318. — bise. d. bl. — Le roi et la reine de Westphalie; derrière on voit cette inscription et la marque W4 en creux au cachet; en dessous et sur le côté, la signature du modeleur à la pointe . (Vente Grignon de Montigny, n° 103.)
319. — La signature de Ruhling se trouve aussi sur un décor représentant une gravure. (Col. Franks, n° 242.)
GERA
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REUSS.
La fabrique fut fondée par J. G. Ehwaldt vers 1779. La proximité des deux manufactures de Gera et d’Untermhaus avait fait donner le nom de Geraer-Untermhaus à l’établissement de cette dernière localité. Le fondateur de Gera n’ayant pas réussi, dut vendre la fabrique aux frères Greiner qui obtinrent le privilège en 1780 et passèrent un traité avec la société de Volkstedt.
D’après Jacquemart et d’autres auteurs, la manufacture aurait été située à Untermhaus.
En Allemagne, on donne presque toujours les G à Gotha et les traits croisés à Anspach. Jusqu’à un certain point, nous croyons nous ranger à cet avis. MM. Graul et Kurzwelly donnent les G à Gotha ainsi qu’à Gera.
Voici, à titre de renseignement, les autres marques attribuées à Gera.
320. — Demmin donne celle-ci:
Ris Paquot donne ces deux en bleu.
321. — La première ressemble au bois de cerf de Louisbourg.
322. — La deuxième est généralement attribuée à Anspach.
M. Franks met à Gera les trois pièces suivantes. D’après lui, le caractère de la porcelaine est une pâte grise, souvent avec un décor violet.
323. — a. p. d. — Confiturier, fond bleu avec la vue de Gera en violet; sur l’autre face se trouve une enveloppe avec un cachet armorié ; marque en bleu g. f. (Col. Franks, n° 240.)
324. — a. p. d. — Tasse couverte et soucoupe à fond bleu vert; la vue de Gera en violet; la soucoupe est décorée d’un médaillon qui contient une adresse. Ces pièces font partie du même service que le confiturier précédent; marque en violet. (Même col., n° 241.)
On remarquera qu’ici les deux formes de G sont attribuées à Gera.
325. — a. p. d. — Tasse couverte et soucoupe; le décor imite le bois; sur la tasse, la vue d’un château; au coin, cette signature; sur la soucoupe, une vue et la même signature. Sous la pièce G en bleu g. f. . (Même col., n° 242.)
Encore deux pièces avec un nom dans le décor ressemblant à celui de Gera, mais ce nom pourrait être celui de la vue et non de la fabrique.
326. — a. p. d. — Boîte montée argent; à l’intérieur, la vue d’une ville, le nom sur le terrain, le tout en violet; pâte assez bonne, mais grise ; marque en violet. (Col. Grollier, n° 14049.)
327. — Tasse avec la vue de la ville; au-dessous du paysage, le nom de la ville en noir. (Museum Johanneum, Dresde.)
GŒTTINGUE
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HANOVRE.
328. — p. d. — Pipe en olive décorée d’un paysage animé, par Pietri; entrée 1836. (Musée de Sèvres, n° 2257.)
GÖGGINGEN
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BAVIÈRE.
329. — M. Ris Paquot donne cette marque en ajoutant: centre de fabrication céramique.
330. — M. Jaennicke la donne aux faïences en mettant la fondation en 1700.
Nous ne pouvons affirmer qu’on ait fait de la porcelaine dans cette localité.
GOTHA
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SAXE COBOURG.
Les débuts de la manufacture sont peu connus. Stieda prétend qu’elle existait en 1767. Il aurait même eu la preuve qu’elle existait en 1750. Mais cette preuve ne nous est pas connue. Guillaume-Théodore von Rotberg en aurait été le fondateur. Dans une lettre qu’il écrit à l’arcaniste Nicolaus Paul, le 23 mars 1758, il dit que la fabrique existait en 1757.
La veuve de Rotberg céda la fabrique, en 1802, au prince héritier. En 1805, elle passa au chambellan E.-T. Henneberg. Ses fils lui succédèrent.
La porcelaine est assez bonne, la pâte blanche, les décors soignés. En 1802, la fabrique renommée pour la solidité de ses dorures progresse et produit de bonnes figures blanches sans marque. On imite même des groupes de Sèvres: le Bélisaire, l’Enlèvement des Sabines.
MARQUES DE ROTBERG.
On attribue souvent le Rg à Regensbourg et R à Regensbourg et Rudolstadt. Le Dr Purgold affirme que le premier n’a servi qu’à Gotha et doit se lire: Rotberg Gotha. Il ajoute que R a été employé à Gotha, peut-être aussi à Rudolstadt. On pourrait faire une distinction entre R en bleu g. f et R en couleur de moufle. Avant tout, et comme toujours, on doit se guider sur la qualité de la porcelaine et les autres détails de fabrication. La porcelaine de Gotha est généralement meilleure que celle de Rudolstadt
Le Dr Purgold cite un vase signé R et daté de 1784. Il a acheté pour son musée une tasse ornée d’un médaillon en relief blanc représentant un buste d’homme. La tasse est marquée Rg et la soucoupe R.
Nous engageons l’amateur à se reporter à Gera pour l’attribution du G.
331. — a. p. d. — Tasse et soucoupe ornées d’œils-de-perdrix sur fond gris, de fleurs et d’un médaillon de paysage; pâte assez blanche, couleurs glacées; marque en bleu g. f. avec signes de série mal venus. (Col. Grollier, n° 14123.)
332. — a. p. d. — Tasse et soucoupe; au centre de la soucoupe la vue de la fabrique et cette inscription: Porzellan fabrique in Gotha (sic). Sur le marli: la vue du Palais; sur la tasse: la vue de la ville. Cette marque en bleu g. f. confirme le dire du Dr Purgold. (Musée de Hambourg, 96-79b. )
333. — a. p. d. — Tasse à thé et soucoupe, décorde fleurs; la soucoupe est marquée R, la tasse Rg, les deux en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14126.)
334. — a. p. d. — Cafetière, décor pompéien, femme rouge sur fond noir; marque en bleu . (Kunstgewerbe Museum, Berlin, M. 1526.)
335. — a. p. d. — Tasse et soucoupe avec fleurs et rubans; marque en bleu g. f. (Col. Gasnault, n° 1423.)
336. — a. p. d. — Théière à côtes, raies et fleurettes en bleu g. f. pâle, transparence nulle, mauvaise fabrication, marque en bleu g. f. avec une croix. (Col. Grollier, n° 14122.)
MARQUES DE 1802 A 1850.
D’après le Dr Purgold, la marque G n’a commencé qu’en 1802. On trouve cependant des pièces ainsi marquées antérieures à cette date. Nous nous soumettons à la grande autorité du docteur.
337. — a. p. d. — Corbeille formée d’une poule et de ses poussins; marque en noir. La pièce paraît antérieure à 1802, pâte grise, caractère de Géra. (Col. Grollier, n° 14127.)
338. — p. d. — Nous avons vu une tasse ornée du médaillon d’une ville et du nom de Gotha en noir; la pièce a dû être faite à Gotha.
339. — a. p. d. — Soucoupe avec côtes à l’intérieur, fleurs violettes à points jaunes dans le genre oriental à l’extérieur. La pièce de pâte grise semble antérieure à 1802; marque en bleu g. f., le K en creux. (Même col., n° 14128.)
340. — a. p. d. — Soucoupe avec un décor japonais en bleu g. f., pâte bleuâtre et commune, couverte inégale; marque en bleu g. f. (Même col., n° 14129.)
341 — a. p. d. — Tasse ornée de fleurs; marque en bleu. (Johanneum, Dresde.)
342. — a. p. d. — Tasse dont l’intérieur est doré, un médaillon de buste d’homme à l’extérieur; pâte blanche; marque en noir. (Col. Grollier, n° 14495.)
M. Chaffers donne la même marque en bleu.
343-343 bis. — Plusieurs auteurs donnent ces variantes de G.
344. — a. p. d. — Pot pourri orné de trois masques de femme décorés de fleurs; sous un pied, un G en brun; sous le second, la deuxième marque en creux; sous le troisième, la dernière marque en creux; la pièce paraît antérieure à 1802. (Kensington, 246.72.)
345. — a. p. d. — Boîte à thé avec fleurs en camaïeu violet; pâte grise; marque en violet. (Col. Grollier, n° 14130) .
MARQUES APRÈS 1850.
346-347. — Nous devons à l’obligeance de MM. Henneberg ces trois marques qui vont de 1805 à 1850. MM. Henneberg avaient conservé la marque G en adoptant aussi celle d’une poule sur une montagne, qui était un jeu de mots sur leur nom. La troisième marque est la même que la suivante.
348. — a. p. d. — Soucoupe décorée de profils de femme et d’enfant en noir; la marque en creux est répétée en brun. (Col. Franks, n° 251.)
349. — Les frères Simson emploient actuellement cette marque en creux et en bleu g. f., ainsi que la petite marque des Henneberg,
GROSSBREITENBACH
Table des matières
SCHWARZBOURG.
L’historique de cette manufacture, située près de Limbach, est assez controversé. MM. Graul et Kurzwelly parlent d’un ouvrier en porcelaine nommé J. G. Gräbner, peut-être un parent du fondateur d’Ilmenau, qui aurait travaillé à Grossbreitenbach en 1773. Le major Hofgarten aurait établi une autre fabrique à la même époque. Dans tous les cas, nous sommes absolument sûrs que Greiner, directeur de plusieurs fabriques, se rendit acquéreur de Grossbreitenbach, comme le prouve une concession datée de 1777.
La similitude des noms a pu amener des confusions avec Breitenbach . Nous laissons à Grossbreitenbach les marques et l’historique qui lui sont attribués.
La porcelaine est médiocre comme blancheur et comme décors. La marque ordinaire est une feuille de trèfle en bleu g. f. ou violet, rarement en creux.
M. Chaffers la donne aussi en or et cite une boîte à thé de la collection Staniforth avec la vue de la fabrique et une feuille de trèfle en or à l’extérieur.
Greiner avait choisi la feuille de trèfle pour représenter ses trois manufactures .
350. — a. p. d. — Boîte à thé à côtes avec un décor oriental en bleu g. f.; marque en bleu g. f. sur le goulot. (Col. Grollier, n° 14751.)
351. — a. p. d. — Soucoupe à côtes, ornée de fleurs en bleu g. f., en rouge et en vert; marque en bleu. (Musée de Sèvres, n° 5452.)
352. — p. d. — Plateau à fleurettes en bleu g. f., fabrication commune et assez récente; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14028.)
353. — a. p. d. — Tasse décorée de fleurs, d’une fabrication commune; marque en pourpre. (Col. Grollier, n° 14026.)
354. — a. p. d. — Soucoupe à bouquets, marque en creux, très rare. On la place vers 1770. (Musée de Sèvres, n° 8230.)
355. — a. p. d. — Tasse et soucoupe, décor en or et couleurs; marque en rouge. (Col. Franks, n° 231.)
356. — p. d. — Un service, jouet d’enfant; sans marque. La boîte ronde en carton qui le renferme porte une étiquette avec la vue de la fabrique et la marque du trèfle avec G. G et S. et au-dessus: Murrhin Spielzeug. (Même col., n° 234.)
357. — a. p. d. — Boîte décorée de fleurs, pâte grise; marque au cachet, la feuille en relief. (Col. Grollier, n° 14029.)
358. — a. p. d. — Soucoupe à côtes et bouquets, pâte commune; marque en violet et lz en creux. (Col. Grollier, n° 14027.)
359. — M. Chaffers donne cette marque sans en indiquer la couleur.
360. — Ris Paquot donne cette variante en rouge.
On n’est pas d’accord sur le G avec la flèche. Certains auteurs l’attribuent à la Thuringe sans explication. M. Grœsse le donne à Grassenthal Il est probable que cette marque appartient à Grossbreitenbach et non à Grassenthal, qui a bien une marque semblable, mais n’a été fondée qu’en 1861.
361. — a. p. d. — Sucrier, vue d’un moulin à eau, pâte grisâtre, décor commun, couleurs bien glacées; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14542.)
362. — Marque donnée par Ris Paquot en rouge.
363. — p. d. m. — Cafetière décorée de la vue d’un village; au premier plan, un chasseur et un cerf; sur l’écriteau d’un poteau, on lit: Annexe 1820. La pièce a la même forme et presque le même décor que notre n° 361. Ce serait donc la vue d’une annexe de la fabrique. La date indique que le G avec une flèche a été employé au XIXe siècle; marque en gris. (Col. Grollier, n° 14560.)
BISCUITS.
364. — bise. — Bleu gris, imitation de Wedgwood. — Cafetière à guirlandes de fleurs, marque curieuse en relief blanc. (Col. Franks, n° 232.)
365. — bisc. — Pot à lait avec des personnages classiques en relief et en blanc; marqué à la pointe. (Col. Franks, n° 233). M. Franks suppose que Grüber était le directeur .
Bühl H. et fils firent en porcelaine dure moderne des pièces d’usage et de luxe.
366-367. — On trouve en 1869 ces deux marques; la seconde signifie: Bühl H., et fils, Grossbreitenbach.
GRÜNSTADT
Table des matières
BAVIÈRE.
En 1800 ou 1801, von Recum transporta à Grunstadt le matériel de Frankenthal . Il eut pour successeur Franz Bartolo, appelé aussi Barthold. Actuellement la fabrique est dirigée par les frères Bordollo. Similitude de noms qui prête à la discussion.
368. — Ris Paquot donne la première marque en bleu.
369. — Ris Pasquot donne la deuxième en rouge.
370. — Ris Paquot donne la troisième sans couleur.
371. — On a dit par erreur que la première et la dernière étaient de Frankenthal. M. Grœsse donne, en outre, le G B du commencement de la production de la fabrique.
372. — Les fabricants actuels ont un sigle identique pour les pipes.
373-374. — M. Jaennicke lui attribue encore ces deux signes qui ressemblent aux fourches de Rudolstadt. Il est de fait qu’on voit plus haut une espèce de fourche à côté du B de Grunstadt .
N’ayant aucun renseignement certain sur la fabrique et aucun produit ne nous étant connu, nous ne pouvons que donner ces notes contradictoires.
HAMBOURG
Table des matières
VILLE LIBRE.
375. — Grès brun. — Pot à lait, ornements en relief, entrée 1836; marque en creux. (Musée de Sèvres, n° 2240.)
HANAU
Table des matières
HESSE ÉLECTORALE.
Demmin à ses pages 1052 et 1067 parle d’une fabrique de porcelaine dans cette localité à la fin du XVIIIe siècle.
HARBURG
Table des matières
PRÈS DE HAMBURG.
Nous savons seulement que Schaper, célèbre peintre sur faïence, mourut en 1670, et que ses élèves ont continué ses décors, connus sous le nom de genre Schaper.
376. — a. p. d. — Tasse et soucoupe, sujets de chasse en camaïeu verdâtre, genre Schaper. Les épées de Meissen en bleu g. f. et le reste en rouge. (Col. Grollier, n° 14255.) .
HERMSDORF-KLOSTERLAUSNITZ
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SAXE ALTENBOURG.
377. — Porzellan fabrik Kahla. — Oscar Arke, directeur; articles techniques, marque en bleu g. f. — Une succursale de la fabrique de Kahla, fondée en 1840, sous la direction de J. Bunzli, produit des pièces d’usage.
HESSE CASSEL
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V. CASSEL.
HESSE DARMSTADT
Table des matières
V. KELTERSBACH.
HILDBURGHAUSEN
Table des matières
SAXE.
Plusieurs auteurs parlent d’une manufacture de porcelaine dure fondée en 1763 par Weber, sans autre indication.
HILDESHEIM
Table des matières
HANOVRE
On a peu de renseignements sur cette fabrique de porcelaine dure fondée en 1760.
378-379. — On lui attribue ces deux marques en bleu. La première ressemble beaucoup à celle de Lille . On verra les raisons qui l’ont fait classer à Lille. La seconde, généralement attribuée à Anspach, est mise ici sous toute réserve.
380. — a. p. d. Vers 1760. — Statuette ayant un aspect de surdécor; marque en bleu de moufle peu cuite. (Col. Heidelbach, n° 273.)
Le chanoine Busch, d’Hildesheim, vers 1750, gravait au diamant des pièces de Meissen, surtout des animaux, et remplissait la gravure de noir sans faire passer au feu.
381. — a. p. d. — Assiette festonnée, chien gravé et rempli de noir; sous la patte gauche de derrière du chien la marque gravée: au revers, les épées au point . (Johanneum, Dresde. Col. Spitzner.)
382. — a. p. d. de Meissen. — Plateau décoré au diamant d’une urne funéraire dans un paysage; marque gravée. (Keramic Gallery, p. 112.) Au revers, les épées de Saxe.
383. — a. p. d. — Assiette blanche, décor au diamant d’un arbre, d’un chien et de papillons; marque gravée sur le terrain. (Même col., n° 127.)
384. — a. p. d. — Assiette décorée au diamant; marque gravée sur le décor; au revers, les épées de Meissen. (Col. von Schweingel, de Dresde.)
385. — a. p. d. — Cafetière, décor au diamant; marque gravée; au revers, les épées de Meissen sans le point. (Musée de Hambourg, 78-27a.)
385 bis. — p. d. m. — Portrait de Guillaume II avec une barbe gravée, ce qui permet de faire apparaître la barbe en la frottant avec un crayon et de l’enlever avec un linge mouillé. (Col. Grollier, n° 14852.)
HÖCHST-SUR-LE-MEIN
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NASSAU.
Gölz aurait, dit-on, transformé, en 1740, sa faïencerie en une fabrique de porcelaine dure avec l’aide de Bengraf, qui avait surpris les secrets de Ringler pendant l’ivresse de ce dernier.
M. Zaïs dit, au contraire, que le 1er mars 1746 Gölz, son beau-fils Clarus et Löwenfinck fondèrent une société avec privilège pour faire de la porcelaine.
On ne sait pas au juste quand Bengraf entra dans la société ; il en sortit en 1753 et mourut en 1757. Henri Maas acheta la fabrique vers 1759 et Emmeric Joseph de Breidbach était vers 1765 à la tête de la Société intitulée: Churfürstlich Mairizichen Höchster Porcellaine (sic). Fabrique qui prit, en 1776, le nom de Churfürstlich Mainzische Porzellan Manufactur .
Le prince en prit la direction en 1778. Avec lui commença la décadence qui fut achevée par la guerre. La manufacture fut mise en vente en 1798; mais les moules ne furent achetés qu’en 1830 .
Pendant cette longue période, on trouve à certaines époques de très bonnes pièces à côté d’autres vraiment inférieures. La fabrique atteignit son plus haut degré de perfection sous Emmeric Joseph et le célèbre J.-P. Melchior.
La marque ordinaire est la roue à six rayons faisant partie des armes de Mayence, ordinairement en bleu grand feu, parfois en rouge, violet ou creux, rarement en or, souvent accompagnée de lettres en creux ou en couleur. La marque est avec ou sans couronne; la couronne est généralement attribuée à la protection d’Emmeric Joseph à partir de 1765.
La roue étant la marque généralement employée, nous croyons inutile de faire des groupes pour les marques.
M. Chaffers dit que la roue à cinq rayons est de la première époque. Nous n’y voyons qu’une fantaisie d’artiste comme dans la roue à plus de six rayons.
Les chefs modeleurs sont:
Russingen Laurentius (1762-1766) ;
Melchior Jean-Pierre, né en 1745, chef des modèles (1770-1780), meurt à Nymphenbourg en 1825;
Ries Charles, né vers 1749, chef des modèles (1785-1794). On lui reproche la grosseur de ses têtes.
Dans les peintres donnés par M. Zaïs, on peut citer:
Dieffenbach, miniaturiste (1753):
Feylner Simon, fleurs (1753), mort à Frankenthal en 1798;
Löwenfinck II, de Meissen (1748);
Wohlfart Frédéric-Charles, paysagiste (1771), faisait des miniatures à Frankenthal, en 1766;
Magnus, vers 1758, est venu à Frankenthal.
386. — a. p. d. — Assiette lobée avec fleurs en relief polychromes marque en bleu g. f. et trois lettres en creux. (Col. Grollier, n° 14311.)
387. — a. p. d. — Tasse et soucoupe, décor d’arbrisseaux et de perroquets, marque en bleu g. f. et deux lettres en creux. (Même col., n° 14048.)
388. — M. Greslou donne cette marque en rouge qu’il attribue à tort à Melchior .
389. — a. p. d. — Tasse à thé, avec un médaillon de cavaliers, assez bonne qualité, couleurs bien glacées; marque en rouge. (Même col., n° 14055.)
390. — a. p. d. — Boîte à thé, décor d’une bergère avec ses moutons et d’un semis de fleurs; la roue à neuf rayons en or et deux lettres en creux. (Même col., n° 14043.)
391. — a. p. d. — Assiette à jour avec fleurs; la roue et deux lettres en creux. (Même col., n° 14295.)
392. — a. p. d. — Tasse et soucoupe ornées d’oiseaux sur un arbrisseau; la tasse marquée en violet, la soucoupe en gris avec une roue à cinq rayons. (Même col.. n° 14046.)
393. — a. p. d. — Soucoupe à côtes et fleurettes orientales, qualité médiocre; la roue et deux lettres en bleu g. f. (Même col., n° 14054.)
394. — a. p. d. — Tasse et soucoupe ornées d’un paysage, bonne qualité ; la soucoupe a la roue et IK en creux; la tasse a ces deux marques en violet, ce qui prouve que LS entrelacés ont été employés à Höchst . (Même col., n° 14052.)
395. — a. p. d. — Boîte à thé avec paysage; LS en rouge, le reste en creux. (Musée de Sèvres, 5939.)
396 — a. p. d. — Buste de guerrier romain sur un socle imitant le marbre; marque en rouge à quatre rayons. (Col. Grollier, n° 13777.)
397. — a. p. d. — Tasse et soucoupe avec paysages; la roue à huit rayons en lilas. (Col. Franks, n° 149.)
398. — a. p. d. — Assiettes avec cinq médaillons; au milieu le dessin d’Herculanum signé de Usinger qui habitait Mayence sans être décorateur à Höchst; en dessous, la roue en bleu g. f. (Col. Franks. n° 152.)
399. — a p. d. — Jeune fille tenant une corbeille de fleurs, décor polychrome; marque de la roue en bleu g. f. et quatre lettres en creux, probablement les initiales d’un sculpteur. (Même col., n° 156.)
400. — a. p. d. — Jeune homme de l’époque des grosses têtes; la roue en bleu g. f et les lettres en creux pour le sculpteur ou pour le modèle. (Col. Franks, n° 157.)
401. — a. p. d. — Petite fille; la roue couronnée en bleu g. f. et deux lettres en creux, probablement pour le sculpteur. (Col. Franks, n° 158.)
402. — a. p. d. — Tasse et soucoupe, décor de fleurs; la roue à huit rayons en violet. (Musée de Francfort, n° 10265.)
403. — a. p. d. — Théière, avec un paysage en camaïeu pourpre; la roue à cinq rayons en violet. (Même musée, 13815.)
404. — Nous avons vu un beurrier à médaillon de paysage bistre, fabrication fin XVIIIe siècle avec la roue à cinq rayons en bleu, ayant un peu l’aspect d’une porcelaine tendre que nous n’avons malheureusement pas pu essayer.
405. — a. p. d. — Tasse et soucoupe en forme de feuilles, décor de fleurs; la tasse a la roue couronnée en bleu, la soucoupe a la roue couronnée en relief. (Musée de Sèvres, n° 11178.)
406. — a. p. d. — Tasse avec la vue du Rhin; la roue en vert.
407. — La soucoupe, même décor, la roue à cinq rayons en violet. (Col. Grollier, n° 14050.)
408. — M. Chaffers donne cette marque en rouge brun.
409. — a. p. d. — Assiette festonnée, à fleurs; la roue en creux et G en bleu g. f. inexpliqué ; pâte peu transparente, couleurs bonnes s’écaillant. (Col. Grollier, n° 14310.)
410. — a. p. d. — Enfant jouant du violoncelle, qualité médiocre; la roue en rouge et deux lettres en creux. (Col. particulière de M. Gasnault.)
411. — a. p. d. — Femme chasseresse, modelé et décor mauvais; la roue en bleu, les lettres en creux. (Musée national de Munich, 531.)
412. — a. p. d. — Une statuette de maçon; la roue en bleu, le reste en creux. (Même musée, 536.)
Malgré la mauvaise qualité des deux pièces précédentes, on les attribue à Melchior. D’après M. Zaïs, H M serait la marque d’un artiste inconnu . (Même musée, n° 536.)
M en creux est donné comme étant la marque de Melchior. Nous avons, en effet, rencontré cette marque seule ou accompagnée d’une autre sigle sous des pièces modelées par Melchior, mais sans que ce fût sa marque, car il signait rarement ses œuvres. Néanmoins le numéro suivant est bien de lui et porte sa signature.
413. — a. p. d. — Vénus sortant du bain; cette marque en creux sur une place claire du terrain. On peut lire 1771 ou 17.11; en dessous, la roue couronnée en bleu g. f. La pièce a été achetée en Italie et pourrait être la Vénus du duc de San Martino dont parle Jacquemart. (Col. Hirth, n° 471.)
414. — a. p. d — Adonis, modèle de Melchior, la roue en bleu et HM en creux pour un artiste inconnu. (Col. Hirth, n° 472.)
415. — a. p. d. — Même statuette, modifiée dans le bras droit; la roue couronnée en bleu, LR en creux pour un autre artiste. (Col. Hirth, n° 473.)
416. — a. p. d, — Une jeune fille sur deux coquilles formant salière; sous la coquille de gauche, un scarabée en or, qui est un décor plutôt qu’une marque, modèle de Melchior. (Col. Hirth, n° 479.)
417. — a. p. d. — Une jeune fille avec une chèvre; la roue en bleu g. f., le reste en creux. M semble ici signifier modèle. C’est, en effet, un modèle de Melchior. (Col. Hirth, n° 487.)
418. — a. p. d. — Bouquetière; modèle de Melchior; la roue en bleu g. f., le reste en creux, probablement pour un artiste. (Col. Hirth, n° 508.)
419. — a. p. d. — Jeune fille tenant une oie; la roue en bleu g. f. et un S en creux, probablement pour l’artiste; modèle de Melchior. (Col. Hirth, n° 523.)
420. — a. p. d. — Tonnelier; la roue couronnée et un K en creux; modèle de Melchior. (Col. Hirth, n° 524.)
421. — a. p. d. — Enfant chinois; la roue en bleu et un M en creux; modèle de Melchior. (Col. Hirth. n° 530.)
422. — a. p. d. — Statuette polychrome, la roue en bleu, le reste en creux. Ici M est bien pour le modèle de Melchior; LE probablement pour un artiste. (Col. Hirth, n° 531.)
423. — a. p. d. — Petite fille nue; la roue en bleu et le reste en creux semble indiquer la série; modèle de Melchior. (Col. Hirth, n° 538.
424. — a. p. d. — Vénus assise près de l’Amour; la roue en bleu et SI en creux, probablement pour l’artiste; modèle de Melchior. (Col. Hirth, n° 540.)
425. — a. p. d. — Porte-veilleuse; la roue en bleu et un H en creux, probablement pour l’artiste. (Col. Hirth, n° 546.)
426. — Dans la collection Hirth, les statuettes nos 470 à 542 sont des modèles de Melchior.
M. Zaïs donne la reproduction du fameux calvaire de Melchior.
427. — a. p. d. — Petite fille et sa poupée avec une tête un peu grosse; la roue couronnée en bleu g. f., HM en creux. (Musée de Hambourg, 95-118.)
428. — a. p. d. — Enfant Chinois, sans décor; marque entière en creux à la pointe; R doit être pour Ries, quoique la tête ne soit pas grosse; les plis du vêtement sont tourmentés comme on le faisait à Höchst. (Col. Grollier, n° 14041.)
429. — a. p. d. — Enfant jouant de la trompette; la roue à quatre rayons et S en creux, initiale d’artiste comme le ferait supposer la pièce suivante; d’un autre côté, notre numéro 431 indiquerait une lettre de série. (Col. Grollier, n° 14044.)
430. — a. p. d. bl. — Jeune fille couronnant un enfant endormi; la roue en bleu g. f., les deux lettres en creux qu’on peut lire SI ou IS. (Musée de Hambourg, 91-57.)
431. — a. p. d. — Des enfants avec une chèvre; la roue en bleu g. f., le reste en creux. (Même musée, 94-106.)
432. — a. p. d. — Le dénicheur de nid; la roue en bleu g f., le reste en creux. M doit signifier modèle. (Même musée, n° 87-186.)
433. — a. p. d. — Marchand d’oublies, pâte très blanche; dans la marque verte on peut lire un I et peut-être un Z qui doivent être pour l’artiste; il y a en plus un autre I en creux pour la série. Col. Grollier, n° 14042.)
434. — a. p. d. — Assiette festonnée, fleurs très fines; la roue couronnée en bleu g. f., IN en creux. (M. Wœrnitz.)
435. — a. p. d. — Deux statuettes: 1° cette marque en creux inexpliquée.
436. — 2° Ces deux lettres en rouge. (Musée de Sèvres, n° 4386, 1 et 2.)
Demmin donne ces deux mêmes marques réunies qu’il met à Frankenthal. Il fait, en outre, une fourche du premier signe pour l’attribuer à Frankenthal. Nous ne pouvons nous ranger à cet avis.
On attribue à Höchst N S en bleu g. f., rouge ou or. Cette marque, accompagnée ou non d’autres lettres, est aussi donnée à Doccia. La distinction en est facile, les porcelaines ne se ressemblant pas.
437. — a. p. d. — Théière, décor de vannerie et de fleurs, pâte bise, peu transparente, couleurs glacées, caractère allemand accusé ; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14051.)
438. — a. p. d. — Tasse et soucoupe, avec des paysages animés, pâte bise, peu transparente, couleurs glacées, aspect allemand; marque en or. (Col. Grollier, n° 14045.)
439. — Ris Paquot donne cette marque en rouge .
440. — Demmin a relevé cette marque sur une porcelaine de Höchst appartenant au docteur Mandl. Nous avons deux pièces avec N en creux .
441. — a. p. d. — Cafetière décorée de châteaux. Cette marque en bistre est attribuée à Höchst, mais ordinairement donnée à Weimar. La qualité est médiocre pour Höchst. (Musée de Sèvres, n° 5811.)
BISCUITS.
Les rares biscuits faits à Höchst n’ont jamais été produits avant 1770 et étaient rarement marqués. On employait pour cette fabrication le Kaolin de Passau.
442. — a. bise. d. — Médaillon, dit-on, de l’archevêque protecteur de la manufacture; le modelé est médiocre; marque en creux. (Musée de Sèvres, n° 6526.)
443 — a. bise. d. bl. — Femme tenant un enfant par la main; le modelé est médiocre ; marque en creux, qui n’est pas pour Melchior . (Col. Grollier, n° 14071.)
444. — Nous avons vu un a. bise. d. bl. représentant un enfant qui tient un faucon. La pièce paraissait de la fin du XVIIIe siècle. La roue n’a que quatre rayons, ce qui est assez rare.
445. — bise. d. bl. — Médaillon d’un personnage inconnu: le fond est grenu. Quoique pas marqué, on peut l’attribuer à Melchior. (Col. Hirth, n° 470.)
446. — Modèle d’une plaque en terre cuite grisâtre représentant Andromède et ainsi marquée. (Musée de Francfort-sur-le-Mein, n° 9044.)
447. — a. bise. d. gris n’ayant subi qu’une cuisson — statuette d’homme avec une perruque à ailes de pigeon et cette inscription. (Musée de Hambourg, 77-606.)
448. — a. bise. d. bl. — Jeune fille trayant une chèvre qui est tenue par un jeune homme; marque en creux; R doit se rapporter à Ries. (Musée national de Munich, n° 561.)
449. — a. bise. d. bl. — Jeune fille agaçant un garçon endormi; marque en creux, S F doit être pour le modeleur. (Même musée, n° 556.)
HOHENBERG
Table des matières
BAVIÈRE.
450. — Fabrique fondée en 1814. Hutschenreuther fabriquait surtout des pièces d’usage. M. Jeannicke parle de ses beaux services et plaques pour peintures fines.
451. — M. Graesse donne cette autre marque.
HORNBERG
Table des matières
DUCHÉ DE BADE.
Fabrique de grès et de faïence fondée en 1817. Les frères Horn fabriquaient, en 1832, des pièces d’usage. Les pièces blanches portaient la marque de Hornberg surmontée d’une corne rayonnante, le tout en noir.
452. — f. à pâte bl. assez tendre. — Soucoupe à côtes sous un émail jaune d’œuf; marque en creux au cachet; date du premier quart du XIXe siècle. (Col. Grollier, n° 14932.)
453. — M. Jaennicke donne cette marque.
ILMENAU
Table des matières
SAXE - WEIMAR.
Chris. Zac. Gräbners avait fondé une fabrique et obtenu le privilège en 1777. La manufacture fut appelée plus tard: Ilmenauer Porzellan fabrik. Le propriétaire est M. J. Hering.
454-454 bis-454 ter. — On lui donne ces trois marques employées aussi à Limbach dont elle était une succursale .
455. — p. d. m. — Coupe ornée de fleurettes en bleu g. f., qualité commune; marque au cachet légèrement en creux. Les lettres signifient: Ilmenauer Porzellan Manufactur; le coq est encore employé par Fischer avec les lettres FN J. (Col. Grollier, n° 14844.)
La fabrique a continué avec différents directeurs.
KELSTERBACH
Table des matières
HESSE-DARMSTADT.
Certains auteurs disent qu’elle fut fondée par Busch entre 1756 et 1760 et fermée après de fréquents changements de directeurs.
Une autre version indique une faïencerie fondée en 1758 par J. C. Frede. Le privilège fut accordé en 1760 à Kosper Maintz, qui fit bientôt de la porcelaine. D’après les rares échantillons que nous avons vus, la porcelaine est épaisse, la pâte bise, la couverte inégale, mais assez bonne, le décor sec, les couleurs glacées. On lui donne aussi le nom de Hesse-Darmstadt, comme l’indique sa marque H D.
456. — a. p. d. — Assiette avec fleurs en relief; marque en bleu g. f., avec les caractères cités plus haut. (Col. Grollier, n° 14337.)
457. — a. p. d. — Cafetière, décor de fleurs; marque en bleu, les lettres en creux. (Kelsterbach, 1750-1760. Musée de Sèvres, n° 5940.)
458. — a. p. d. — Tasse et soucoupe, décor de roseaux sur fond noir; marque en bleu brûlé. (Musée de Francfort-sur-le-Mein, n° 14765.)
459. — a. p. d. — Enfant jouant de la cornemuse, et ayant à côté de lui un chien; marque en bleu g. f. (Même musée, n° 164362.)
460. — a. p. d. — Pierrot assis et tendant son chapeau; marque ordinaire en bleu g. f., le D mal venu. (Musée de Hambourg, 96-145.)
461. — Ris Paquot donne le H D couronné en rouge. Avec d’autres auteurs, il le donne aussi sans couronne et sans indication.
462. — f. à pâte bl. assez dure. — Théière à côtes, à raies et à fleurettes bleues; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14562.)
KLOSTERWEILSDORF
Table des matières
V. CLOSTERWEILSDORF
KÖNIGSBERG
Table des matières
SAXE-COBOURG-GOTHA.
Fabrique du Conseiller Ehrenreich en 1776.
463. — f. f. paraissant friable. — Chandeliers cannelés, genre anglais; marque en creux. (Musée de Hambourg, 94-134.)
464. — f. f. — Plateau à canaux violets; même marque. (Musée de Sèvres, n° 12058.)
KRONENBOURG
Table des matières
V. LOUISBOURG
LANDSBERG
Table des matières
BAVIÈRE.
465. — a. p. d. — Cafetière; le bec est formé par une tête de femme; décor de roses; la marque doit vouloir représenter le nom du peintre Coyhn. (Vente Fischer à Cologne, n° 1017.)
Nous n’avons pas eu d’autres renseignements sur cette fabrique, du reste peu importante.
LICHTE
Table des matières
SAXE-MEININGEN.
Fondée en 1820 et exploitée par les frères Heubach; objets de fantaisie.
466. — p. d. m. — Vase orné d’un profil de femme dans un cœur en pâte blanche rapporté sur un fond vert; marque en rouge. (Col. Grollier, n° 14491.)
467. — p. d. m. — Le pendant semblable avec cette marque en rouge. (Col. Grollier, n° 14856.)
Jacquemart cite parmi les ateliers de décoration modernes celui de Carl Haag.
LIMBACH
Table des matières
SAXE-MEININGEN.
Gotthelf Greiner, secondé par Macheleid, avait fondé, en 1762, cette fabrique de porcelaine dure sous la protection du duc Antoine Ulrich. L’établissement étant devenu insuffisant, il dut créer dans les environs ces nouvelles manufactures qu’il dirigea simultanément:
Wallendorf en 1762;
Closterweilsdorf, en 1765;
Grossbreitenbach et Ilmenau, en 1777.
Il acheta aussi la fabrique de Rudolstadt.
La porcelaine est généralement bonne, quoique grise; les marques sont un L, ou deux L croisés ou entrelacés, soit enfin L B. Semblable à celui qui se trouve à notre n° 480.
468. — a. p. d. — Tasse tonneau et soucoupe, paysage bistre, marque en bleu g. f. Elle est classée par le musée à Limbach . (Musée de Sèvres, n° 5693 .)
469. — a. p. d. — Tasse et soucoupe à côtes, décor de fleurs en camaïeu pourpre, qualité commune. Sur la tasse, cette marque en bleu g. f. (Col.. Grollier, n° 14058.)
470. — a. p. d. — Une femme en bonnet violet porte des fleurs dans sa robe, socle épais; marque en violet . (Même col., n° 14067.)
471. — a. p. d. — Soucoupe à côtes et fleurs en camaïeu violet; marque en violet. (Même col., n° 14059.)
472. — a. p. d. — Théière ornée d’un paysage; marque en lilas. (Col. Franks, n° 235.)
473. — a. p. d. — Sucrier, le bas en forme de feuille, décor de fleurs et de fruits; marque en bleu g. f. (Col. Franks, n° 236.)
474. — a. p. d. — Tasse et soucoupe avec paysage en camaïeu violet; marque en rouge brun. La qualité et la blancheur de la porcelaine feraient penser à Höchst et surtout à Valenciennes, par son caractère français. (Col. Grollier, n° 13696.)
475. — M. Chaffers donne à Limbach la marque précédente et les suivantes: Celle-ci en bleu g. f. sur une porcelaine blanche.
476. — Cette autre en bleu g. f., sur une porcelaine décorée de fleurs.
477. — La troisième sur une tasse et soucoupe ornées d’un paysage en camaïeu bleu. (Col. Staniforth.) Elle ressemble à celle de Walendorf.
478. — On rencontre enfin cette variété d’L.
479. — On attribue souvent à Limbach cette marque avec une étoile en ajoutant que, sans étoile, elle appartient à Luxembourg. En nous appuyant sur la pièce suivante, nous pensons que, dans les deux cas, on peut la classer à Limbach.
480. — a. p. d. — Femme semblable à notre n° 470; marque en noir. Quoique sans étoile, elle doit être de Limbach. (Col. Grollier, n° 14065.)
481. — Dans la collection Bertaux de Metz, les Quatre Saisons, marquées comme la pièce précédente, sans étoile, sont attribuées à Saxe Meiningen.
482. — Les Quatre Saisons de la collection Dickens, sous les nos 261 à 264 du Keramic Gallery marquées BL, sont attribuées à Boch de Luxembourg. Pour nous, on n’a pas fait de porcelaine à Luxembourg.
Les statuettes de Limbach ont, en général, des figures chiffonnées assez caractéristiques et faciles à reconnaître.
483. — a. p. d. — Cafetière à médaillon d’enfant en camaïeu rouge; la marque en brun est le nom de l’artiste ; elle est attribuée à la Thuringe XVIIIe siècle. (Musée de Sèvres, n° 6963 .)
484. — a. p. d. — Tasse et soucoupe, même décor, même attribution; marque en rouge. (Même musée, n° 69632.)
485. — a. p. d. — Soucoupe décorée de bouquets et attribuée à Limbach; marque en rose violacé. (Col. Gasnault, n° 1424.)
486. — a. p. d. — Tasse et soucoupe ornées de bouquets et de côtes à l’intérieur; la tasse est marquée en violet, la soucoupe en rouge. (Col. Grollier, n° 14056.)
487. — a. p. d. — Soucoupe, décor de bouquets; marque en vert pomme. (Même col., n° 14057.)
488. — a. p. d. — L’automne et l’hiver; marque en violet. (Col. Franks, n° 277.)
489. — a. p. d. — Théière ayant à son bec une gueule de dragon et décorée d’une lanterne magique et d’un bûcheron sur la pause; marque en violet, lO en creux; le D peut se lire L D, qui serait alors le sigle de Dœsch . (Col. Grollier, n° 14066.)
490. — On donne à Limbach cette marque d’Ilmenau sans explication. Nous ne l’avons jamais vue.
LIMBACH, PRÈS D’ALSBACH
Table des matières
SAXE-MEININGEN.
491. — Cette fabrique, de porcelaine fondée en 1772, appartient à une société sous la direction de Dressel. Elle produit des jouets, des bibelots et des têtes de poupées en biscuit, avec cette marque qui ressemble à celle de Grossbreitenbach.
LOUISBOURG
Table des matières
WURTEMBERG.
En 1758, Karl-Eugène, duc de Wurtemberg, fit établir à Louisbourg, une manufacture de porcelaine, sous la direction de Johann Gottfriedt. En 1759, elle fut dirigée par J.-J. Ringler, qu’on avait fait venir de Nymphenbourg, et qui resta jusqu’en 1762. Nous trouvons ensuite A.-J. Buhler, de 1763 à 1774, et J.-F. Kaufmann, de 1774 à 1802. Louisbourg cessa d’être résidence royale en 1775, époque à laquelle la décadence commença à se faire sentir dans la fabrication. Le roi Guillaume supprima la manufacture en 1824.
Pendant longtemps, on fit venir les matériaux de France; mais la qualité variait entre les pièces de la même époque, sans qu’on puisse en trouver l’explication. Le manque de blancheur, dans la pâte, et quelquefois la lourdeur des pièces, empêchaient les bonnes productions de pouvoir lutter avec Meissen. Les socles imitaient le marbre ou les rochers.
Il est assez difficile de dater les marques, et beaucoup d’erreurs plus ou moins contradictoires ont été écrites à ce sujet par différents auteurs. M. Léo Balet, dans son bel et savant ouvrage sur Louisbourg, auquel nous empruntons une partie de nos renseignements, a remis autant que possible les choses au point.
Les marques, en général en bleu, ont souvent tourné au noir. La première a été les deux C croisés avec ou sans couronne, point de départ de tant de discussions. Le C représentait l’initiale du duc Carl jusqu’à sa mort en 1793. La marque de l’L couronné, qui vint après, était pour le duc Louis-Eugène, jusqu’en 1795. M. Franks doit se tromper quand il parle de ce chiffre avec les armes de Wurtemberg à une date antérieure.
Demmin ne doit pas être plus exact dans ses dates et ses affirmations.
M. Berthold Pfeiffer dit que la couronne n’est qu’un chapeau de duc et que le nom de Kronenbourg en tire leur origine.
M. Marryat a le tort d’affirmer que Louisbourg s’est appelé Kronenbourg.
Enfin M. Léo Balet, après de longues études, croit avec raison que l’emploi de la couronne n’a pas une signification de date, mais bien de qualité de porcelaine, comme il a pu, du reste, le constater dans son musée de Stuttgart. Les statuettes à socle rocaille, plus soignées et plus ornées ont la couronne, tandis que celles qui ont un socle simple n’ont pas de couronne.
D’après les remarques que nous avons faites, dans le Louisbourg, en général, les pointes du C se terminent par un point plus ou moins accentué, tandis qu’à Niderviller, qui avait une marque similaire, les extrémités du C sont pointues. De plus, les couronnes n’ont pas la même forme dans les deux fabriques, et, avant tout, il faut se guider sur le caractère de la porcelaine et se souvenir que les décors de Niderviller sont presque toujours français.
Les pièces du commencement se reconnaissent à leur défaut de transparence et à leur couleur bise qui les rend enfumées.
La marque du bois de Cerf fait partie des armes de Wurtemberg.
Le bois de Cerf unique et sans couronne se trouve presque toujours sur des pièces fin XVIIIe siècle ou commencement XIXe siècle.
Nous croyons que de 1806 à 1816 on s’est servi du chiffre F R avec ou sans couronne. Souvent l’F ressemble à un T, mais c’est l’F de Frédéric.
Après 1816, arrive le W R couronné pour Wilhelm Rex.
Souvent la marque est accompagnée d’un K en bleu ou en creux. Certains auteurs ont voulu, sans aucune raison, en déduire que ce K se rapportait à Kronenbourg. On doit se souvenir que Ringler a souvent employé des lettres, pour indiquer la composition de la pâte comme on l’a fait à Nymphenbourg.
La dénomination de Vieux Louisbourg que nous employons pour ne pas froisser certaines susceptibilités et pour pouvoir nous servir des numéros du Catalogue, afin de donner plus de clarté et de précision à notre description, n’a pas sa raison d’être, la manufacture ayant fermé ses portes en 1824.
Nous empruntons à M. Léo Balet la liste des artistes en ajoutant une note complémentaire pour Beyer.
Gottfried Trothe-Joh., 1758-1759;
Goz Job, 1759-1762;
Pustelli Franz-An., 1760-1762;
Riedel Got.-Fried., 1759-1779;
Motl Joh.-Jak.;
Louis Joh.-Jak., 1762-1772;
Ach Franz.-Jos., 1759-1763;
Ferreti Dom., 1762-1767;
Beyer Joh.-Chris.-Wil., 1762-1767, fut le principal sculpteur de Louisbourg.
Né en 1725, Beyer alla travailler à Paris, en 1749, dans les ateliers de Boucher et de Natoire, et ensuite à Rome, en 1751, pour étudier la sculpture. Mais il ne s’est jamais départi de l’influence française. Vers 1767, il se rendit à Vienne. Il s’adonna au style grec et fit aussi des couples amoureux, des bacchants, des musiciens genre rocaille. Plusieurs de ses œuvres sont la reproduction de ses statues de Schœnbrunn, ce qui nous en donne une attribution presque certaine.
Weinmüller Jos., 1765-1767;
Messen Venezianische;
Lejeune Pi.-Fran., 1768-1778;
Schmidt Jos.-Hein., 1766-1810 (?);
Dennecker Joh.-Hein., 1790-1795;
Scheffauer Phi.-Jak., 1790-1795;
Isopi Ant., 1810-1824;
Frank Jos.-Chris.
MARQUES DES DEUX C.
492. — a. p. d. — Tasse et soucoupe dentelées, avec godrons et fleurs à l’intérieur, marque en bleu g. f., le reste en creux. Cette pièce et la suivante ont bien le caractère du commencement de la fabrication. (Col. Grollier, n° 14061.)
493. — a. p. d. — Tasse et soucoupe avec imbrications en relief et fleurs; marque des deux C couronnées en bleu g. f. (Musée de Hambourg, n° 82-33.)
494. — a. p. d. — Soucoupe à fleurs, pâte bise, transparence bonne; marque en bleu g. f. noirâtre. (Col. Grollier, n° 14078.)
495. — a. p. d. — Tasse et soucoupe vannées, décor de paysage, bonne qualité ; marque en bleu g. f., la soucoupe a en plus trois lettres. (Col. Grollier, n° 14076.)
496. — a, p. d. — Jeune homme portant une besace; les C croisés en bleu, le reste en creux. (Col. Grollier, n° 14069.)
497. — a. p. d. — Trois vases de 0 m. 60 de haut, un enfant en forme le bouton; ils sont ornés de guirlandes, de paysages, d’oiseaux et de papillons, marque en bleu g. f., R en rouge. (Château de Stuttgart.)
Deux vases plus petits complètent la garniture.
498. — a. p. d. — Deux perroquets sur des terrasses de cerisiers rappelant la fabrication chinoise. Les C couronnés en bleu g. f., le reste en creux, remarquer l’L couronné, qui est une marque rare pour Louisbourg. (Même col.)
499. — Une autre paire avec les C couronnés et cette marque en creux.
500. — Une autre paire avec les C couronnés et cette variante en creux.
MARQUES DES DEUX C RELEVÉES DANS LA COLLECTION HIRTH, AVEC LEURS NUMÉROS.
501. — N° 550. — a. p. d. — Tailleur comique. Les C couronnés, S en bleu, H en creux.
502. — N° 553. — a. p. d. — Jeune homme sur un socle rocaille; les deux C couronnés avec S en bleu et S N en creux.
503. — N° 560. — a. p. d. — Berger et bergère; les deux C en bleu sur le socle et au revers FI: 3: 4 en creux; modèle de Beyer.
504. — N° 563. - a. p. d. — Source couchée sur des rochers ; les deux C couronnés en bleu sur le derrière du socle; au revers, lettres et chiffres en creux; modèle de Beyer .
505 — N° 566. — a. p. d. — Hercule avec une biche; les deux C en bleu, le reste en creux ; modèle de Beyer.
506. — N° 571. — a. p. d. — Amour et Psyché sur des rochers; les deux C couronnés en bleu sur le socle, et au revers, ces lettres en creux; modèle de Beyer.
On verra à Nymphenbourg ces lettres en creux mises de la même façon qu’à Louisbourg. On peut donc en conclure qu’elles appartiennent dans les deux localités à Ringler qui travaillait à Nendeck en 1754 et à Louisbourg en 1759.
507. — N° 572. — a. p. d. — Vénus et Adonis sur des rochers; les C couronnés en bleu, ces lettres en creux; modèle de Beyer.
508. — N° 574. — a. p. d. — Femme à l’antique sur des rochers; les deux C couronnés en bleu; au revers, en creux, ces lettres; modèle de Beyer.
509. — N° 579. — a. p. d. — Joueur de violon assis, même socle, les deux C en bleu, les lettres en creux; modèle de Beyer.
510. — N° 580. — a. p. d. — Joueur de violoncelle, même socle, les deux C en bleu; en plus, les lettres en creux; modèle de Beyer.
511. — N° 584. — a. p. d. — Les trois Grâces sur un socle marbré ; les deux C en bleu et les lettres en creux; modèle de Beyer
512. — N° 591. — a. p. d. — Danseur et danseuse; les deux C en bleu, et les lettres en creux.
513. — a. p. d. — Sujet galant accompagné de deux chiens; marque des deux C couronnés en bleu, la flèche en rouge, le reste en creux . Cette marque a été relevée par nous.
514-514-514-5143. — Nous avons aussi relevé ces quatre marques sur des tasses et soucoupes ornées d’écailles et de fleurs. Les C couronnés accompagnent les quatre marques qui se trouvaient chez M. Wœrnitz, Paris.
515. — a. p. d. — Les quatre saisons sous des bosquets; marque des C couronnés en bleu, H M en brun probablement pour le peintre, I N M en creux. (Col. A. Heidelbach, n° 203.)
516. — a. p. d. — Un fleuve en couleur porte cette marque, les dernières lettres en creux. (Vieux Louisbourg, n° 21, Musée des Antiquités de Stuttgart.
517. — a. p. d. — Jeune fille ayant un chien sous son bras; marque en rouge et au trait. (Col. Grollier, n° 14070.)
518. — a. p. d. — Sucrier à côtes; le décor de fleurettes et la marque sont en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14098.)
519. — a. p. d. — Tasse ornée de médaillons de marine et de guirlandes; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14060.)
520. — a. p. d. — Assiette, décor oriental, qualité ordinaire; marque en bleu g. f., un K en creux et un L qu’on pourrait prendre pour la série ou le peintre mais qui pour nous signifie Louisbourg. (Col. Grollier, n° 14291.)
521. — a. p. d. — Un homme semant du grain; même marque, en vert. (Col. Franks, n° 208.)
522. — a. p. d. — Tassé décorée de fleurs; marque en bleu g. f., mal venue. (Musée national de Hambourg, H-G, 1798.)
523. — a. p. d. — Plateau quadrilobé, orné de bouquets; bonne qualité ; marque au cachet en creux avec lettres en relief. (Col. Grollier, n° 14099.)
524. — a. p. d. — Assiette vannée avec fleurs et papillons genre coréen, décor rare à Louisbourg; marque en bleu g. f. (Même col., n° 14338.)
525. — a. p. d. — Tasse à thé festonnée et vannée, décor de bouquets. La pièce de bonne qualité est certainement du XVIIIe siècle avec les caractères de Louisbourg; marque en bleu g. f. (Même col., n° 14077.)
526. — a. p. d. — Cette marque a été relevée par nous sur une statuette d’homme jouant de la basse; les C en bleu g. f., l’S allemand en violet, les trois lettres inexpliquées en creux.
527. — a. p. d. — Vulcain; la marque en violet pourrait être la signature de Scheiblé. (Vieux Louisbourg, n° 81, musée des Antiquités de Stuttgart.)
528. — a. p. d. — Une jardinière avec cette marque; l’R qui accompagne l’S allemand empêche de l’attribuer à la signature de Scheiblé. (Vieux Louisbourg, n° 201, musée des Antiquités de Stuttgart.)
529. — a. p. d. — Cafetière dont le bouton est formé d’un lion; elle a des filets violets; pâte grise, mais transparente; fabrication du XVIIIe siècle; marque en bleu g. f., le K en creux. (Col. Grollier, n° 14068.)
530. — a. p. d. — Tasse à thé, fleurettes et bouquets à l’intérieur, à l’extérieur des ornements en relief. La pièce semblerait antérieure à la précédente, à moins qu’on ait reproduit un vieux modèle. Marque en bleu g. f; la soucoupe est marquée en bleu du double C couronné. (Col. Grollier, n° 14101.)
531 — Ris Paquot et d’autres auteurs donnent aussi la couronne seule en bleu.
532. — a. p. d. — Chandelier avec deux amours; la couleur de la marque n’est pas indiquée, probablement en bleu. (N° 1050, Vieux Louisbourg, Musée de Hambourg.)
MARQUE DES BOIS DE CERF.
Cette marque employée à diverses époques semble ne l’avoir été avec un seul bois de cerf qu’à la fin de la fabrication.
533. — a. p. d. — Tasse et soucoupe ornées de chiffres couronnés en fleurs et bordées de perles. La tasse est marquée de l’L, la soucoupe de l’écusson aux trois bois de cerf, le tout en bleu g. f. La pièce vient de la collection Staniforth, citée par M. Chaffers. (Col. Franks, n° 205.)
534. — a. p. d. — Cafetière avec un lion au bouton, frise de perles et de fleurs; marque des armes du Wurtemberg en bleu g. f., et un K en creux, fin du XVIIIe siècle. (Kensington, 3407-53.)
535-536. — M. Graesse donne ces deux marques.
537. — a. p. d. — Cafetière avec un lion au bouton et des filets en pourpre, fin du XVIIIe siècle; marque en bleu g. f. (Musée de Sèvres, 5554.)
538. — a. p. d. — Soucoupe vannée, décor de fleurs, qualité assez bonne, quoique avancée d’époque, marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14103.)
539. — a. p. d. — Soucoupe, décor en bleu g. f. de fleurettes genre oriental, qualité commune de la fin de la fabrication; marque en bleu g. f., P en creux. (Col. Grollier, n° 14102.)
540. — a. p. d. — Tasse ornée d’une frise de piastres et de perles noires; la marque ressemble à un bois de cerf, le K indique le Louisbourg, pâte grise fin du XVIIIe siècle, le tout en noir. (Col. Grollier, n° 14063.)
541. — a. p. d. — Cafetière, avec un lion au bouton, décor de bouquets, qualité médiocre fin du XVIIIe siècle marque en bleu g. f. (Col. Franks, n° 203.)
542. — a. p. d. — Tasse à médaillon de paysage bistre et ces lettres en creux, la soucoupe a le même décor avec un A et un L en creux; aux deux pièces le bois de cerf en bleu g. f., fin du XVIIIe siècle. (Col. Grollier, n° 14075.)
MARQUES F R A PARTIR DE 1806 .
543. — a. p. d. — Tasse ornée d’un médaillon représentant un cavalier romain et un homme à pied; la marque en rouge. (Col. Grollier, n° 14074.)
544. — La soucoupe a des guirlandes en or, ainsi que la marque et les chiffres de série, qui signifient peut-être décembre 1808. (Col. Grollier, n° 14333.)
545. — p. d. m. — Pot à crème décoré de fleurs, marque en rouge. (Col. Franks, n° 211.)
546. — M. Chaffers donne cette marque en bleu et la donne avec raison à Louisbourg. (Col. Franks, n° 267.)
547. — p. d. — Une chèvre marquée en creux. Si on lit F R, la pièce peut être de Louisbourg ou de Pirkenhammer . F K serait du reste inexpliqué ; car on ne peut y voir la marque de Zwickau, comme on l’a prétendu à tort quelquefois. (Col. Grollier, n° 13957.)
548. — Certains auteurs donnent cette variante que nous n’avons jamais rencontrée et qui peut être une erreur .
549. — a. p. d. — Terrine ornée d’un médaillon, avec cette marque. (Col. du grand-duc Ulrich de Wurtemberg.)
550. — M. Pleiffer donne cette marque, sans explication, relevée sous un vase orné d’un médaillon d’amours avec la date 1813. (Col. royale, n° 1069.)
550 bis. — Même marque en couleur, avec la date 1814, sous une assiette décorée d’une tête grecque. (Col. royale, n° 1275.)
MARQUES W R.
La marque W R signifie Wilhelm Rex et commence à son avènement, en 1816.
551. — a. p. d.. — Schwarz Kopf.; marque en bleu. (Musée des Antiquités de Stuttgart. Vieux Louisbourg, n° 526.)
552. — a. p. d. — Pot à lait orné de perles blanches et or et d’une tête de faune, avec cette marque. (Col. de Mlle Mohl. Vieux Louisbourg, n° 1236.)
553. — p. d. m. — Tasse dont l’intérieur est doré ; le décor vert et or représente une lyre et deux cornes d’abondance; marque en or. La soucoupe est ornée de guirlandes de feuillage vert; la marque en or. (Col. Grollier, n° 14054.)
MARQUES DIVERSES.
554. — a. p. d. — Minerve marquée des deux C couronnés en bleu et de ce chiffre en violet pour un artiste. (Musée de la Bibliothèque, Stuttgart.)
555. — a. p. d. — Un homme et une femme dansant; les C en bleu g. f., I, S et B en violet, probablement pour le peintre, le reste en creux. (Même musée.)
556. — a. p. d.. – Les Trois Grâces; les C en bleu g. f. et l’initiale du peintre (?) en violet. (Même musée) .
557. — a. p d. — Enfant assis; les C couronnés en couleur, St probablement pour Steinkopf. (Col. miss Dudley et miss Townley Parquer.)
558. — a. p. d. — Statuette de la Vérité ; la marque de Steinkopf en couleur. (Vieux Louisbourg, n° 43.)
559. — a. p. d. — Apollon et Marsyas, les C couronnés en bleu; la marque en couleur. (Vieux Louisbourg, n° 40. Musée des Antiquités, Stuttgart.)
560. — a. p. d. — Soucoupe avec un médaillon de femme en noir et des guirlandes par le peintre de fleurs Kirschner; marque en bleu g. f., signature du peintre en brun, les lettres de série en creux. (Col. Grollier, n° 14062.)
561. — a. p. d. — Compotier vanné. Les C couronnés en bleu g. f. J T en violet pour le peintre, le reste en creux. (Même col., n° 14316.)
562. — a. p. d. — Compotier, marque en bleu g. f., des C soulignés d’un trait violet, C H en violet, le reste en creux. (Même col., n° 14294.)
563. — a. p. d. — Un homme avec un tricorne; les C entrelacés en bleu g. f., H en saumon, le reste en creux, H probablement pour le peintre. (Même col., n° 14072.)
564. — a. p. d. — Jardinière, le sein nu; marque ordinaire en plus deux lettres et un chiffre en creux pour le modeleur. (Musée de Hambourg, 86-63.)
565. — a. p. d. — Muse; marque ordinaire, S en violet pour le peintre Steinkopf. (Col. Darmstädter, Berlin.)
566. — Une autre muse; marque ordinaire, les initiales en violet semblent être S B, le reste en creux; 52 ne signifie pas 1752, la fabrique n’ayant été fondée qu’en 1756. (Même col.)
567. — a. p. d. — Les Cinq Sens avec les deux C sans couronne en bleu g. f., la signature en rouge. (Même col.) .
568-568 bis. — a. p. d. — Chinois et enfant sur des rochers, qu’on rencontre souvent à Louisbourg; marque ordinaire, et ces initiales d’artiste inexpliquées en violet. Le pendant est une femme marquée d’un seul M en violet, qui peut être pour Mathei. (Château royal de Stuttgart, n° 48.)
569. — a. p. d. — Groupe d’un couple galant; les C en bleu et l’inscription en creux pour le modeleur. (Vient de la col. San Severo.)
570. — a. p. d. — Urne couverte, décorée de fleurs; marque en couleur. ( Vieux Louisbourg, n° 1054. Col. royale.)
570 bis. — Une seconde urne du Vieux Louisbourg porte la marque ci-contre.
571. — a. p. d. — Urne décorée de Vénus et de l’Amour; cette marque en or. (Vieux Louisbourg, n° 1030. Col. royale.)
572. — a. p. d. — Moissonneurs en blanc; cette marque inexpliquée. (Vieux Louisbourg, n° 158. M. Schnabel, Stuttgart.)
573. — a. p. d. — Hercule; cette marque en couleur pourrait être de Höchst? (Vieux Louisbourg, n°25. Musée des Antiquités.)
BISCUITS.
574. — bise. d. bl. — Une femme en costume Louis XVI à côté d’un dauphin sur un socle de rochers; marque en creux, le W I R signifie peut-être Guillaume Ier roi, le reste pour le modeleur. (Musée de la Bibliothèque, Stuttgart.)
575. — bise. d. bl. — Buste de Guillaume Ier et de sa seconde femme, sans marque. (Même musée.)
576. — Quoique mis aux Incertains, peut-être de Louisbourg, où le biscuit semble n’avoir commencé qu’en 1818; marque en creux. (Col. Grollier, n° 13594.)
Nous donnons ici quatre variantes de couronnes, qui ont été employées au-dessus des C croisés. Elles ont été classées au répertoire des marques sous le n° 2920.
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