Kitabı oku: «La Corse et son recrutement : études historiques, statistiques et médicales»

Yazı tipi:

François-Marie Costa de Bastelica

La Corse et son recrutement : études historiques, statistiques et médicales


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066320263

Table des matières

AVANT-PROPOS.

PREMIÈRE PARTIE

PREMIÈRE PÉRIODE.

DEUXIÈME PÉRIODE.

TROISIÈME PÉRIODE.

QUATRIÈME PÉRIODE.

DEUXIÈME PARTIE

CHAPITRE PREMIER.

CHAPITRE II.

CHAPITRE III.

CHAPITRE IV.

CHAPITRE V.

CHAPITRE VI.

CHAPITRE VII.

CHAPITRE VIII.

CHAPITRE IX.

CHAPITRE X.

TROISIÈME PARTIE

I

II

III.


A MONSIEUR

Le Baron H. LARREY

Dr COSTA (DE BASTELICA).

AVANT-PROPOS.

Table des matières

«La comparaison par maladies des moyennes générales d’exemptions avec les moyennes particulières de chaque région, donnerait le tableau le plus exact de l’aptitude physique des populations de la France.»

(Du Recrutement de l’armée, par le baron H. LARREY . )

Grâce aux travaux de notre regretté et savant maître, M. Boudin, qu’il faudra toujours consulter quand il s’agira du recrutement de l’armée, nous possédons déjà pour la France entière les moyennes générales des exemptions dont parle M. le baron H. Larrey. Quant aux moyennes particulières de chaque région, elles n’existent que pour un certain nombre de départements, tels que la Seine, la Seine-et-Marne, l’Aude, la Vendée, la Haute-Loire, le Cher, l’Indre, et nous les devons aux patientes et laborieuses recherches de MM. Goze, Sistach, Allaire, Peruy, Lèques, Mouillié, et surtout à celles de M. H. Bertrand, couronnées, à deux reprises différentes, par l’Académie de médecine.

C’est assez dire toute l’importance que ce corps savant attache à ce genre de recherches.

Nous-même, nous avons publié, en 1866, sur le recrutement du Pas-de-Calais, des études statistiques qui furent accueillies avec une extrême bienveillance par le Conseil de santé et par l’Académie.

Les terribles événements militaires dont nous avons été victimes, et les projets de modifications à l’étude, pour ce qui concerne notre système militaire (car la nouvelle organisation de l’armée, c’est-à-dire sa composition et l’assemblage de ses divers éléments, sont à peine ébauchés), nous engagent à publier aujourd’hui le résultat de nos observations sur le recrutement de la Corse, en attendant qu’il nous soit permis de mettre en ordre les documents que nous avons recueillis, dans une tournée de révision, sur le recrutement dans le département du Nord.

Personne n’ignore que «la statistique, en tant que science des faits naturels, exprimée par des termes numériques, est indispensable, qu’il s’agisse d’asseoir un impôt ou de lever des soldats.

«Elle est nécessaire pour apprécier les progrès d’un pays ou juger de sa décadence, pour proposer ou prendre les mesures nécessaires pour l’arrêter .»

C’est dans cet ordre d’idées que nous avons entrepris ces études sur le recrutement de la Corse, persuadé d’ailleurs que la France ne doit chercher l’explication de ses revers que dans ses propres fautes, et les moyens de les réparer que dans les ressources dont la Providence l’a si largement dotée.

A cette condition, il sera encore vrai de dire que: Dieu protège la France!...

Guagno-les-Bains, le 25 septembre 1872.

Dr COSTA (de Bastelica).

PREMIÈRE PARTIE

Table des matières

Coup d’oeil historique.

«Et n’est-ce pas surtout aux époques de défaillance et

«d’humiliation que les peuples doivent chercher dans le

«souvenir des gloires du passé, des encouragements pour

«l’avenir, des consolations pour le présent et principalement

«des enseignements précieux pour hâter le jour de la réha-

«bilitation ?»

L’histoire de la Corse peut être divisée en quatre périodes bien distinctes:

PREMIÈRE PÉRIODE.

Table des matières

La première période remonte aux âges les plus reculés et finit à la conquête de cette île par les Romains, vers l’an 460 de Rome (260 av. J.-C.). Cette période est naturellement la plus obscure. La plupart des peuples navigateurs de l’antiquité (Phéniciens, Grecs d’Ionie, Tyrrhéniens, Carthaginois, Ibères, Liguriens) passent pour y avoir fondé les premières colonies. «La tradition la plus accréditée, c’est que la Corse a été colonisée par les Phéniciens, qui se seraient en même temps établis en Sardaigne. Ils auraient été conduits dans ces deux îles par un fils de l’Hercule conquérant de l’Espagne et de l’Italie .»

Hérodote (liv. I, § 165) nous apprend que les habitants de Phocée, en Ionie, fuyant les armes de Cyrus, abandonnèrent leur pays, vers l’an 562 av. J.-C. et qu’après avoir essayé inutilement de s’établir dans les îles Œnuses, ils cherchèrent un refuge dans l’île de Cyrnos, où vingt ans auparavant, pour obéir à un oracle, ils avaient fait passer une colonie et fondé la ville d’Alalia (Aleria).

Suivant Diodore de Sicile, qui florissait vers l’an 44 av. J.-C., les Tyrrhéniens étaient maîtres de la Corse vers le milieu du Ve siècle, à l’époque où les Syracusains ruinèrent leur marine. Diodore représente l’île comme montagneuse et couverte de forêts , peu abondante en cours d’eau d’une certaine importance, mais pourtant riche en produits naturels, et habitée par des indigènes dont il vante la droiture, l’humanité et surtout l’esprit de justice. «Les esclaves que l’on tire de là sont les meilleurs esclaves du monde.....

«Les habitants se nourrissent de miel, de lait, de viande que le pays leur fournit largement. Ils observent entre eux les règles de la justice et de l’humanité avec plus d’exactitude que les autres barbares. Le même esprit d’équité paraît les conduire dans toutes les rencontres de la vie.»

Strabon, qui écrivait un demi-siècle après Diodore, nous a laissé, au contraire, un affreux tableau de la Corse et de ses habitants. Le croirait-on? un des principaux griefs de l’illustre géographe contre les montagnards corses, c’est leur répugnance invincible pour l’esclavage.

«L’île est peu peuplée. Le terrain y est âpre et généralement d’un difficile accès. Les montagnards corses vivent de brigandages... Ils sont plus sauvages que les bêtes mêmes... Toutes les fois qu’un général romain, après s’être avancé dans l’intérieur des terres et y avoir surpris quelque fort, ramène à Rome une certaine quantité d’esclaves, c’est un spectacle singulier que de voir leur férocité et leur stupidité. Ou ils dédaignent de vivre, ou ils restent dans une insensibilité absolue; ils fatiguent leurs maîtres et font bientôt regretter la somme, quelque petite qu’elle soit, qu’ils ont coûté...»

«On voit, dit Robiquet, qu’il y a opposition complète entre les deux tableaux...

«Strabon parle des prisonniers faits dans l’intérieur du pays, des montagnards idolâtres de la liberté. Les premiers esclaves faits en Corse habitaient sans doute les parties les plus voisines des côtes; leur commerce et leur mélange avec les étrangers avaient dû leur donner des mœurs bien différentes de celles des habitants des hautes montagnes, des vrais Corses... On trouverait encore parmi les derniers beaucoup d’hommes qui préféreraient la mort à l’esclavage ...

Ils pouvaient être justes entre eux et piller les Romains, leurs ennemis, les ennemis de leur liberté .»

Sénèque le philosophe n’est guère plus flatteur que Strabon, dont il semble emprunter le pinceau, dans ses appréciations sur la Corse et ses habitants. Relégué, sous le règne de Claude, à la suite d’une intrigue de cour, sur un rocher du cap Corse, et enfermé dans une tour qui porte encore son nom; aigri par les souffrances et par les privations d’un long et douloureux exil, et peut-être aussi par le châtiment que les femmes du cap infligèrent, dit-on, à son libertinage, le futur précepteur de Néron ne craignit pas de calomnier le pays et ses habitants, sans doute «afin d’intéresser les Romains en sa faveur et de rentrer en grâce à la cour impériale». Toutefois son opinion touchant l’origine du peuple corse est intéressante à connaître.

«L’île où je demeure a souvent changé d’habitants. Sans parler de l’antiquité, enveloppée dans la nuit des temps, je me bornerai à dire que les Grecs établis aujourd’hui à Marseille s’arrêtèrent d’abord dans cette île, après qu’ils eurent quitté Phocée. Les motifs de leur départ sont incertains: peut-être sont-ils dus à l’insalubrité du climat, aux progrès de la puissance italienne, à la pénurie de bons mouillages; mais on ne saurait les attribuer à la férocité des indigènes, puisque, en quittant la Corse, les Phocéens passèrent au milieu des peuplades les plus grossières et les plus sauvages de la Gaule...

«Aux Phocéens succédèrent les Liguriens , puis les Ibères, comme on peut s’en convaincre en étudiant les coutumes, l’habillement et la langue des habitants .»

Ainsi un premier fait historique bien avéré, c’est l’arrivée en Corse des Grecs d’Ionie, fondateurs d’Alalia (Aleria), qui tomba plus tard au pouvoir des Étrusques. En effet, nous savons par Diodore de Sicile que les Étrusques étaient maîtres de la Corse vers le milieu du Ve siècle avant l’ère vulgaire. «Il y a, dit-il, en Corse deux villes remarquables: Calaris (Alalia?) et Nicœa: Calaris, fondée par les Grecs d’Ionie, qui, après un assez long séjour dans cette île, en furent chassés par les Tyrrhéniens; Nicœa, qui fut bâtie par les soins des Tyrrhéniens après qu’ils eurent conquis l’empire des mers.»

Quant aux Carthaginois, «tout porte à croire qu’ils eurent en Corse des comptoirs, s’ils n’y dominèrent point en maîtres, comme en Sardaigne.» (Marmocchi.)

En effet, Polybe nous apprend qu’ils s’étaient emparés de toutes les îles des mers de Sardaigne et de Toscane quelque temps avant les guerres puniques.

Pomponius Mela, qui écrivait peu d’années après Strabon, va plus loin; il admet que les habitants de l’intérieur de l’île étaient d’origine carthaginoise, tandis que Pausanias, dans sa géographie phocéenne, les désigne sous le nom de Libyens indigènes . Les écrivains nationaux Jean de la Grossa, P. Cyrnœus, Filippini, Limperani et cent autres après eux, ne font que répéter ou commenter les récits et quelquefois les fables plus ou moins ingénieuses des auteurs anciens, touchant l’origine du peuple corse. Nous ne nous y arrêterons pas davantage.

En résumé, de l’examen rétrospectif qui précède, il résulte à l’évidence que la plupart des peuples navigateurs de l’antiquité, qui se disputaient la prépondérance dans la Méditerranée, ont dû avoir, dès les temps les plus reculés, des représentants dans une île que sa position géographique rendait si importante au point de vue commercial et militaire; mais rien ne prouve que ces premières colonies n’aient trouvé en Corse des habitants aborigènes ou autochthones. En effet, la Corse étant, au dire des géologues, une des terres européennes émergées des premières de l’Océan primitif, a dû être peuplée de fort bonne heure, s’il est vrai que l’espèce humaine, loin de descendre d’un couple unique, couvrait la terre dès l’origine sous forme de peuplades, comme la science moderne tend à le démontrer .

DEUXIÈME PÉRIODE.

Table des matières

An 260 avant J.-C., 460 de Rome.

Cette période commence avec la conquête de la Corse par les Romains et finit à la chute de leur Empire. Entreprise sous la conduite du consul L. C. Scipion, pendant le cours de la première guerre punique (an 494 de Rome), poursuivie avec des alternatives de revers et de succès par C. Lic: Varus, Cl. Glycias, Spurius Carvilius, C. Papirius, C. Servilius, M. Pinarius, C. Cicereius, cette conquête ne fut menée à bon terme que par Juventius Thalna, qui obtint les honneurs du triomphe, et par Scipion Nasica, après une lutte qui dura plus d’un siècle, et pendant laquelle les légions romaines subirent plus d’un affront, toutes les fois qu’elles essayèrent de pénétrer dans l’intérieur du pays .

Attaqués sans motifs , les féroces indigènes dont parle Sénèque se défendirent, un siècle durant, avec l’énergie du désespoir; mais à la longue la discipline romaine finit par triompher de leur courage, et les insulaires, faisant de nécessité vertu, se soumirent à la loi du vainqueur, qui les faisait entrer comme alliés dans la confédération des peuples latins, c’est-à-dire que, tout en payant un tribut, ils étaient libres de se régir par leurs propres lois .

Bientôt l’influence romaine, qui apportait partout son contingent au progrès, ne tarda pas à inaugurer en Corse une ère de prospérité inconnue jusqu’alors, et qu’elle n’a jamais atteinte depuis. Pline l’Ancien, qui florissait vers le milieu du premier siècle de notre ère, signale, dans notre île, l’existence de 33 villes (civitates) et de plusieurs colonies florissantes .

Ptolémée, qui vivait vers l’an 138 de notre ère, indique le nom et la position géographique de 27 villes dont 13 étaient situées sur la côte et 14 dans l’intérieur de l’île. En un mot, la Corse était devenue une province romaine; ses habitants adoptèrent peu à peu les mœurs, les coutumes, la langue du vainqueur, et s’identifièrent avec lui de telle sorte que l’élément romain, en dépit des vicissitudes ultérieures, constitue, même de nos jours, le fond indélébile du caractère nationale .

Plus tard, dans les terribles bouleversements des premiers siècles du moyen âge, la Corse ouvrait son sein à un grand nombre de fugitifs italiens qui reculaient devant les invasions des barbares du Nord. C’est au milieu de ses rochers et de ses forêts que sont venus se réfugier, comme dans un asile impénétrable, les derniers partisans de l’Empire romain.

TROISIÈME PÉRIODE.

Table des matières

Depuis la chute de l’Empire romain jusqu’à l’établissement des Génois en Corse (476 à 1347).

«Pendant cette longue période, la Corse eut à subir le contre-coup des malheurs sans fin qui résultèrent, pour l’Occident, de la décadence et de la dernière catastrophe de l’Empire romain.» Tous les fléaux qui arrêtent le développement d’une nation et entravent sa marche vers le progrès, — guerres civiles et étrangères, invasions, peste, famine, — fondirent sur elle, au souffle des tempêtes déchaînées par les hordes du septentrion. Vandales (457), Goths (567), Lombards, Byzantins, l’envahissent et la désolent à tour de rôle. Puis viennent les incursions des Sarrasins (713 à 810), qui sèment partout la dévastation et la ruine. Cet état de choses ne fit qu’empirer après la mort de Charlemagne (814), dont les pâles successeurs précipitèrent le naufrage de la puissance française en Italie. Alors aux désastres des invasions étrangères viennent s’ajouter les horreurs des guerres intestines, suscitées par l’ambition des seigneurs, ou barons du pays, en lutte permanente les uns contre les autres et contre leurs vassaux révoltés. Ces barons étaient pour la plupart les descendants des guerriers venus, dit-on, en Corse du temps de Charlemagne, pour combattre les Sarrasins sous la conduite d’un noble seigneur romain, le fameux Hugues Colonna . Ces barons, s’étant ainsi procuré des châteaux forts, des domaines et des titres féodaux, furent la souche de tous ces petits tyrans qui, faisant de leurs manoirs des places de guerre, et de leurs domaines des champs de bataille et de rapine, dominèrent en Corse jusqu’au commencement du Xe siècle et la remplirent d’agitations et de ruines.

«Rien de plus triste à lire que les pages où Jean de la Grossa raconte les luttes intestines, les guerres sans motifs, les trahisons infâmes, les cruautés inouïes qui eurent lieu pendant deux siècles entre ces seigneurs .» Profitant de l’état d’anarchie dans lequel le pays était tombé, déjà le plus puissant d’entre eux, le comte de Cinarca, vainqueur de ses rivaux, s’apprêtait à soumettre l’île entière à sa domination, lorsqu’une diète nationale (premier parlement populaire dont l’histoire corse fasse mention) se réunit à Morosaglia et se donna pour chef le valeureux Sambucuccio d’Alando, en lui confiant la mission de remédier aux maux de la patrie et de châtier l’insolence de ses oppresseurs. Après avoir repoussé dans ses États le seigneur de Cinarca, Sambucuccio songea à établir entre les divers districts de l’île une ligue ou confédération qui devait plus tard servir de modèle aux montagnards suisses. En conséquence, tous les droits seigneuriaux furent abolis et remplacés par un gouvernement populaire, dans toute l’étendue du pays affranchi, qui prit le nom de Terre de commune. «Chaque commune désignait à la pluralité des suffrages un podestat et deux juges ou pères de commune .» Ils étaient chargés de l’administration civile et de la police locale. On les renouvelait tous les ans; mais il était loisible aux électeurs de les maintenir dans leurs fonctions. Un suprême conseil (magistrat des Douze, du nom des 12 districts qui avaient adhéré à la ligue) était élu par eux, avec mission de faire les lois et les règlements. Enfin les pères de la commune choisissaient dans chacun des Etats émancipés un fonctionnaire, une sorte de tribun populaire qui, sous le nom de caporale, devait défendre les intérêts des pauvres et des faibles. Ce fait notable eut lieu au commencement du XIe siècle, en 1007 . «Ces germes une fois implantés dans l’île ne fu- «rent jamais étouffés, mais ils grandirent au milieu des «orages, ils ennoblirent la rude énergie d’un peuple véritable «enfant de la nature, et perpétuèrent un sentiment de patrie «et de liberté sans précédents dans l’histoire; et, à une «époque où tous les peuples civilisés du continent ne con- «naissaient que des formes de gouvernement despotiques, «ils donnèrent à la Corse la possibilité de créer la constitu- «tion de P. Paoli , née bien avant que l’Amérique eût «songé à revendiquer son indépendance et avant que la «France se fut mise en révolution.

«L’île n’eut ni serfs ni esclaves, chaque Corse était

«libre et participait à la vie de la nation par le tran-

«quille fonctionnement de la commune et de l’assemblée

«nationale, ce qui, à part l’amour de la patrie et le senti-

«ment du droit, forme la base de la liberté publique.

«Toute l’Europe les admirait (les Corses) et célébrait

«leur constitution comme le modèle de la liberté natio-

«nale.....

.....

«comme le meilleur monument que la sagesse politique

«ait élévé à elle-même dans le siècle de l’école de l’hu-

«manité.

«Ainsi une petite nation sans culture, sans industrie, et

«abandonnée à ses propres forces avait, dans le recueille-

«ment et le silence, surpassé en sagesse politique tous les

«peuples civilisés de l’Europe. Son gouvernement était

«issu, non de systèmes philosophiques, mais des besoins les

«plus intimes et les plus réels de l’âme humaine .»

La mort de Sambucuccio, arrivée en 1018, releva le courage des seigneurs, et l’anarchie recommença de plus belle. C’est alors que le saint-siége essaya de faire revivre les droits qu’il prétendait tenir de Charlemagne sur la Corse; «mais,

«trouvant les Corses difficiles à maintenir dans l’obéis-

«sance, parce qu’ils ne se laissaient pas entamer par les

«foudres canoniques, les papes s’avisèrent de les vendre,

«et les acheteurs ne manquèrent pas .» Pise et Gênes se mirent sur les rangs. Ce fut là le point de départ de la lutte acharnée qui s’engagea bientôt après entre les deux républiques rivales, lutte qui finit par la défaite des Pisans à la bataille navale de la Meloria (1284) et par l’établissement consécutif des Génois dans l’île de Corse (an 1347).

«Et voilà comment par une porte de derrière, mais, dont

«la clef était d’or, il est vrai, la papauté introduisit les

«Génois dans cette île .»

Türler ve etiketler

Yaş sınırı:
0+
Litres'teki yayın tarihi:
17 ocak 2025
Hacim:
193 s. 73 illüstrasyon
ISBN:
4064066320263
Yayıncı:
Telif hakkı:
Bookwire
İndirme biçimi: