Kitabı oku: «L'éducation des mères»
Maxime Perret, Paul Bar
L'éducation des mères

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066323264
Table des matières
PRÉFACE
INTRODUCTION
PREMIÈRE PARTIE
CHAPITRE PREMIER
Vêtements.
Alimentation.
Exercice.
Voyages.
Professions.
Bains, injections.
Rapports sexuels.
Seins.
Urines.
DEUXIÈME PARTIE
CHAPITRE PREMIER
§ 1 er . — SOINS IMMÉDIATS
§ 2. — HABILLEMENT DE L’ENFANT
§ 3. — SOINS ULTÉRIEURS A DONNER AU NOUVEAU-NÉ
CHAPITRE II
§ 1. — CAUSES INVOQUÉES POUR NE PAS NOURRIR
§ 2. — QUANTITÉS DE LAIT QUE LE NOUVEAU-NÉ DOIT PRENDRE PENDANT LES DIX PREMIERS JOURS
§3. — QUANTITÉS DE LAIT QUE L’ENFANT DOIT PRENDRE APRÈS LE DIXIÈME JOUR
§ 4. — DIFFICULTÉS QUE L’ON PEUT RENCONTRER DANS L’ALLAITEMENT AU SEIN
§ 5. — ALLAITEMENT PAR UNE NOURRICE MERCENAIRE
§ 6. — CHOIX D’UNE NOURRICE
§ 7. — HYGIÈNE DE LA FEMME QUI NOURRIT
CHAPITRE III
§ 1. — LA MÈRE N’A PAS ASSEZ DE LAIT POUR NOURRIR SEULE SON ENFANT, IL FAUT L’AIDER: QUEL LAIT ALLONS-NOUS LUI DONNER, ET COMMENT ALLONS-NOUS LE DONNER?
§ 2. — COMMENT DONNER LE LAIT STÉRILISÉ
§ 3. — SEVRAGE
CHAPITRE IV
§ I er . — ALLAITEMENT ARTIFICIEL PENDANT LES DIX PREMIERS JOURS POUR UN ENFANT MOYEN PESANT TROIS KILOGR.
§ 2. — ALLAITEMENT APRÈS LE DIXIÈME JOUR
§ 3. — ALIMENTATION PENDANT LA SECONDE ANNÉE
CHAPITRE V
§ 1 er . — REFROIDISSEMENT
§ 2. — ALIMENTATION
§ 3. — MALADIES CONTAGIEUSES
CHAPITRE VI
§ 1 er . — DENTITION
§ 2. — VACCINATION
CHAPITRE VII
§ 1 er . — LA DIARRHÉE
§ 2. — REFROIDISSEMENT
§ 3. — CONSTIPATION
§ 4. — ÉRYTHÈME DU SIÈGE
§ 5. — MUGUET
§ 6. — ECZÉMA
Livret de l’Enfant

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation
réservés pour tous pays.
Copyright by Ch. Delagrare, 1912.
PRÉFACE
Table des matières
Il n’est personne qui ne reconnaisse la nécessité de lutter contre la mortalité infantile.
La loi Roussel eût pu assurer la victoire. Appliquée par des mains défaillantes ou des esprits indifférents, elle n’a pas donné les résultats que ses auteurs espéraient.
Le meilleur de ce qui a été obtenu est dû à l’initiative privée.
C’est elle qui a réussi à secouer l’indifférence de nos administrations publiques, c’est elle, et bien elle seule, qui a provoqué ce mouvement d’assistance sociale des petits, qui sera, pour ceux qui nous suivent, à la fois un objet d’admiration à l’égard de ceux qui l’ont provoqué et de légitime révolte contre ceux qui, étant de par leurs fonctions chargés de protéger les enfants, semblent ignorer leur devoir.
Aujourd’hui, les Mutualités maternelles, les Œuvres d’assistance aux femmes enceintes ou nourrices, les Gouttes de lait, les Consultations de nourrissons, se multiplient.
Les résultats qu’elles permettent d’obtenir dans les régions où elles trouvent un peu d’aide auprès des municipalités ou des administrations départementales, montrent que le succès serait certain et rapide, si la torpeur administrative pouvait être partout ébranlée.
Dans ces œuvres privées les Consultations de nourrissons occupent une place prépondérante.
Elles sont l’œuvre de Budin.
Dans tous les services hospitaliers qu’il a été appelé à diriger, il a organisé avec cette sûreté de méthode qui était une de ses plus hautes qualités, une Consultation de nourrissons qu’il ne manquait jamais de faire lui-même.
Avec une patience inlassable, ignorant des heures qui s’égrenaient, il donnait et redonnait aux mères des conseils, en apparence simples, j’allais dire enfantins, et cependant d’une importance telle que sans eux toute consultation de nourrissons devient une œuvre stérile.
Bien n’est facile pour un débutant, rien n’apparaît simple pour une mère qui, voulant bien faire, ne sait pas ce qu’elle doit faire.
Budin n’ignorait pas ce précepte, et lui qui à l’amphithéâtre, devant ses élèves, se plaisait à aborder l’étude des problèmes les plus compliqués de la science obstétricale, savait mieux que personne apporter dans les leçons qu’il donnait aux mères, une simplicité qui rendait son enseignement accessible à tous.
C’est ainsi qu’il avait réussi à faire de sa Consultation de nourrissons une véritable École des mères.
Budin était entouré d’élèves pénétrés de ses doctrines, qui le suppléaient souvent et qui, après la mort du maître, se sont attachés à poursuivre l’œuvre commencée.
Ce sont eux qui ont donné aux Consultations de nourrissons le développement qu’elles ont aujourd’hui; ce sont eux qui, dans nos hôpitaux, assurent, avec un succès toujours croissant, le fonctionnement de ces Consultations; c’est à leur dévouement que la Fondation Pierre Budin doit de s’être réalisée et de vivre.
De ces élèves, Perret a toujours été le plus ardent.
Approchant le maître, vivant dans son intimité, jouissant de sa confiance, préparant constamment avec lui les conférences destinées à propager les Consultations de nourrissons, Perret avait, depuis de longues années, consacré toute son activité à l’étude du nouveau-né.
Ses beaux travaux, d’ordre scientifique, sur la Ration alimentaire de l’enfant, sur la Pasteurisation du lait, l’avaient placé au premier rang des puériculteurs.
La mort du maître qu’il aimait n’a pas diminué son zèle.
Depuis quatre années il dirige l’École des mères de la Clinique Tarnier, celle-là même qu’avait fondée Budin, et voici qu’aujourd’hui il publie ce petit livre, l’Education des mères, qui est en quelque sorte la codification des conseils qu’il y donne chaque jour.
Écrit simplement, clairement, ce livre s’adresse aux mères et, autant qu’à elles, aux nombreuses personnes qui s’intéressent aux questions de puériculture, qui prêtent leur concours aux Consultations de nourrissons, aux Gouttes de lait, qui assurent le fonctionnement des Mutualités maternelles; je sais aussi bien des médecins qui les liront avec profit.
Il arrive du reste à son heure.
Un cours normal d’éducation maternelle vient, par un récent arrêté ministériel (5 janvier 1912), d’être institué à Paris dans les locaux de l’École normale d’Institutrices de la Seine.
Ce cours, dont la direction pédagogique est confiée à la femme d’élite qu’est Mme Kergomard, Inspectrice générale de l’Instruction Publique, doit être et sera le modèle que suivront certainement les écoles normales d’institutrices de nos départements. Il n’est pas douteux que le livre du Dr Perret sera vite le bréviaire des auditrices de ces cours.
En publiant l’Éducation des mères, le Dr Perret fait une œuvre bonne, utile, et c’est pour moi un grand plaisir de présenter au public cet ouvrage, qui est le meilleur hommage que l’élève aimé de Budin pouvait rendre au maître qu’il a perdu.
PAUL BAR.
INTRODUCTION
Table des matières
«Un vieillard de quatre-vingts ans a plus de chances de vivre un an qu’un bébé qui vient de naître,» a dit le docteur Bergeron.
Cet aphorisme épouvantable ne sonne-t-il pas comme un glas funèbre sur les destinées de notre pays?
Certes, si nous regardons de près ce qui se passe chez nous, c’est avec une légitime terreur qu’il faut envisager l’avenir.
Comment saurait-il en être autrement, puisque non seulement nous ne faisons presque plus d’enfants, mais encore nous laissons mourir le peu que nous avons?
Pourquoi cette faiblesse de la natalité ?
Notre pays a-t-il donc perdu toute son énergie, la source de ses forces vives est-elle donc tarie? Les femmes françaises sont-elles donc devenues stériles ou n’ont-elles plus aucune notion du premier de leurs devoirs?
Hélas! il semble bien qu’on doive répondre par l’affirmative à cette dernière question.
Notre siècle est égoïste. Le culte du «moi», la volonté de «vivre sa vie», font prévaloir des doctrines d’un individualisme outrancier qui nous ramène aux temps de la décadence romaine. L’amour du luxe et des jouissances effrénées, le renchérissement de la vie, le relâchement des mœurs, sont, comme à cette époque, les causes principales d’une dégénérescence qui s’affirme surtout par la diminution de la natalité.
Jamais autant qu’aujourd’hui la sublime fonction de la maternité n’a été méprisée et dédaignée. La secte des malthusiens fait chaque jour de nouveaux prosélytes dans toutes les classes de la société, et, sous le prétexte de «procréation consciente», chacun recherche la limitation de ses dépenses et la satisfaction de ses appétits. On supprime les bouches inutiles, et quoi de plus inutile pour les égoïstes que les enfants?
Il y a même une autre cause. Dans les milieux où règne en maître le féminisme mal compris, certaines femmes croiraient déchoir en acceptant d’être mères. Comment se consacreraient-elles à l’éducation des autres, comment feraient-elles prévaloir leurs idées de l’égalité des sexes, si elles subissaient le joug de l’homme? Marcel Prévost, dans les Vierges fortes, a très bien étudié ce point de vue spécial, et si l’une de ses héroïnes ne peut s’affranchir du joug héréditaire et cède à la toute-puissance de l’amour, les autres du moins continuent leur œuvre, ayant dédaigné ou repoussé la tentation. Je n’ai jamais autant constaté la vérité de cette magnifique étude de l’auteur des Lettres à Françoise que dans une conversation que j’eus il y a deux ans avec une intellectuelle. Celle-ci, de haute intelligence, n’était pas arrivée encore à l’extrême limite des théories féministes. Elle consentait à se marier après plusieurs années de stage, mais posait comme condition de n’avoir pas d’enfant. Comme je m’en étonnais et tentais de lui montrer l’absurdité de ses opinions, lorsqu’elle m’eut énuméré les lieux communs que l’on débite en pareil cas, elle conclut en me disant: «Du reste, ces choses-là sont d’ordre inférieur, et il est bien préférable de cultiver son cerveau que d’avoir des enfants à mettre au monde, à nourrir et à élever.»
Voilà les choses douloureuses que l’on entend aujourd’hui. Encore s’agit-il ici, en définitive, d’un but noble à atteindre; mais combien s’affranchissent des lois naturelles par égoïsme, par pure coquetterie, pour conserver leur corps intact ou pour se laisser aller à leurs plus vils instincts?
Où est-il le temps où les vieux Romains se découvraient devant la femme enceinte?
Les législateurs contemporains, aidés en cela par des sociologues éminents, des écrivains de tous les partis, ont bien essayé de réagir contre cette tendance, les uns en facilitant le mariage, les autres en accordant des primes à la natalité ; quelques-uns ont voulu imposer les célibataires, d’autres venir en aide aux filles-mères, etc., toutes mesures insuffisantes si l’on considère leurs résultats et qui du reste, malgré l’enthousiasme de leurs promoteurs, devaient échouer, car elles ne tenaient pas compte des mœurs contemporaines.
Les Romains, eux aussi, avaient essayé d’enrayer le mal quand l’empereur Auguste, épouvanté de la stérilité des unions conjugales et de la diffusion du célibat, promulgua les célèbres Lois Caducaires; elles aussi restèrent sans effet, puisque rien ne put arrêter la ruée folle de ce peuple vers l’abîme, vers la mort.
Est-ce à dire que nous ne pouvons rien et qu’il nous faut assister impuissants à cette lamentable décadence? Non. Plus que jamais, puisque les mœurs sont en cause, il faut réformer les mœurs. Il faut rééduquer les femmes et les jeunes filles, leur apprendre que la maternité n’est pas, comme elles le croient, un devoir douloureux dont elles peuvent s’affranchir d’un cœur léger, mais qu’elle est la plus noble fonction de la femme, celle qui fait d’elle une divinité ! Créer de la vie, mettre au monde un petit être qui est la chair de votre chair, dont l’âme est faite de votre âme, que vous élèverez suivant l’idéal que vous portez en vous, dont vous formerez l’esprit et le corps et qui toujours demeure votre chose, quoi de plus magnifique, de plus beau, de plus grand?
La maternité, c’est l’épanouissement complet de la femme; elle met autour d’elle un rayonnement qui la complète et la divinise.
L’enfant, dans le ménage, c’est le trait d’union qui relie le père et la mère; c’est sa présence qui consolide le mariage, qui oblige les parents à concentrer leurs efforts vers un but commun, et décuple ainsi leur énergie vitale, et cela pour le plus grand bien non seulement de la famille, mais de la société tout entière.
L’enfant, c’est l’espoir des parents, la consolation des vieux jours, le charme de la vieillesse.
Élever des enfants, en faire des hommes, voilà le rôle de la femme: en est-il un plus beau, un plus sublime?
Mais en attendant que ces notions pénètrent dans les masses, que chacun comprenne où est le devoir, et je dirai plus, en attendant que, mieux éclairés, nous soyons persuadés que l’intérêt général est fait de l’intérêt de chacun, devons-nous assister en spectateurs impassibles à la ruine de notre pays? Certes non; plus que jamais nous devons lutter, et en attendant que notre natalité augmente, nous devons tout faire pour empêcher nos enfants de mourir.
La mortalité infantile est une plaie ouverte au flanc de la France, c’est une blessure par laquelle s’écoule son énergie et sa vie, lentement, mais sans arrêt.
Cette blessure, nous devons la guérir; cette plaie, nous devons la fermer; nous le pouvons, donc nous le devons.
Nos enfants ne meurent pas, on les tue; on les tue par négligence, par ignorance, par apathie.
Qu’un enfant succombe brûlé dans un incendie, noyé dans une rivière, toute la population s’émeut; mais que dix nouveau-nés meurent de la diarrhée, personne n’y prête attention, et cependant, dans le premier cas il s’agissait d’un accident, évitable peut-être, mais rare à coup sûr; dans le second, au contraire, rien n’était plus facile que d’éviter cette hécatombe, et cependant c’est tous les jours que semblable crime se renouvelle!
Tous les ans nous perdons en France 150.000 enfants âgés de moins d’un an; dans ce nombre, plus du tiers (385 p. 1.000) sont emportés par la diarrhée; viennent ensuite les affections pulmonaires (147 p. 1.000), la faiblesse congénitale (171 p. 1.000).
La diarrhée et les affections pulmonaires causent donc à elles seules plus de la moitié des décès, et pourtant ce sont des maladies essentiellement évitables. Quant à la faiblesse congénitale, elle est presque entièrement une conséquence de l’alcoolisme.
Voilà où nous conduisent l’ignorance, la négligence et l’alcool!
Ceci étant connu, nous serions coupables de ne pas y porter remède!
Nous le serions d’autant plus que le succès est certain: partout où on a voulu supprimer ces causes, on a réussi, et cela sans peine, sans difficulté, sans déboire.
Il suffit de faire l’Éducation des mères.
C’est une lacune complète dans l’éducation de nos filles; on leur a tout appris, sauf leur futur métier de mère.
Elles pèchent par ignorance et ne demandent qu’à s’instruire.
C’est ce que nous allons faire dans les pages qui suivent.
PREMIÈRE PARTIE
Table des matières
HYGIÈNE DE LA FEMME ENCEINTE
CHAPITRE PREMIER
Table des matières
CONSEILS PENDANT LA GROSSESSE
Du jour où la jeune femme devient enceinte, elle ne s’appartient plus, et désormais toutes ses facultés doivent concourir à assurer le développement complet du fruit qu’elle porte.
Un certain nombre de précautions seront donc prises dans ce but; elles permettront à la future mère de mettre au monde un enfant sain, robuste et bien portant.
Voici quels sont les conseils que nous donnons à ce sujet:
Vêtements.
Table des matières
Tout d’abord la future maman devra désormais supprimer son corset: cet appareil gêne considérablement le développement de la matrice, favorise les mauvaises présentations de l’enfant, et il est certain qu’on doit lui attribuer quelquefois la naissance d’enfants mal conformés, et alors, quelle douloureuse surprise pour les parents, dont la joie se change soudain en désolation devant le petit qui vient de naître estropié pour toute sa vie! Le corset nuit également au développement des seins, et c’est là un point capital, car dès le début de la grossesse la jeune femme doit penser à nourrir son bébé et éviter par conséquent tout ce qui pourrait entraver le libre développement de la glande qui donnera le lait nécessaire à la vie de l’enfant.
Beaucoup de jeunes femmes ne veulent pas laisser paraître le début de leur grossesse, et pour cela serrent leur corset d’une façon exagérée: c’est une grosse faute, puisque l’enfant doit en souffrir; puis, pourquoi penser qu’une femme enceinte est disgracieuse? Rien n’est-il plus beau que la maternité ?
Une ceinture suffira à supporter les jarretelles et à soutenir les vêtements. Si les seins sont volumineux, ils seront maintenus par un soutien-gorge, mais ne seront pas comprimés.
Si la femme a déjà eu plusieurs enfants, si le ventre a été distendu par des grossesses antérieures, si les tissus sont relâchés, la jeune femme portera une ceinture élastique qui, tout en maintenant les muscles abdominaux, permettra à l’utérus de se développer librement.
Les vêtements seront souples, d’une ampleur suffisante pour ne gêner en rien les mouvements du corps; ils seront chauds en hiver, car il faut éviter les refroidissements, ceux-ci pouvant amener des accidents du côté des reins et exposer par là à des complications graves; ils permettront aussi d’éviter les rhumes, la bronchite, et chacun sait que la toux favorise et peut même amener l’expulsion prématurée de l’œuf, autrement dit, occasionner un avortement avec toutes ses conséquences.
Alimentation.
Table des matières
La femme enceinte est très sujette à la constipation et, par suite, aux intoxications qui en résultent. Il est donc, par conséquent, de toute nécessité qu’elle évite d’une part les aliments qui fermentent facilement, et que d’un autre côté elle assure d’une façon parfaite l’évacuation des déchets contenus dans son intestin.
Sa nourriture sera saine et nutritive: elle évitera donc l’usage de la charcuterie, du gibier, des viandes faisandées, des sauces compliquées, de même que l’abus des crudités, des sucreries, des gâteaux; ses repas seront principalement composés de laitage, de pâtes, de purées, de légumes verts et de viandes fraîches rôties.
Comme boissons, le vin, la bière, le cidre, sont permis, mais en quantité modérée et étendus d’eau pure; dans tous les cas, l’alcool et les liqueurs sont expressément défendus.
Les débuts de la grossesse sont souvent rendus pénibles par des nausées et des vomissements survenant surtout le matin; généralement ce malaise disparaît une heure ou deux après le réveil et n’empêche pas la femme de s’alimenter suffisamment; mais il arrive parfois que les vomissements prennent des proportions inquiétantes, la malade rejette tous les aliments qu’elle absorbe et elle maigrit: dans ce cas, il faut appeler un médecin.
D’un autre côté, elle doit particulièrement veiller à ce que les fonctions intestinales s’accomplissent régulièrement tous les jours; et s’il y a tendance à la constipation, il faut la combattre; pour cela on aura recours aux laxatifs légers, la rhubarbe, la magnésie calcinée, la manne, les pruneaux, etc. On évitera avec soin les purgatifs drastiques (aloès, jalap), qui peuvent amener des accidents.