Kitabı oku: «Таинственный остров. Уровень 1 / L’Île mystérieuse», sayfa 4
Chapitre 13
Le lendemain matin, l'ingénieur Cyrus Smith et ses compagnons se retrouvèrent sur le terrain, prêts à entamer les travaux. Pencroff, toujours prompt à l'action, demanda: «Par où allons-nous commencer?». L'ingénieur, posant son regard attentif sur la situation, répondit: «Par le commencement».
Les colons étaient confrontés à une tâche herculéenne. Ils devaient tout créer à partir de rien, fabriquer les outils nécessaires à leur survie, transformer les ressources naturelles en moyens de subsistance. Le temps leur était compté, et ils devaient agir avec célérité pour répondre aux exigences de leur existence.
Cependant, ils étaient animés d'une détermination sans faille25. Cyrus Smith avait réuni une équipe de compagnons dévoués et compétents. Gédéon Spilett, le reporter aux talents multiples, prêt à s'investir pleinement dans la colonisation de l'île. Harbert, le jeune érudit, déjà instruit dans les sciences naturelles, apportant sa contribution précieuse. Nab, l'homme dévoué et polyvalent, maîtrisant diverses compétences utiles à la colonie. Et Pencroff, le marin aux multiples talents, possédant une expérience variée et une habileté inégalée.
Avec une équipe aussi solide, l'ingénieur Cyrus Smith savait qu'ils étaient prêts à affronter tous les défis. Ils se mirent donc au travail, déterminés à réussir. La première étape consistait à construire un four pour transformer les matières premières.
Pencroff demanda alors: «À quoi servira ce four?». Cyrus Smith expliqua qu'il serait utilisé pour fabriquer la poterie dont ils avaient besoin. Mais pour construire le four, ils devaient d'abord fabriquer des briques.
Le groupe se mit donc en route, avec Nab chargé d'apporter les provisions nécessaires. Sur leur chemin, ils découvrirent un arbre dont les branches pouvaient servir à fabriquer des arcs. Ils collectèrent également des matériaux pour les flèches et commencèrent à préparer les briques à partir de l'argile du sol.
Le travail était laborieux mais essentiel. Ils s'efforcèrent de produire autant de briques que possible, malgré les défis rencontrés. Pendant ce temps, Cyrus Smith entreprit une observation astronomique importante pour déterminer la position exacte de l'île.
Les jours suivants furent consacrés à la collecte de combustible, à la chasse pour se procurer de la nourriture, et à la poursuite des travaux de construction. Ils firent face à des défis inattendus, comme la rencontre avec un animal sauvage ressemblant à un jaguar.
Malgré les dangers, leur détermination ne faiblit pas. Ils continuèrent à travailler ensemble, surmontant les obstacles avec courage et ingéniosité. Chaque petit succès était célébré comme une victoire, renforçant leur résolution à réussir dans leur nouvelle vie sur l'île.
Enfin, après des jours d'efforts acharnés, le premier pot-au-feu fut préparé, symbolisant non seulement un repas chaud et réconfortant, mais aussi le fruit de leur travail collectif et de leur persévérance.
Le soir du 15 avril, après une journée bien remplie, les colons se réunirent pour profiter d'un repas ensemble. Ils partagèrent des histoires et des rires, savourant chaque moment de camaraderie et de solidarité.
Alors que la nuit tombait, Cyrus Smith eut une idée. Il décida de profiter de la clarté du ciel pour effectuer une observation astronomique afin de déterminer la latitude de l'île. Avec son ingéniosité habituelle, il improvisa un instrument pour mesurer la hauteur des étoiles au-dessus de l'horizon, utilisant les ressources disponibles sur l'île.
Cyrus Smith dirigea une branche de son compas de bois sur l'horizon de mer, l'autre sur alpha et l'ouverture des deux branches lui donna la distance angulaire qui séparait alpha de l'horizon26. Afin de fixer l'angle obtenu d'une manière immutable, il piqua, au moyen d'épines, les deux planchettes de son appareil sur une troisième placée transversalement, de telle sorte que leur écartement fût solidement maintenu.
Ces calculs furent remis au lendemain, et, à dix heures, tout le monde dormait profondément.
Chapitre 14
Le lendemain, 16 avril, – dimanche de Pâques, – les colons sortaient des Cheminées au jour naissant, et procédaient au lavage de leur linge et au nettoyage de leurs vêtements. L'ingénieur comptait fabriquer du savon dès qu'il se serait procuré les matières premières nécessaires à la saponification, soude ou potasse, graisse ou huile.
Il s'agissait de compléter les éléments des observations de la veille, en mesurant la hauteur du plateau de Grande-Vue au-dessus du niveau de la mer.
«Ne vous faut-il pas un instrument analogue à celui qui vous a servi hier? demanda Harbert à l'ingénieur.
– Non, mon enfant, répondit celui-ci, nous allons procéder autrement, et d'une manière à peu près aussi précise.»
Cyrus Smith s'était muni d'une sorte de perche droite, longue d'une douzaine de pieds, qu'il avait mesurée aussi exactement que possible, en la comparant à sa propre taille, dont il connaissait la hauteur à une ligne près. Harbert portait un fil à plomb que lui avait remis Cyrus Smith, c'est-à-dire une simple pierre fixée au bout d'une fibre flexible.
Arrivé à une vingtaine de pieds de la lisière de la grève, et à cinq cents pieds environ de la muraille de granit, qui se dressait perpendiculairement, Cyrus Smith enfonça la perche de deux pieds dans le sable, et, en la calant avec soin, il parvint, au moyen du fil à plomb, à la dresser perpendiculairement au plan de l'horizon.
Cela fait, il se recula de la distance nécessaire pour que, étant couché sur le sable, le rayon visuel, parti de son œil, effleurât à la fois et l'extrémité de la perche et la crête de la muraille27. Puis il marqua soigneusement ce point avec un piquet.
Alors, s'adressant à Harbert:
«Tu connais les premiers principes de la géométrie? lui demanda-t-il.
– Un peu, monsieur Cyrus, répondit Harbert, qui ne voulait pas trop s'avancer.
– Tu te rappelles bien quelles sont les propriétés de deux triangles semblables?
– Oui, répondit Harbert. Leurs côtés homologues sont proportionnels.
– Eh bien, mon enfant, je viens de construire deux triangles semblables, tous deux rectangles.
– Ah! monsieur Cyrus, j'ai compris! s'écria Harbert. De même que la distance du piquet à la perche est proportionnelle à la distance du piquet à la base de la muraille, de même la hauteur de la perche est proportionnelle à la hauteur de cette muraille.
– C'est cela même, Harbert, répondit l'ingénieur, et quand nous aurons mesuré les deux premières distances, connaissant la hauteur de la perche, nous n'aurons plus qu'un calcul de proportion à faire, ce qui nous donnera la hauteur de la muraille et nous évitera la peine de la mesurer directement.»
Cyrus Smith en conclut donc que l'île Lincoln était située sur le trente-septième degré de latitude australe, ou en tenant compte, vu l'imperfection de ses opérations, d'un écart de cinq degrés, qu'elle devait être située entre le trente-cinquième et le quarantième parallèle.
Restait à obtenir la longitude, pour compléter les coordonnées de l'île. C'est ce que l'ingénieur tenterait de déterminer le jour même, à midi, c'est-à-dire au moment où le soleil passerait au méridien.
Cependant le soleil s'avançait lentement; l'ombre de la baguette diminuait peu à peu, et quand il parut à Cyrus Smith qu'elle recommençait à grandir:
«Quelle heure? dit-il.
– Cinq heures et une minute, répondit aussitôt Gédéon Spilett.»
Donc, puisque Washington est par 77°3′11”, autant dire soixante-dix-sept degrés comptés du méridien de Greenwich, – que les Américains prennent pour point de départ des longitudes, concurremment avec les Anglais, – il s'ensuivait que l'île était située par soixante-dix-sept degrés plus soixante-quinze degrés à l'ouest du méridien de Greenwich, c'est-à-dire par le cent cinquante-deuxième degré de longitude ouest.
Cyrus Smith annonça ce résultat à ses compagnons, et tenant compte des erreurs d'observation, ainsi qu'il l'avait fait pour la latitude, il crut pouvoir affirmer que le gisement de l'île Lincoln était entre le trente-cinquième et le trente-septième parallèle, et entre le cent cinquantième et le cent cinquante-cinquième méridien à l'ouest du méridien de Greenwich.
L'écart possible qu'il attribuait aux erreurs d'observation était, on le voit, de cinq degrés dans les deux sens, ce qui, à soixante milles par degré, pouvait donner une erreur de trois cents milles en latitude ou en longitude pour le relèvement exact.
Mais cette erreur ne devait pas influer sur le parti qu'il conviendrait de prendre. Il était bien évident que l'île Lincoln était à une telle distance de toute terre ou archipel, qu'on ne pourrait se hasarder à franchir cette distance sur un simple et fragile canot.
Chapitre 15
Le lendemain matin, aux premières lueurs du jour, les premiers rayons du soleil caressèrent le rivage des Cheminées. La mer scintillait, doucement bercée par une brise matinale, tandis que les oiseaux marins s'éveillaient avec des cris joyeux. Au cœur de ce tableau marin, les colons se réveillèrent, prêts à embrasser une nouvelle journée d'aventures et de défis sur l'île Lincoln.
Dès les premiers mouvements, l'activité s'organisa autour de Cyrus Smith, l'ingénieur de génie dont la détermination guidait chaque action du groupe. Pencroff, le marin au cœur vaillant, adressa ses premières paroles à Gédéon Spilett, le reporter, curieux de connaître les plans de la journée. Avec une sagesse tranquille, Spilett répondit simplement: «Ce que Cyrus décidera.»
Ainsi, sous la direction de Cyrus Smith, les compagnons se préparaient à un nouveau défi, prêts à abandonner leurs activités de briquetiers et de potiers pour se transformer en métallurgistes. La veille, ils avaient exploré jusqu'à la pointe du cap Mandibule, où le paysage avait cédé la place à une formation volcanique intrigante. C'était là qu'ils avaient décidé de résoudre définitivement la question de leur avenir sur l'île Lincoln.
Les discussions s'étaient enflammées autour de la possibilité de quitter l'île pour rejoindre l'archipel des Pomotou, distant de douze cents milles. Cependant, la réalisation d'un tel voyage semblait impraticable, surtout à l'approche de la mauvaise saison. Pencroff, avec son pragmatisme habituel, avait souligné les défis logistiques et les dangers potentiels d'une telle entreprise. Ainsi, il fut convenu à l'unanimité que l'hiver serait passé sur l'île Lincoln, et que la recherche d'un abri plus confortable que les Cheminées serait la priorité.
Cyrus Smith, avec son esprit visionnaire, avait identifié des gisements de minerai de fer dans la partie nord-ouest de l'île. Cette découverte marquait le début d'une nouvelle ère pour les colons, qui entreprirent de devenir métallurgistes. Le sol de l'île renfermait des trésors cachés, prêts à être transformés en outils et en matériaux précieux.
Ainsi, la première étape de cette transformation commença par la chasse aux phoques. Ces animaux marins fourniraient la peau nécessaire à la fabrication des soufflets de forge, essentiels pour le traitement du minerai de fer28. Armés de courage et de détermination, les colons se lancèrent dans cette expédition avec une énergie renouvelée.
Pendant ce temps, Cyrus Smith, Harbert, Gédéon Spilett, Nab et Pencroff se retrouvèrent sur la grève, prêts à affronter les défis qui les attendaient. Avec la marée basse, ils traversèrent le canal pour explorer l'îlot où le minerai de fer les attendait.
Les jours qui suivirent furent remplis d'activités frénétiques et de découvertes passionnantes. Les colons travaillaient sans relâche, transformant le minerai brut en barres de fer utilisables. Le processus de réduction du minerai en fer pur nécessitait une attention minutieuse et un travail acharné, mais les colons étaient déterminés à réussir.
Après bien des efforts, bien des fatigues, le 25 avril, plusieurs barres de fer étaient forgées, et se transformaient en outils, pinces, tenailles, pics, pioches, etc., que Pencroff et Nab déclaraient être de vrais bijoux.
Enfin, le 5 mai, la première période métallurgique était achevée, les forgerons rentraient aux Cheminées, et de nouveaux travaux allaient les autoriser bientôt à prendre une qualification nouvelle.
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