Kitabı oku: «Les vrais sous-offs: Réponse à M. Descaves»

Yazı tipi:

Georges Darien, Édouard Dubus

Les vrais sous-offs: Réponse à M. Descaves


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066085766

Table des matières

LES VRAIS Sous-Offs

RÉPONSE A M. DESCAVES

PARIS

NOUVELLE LIBRAIRIE PARISIENNE

ALBERT SAVINE, ÉDITEUR

12, RUE DES PYRAMIDES, 12

AUX SOUS-OFFICIERS

LES VRAIS SOUS-OFFS

Imp. Beaudelot et Méliès , 16, rue de Verneuil, Paris.

LES VRAIS Sous-Offs

Table des matières

RÉPONSE A M. DESCAVES

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Il faut passer par la

mort pour naître à la

gloire.

Sergent Bobillot.


PARIS
NOUVELLE LIBRAIRIE PARISIENNE
ALBERT SAVINE, ÉDITEUR
12, RUE DES PYRAMIDES, 12

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AUX SOUS-OFFICIERS

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Des Armées de Terre et de Mer,

AUX GLORIEUX MUTILÉS

DONT LES MEMBRES

JONCHENT LES PAGES DE NOTRE HISTOIRE:

AUX INVALIDES, A L'ARMÉE, A LA PATRIE

Cette Œuvre de Réparation est dédiée.

LES VRAIS SOUS-OFFS

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A l'heure où l'ennemi nous guette par dessus la frontière; à l'heure où la barbarie teutonne étire ses griffes, encore rouges de sang, vers la civilisation latine; à l'heure où un adversaire brutal médite d'étouffer sous le talon de sa botte notre génie national; à l'heure lugubre où, devant les ambitions affamées du despotisme, va sonner peut-être le tocsin vengeur des dernières libertés, un homme s'est rencontré qui n'a pas craint de lancer la calomnie, comme un bélier destructeur, contre les remparts de la Patrie; qui n'a pas hésité à éclabousser de boue le drapeau tricolore; qui a osé se rire de notre honneur et railler nos espérances:

Il a insulté l'armée française!

Un livre scandaleux a paru, qui a la prétention de faire un tableau fidèle de la vie des sous-officiers. Dans ce livre, il n'est question ni de dévouement, ni de courage, ni de désintéressement, ni de loyauté. On n'y parle que de lâcheté, que de mœurs honteuses, que de concussions. A en croire ce livre, du caporal à l'adjudant, on ne trouve dans les casernes que prévaricateurs, couards, équivoques gredins...

Ce n'est pas la première fois, disons-le, en nous voilant la face, qu'un écrivain sans doute altéré de réclame, a déversé l'immonde injure, l'ignoble outrage, sur les défenseurs de nos foyers. MM. Péladan, Huysmans,—il sent son Prussien, ce nom là—Abel Hermant, Perrin, Octave Mirbeau, Bonnetain, Robert Gaze, ont voulu nous peindre, sous les couleurs les plus odieuses, cette vie d'abnégation, de renoncement et d'héroïsme discret, qui est celle des cadres de notre armée.

L'indifférence avait jusqu'ici fait justice de ces attaques haineuses inspirées par une basse rancune ou une étrange aberration.

Quant aux diffamés, ils avaient su montrer sur le terrain qu'on ne se jouait pas impunément de leur honneur.

Les honnêtes gens pouvaient croire que la leçon avait été comprise et que c'en était fini de cette campagne anti-française.

Ils se trompaient.

Ramassant toutes les infamies tombées au ruisseau, renchérissant sur elles, les aggravant encore, M. Lucien Descaves, puisqu'il faut l'appeler par son nom, est parvenu à forcer l'attention publique, par une accumulation d'outrages encore sans précédent.

Dans Sous-Offs, M. Descaves affiche l'outrecuidante prétention de nous donner la psychologie du sous-officier.

A cet effet, il imagine un régiment, tout de fantaisie—et quelle fantaisie!—un régiment, où les officiers paraissent à peine, où les sous-officiers, déchargés de tout contrôle supérieur, s'abandonnent à des instincts mauvais, qu'aucune autorité, ni morale ni hiérarchique, ne vient refréner.

Il en fait des rustres, des manants, sans éducation, sans instruction, sortis des couches les plus abjectes de la société, apportant au régiment des mœurs de repris de justice, des habitudes de souteneur.

Sans autre souci que celui du bien-être à satisfaire à tout prix, remplaçant le sentiment du devoir à remplir par un appétit effréné de jouissance, ils mettent dans la poche des plus misérables créatures, des doigts crochus qu'ils n'hésitent pas à plonger au besoin dans la caisse du régiment.

Sans cesse occupés à parfumer d'odeurs canailles, dérobées dans des maisons louches, leur peau qu'efféminent chaque jour des contacts dégradants—une peau qu'ils marchandent sans vergogne au Pays en danger—ils endorment un temps volé à l'exercice de leurs fonctions dans la paresse et l'ivrognerie.

Précisons. Étudions le roman de M. Descaves. Portons le scalpel de l'analyse dans cette production monstrueuse.

Ou plutôt; non! Qu'on ne nous accuse point ici de partialité! Refrénons l'indignation qui fait bondir le cœur de tout bon Français à la lecture de ces pages maudites. Laissons la parole aux organes autorisés de l'opinion publique. Quelque doctrine politique qu'ils défendent, à quelque parti qu'ils soient inféodés, ils se sont rencontrés, cette fois, dans un sentiment d'unanime réprobation.

Monsieur Francisque Sarcey écrivait dans le Parti National du 15 novembre 1889:

«Il a paru un volume de M. Descaves, qui a pour titre Sous-Offs. Je n'ai pu en soutenir la lecture jusqu'au bout. Elle est impatientante et parfois même révoltante.»

Dans la Liberté du 17 novembre, M. de Molènes, ce judicieux critique, s'écriait:

«Quant aux mœurs infâmes, accompagnées d'escroqueries chez certains, laissons les conseils de guerre en faire justice et détournons les yeux

Oui! Mais quel est le conseil de guerre qui fera justice du calomniateur?

M. Scaramouche, le sosie de M. Henri Fouquier, publiait dans le Gaulois du 29 novembre, ces lignes où court un grand souffle patriotique:

«On vole dans la caserne, on s'y saoûle en payant les sous-officiers; et si on en sort, c'est pour vivre en d'ignobles et gratuites débauches dans de mauvais lieux. Et voilà l'armée!»

Nous lisons dans l'Estafette du 30 novembre, sous la signature transparente d'un anonyme:

«Qui touche à l'armée est un mauvais Français.»

Vous entendez, M. Descaves?

M. de Lyden s'exprime ainsi dans la Patrie du 5 novembre:

«Ce livre est un livre contre l'armée; j'ajoute que c'est un livre contre la France. Et je ne serais pas surpris que M. de Bismarck lui infligeât le déshonneur d'être traduit en allemand, pour la plus grande édification de nos implacables ennemis!»

M. de Lyden a été bon prophète: c'est fait!!!

M. Laisant imprimait dans les colonnes de la Presse du 6 décembre l'appréciation suivante:

«Je ne crois guère à l'existence des mauvais livres. Celui dont je veux parler aujourd'hui fait exception, car il est de nature à ralentir la grande œuvre de réconciliation nationale autour du drapeau, et à réjouir nos ennemis de l'autre côté du Rhin!»

Dans le Paris du 13 décembre, M. Charles Laurent donne cet excellent conseil:

«Avez vous lu Sous-Offs? Non. Eh bien, ne le lisez pas!»

M. Tony-Révillon, dans les colonnes du Radical du 15 décembre, flétrissait en ces termes les inventions nauséabondes de M. Descaves:

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Yaş sınırı:
0+
Litres'teki yayın tarihi:
16 ocak 2025
Hacim:
27 s. 2 illüstrasyon
ISBN:
4064066085766
Yayıncı:
Telif hakkı:
Bookwire
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