Kitabı oku: «Une semaine au pays des Rosset»

Yazı tipi:

U. Fischer

Une semaine au pays des Rosset

Artistes Comtois


Publié par Good Press, 2021

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066305727

Table des matières

SCULPTURES NON CITÉES EN1919

SCULPTURES NON ANALYSÉES EN1919

LA PRESSE

GÉNÉALOGIE

DOLÉANCES

A

LA MÉMOIRE

DE

BERTHE DOUSSET

MA FEMME BIEN-AIMÉE

QUI EÛT ÉTÉ DU COURT VOYAGE

SCULPTURES
NON CITÉES EN1919

Table des matières

Pour être absolument fidèle au titre de cette suite, nous ne devrions, ce semble, parler ici que des œuvres d’art qu’on voulut bien, cette année, nous montrer en Franche-Comté. Mais, de notre part, ne serait-ce pas manquer de tact envers plusieurs personnes qui nous ouvrirent au paravant, et fort gracieusement, leur demeure, afin que nous pussions regarder des travaux qu’elles possédaient des Rosset? Qui sait d’ailleurs si, sans cette sorte de préface, qui excita singulièrement notre curiosité artistique, nous aurions véritablement réagi contre la lassitude physique qui nous retenait à Paris? Puis, au retour de Franche-Comté, nous fûmes admis encore à voir d’autres sculptures: conviendrait-il de n’en dire mot? Le lecteur souffrira que nous ne prononcions d’ostracisme contre aucune, que nous les lui présentions toutes, dans l’ordre même où nous les examinâmes.

Nous ne l’entretiendrons, cela va sans dire, que des pièces où nous avons reconnu la main de l’un des Rosset. Beaucoup d’ouvrages en effet passèrent sous nos yeux, et souvent, à notre grande tristesse, tant était profonde la foi des personnes qui nous les montraient, nous nous vîmes contraint de déclarer que rien, dans la fréquentation journalière qu’au cours de notre première jeunesse nous avions faite des travaux de ces artistes, De nous permettait de conclure à l’attribution qu’elles souhaitaient. D’autres pièces pouvaient parfaitement être des Rosset, mais, insuffisamment convaincu, nous n’en parlerons pas davantage: on nous les présenta dans des cadres dont la fermeture empêchait une observation rigoureuse, en raison, par exemple, d’un défaut de transparence du verre, en dedans parfois chargé de poussière, puis aussi d’une garniture intérieure dont l’obscurité de la teinte, obscurité souvent accrue par la profondeur relative de l’abri, nuisait à la précision du regard.

Les sculptures ne portant ni signature ni indication de caractère équivalent ont éveillé notre intérêt tout autant que celles qui se trouvaient revêtues de l’une ou de l’autre marque: déjà du reste nous laissâmes percer notre sentiment à cet égard (1919, pages88et89). Si François Rosset et son frère Antoine mirent, et assez fréquemment même, leur nom ou leurs initiales au bas ou au dos de leurs ouvrages, il n’en fut ainsi, de tradition familiale, ni de Jacques, leur aîné, ni de Joseph, leur père; ceux-ci ne le firent que dans des circonstances si rares que l’exception vint, une fois de plus, confirmer la règle. Est-ce à dire que les inscriptions figurant sur tel ou tel travail attribué à ces derniers soient à rejeter à priori? Assurément non; mais qu’on veuille bien y voir, la plupart du temps, la main d’un amateur de l’époque qui, sans le moins du monde penser à mal, croyant au contraire faire œuvre louable, tint à établir, par là, l’entrée de l’objet dans sa famille. Cette addition eut lieu généralement assez tard: elle attendit la consécration du talent de l’artiste. Il arriva même qu’une pièce resta vierge de désignation une génération entière, deux quelquefois, et que ce furent des descendants qui y firent porter l’inscription; nous laissons à penser si, dans ces conditions, celle-ci se trouva toujours exacte! Aussi ne faut-il pas s’étonner de la dissemblance des signatures, ou des indications en tenant lieu, qu’on peut relever sur les sculptures de Joseph et de Jacques Rosset, du premier surtout. C’est tantôt la capitale, grosse ou petite, tantôt la cursive qui attire le regard; et de plus (sauf dans le dernier cas, où l’emploi de la majuscule a lieu assez rarement) les caractères ne se trouvent pas constamment de niveau, certaines lettres de milieu dépassant, et intentionnellement, en hauteur leurs voisines. Ajoutons, concernant les moulages du temps, qu’il y eut aussi les indications de l’éditeur. Tout cela certainement n’est pas à négliger; et d’ailleurs, lorsque l’une quelconque de ces inscriptions existera sur un ouvrage, et que nous l’aurons aperçue, nous en ferons part. Elle contribuera au signalement de l’objet, semblablement à la mention, par exemple, d’un doigt cassé. Nous ne cherchâmes aucunement pourtant, et dès lors n’indiquerons point, s’il se trouvait, ou non, un trou au dos d’une pièce donnée. Un trou? Hélas! oui: à Besançon, l’on peut entendre rapporter que Joseph et Jacques, ne signant jamais ou presque jamais leurs ouvrages, les christs spécialement, y suppléaient par une marque de cette nature; mais pas une seule fois nos ascendants ne nous parlèrent d’une telle marque, en tant du moins que signature, car une cavité ne laisse pas de s’expliquer différemment.

D’autre part, nous nous sommes toujours prêté à prendre connaissance de notes familiales, de lettres de parents ou d’amis, ou de documents analogues, tendant à établir l’authenticité d’une pièce; toujours cependant nous avons estimé qu’il convenait d’en subordonner la lecture à l’achèvement de l’examen visuel du morceau.

Au reste, avant de nous suivre dans l’analyse, et dans l’attribution connexe, des sculptures, le lecteur voudra bien ne pas perdre de vue que l’infaillibilité n’est pas de ce monde, que moins que personne nous y prétendons, que nous nous soumettons au contraire, et absolument, aux lois de la critique et partant de la controverse. Les jugements que nous serons amené à porter devront donc constamment garder à ses yeux le caractère d’opinions purement personnelles, et, si nous osons dire, d’une nature, en principe, essentiellement friable, comme malheureusement tout ce qui distingue l’argile d’où sortit l’ouvrage de Prométhée.

Parmi les pièces à analyser vont figurer sept christs et, touchant la seule ronde-bosse, cinq bustes de Voltaire. Nous voudrions éviter les redites. Premièrement donc, et une fois pour toutes, signalons que les bras des christs n’accusent pas plus l’horizontalité parfaite où, à une époque, et bien à tort, on voulut voir le signe de l’orthodoxie, que la tendance à la perpendicularité qui, au même temps, et d’une manière non moins inconsidérée (ainsi que, dans la Revue de l’art chrétien de mars-avril 1910, M, Augustin Gazier l’a péremptoirement démontré), fut tenue pour le sceau du jansénisme. Ils présentent une position intermédiaire. Au surplus, afin qu’on puisse se rendre compte de l’élévation des bras au-dessus de la tête, nous indiquerons toujours la hauteur du corps, d’abord sans ceux-ci, ensuite avec eux (cette hauteur, on nous passera, comme celle de tous les autres objets, de l’arrondir au centimètre, et, pour les petites pièces, au demi). Quant aux Voltaire limités au buste, ils s’offrent à l’œil, sauf une légère variante en l’un d’eux, dans l’attitude relatée par Grimm en avril1767(1919, p.50), soit donc (l la tête nue, la chemise ouverte sur le sein, avec un manteau jeté autour des épaules». Lorsque dès lors nous nous bornerons à mentionner: pose de1767, on saisira ce que nous voulons indiquer.

Cela dit, nous pouvons passer aux sculptures examinées.

M. HIPPOLYTE BUFFENOIR (Paris).–M. Buffenoir a dans sa collection deux petits bustes d’ivoire, de6cent. de hauteur, représentant: le premier, Voltaire; le second, J.-J. Rousseau. A la conduite générale du travail, à l’exécution de la chevelure, au tracé des orbites, nous attribuons l’un et l’autre à Jacques Rosset.

Voltaire parait dans la pose de1767. La commissure des lèvres est accentuée, les muscles du cou non moins accusés. L’écrivain ne touche pas encore à l’extrême vieillesse, mais elle accourt.

Quant à Rousseau, c’est la fin de la jeunesse, ou, à la rigueur, l’âge mûr, pas davantage toutefois: environs de1754, par exemple, époque du retour, pour un court temps, a Genève. Il se peut que notre trisaïeul ait, sous la forme d’un de ces croquis qui lui étaient familiers (1919, p.102et103), rapporté ce buste d’une visite qu’il rendit alors en cette ville, accompagné de son père, au futur auteur du Contrat social; Rousseau, par une sorte de prévenance envers ses hôtes d’un jour, leur servit un plat de maïs des plus san-claudiens au XVIIIe siècle, et même encore sous le second empire: des «calons» au fromage, arrosés de lait.

S’harmonisant bien comme disposition, comme détail, comme rendu, les sujets font d’agréables pendants.

M. ALPHONSE AULARD (Paris).–A certaines pages, il va nous arriver, l’original ne se retrouvant pas, de citer des reproductions; mais il s’agira de moulages de l’époque, ou du moins assez anciens.

Nous demanderons cependant la permission de signaler, malgré son caractère essentiellement moderne, un biscuit que M. Aulard a placé dans son cabinet de travail. Le nom de la manufacture d’où il sort–Sèvres–en garantit d’abord le côté artistique autant que la fidélité d’exécution. Puis nous ne voyons guère d’autre moyen, pour le lecteur, d’acquérir un aperçu de cette porcelaine qui jadis obtint un succès considérable, et qui reproduisait un buste de Voltaire sculpté, par Joseph Rosset, pour le prince Galitzin (1919, p.52, 53, 188et 189). Dans cette reproduction, le châtelain de Ferney a bien encore la tête nue et la chemise ouverte sur le sein; mais–et c’est la variante signalée plus haut à la pose de1767– aucun manteau ne cache le justaucorps. La tête est tournée à droite, et le visage reflète beaucoup d’aménité, une fort grande douceur. On conçoit aisément que ce biscuit, dont le prix ne présentait rien d’exagéré–soixante livres–, ait été des plus sympathiques non seulement au public, qui, à la fin de1767, se le disputa pour les étrennes, mais au modèle lui-même: ce dernier eût voulu que Pigalle s’en inspirât pour la statue qui décore aujourd’hui la bibliothèque de l’Institut (1919, p.52 et53).

Ücretsiz ön izlemeyi tamamladınız.

Yaş sınırı:
0+
Litres'teki yayın tarihi:
15 ocak 2025
Hacim:
32 s. 1 illüstrasyon
ISBN:
4064066305727
Yayıncı:
Telif hakkı:
Bookwire
İndirme biçimi: