Kitabı oku: «Notes pour servir à l'histoire de l'imprimerie à Niort et dans les Deux-Sèvres»

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Henri Clouzot

Notes pour servir à l'histoire de l'imprimerie à Niort et dans les Deux-Sèvres


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066319397

Table des matières

AVERTISSEMENT

I.

II.

III.

IV.

V.

VI.

VII.

VIII.

IX.

X.

XI.

XII.

XIII.

XIV.

XV.

XVI.

XVII.

XVIII.

XIX.

APPENDICE

BRESSUIRE.

CHATILLON-SUR-SÈVRE.

LA FORÊT-SUR-SÈVRE.

MELLE.

PARTHENAY.

SAINT-MAIXENT.

THOUARS.

TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX


AVERTISSEMENT

Table des matières

Les livres imprimés à Niort et dans les Deux-Sèvres avant la Révolution, sont d’une excessive rareté. Le protestantisme ayant été, dans ce pays, la seule cause de l’établissement de l’imprimerie et sa seule raison d’être, presque tous les produits de ses presses sont des manuels de piété, des traités théologiques ou polémiques, des catéchismes, des livres de prières ou de liturgie à l’usage de ceux de la Religion réformée. On sait avec quelle rigueur furent pourchassés au XVIIe. et au XVIIIe siècle tous les livres de ce genre et les peines sévères portées contre ceux qui les imprimaient, contre ceux qui les débitaient, contre ceux même qui les achetaient. Comment s’étonner après cela que leur nombre en soit si restreint, que si peu aient échappé et la confiscation, au bâcher? On trouve encore assez fréquemment des psautiers, imprimés par les Bureau au XVIIe siècle; on rencontre aussi quelques livres du premier imprimeur niortais Thomas Portau, et plus souvent encore les œuvres de d’Aubigné et de Duplessis Mornay imprimées à Maillé et à la Forêt-sur-Sèvre; mais à part ces quelques titres, la plupart des ouvrages cités dans notre étude n’existent qu’à quelques exemplaires, disséminés dans les bibliothèques de Paris, de Poitiers, de Niort, de la Rochelle, de Bordeaux, et dans quelques collections particulières. Il y a même une dizaine de livres que nous n’avons décrits que de seconde main n’ayant jamais pu nous en procurer d’exemplaires.

Nous savions donc quelle tâche ingrate nous allions entreprendre, en essayant de retracer des origines typographiques si peu connues, mais, chemin faisant, une découverte en amenant une autre, notre bagage s’est singulièrement accru, et si maintenant, tel que nous le livrons au public, il n’est encore ni très considérable, ni très intéressant, il a du moins le mérite d’être nouveau et inédit, personne ou à peu près n’ayant parlé de l’imprimerie à Niort, à Thouars ou à Saint-Maixent. Déplus, si nous n’avons pas à revendiquer pour ces villes la gloire d’avoir produit des initiateurs comme les Marnef ou les Haultin, nos recherches nous ont fait connaître bon nombre de travailleurs intelligents et éclairés dont le nom et la marque figurent sur de curieux ouvrages, distingués par leur forme comme par leur contenu. Nous n’avons certes pas la prétention de les avoir tous retrouvés et les particularités de leur existence ne se sont livrées à nous que bien parcimonieusement, mais tels qu’ils sont, nous avons tenu à les présenter à nos lecteurs, pour leur faire partager, si faire se peut, le profond intérêt que nous ont inspiré ces premiers artisans du grand art, ces maîtres imprimeurs et marchands libraires, si courageux, si savants, si dignes de servir d’exemple à tous ceux qui, comme nous, s’honorent d’appartenir àla vieille famille des disciples de Guttemberg.

Notre travail se compose de deux parties distinctes: les biographies et les descriptions bibliographiques, rejetées à la fin de chaque notice pour ne pas embarrasser le lecteur. Il se termine par une liste chronologique des libraires et imprimeurs de 1789 à 1870, conduisant notre étude jusqu’à la date très importante de l’abolition des brevets. Dans la partie biographique nous nous sommes attaché avant tout à ne nous laisser aller à aucune hypothèse, toujours dangereuse, à ne procéder que par des faits et des documents, à citer toujours nos sources. Dans la partie bibliographique, nous avons cherché à rendre nos descriptions aussi exactes et aussi complètes que possible, à donner toutes les indications qui peuvent guider l’amateur ou le bibliophile, à réunir toutes les particularités intéressant la publication de l’ouvrage, les supercheries, les saisies, les éditions détruites, etc.; nous avons même parfois ajouté quelques mots sur les auteurs lorsque ni la France protestante, ni l’Histoire littéraire du Poitou, ni les autres dictionnaires n’en parlaient. Malgré tout, nous avons laissé dans notre travail bien des lacunes et bien des obscurités, nous avons omis bien des ouvrages: c’est au lecteur à nous signaler nos erreurs et nos oublis afin que nous puissions y remédier dans un prochain supplément.

Aux pages qui vont suivre on ne pourra pas donner le nom d’étude, même incomplète. Ce sont des notes que nous livrons au public, en disant avec le fabuliste:

«On le peut; je l’essaie; un plus savant le fasse.»

Niort, le 15 décembre 1890.

I.

Table des matières

ORIGINES.

L’introduction de l’imprimerie à Niort ne remonte pas au-delà de la fin du XVIe siècle. Tandis que Poitiers possédait des presses dès 1479, Angoulême dès 1491, Tours dès 1485, Bordeaux dès 1519 et la Rochelle dès 1557, Niort, leur voisine, dont les murs n’abritaient ni université, ni évêché, ni parlement et dont les habitants étaient trop exclusivement adonnés au commerce pour aimer à faire «fleurir la graine de poésie», attendit jusqu’en 1594 l’établissement d’un atelier typographique: encore doit-on considérer l’arrivée du premier imprimeur à Niort beaucoup plus comme une conséquence des polémiques religieuses qui passionnaient alors protestants et catholiques que comme une entreprise littéraire, répondant aux besoins intellectuels de la population. Jusqu’à la fin du XVIe siècle, les presses de Poitiers et de la Rochelle suffisaient amplement à l’approvisionnement de nos foires.

Nous aurions voulu retrouver, dans les archives de notre ville ou dans les mémoires du temps, quelques traces de ces imprimeurs nomades qui mettaient leurs presses au service de quiconque voulait bien les employer, et changeaient de résidence dès que le travail venait à leur manquer. Niort dut recevoir leur visite, comme l’ont reçue à cette époque d’autres villes de la même région, mais nos recherches ne nous ont rien appris à ce sujet et nous en restons forcément réduit aux conjectures. Ce qui paraît plus certain, c’est que pendant les fréquents séjours que la reine-mère ou le roi de Navarre firent il Niort durant les guerres de religion, on imprima différents édits ou déclarations, dont nous avons retrouvé un spécimen à la Bibliothèque nationale sous le titre suivant:

Mémoires | qve le roy de | Navarre evst desire | estre considerez par Mes- | sievrs de l’assemblée n’a- | gueres conuoquee a | Bloys, en l’annee | 1588. — A Nyord, M. D. LXXXIX. Petit in-8° de 32 pp.

Bibl. nat., Lb34, 645.

Cette plaquette est-elle réellement sortie des presses d’un imprimeur établi à Niort, ou bien Henri IV l’a-t-il fait imprimer dans une ville voisine, à Poitiers, à Bordeaux ou à la Rochelle, par quelque imprimeur dévoué à sa cause, qui n’aura pas voulu mettre son nom, pour dépayser le lecteur? Les deux hypothèses sont vraisemblables, mais l’orthographe peu usitée du mot Nyord nous déciderait presque à enlever à notre ville l’honneur de ce premier produit typographique.

Dans tous les cas, si nous n’avons pas de certitude absolue sur l’existence d’imprimeurs à Niort avant 1594, nous pouvons affirmer que le commerce de livres s’y faisait avec une grande activité. Les foires de Niort étaient arrivées au XVIe siècle à une prospérité incroyable: on s’y rendait des quatre coins de la France, des Flandres, de l’Espagne et même de l’Angleterre. Les marchands y apportaient à l’envi leurs produits les plus fameux et les imprimeurs avaient leur étalage, tout comme les drapiers, les sergetiers ou les orfèvres. A cette époque, où la publicité était à peu près inconnue, c’était le seul moyen qu’avaient les éditeurs d’écouler leurs livres. Ils voyageaient de ville en ville, eux ou leurs facteurs, prolongeant leur séjour aussi longtemps que la vente restait productive et portant plus loin leurs balles et leurs tréteaux lorsque le public commençait à se fatiguer. Les plus célèbres imprimeurs employaient cette voie d’écoulement pour leurs éditions. Henri Espionne lui-même, voyant ses ressources s’épuiser après la publication de son gigantesque Thesaurus, se mit à voyager et, pour vendre ses livres, parcourut en personne la France et l’Allemagne , tandis que ses facteurs visitaient d’autres contrées. Le Poitou les voyait arriver à certaines époques, porteurs des dernières publications de leur patron ou des produits des presses les plus célèbres d’Allemagne ou de Hollande. Souvent même, au milieu des livres de théologie ou de scholastique approuvés par les docteurs de Sorbonne se glissait, perfidement dissimulé sous la reliure d’un traité mystique très orthodoxe, le dernier livre d’Ulrich de Hutten ou d’Erasme, portant aux lecteurs avides le germe des idées nouvelles qui devaient aboutir un peu plus tard à la grande floraison de la Renaissance et de la Réforme. Benjamin Fillon , avec son rare bonheur de chercheur et de curieux, avait découvert une quittance d’un de ces représentants d’Henri Estienne, O. Ferrare, délivrée à deux moines de Fontenay dont l’un devait bientôt remplir le monde lettré de l’éclat de son nom: Pierre Amy et son inséparable François Rabelais (30 juin 1519). Nous n’avons malheureusement trouvé rien de semblable pour Niort, mais il est évident que notre ville devait être, aussi bien que Fontenay, favorisée de semblables visites.

Voici du reste un document précis attestant la présence de libraires à nos foires à une époque assez reculée.

Le 6 décembre 1571, à l’issue de la foire de la Saint-André, par-devant Me Mullot, notaire, François Cibault, marchand libraire à Poitiers, cède à Marin Villepoux, marchand libraire à la Rochelle, son droit d’étalage aux halles de Niort, avec une paire de grandes armoires, tables et tréteaux lui appartenant et lui venant de son prédécesseur Jacques Bouchet, le tout moyennant la somme de cinquante livres tournois payable en marchandises de librairie à la Sainte-Agathe suivante. Pour en jouyr à perpetuité tout ainsy et par la forme et manyere qu’en ont cy devant jouy le dit Bouchet et autres .

Jacques Bouchet ayant commencé à imprimer dès 1524, on voit que cette boutique de libraire datait déjà de quelques années, et l’on peut remarquer que nous ne tenons pas compte de ces autres imprimeurs, les prédécesseurs de Bouchet, dont l’acte ne nous a pas conservé les noms.

Ajoutons aussi que notre cité hospitalière abritait parfois dans ses murs quelque ouvrier poursuivi pour infraction aux édits, ou impression d’ouvrages défendus, comme ce Symon Fabre, de Poitiers, réfugié et demeurant à Niort en 1593 , dont on a retrouvé le nom sur la garde d’un manuscrit.

II.

Table des matières

THOMAS PORTAU.


Le premier imprimeur qui vint s’établir à Niort, se nommait Thomas Portau, en latin Portœus. Il arrivait de Pons où il avait apporté la première presse dès 1590. Nous n’avons pu trouver aucun document précis ni sur son. lieu de naissance, ni sur sa famille, mais le fait de son premier établissement en Saintonge et la similitude de nom nous portent à croire qu’il était fils de Jean Portau, imprimeur à la Rochelle de 1576 à 1587. Il avait probablement quitté cette ville, comme cela se faisait à cette époque, appelé par quelque chef du parti protestant désireux d’avoir sous la main une presse active, toujours prête à répandre la bonne nouvelle: c’était peut-être François de la Noue, ou Jacques de Pons, ou bien tout simplement le pasteur Yves Rouspeau, l’auteur des Stances de l’honneste amour, l’ennemi juré de Philippe Desportes. Dans tous les cas, le séjour que Portau fit à Pons fut très court (1590-1594) et dans cet intervalle de quatre ans nous ne connaissons de lui qu’une dizaine d’impressions, presque toutes des plaquettes de quelques pages : l’importance de cette ville ne devait pas suffire à alimenter son imprimerie.


Au milieu de l’année 1594, n’ayant plus de travaux à exécuter, Portau fit comme tous les imprimeurs de cette époque: il démonta ses presses, empaqueta ses caractères et vint s’établira Niort, où les rudes atteintes des guerres civiles commençaient à s’effacer sous le sage gouvernement de Henri de Navarre. Dès son arrivée dans cette ville, ses presses marchèrent avec une activité surprenante. Du milieu de l’année 1594 au mois de juillet 1600, nous n’avons pas relevé moins de vingt-cinq éditions à son nom, chiffre très respectable si l’on considère combien sont devenues rares aujourd’hui les premiers produits des imprimeries provinciales.

Seul imprimeur protestant de la région, tous les livres de controverse qui ne sortent pas de la Rochelle portent son nom; les manuscrits lui arrivent de Fontenay, de la Rochefoucauld, de Saint-Amant en Bourbonnais; ses facteurs parcourent le Poitou et les Charentes jusqu’à Sainte-Foy-la Grande.

En même temps certaines de ses impressions, telles que les Histoires des poètes, les Tragédies de Robert Garnier, et le Marot de 1596, parviennent à un point de perfection tel que l’art typographique niortais n’a jamais pu s’y maintenir ni y atteindre dans l’avenir. Il suffit pour s’en rendre compte de feuilleter cette charmante édition de Marot en petits caractères, dont les exemplaires reliés en maroquin par Boyet font encore la joie des bibliophiles de nos jours .

Portau quitta Niort à la fin du mois de juillet 1600 et sans cesse en quête du mieux, alla fonder une nouvelle imprimerie à Saumur, sous les auspices de Philippe de Mornay.

Il y continua ses impressions protestantes et s’y maria en 1603 avec Madeleine Hay. Son fils Philippe et sa fille aînée Charlotte eurent l’honneur d’être présentés au consistoire par Duplessis-Mornay.

Ce travailleur infatigable mourut le 20 janvier 1623.

Sa veuve continua les impressions commencées et le rejoignit dans la tombe le 22 mai 1625.

Portau avait pour marque la croix mosaïque (crux ansata), entortillée d’un serpent entre deux tiges de roses garnies d’épines et pour devise: Ex spina rosa, ex cruce corona. A Saumur, il prit des armes parlantes, deux portiques, portaus, côte à côte, un grand et un petit, avec cette devise: Entrez par la porte estroite, car c’est la porte large qui mène à perdition.

LIVRES IMPRIMÉS A NIORT PAR THOMAS PORTAU.

1. — Responce a | l’instruction, et con- | fession de foy adressee | au peuple François par F. Claude | de Xainctes, et envoyée par | l’Angoumoys par C. | de Boni. Par laquelle est aisé etc..... | Par Geoge C. D. Parcard (sic) Segusien. — Niort, Portau , 1594, in-8° de 523 pp. chif., non compris 3 pp. non chif. pour la table, une page blanche et une épigramme, signée F. M. D. M. (François Mizière docteur-médecin).

Dédié à madame Claude Destissat (sic), comtesse de la Rochefoucaut, le 15 nov. 1587.

Bibl. de Bordeaux, n° 35616.

Bibl de Niort, n° 6570.

Georges Pacard était pasteur de la Rochefoucaut au moment de la Saint-Barthélemy. Il se sauva à Genève d’où il revint en France pour desservir l’église de Châtellerault: il y était encore en 1574. Plus tard, il retourna dans son église de la Rochefoucaut qu’il quitta vers 1602 pour celle de Saint-Claude et mourut vers 1610. (Voir France protestante, art. Pacard.)

C’était un polémiste ardent, dont les ouvrages sont peu agréables à lire, comme tous ceux de cette époque: ils ne sont intéressants que par leurs dédicaces qui nous ont conservé le nom des personnages aux frais desquels ont dû se faire les éditions, et par les pièces de vers adressées à l’auteur, documents précieux pour l’histoire littéraire du Poitou.

Dans ce volume, nous voyons paraître sous les initiales F. M. D. M. un médecin poitevin dont le nom reviendra quelquefois dans cette étude. François Mizière ou Misère, médecin naturaliste et antiquaire, né à Fontenay-le-Comte, fit ses études à Poitiers, berceau de sa famille. En 1570, il vint à Paris et y suivit le cours de géologie du célèbre Bernard Palissy. L’année suivante, il alla s’établir à Fontenay où il exerça la médecine jusqu’en 1585. L’édit de juillet 1585 ayant de nouveau proscrit le culte réformé, il se retira à la Rochelle et ne rentra à Fontenay que lorsque cette ville fut tombée au pouvoir des protestants. Il s’y maria en janvier 1593 avec Marie Giraud, fille d’Hilaire Giraud, sieur de Gour-failles, et de Marie Tiraqueau, petite-fille du célèbre jurisconsulte fontenaysien. Peu de temps après, il vint s’établir à Niort, où son parent N... Tiraqueau exerçait la charge de lieutenant particulier. C’est pendant son séjour dans notre ville qu’il se lia d’amitié avec Portau, et donna ses soins à l’édition des œuvres de Marot de 1595. En 1600 il retourna à Fontenay où il mourut en 1620. Il possédait une riche collection d’histoire naturelle, d’antiques et de médailles ainsi qu’une fort belle bibliothèque où ses amis ne se faisaient pas faute de puiser, témoin Jean Besly, l’historien des comtes du Poitou qui lui avait emprunté, entre autres ouvrages, une vieille édition du Roman de la Rose, in-4°, faite à Paris, et divers manuscrits précieux dont un contenant des épitaphes. (Voir France protestante, art. Mizière. Archives du Poitou, IX, 24, 45.)

2. — Coustumes | dv pays et comte | de Poictov. | Commentees et paraphrasees, auec Sommaires | sur chacun article d’icelles. | par | N. Theueneav. | Plus de nouueau y ont esté adioustées les Annotations de M. | Charles du Moulin, sur aucuns articles: ensemble les reso- | lutions tirees des escrits de M. Tyraqueau. | Avec un Indice et Table bien fort ample, pour trouver se- | lon l’ordre de l’Alphabet, toutes les matières contenues | en ce présent volume. Avec aussi l’Edit du Roy | sur l’eslection du Iuge des Marchans. — Niort, Portau, 1595, in-8° de 40 pp. plus 13 ff. lim. pour la table et les annotations et 1 ff. à la fin pour les vers de Donat à Théveneau et la table des rubriques.

A la suite, avec un titre à part:

Edict dv Roy | sur l’eslection d’vn ivge | et trois consvls des marchans | en la ville de Poictiers: lesquels conoistront | de tous proces et diferens cy apres m’eus | entre lesdits marchans, pour faict | de marchandise. — 1595, in-8°, 16 pp. num. A, Aij, Aiij, Aiiij. Le dernier feuillet est blanc.

Bibl. de Niort, n° 198.

3. — Traité contre la Transubstantiation par lequel on peut cognoistre quel est le fondement de la Messe et droicte intelligence des paroles de la Saincte Cene, Ceci est mon corps, ceci est mon sang etc. Et de tout ce qui concerne ce saint Sacrement. Par C. D. Pacard Segusien. — Niort, Portau, 1595, in-8°.

France protest., art. Pacard.

4. — Le sacrifice d’Abraham, tragédie françoise séparée en trois pauses, à la façon des actes de comédies, avec des chœurs, un prologue et un épilogue. Par Th. de Bèze. — Niort, Portau, 1595.

Bull. de la Société de l’hist. du prot. français, mai-juin 1854.

5. — Les Histoires | des poetes: | Comprises | av grand Olympe, en | ensuyuant la Metamorphose d’Ouide: | et autres aditions et | Histoires poëtiques propres pour la poësie | Par | Christofle Deffrans, Ecuyer, seigneur de la | Jalouzière et de la Chaslonnière, | pres Niort en Poictov. — Niort, Portau, 1595, in-8° de 331 pp. chiff. plus 4 ff. lim., pour le titre, le prologue et les pièces adressées à l’auteur. — Un sonnet est signé F. D. M., escuyer, sieur des Ousches de Périgné.

Bibl. poit. des archives des Deux-Sèvres, n° 343. Bibl. de Niort, n° 982.

Christophe des Francs, sieur de la Chalonnière et de la Jalousière, paroisses de Rouvres et de Saint-Christophe-sur-Roc, près Champdeniers, était fils de Pierre des Francs de la Chalonnière, homme d’armes de Fontenay, et avait lorsqu’il publia son ouvrage près de cinquante-cinq ans. C’est sans doute le succès de la traduction des psaumes par Marot qui lui avait inspiré cette tentative. Malheureusement ses 18,000 alexandrins sont loin de valoir ceux du poète de la reine de Navarre, et les quelques vers heureux que l’on trouve çà et là ne compensent guère l’ennui d’une pareille lecture.

Le plus curieux, c’est que notre vieux Poitevin comptant sur la vogue ou voulant suivre jusqu’au bout son modèle, a fait imprimer en tête de l’ouvrage quatre lignes de musique notée sur laquelle peut être chanté tout le livre sauf les fins de chapitres ou commencements!

Pour se faire une idée de l’ouvrage, on pourrait lire pourtant la fable de Philémon et de Beaucis, qui ont tous deux une physionomie assez curieuse travestis en paysans poitevins:

Jupiter et Mercure se sont vu refuser toutes les portes:

«Fors un petit logis, tout couvert de roseaux,

«Où auprès découloient quelques petis ruisseaux.

«Un homme y habitoit, paisible personnage,

«Avec sa femme aussi qui estoient d’un vieil âge.

«Dès leur fleur printemnière en ce lieu demeuroient

«Contans d’un petit champ qu’eux mesmes labouroient.

«Philémon se nommoit et sa femme Baucis.

Baucis ouvre sa demeure aux dieux et les fait asseoir sur le chalit:

«Puis alluma du feu. Philémon fut cueillir

«Des choux dans le jardin qu’elle fit tost bouillir.

«Puis despandit du lard avec une fourchette

«Qui pandoit à un tref au-dessus de leur teste.

Voilà le souper apprêté, et les bons vieux le servent tout simplement.

«Un pied beaucoup trop court faisoit bransler la table,

«Baucis y mit un test, qui la rendit plus stable.....

«Tous leurs vaisseaux n’estoient que de terre et de bois.

On connaît la suite: Le vin ne diminue pas dans le vase, et ce prodige ouvre les yeux aux vieillards:

«Qui tous deux ébahis, adorèrent les Dieux,

«Ayans jointes les mains en bas ils s’enclinèrent

«Pour leur pauvre disner pardon leur demandèrent.

Mais les dieux récompensent leur bon cœur et la maisonnette de Baucis se change en un beau temple.

«Qui de très belles tours estoit environné,

«Sa couverture d’or, richement attourné,

«Les portes en estoient superbement taillées

«De marbre son pavé, ses voûtes émaillées.

Voici maintenant la fable: Philémon et Baucis, selon leur désir ont été changés en arbres, et on va en pèlerinage les visiter.

«Ces arbres en tous temps avoient vertes couleurs,

«Et si estoient garnis de bons fruits et de fleurs.

«Les gens de la autour, ces arbres me montrèrent

«Et tout ce beau miracle ainsi me récitèrent

«J’y vei maints pèlerins qui honneur leurs rendoient

«Pour ce maints chappelets à leurs branches pandoient.

Mais arrêtons là nos citations. En continuant, nous courrions risque de tomber dans le burlesque, et nos lecteurs auraient peut-être de la peine à reconnaître le satyre Marsyas, rival d’Apollon sous le nom de Marsye le Trompette.

Sur Christophe des Francs, voyez la notice rédigée par M. des Francs, ancien professeur de rhétorique à Niort, qui rattachait son nom à cette famille. (Société de statistique, Bull., III, 255.)

6. — Dispute | faite par escrit en |, laqvelle Loys D. L. Bla-| chiere, Ministre de la parole de | Dieu en l’Eglise reformee de |Niort, maintient que la | messe n’est point de l’institution de Ie | sus Christ | contre Iules Cæsar Bulenger, | predicant selon la doctrine des Iesuites, qui | soustient la messe estre un sacrifice expia- | toire pour la remission des pechez. — Niort, Portau, 1595, in-8° de 318 pp.

Dédié à Mr de Parabère, gouverneur à Niort, le 1er mars 1595.

Bibl. de Niort, n° 2654.

Bibl. poit. des archives des Deux-Sèvres, n° 318.

Au verso du titre, Portau a imprimé un avertissement au lecteur:

«.... Mais je te prie excuse moy si je ne te puis exprimer par caractères hebrieux et grecs (desquels je suis destitué) les sentences hebraiques et grecques qui sont en la coppie, mais je les ay imprimees en lettres italiques. Cependant je te promets que si la dispute s’eschauffe derechef entre les parties: je tascheray d’en recouvrer la coppie pour te la communiquer apres ceste cy.

«Bien te soit.»

Les vers adressés à l’auteur sont signés I. D. R. — A. D. D. S. D. I. — D. D. S. D. — N. G. — G. D. — Autant d’initiales à découvrir. (Voir sur Louis de la Blachière, l’étude de M. de Lastic Saint-Jal dans la Revue d’Aunis, VIII, 176, et Lièvre, Hist. des prot., III, 37; — sur Boulanger, l’article de Dreux du Radier.)

7. — Seconde | dispvte faite | par escrit en laqvelle | Loys D. L. Blachiere Ministre de la Parole de Dieu en l’Eglise reformee de | Niort, soustient qu’il n’a prononcé aucunes ca- | lomnies ny faussetez contre la Messe: ains tou- | tes veritez, comme ennemie du sacrifice de Ie- | sus Christ, qui ne l’a iamais instituee. | Contre | Iule Caesar Bovlenger, qui | soustient la messe estre un sacrifice le desaduouant | à present pour expiatoire. — Niort, Portau, 1595, in-8° de 991 pp. plus 5 ff. lim. pour le titre et la préface et 11 ff. non chif. à la fin pour les vers à l’auteur et la table.

Bibl. poit. des archives des Deux-Sèvres, n° 318.

Dans cet ouvrage, Portau, comme il l’avait promis, a imprimé de forts beaux caractères grecs. Mais l’hébreu est resté en italique.

Les vers adressés à l’auteur sont de C. Bruneau, André Rivet, — P. L. S. D. C. — A. S. D. V.

8. — Les | Œvvres | de Clement Marot, | de Cahors, en Querci, | Vallet de chambre du Roy. | Reveues, augmentées de plusieurs | choses, et disposées en beaucoup meil-leur ordre que ci devant. Plus quelques Œuvres de Michel Marot fils du dit Marot. — Niort, Portau, 1596, in-16, divisé en deux parties à pagination distincte, la première de 548 pp. non compris 8 ff. lim. pour le titre, la liste des pièces nouvelles ajoutées à l’édition, l’imprimeur au lecteur (1er oct. 1596), des pièces de vers adressées à l’auteur, l’Epître de Marot à Dolet, celle aux enfants d’Appollo, l’ordre des œuvres, etc.; la deuxième de 248 pp. non compris 2 ff. non chif. entre les pages 148 et 149, le premier sous la signat. Xx iiiii, le second sans signat., mais avec la réel. cinquante, suivies de 16 ff. non chif. pour la table, les vers du seigneur du Pavillon à Michel Marot, et leur réponse, l’ode de Michel Marot à la reine de Navarre, etc.

Selon Langlet il y en aurait des exemplaires avec un (nouveau titre portant: Lyon, Pierre Rigaud, 1604. Brunet, Manuel du librairie, p. 1,457.)

Bibl. de Niort, n° 1243.

C’est le chef-d’œuvre de Portau imprimé en caractères italiques sur fin papier.

Dans cette édition il n’y a réellement de Michel Marot que les épigrammes de la fin, entre autres celle adressée à son ami Antoine Couillard, seigneur du Pavillon les Corris en Gâtinais.

Dans son avertissement au lecteur daté du 1er octobre 1596, Th. Portau nous apprend qu’il a confié la préparation de l’édition à maître François Mizière, poictevin, docteur-médecin à Niort, son ami. C’est aussi ce dernier qui a traduit en vers français quelques-unes des pièces latines placées en tête de l’ouvrage par Nicolas Bérauld, poète et légiste, oncle de Jacques Bérauld, l’auteur des Eglogues, Nicolas Bourbonnois (de Vandœuvre), Salmon Macrin (de Loudun). Il Y a une seconde pièce de ce Loudunois, traduite par Macauld, secrétaire et valet de chambre du roi François Ier. (Cet avertissement a été textuellement réimprimé dans la belle édition Georges Guiffrey. Il figurait déjà en partie dans l’édition du Rocher, 1544, et Th. Portau n’a fait que le reprendre avec certaines additions.)

9. — Repliqve | de Michav l’aveugle | a M. Iules Cœsar Bov- | langer, à Gouyn son valet, | et à M. son es- | cholier. — Niort, Portau, 1596, in-8° de 59 pp.

Par de la Blachière. A la suite, avec une pagination à part, mais sans titre.

Examen des dispvtes | logicalles de l’escholier, 28 pp.

Bibl. de la Soc. de l’hist. du protest. français.

Coll. A. Richard.

10. — Dispute | par escrit svr ce- | ste qvestion laqvelle des deux Religions est | la première | ou celle de l’Eglise qu’on dit Reformee, ou bien celle | qu’on dit Romaine: | Faite | entre le Ministre de la Rochefoucaud, et | les Prédicateurs du dit lieu, et de la vil- | le de Limoges. — Niort, Portau, 1596 (sans nom) in-12 de 75 pp. plus 3 pp. non chif. et 1 f. lim. pour l’avertissement de l’imprimeur au lecteur.

Par Georges Pacard. A la fin, on lit: Faict le x de may 1596.

Bibl. de Bordeaux, n° 35618.

11. — Antipanigarole, | ou | responce a | la premiere partie | des leçons de F. François | Panigarole Milannois. | Par George C. D. Pacard Seguzien. — 1597, petit in-8° de 325 pp. plus 2 ff. n. chif. pour trois pièces adressées à l’auteur par Thomas Hog, écossais, successeur de Pacard à l’église de la Rochefoucault, et par François Mizière.

Dédié à MM. les Maires, Eschevins Conseillers, Pairs et Bourgeois de la ville de la Rochelle, le 1er janvier 1597.

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0+
Litres'teki yayın tarihi:
17 ocak 2025
Hacim:
196 s. 27 illüstrasyon
ISBN:
4064066319397
Yayıncı:
Telif hakkı:
Bookwire
İndirme biçimi: