Kitabı oku: «Aventures merveilleuses et touchantes du prince Chènevis et de sa jeune soeur»
Léon Gozlan
Aventures merveilleuses et touchantes du prince Chènevis et de sa jeune soeur

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066317676
Table des matières
La première de couverture
Page de titre
PRÉFACE
GRAND THÉATRE DU PRINCE CHÈNEVIS

PRÉFACE
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La féerie est-elle le seul domaine où l’on doive aller chercher des sujets de contes pour les enfants? Après le sublime Perrault, qui a écrit jusqu’ici les plus jolis contes d’enfants, n’y a-t il plus rien à créer pour eux dans un autre genre? Réussissez, répondra-t-on, et la question sera résolue en votre faveur. Cette réponse n’est que spécieuse; car je pourrais fort bien ne pas réussir dans ma tentative, sans qu’il fût prouvé pour cela que les enfants ne voudront jamais se plaire qu’aux naïves, qu’aux inimitables fictions du Petit Chaperon rouge et du Petit Poucet. Un plus habile viendra qui, après avoir démontré que les grands parents, en souvenir du passé, par reconnaissance pour leur jeune âge, sont pour plus de moitié dans la vogue éternelle acquise à Perrault, prendra place auprès de cet heureux écrivain en élevant le conte à la hauteur d’un enseignement. Mais faut-il toujours enseigner? crieront ceux qui volontiers crient sur tout. On leur répliquera doucement: Ne faut-il jamais enseigner? Quelle meilleure occasion de graver un principe de justice ou d’humanité dans le cœur des enfants, que celle qu’offre tout naturellement un récit qui les captive et les intéresse? Perrault en vaudrait-il moins si Barbe-Bleue apprenait quelque vérité destinée à germer plus tard? Les fleurs sont de charmantes choses; mais les fleurs qui deviennent des fruits sont, je crois, d’un ordre supérieur.
Les enfants ne le sont pas autant qu’on le croit. Si on peut leur offrir sans danger des images fausses, telles que des souris blanches qui se métamorphosent en chevaux; qu’une citrouille qui se change en magnifique équipage; si leur intelligence courte, mais saine, redresse facilement ces ingénieux mensonges, n’est-il pas de raison de les initier tout de suite à la vérité, dans les écrits qu’on leur destine? Mais le charme de la fiction? objectera-t-on. Soyez tranquilles: Dieu a mis assez de charme et de poésie dans la vérité, sans qu’il soit rigoureusement besoin de recourir à l’imagination de l’homme pour ajouter à la vérité.
Il s’agit uniquement de la leur faire aimer dans nos contes nouveaux, comme Perrault, dans les siens, leur fait aimer le mensonge. Rien n’est plus facile. Que faut-il pour cela? Être Perrault.
LÉON GOZLAN.

AVENTURES MERVEILLEUSES ET TOUCHANTES DU PRINCE CHÈNEVIS ET DE SA JEUNE SOEUR
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Ce beau château de marbre, qui se déploie, dans ses proportions colossales, sous un ciel chaud et azuré, et qui s’élève majestueusement au milieu d’un lac tranquille, est la résidence du prince Orfano-Orfana. Les douze gradins au sommet desquels il apparaît sont couverts de cyprès toujours verts, de citronniers et d’orangers couleur d’or, de pins et de peupliers; le dernier de tous les gradins est planté de rosiers de Messine qui répandent au loin, quand le vent les agite le soir, une odeur vivifiante et suave. Bâti sur l’une des îles Borromées par les ancêtres du prince Orfano-Orfana, qui avaient été autrefois les plus puissants seigneurs du Piémont, ce château fut surnommé, à cause de sa rare magnificence, la Perle du lac Majeur.
Vous savez que le lac Majeur est à l’entrée de l’Italie occidentale, dans les États du roi de Sardaigne, au centre d’une fertile et riante plaine. On l’aperçoit de l’autre côté des Alpes, immédiatement après avoir quitté les frontières de la Savoie.
Les appartements vastes et nombreux de ce château sans égal répondaient à sa beauté extérieure. Rien ne pourrait se comparer à la richesse de ses tapis brodée en Perse, à l’élégance de ses meubles en bois des Indes, à l’éclat et à la variété infinie de ses dorures. Les tableaux qui l’ornaient étaient dus aux meilleurs peintres de l’Italie. Enfin, il était si remarquable, que le roi Victor-Emmanuel de Savoie dit un jour à l’un de ses courtisans: «En vérité, si je n’étais roi de Sardaigne, je voudrais être seigneur du château Orfano-Orfana.» Un pareil souhait, formé par un souverain justement célèbre dans l’histoire, aurait pu nous dispenser de tout autre éloge.
Le maître de ce splendide château, le prince Orfano-Orfana, n’avait pas seulement le bonheur de joindre à une grande fortune un pouvoir fort étendu sur ses vassaux, il jouissait encore du bonheur mille fois plus doux de posséder une femme digne de lui et deux enfants charmants. Le premier, l’aîné, reçut en naissant le nom de Léopold-Léopoldini; la jeune fille s’appelait Olympe comme sa mère. On vous dira bientôt à quelle occasion Léopold-Léopoldini fut décoré du surnom bizarre de prince Chènevis, surnom qu’il tint à honneur de porter et que nous lui avons religieusement conservé dans cette histoire dont il est le héros. Olympe avait sept ans; elle était rose et blonde, vive, pimpante, gracieuse, mignonne, montrant ses blanches petites dents de souris quand elle riait, et elle riait toujours; elle riait comme elle respirait. Sur son front développé et dessiné en diadème, dans ses yeux agités et bleus comme les eaux pures du lac Majeur, on lisait la finesse, l’esprit, la gaieté, mais aussi, car il faut faire d’elle un portrait exact, la fierté dédaigneuse de sa race. Ses lèvres pincées exprimaient le mépris, pour peu qu’on blessât, même involontairement, son amour-propre. Quand elle cessait d’être une bonne petite fille, elle prenait aussitôt des airs de reine. Simple avec ses égales, elle affectait les manières superbes avec les petites villageoises qu’elle rencontrait sur son chemin, quoique celles-ci ne manquassent jamais de lui offrir des fleurs et de lui tirer leurs plus belles révérences. L’âge devait exagérer ses défauts, si une bonne éducation, donnée à temps et avec prudence, ne venait faire triompher ses heureuses qualités.


Son frère Léopold-Léopoldini, mais que nous appellerons le prince Chènevis, était plus âgé qu’elle d’un an; il était par conséquent dans sa huitième année. Figurez-vous un gentil garçon vêtu d’un élégant habit de velours bleu tendre, comme en portaient alors les marquis et les personnes de cour, d’une fine culotte de satin chamois, touffue de rubans aux genoux; caressant de son menton, frais comme une pomme d’api, du linge plissé et brodé divinement; portant l’épée au côté : une épée d’acier les jours ordinaires, une épée de nacre et d’or les jours de fête.

Il ressemblait beaucoup à sa soeur. Il était blond, d’une blancheur charmante, et finement coloré comme elle. Il possédait sa gentillesse, sa grâce, sa pétulance et son enjouement. Mais là s’arrêtait l’analogie. Le petit prince Chènevis montrait de la dignité, autant du moins qu’on en peut avoir à son âge, et non de la morgue, quand il se trouvait en compagnie des enfants de son rang; et il se conduisait avec une bonté vraie, simple, toute naturelle, lorsque le hasard le mettait en rapport avec les fils des bateliers du lac Majeur et ceux des jardiniers et des vignerons de la vallée. Aussi l’aimaient-ils beaucoup.

Cette bonté du petit prince Chènevis ne se bornait pas uniquement à ses semblables; elle s’étendait, par l’effet de son caractère généreux, aux êtres que l’homme n’a pas l’habitude, — et c’est là une grande faute quand ce n’est pas un crime, — de traiter avec douceur. Le prince Chènevis ne comprenait pas qu’on fît du mal aux animaux, qui sont comme nous l’œuvre d’un créateur intelligent, juste et bon; qu’on traitât sans pitié le chien qui garde le troupeau ou défend la ferme, le cheval qui traîne péniblement la voiture, l’âne patient et docile qui porte au marché le produit de nos champs, le chat chargé d’empêcher les souris de dévorer la moisson, l’oiseau qui égayé par son chant la solitude de la maison. Il se disait avec un bon sens parfait que, puisque l’homme s’est donné le droit de commander aux animaux, de leur ravir leur-liberté, il s’est imposé aussi le devoir de les abriter, de les nourrir et de remplacer à quelque degré le Créateur, qui ne les laisse manquer de rien dans leur état d’indépendance.
Comme le château Orfano-Orfana était situé sur les frontières de l’Italie, il était constamment visité en passant par ces troupes de montreurs de curiosités, de comédiens ambulants aux haillons pittoresques, de saltimbanques, venus de Bergame et de Milan pour aller chercher fortune en France. Ces bohémiens basanés et spirituels ne recevaient pas toujours un accueil royal de la part des domestiques. Mais, s’ils avaient le bonheur d’être aperçus par le petit prince Chènevis, ils évitaient les affronts du balai et les coups de fourche. Il les laissait entrer, et il prenait un plaisir très vif à leurs exercices. Il aimait surtout à voir les tours qu’ils enseignent aux animaux dont l’adresse les fait vivre. Il cherchait à savoir comment ils obtiennent d’un chien qu’il joue aux cartes ou aux dominos, d’un singe qu’il valse en mesure au son de la musique, d’un oiseau qu’il fasse le mort. Pour quelques pièces de menue monnaie, il apprenait d’eux ces secrets qui ne sont, après tout, que l’art de tirer parti, à l’aide de beaucoup de patience, de l’instinct des animaux, instinct perfectible à l’infini. Il augmentait en lui de plus en plus l’affection raisonnée qu’il leur portait, par la vue de ces exercices pleins d’utiles enseignements.

Croirait-on qu’on se moquait au château de cette généreuse sollicitude du prince Chènevis pour les animaux? Son père et sa mère, qui étaient bons, ne l’en blâmaient pas; mais les femmes de chambre, race moqueuse, les valets et les domestiques le raillaient sans pitié, et se faisaient un malin plaisir de tourmenter ses protégés, afin de le tourmenter lui-même. Ils avaient toujours un prétexte pour oublier de donner du foin aux chevaux, du son à l’âne, de mettre du chènevis dans la volière. C’est dans le but de rendre tout à fait ridicule le bon petit prince Léopold-Léopoldini qu’ils l’avaient surnommé, faisant allusion aux soins de toutes sortes qu’il avait pour les bêtes, le prince Chènevis, nom, comme vous savez, d’une grosse graine dont se nourrissent beaucoup d’oiseaux.
Telle est l’origine fort simple, fort claire, et nullement déshonorante, du surnom qu’il avait reçu.
Le plus méchant parmi ces domestiques railleurs était un valet de pied, nommé Rol, créature basse et cruelle. Il appartenait aux montagnes du Tyrol, d’où viennent la plupart des domestiques qu’on emploie en Italie et particulièrement dans les États du Piémont. Rol, comme s’il eût porté son cœur sur son visage, était d’une laideur abominable. Il cachait la moitié de son visage refrogné sous une chevelure épaisse, inculte et rouge. Son nez, qui se relevait ignoblement, s’enfonçait en s’aplatissant entre ses deux yeux, lesquels étaient d’une nuance verte, picotée circulairement de points noirs, ainsi que les ont les couleuvres. Sa bouche, grande et courbée en demi-lune comme l’ouverture d’un four, laissait voir six dents de sanglier. Des milliers de taches de rousseur tigraient la peau de son visage, qui ressemblait, par ses inégalités, son teint et une certaine mousse fauve qui lui tenait lieu de barbe, à une pêche de l’arrière-saison, boursouflée par la pluie. La grosseur informe de son corps le faisait paraître petit. Les excès lui avaient donné de l’embonpoint à défaut de santé ; il prenait sa brutalité pour de la force, et sa force pour du courage. Rol n’était jamais si heureux que lorsqu’il pouvait briser sa cravache sur le dos d’un cheval, casser son épais bâton de cornouiller sur la tête du pauvre âne, ou allonger sournoisement un coup de pied à Tournebroche, le fidèle caniche du château. Aussi ces pauvres bêtes, dans leur instinct, cherchaient-elles à l’éviter, ou bien elles s’irritaient, elles se hérissaient de colère quand il leur était impossible d’échapper à ses coups. Il était leur bourreau.


«C’est pour le bien du service, Monseigneur,» répondait-il au prince Orfano-Orfana, quand celui-ci, sur les prières de son fils le prince Chènevis, reprochait à Rol d’exercer de mauvais traitements sur les animaux. Et les tortures recommençaient.
Le petit prince, qui avait cru rencontrer dans l’âme de sa sœur Olympe une pitié sollicitée en vain chez les autres, lui dit un jour: «Vous ne savez pas, ma sœur? J’ai trouvé Émeraude et Topaze presque morts de faim. Chers pauvres petits oiseaux!»
Et Olympe avait répondu à son frère:
«Eh! mon Dieu, les serins de Canarie ne sont pas si rares en Italie, pour qu’on ne puisse remplacer Émeraude et Topaze, sur lesquels vous vous apitoyez tant.
— Ce n’est pas tout, ma sœur.
— Auriez-vous à m’apprendre quelque autre malheur plus grand encore?» demanda Olympe d’un ton ironique.
Le prince Chènevis ajouta:
«Zug, ce singe qui nous amuse tant, a été aussi la victime de Rol. Il lui a attaché l’autre soir une fusée à la queue, puis il a mis le feu à la fusée. Zug, qui allait se cognant partout dans sa terreur, a presque été dévoré par les flammes. Je viens de le voir. Le pauvre animal fait pitié. En poussant de petits cris et des gémissements, il m’a montré ses mains calcinées... il vous aurait attendrie... touchée... émue.
— Quand ce vilain singe mourrait...
— Que dites-vous là, ma sœur? Mais Zug vous divertit, vous charme par ses gentillesses, ses malices, ses bonds, ses grimaces et ses mille espiègleries. Ne doit-on rien à ceux qui, depuis des années, mettent leur esprit au service de notre oisiveté ?
— Ne voulez-vous pas que je prie papa d’envoyer chercher le médecin pour soigner notre singe?
— Pourquoi non?
— D’abord le médecin ne viendrait pas!
— Il aurait tort, ma sœur. Moi-même, d’ailleurs, j’ai déjà soigné Zug. J’ai délicatement enveloppé sa patte dans un linge...

— Oh! quelle folie! quelle folie!
— Croyez-vous, Olympe, que ce ne soit pas une folie au moins aussi grande, celle de coucher une poupée dans un lit, de la bercer pendant des heures entières, de s’imaginer qu’elle est malade, et de veiller auprès d’elle?»
Devinant sans peine que son frère se moquait d’elle Olympe cessa tout à coup de lui répondre.
De son côté, le prince Chènevis comprit qu’il n’avait rien de plus sage à faire que de concentrer en lui-même sa bonté, sa sollicitude et sa compassion pour les bêtes.
Construit sur le modèle des châteaux royaux, celui du prince Orfano-Orfana possédait une ménagerie et renfermait une volière pleine d’oiseaux étrangers. Rien enfin de ce qui constitue un luxe de souverain ne manquait à cette résidence, qui n’avait malheureusement pas que des admirateurs. Elle avait aussi ses envieux. Beaucoup de seigneurs prétendaient qu’un roi seul pouvait se permettre d’être logé si somptueusement. Ils accusaient le prince Orfano-Orfana de vouloir éclipser la cour de Turin par son train de maison, le nombre de ses domestiques et les richesses de son château. Ces médisances furent portées et répandues à la cour, où elles trouvèrent de l’écho; elles allèrent jusqu’aux oreilles du roi, qui eut la faiblesse d’y croire et le tort de s’en préoccuper. Dès ce moment, la faveur du prince Orfano-Orfana diminua. Mais, ainsi que cela arrive toujours en pareil cas, il fut le dernier à apprendre sa disgrâce, qu’il ne devait connaître que d’une manière foudroyante.

En attendant que nous connaissions aussi les effets de cette disgrâce, dressons une courte, mais indispensable liste des animaux sur lesquels s’exerçait la bonté du petit prince Chènevis, bonté si durement mise à l’épreuve.
Il existe une intime, une intéressante liaison entre l’histoire du prince Orfano-Orfana, que de faux amis trahissent, et l’histoire de son fils, qui n’abandonne pas ceux qu’il protège.
A vrai dire, il aimait tous les animaux élevés dans la propriété, il avait soin de tous: des beaux cygnes satinés nageant dans les bassins de porphyre du château, comme des jolis petits poulets de Barbarie, des oiseaux d’Asie et d’Amérique, au plumage d’or moulu, à l’œil de grenat, aussi bien que des pintades bariolées du Sénégal. Seulement il avait besoin de veiller de plus près sur les animaux qui, n’ayant pas une valeur très grande comme prix d’achat aux yeux sordides des domestiques, étaient plus exposés à souffrir de leurs mauvais traitements.
Nous allons nommer ceux-ci en indiquant quelques-unes des tortures que leur faisait endurer l’honnête Rol.
C’était d’abord le chien du château, excellent caniche qui n’était pas précisément beau, — et comment l’aurait-il été, toujours tourmenté, battu, traîné par les oreilles, indignement secoué par le Tyrolien? — mais qui était fidèle, de bonne guette, ne dormant jamais que d’un œil, et intelligent au point de deviner la pensée du petit prince Chènevis au moindre signe qui la trahissait.

Ce chien ne s’appelait ni César ni Médor, mais très vulgairement Tournebroche. A cette époque, les chiens étaient employés à faire mouvoir le pal de la broche à l’aide d’une large roue dans laquelle on les plaçait. L’instrument fort simple dont on se sert à peu près partout aujourd’hui pour rôtir les viandes n’existait pas encore. Jugez si notre caniche était bien nommé et s’il méritait quelques égards.
Les égards qu’avait pour lui Rol, le Tyrolien, étaient ceux-ci. Quand Tournebroche avait tourné la roue de la broche, dur exercice! — pendant cinq ou six heures; qu’il haletait de fatigue, qu’il mourait de faim, qu’il tirait la langue de soif, Rol prenait un bon morceau de viande rôtie, et rôtie grâce à l’activité de Tournebroche, et il le plaçait dans la roue d’où il avait eu soin auparavant de faire sortir le chien. Puis il mettait de nouveau la roue en mouvement, afin que Tournebroche à jeun, affamé, désespéré, vît passer et repasser sans cesse, et ne pouvant jamais l’atteindre, le savoureux morceau de viande. Après avoir tourmenté ainsi pendant toute une soirée l’infortuné Tournebroche, il lui jetait un croûton de pain dur, et il laissait le morceau de viande rôtie suspendu en l’air dans la roue.
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