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Kitabı oku: «Discours civiques», sayfa 10

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XXXII. SUR LA CHUTE DES GIRONDINS

(13 juin 1793)[35]

Danton n’intervint dans la discussion des troubles du Calvados, à la Convention, que pour rallier ses collègues au parti national. Après avoir fait l’apologie de l’insurrection du 31 mai, il leur demanda de s’expliquer «loyalement» à cet égard et de songer aux dangers de la patrie.

* * *

Nous touchons au moment de fonder véritablement la liberté française, en donnant à la France une Constitution républicaine. C’est au moment d’une grande production que les corps politiques comme les corps physiques paraissent toujours menacés d’une destruction prochaine. Nous sommes entourés d’orages, la foudre gronde. Eh bien, c’est du milieu de ses éclats que sortira l’ouvrage qui immortalisera la nation française. Rappelez-vous, citoyens, ce qui s’est passé du temps de la conspiration de Lafayette. Nous semblions être dans la position dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Rappelez-vous ce qu’était alors Paris; les patriotes étaient opprimés, proscrits partout; nous étions menacés des plus grands malheurs. C’est aujourd’hui la même position; il semble qu’il n’y ait de périls que pour ceux qui ont créé la liberté. Lafayette et sa faction furent bientôt démasqués: aujourd’hui les nouveaux ennemis du peuple se sont trahis eux-mêmes, ils ont fui, ils ont changé de nom, de qualité, ils ont pris de faux passeports. Ce Brissot, ce coryphée de la secte impie qui va être étouffée, cet homme qui vantait son courage et son indigence en m’accusant d’être couvert d’or, n’est plus qu’un misérable qui ne peut échapper au glaive des lois, et dont le peuple a déjà fait justice en l’arrêtant comme un conspirateur. On dit que l’insurrection de Paris cause des mouvements dans les départements; je le déclare à la face de l’univers, ces événements feront la gloire de cette superbe cité; je le proclame à la face de la France, sans les canons du 31 mai, sans l’insurrection, les conspirateurs triomphaient, ils nous donnaient la loi. Que le crime de cette insurrection retombe sur nous; je l’ai appelée, moi, cette insurrection, lorsque j’ai dit que, s’il y avait dans la Convention cent hommes qui me ressemblassent, nous résisterions à l’oppression, nous fonderions la liberté sur des bases inébranlables.

Rappelez-vous qu’on a dit que l’agitation qui règne dans les départements ne s’était manifestée que depuis les événements qui se sont passés ici. Eh bien, il y a des pièces qui constatent qu’avant le 31 mai les départements avaient envoyé une circulaire pour faire une fédération et se coaliser.

Que nous reste-t-il à faire? A nous identifier avec le peuple de Paris, avec tous les bons citoyens, à faire le récit de tout ce qui s’est passé. On sait que moi, plus que tout autre, j’ai été menacé des baïonnettes, qu’on les a appuyées sur ma poitrine; on sait que nous avons couvert de nos corps ceux qui se croyaient en danger. Non, les habitants de Paris n’en voulaient pas à la liberté d’aucun représentant du peuple; ils ont pris l’attitude qui leur convenait; ils se sont mis en insurrection. Que les adresses envoyées des départements pour calomnier Paris ne vous épouvantent pas; elles sont l’ouvrage de quelques intrigants et non celui des citoyens des départements: rappelez-vous qu’il en est venu de semblables contre Paris en faveur du tyran. Paris est le centre où tout vient aboutir; Paris sera le foyer qui recevra tous les rayons du patriotisme français, et en brûlera tous les ennemis. Je demande que vous vous expliquiez loyalement sur l’insurrection qui a eu de si heureux résultats. Le peuple voit que ces hommes qu’on avait accusés de vouloir se gorger du sang du peuple ont plus fait depuis huit jours pour le bonheur du peuple que la Convention, tourmentée par des intrigants, n’en avait pu faire depuis son existence. Voilà le résultat qu’il faut présenter au peuple des départements: il est bon, il applaudira à vos sages mesures. Les hommes criminels qui ont fui ont répandu des terreurs partout sur leur passage; ils ont tout exagéré, tout amplifié; mais le peuple détrompé réagira plus fortement, et se vengera sur ceux qui l’ont trompé.

Quant à la question qui nous occupe, je crois qu’il faut prendre des mesures générales pour tous les départements; il faut qu’il soit accordé vingt-quatre heures aux administrateurs qui auraient pu être égarés, sans cependant donner une amnistie aux agitateurs. Il faut que, dans les départements où les Communes patriotes luttent contre des administrateurs aristocrates, ces administrateurs soient destitués et remplacés par de vrais républicains. Je demande enfin que la Convention déclare que, sans l’insurrection du 31 mai, il n’y aurait plus de liberté.

Citoyens, pas de faiblesse; faites cette déclaration solennelle au peuple Français; dites-lui qu’on veut encore le retour des nobles; dites-lui que la horde scélérate vient de prouver qu’elle ne voulait pas de constitution; dites-lui de prononcer entre la Montagne et cette faction; dites aux citoyens français: «Rentrez dans vos droits imprescriptibles; serrez-vous autour de la Convention; préparez-vous à accepter la constitution qu’elle va vous présenter; cette constitution qui, comme je l’ai déjà dit, est une batterie qui fait un feu à mitraille contre les ennemis de la liberté, et qui les écrasera tous; préparez une force armée, mais que ce soit contre les ennemis de la Vendée. Étouffez la rébellion de cette partie de la France et vous aurez la paix».

Le peuple, instruit sur cette dernière époque de la Révolution, ne se laissera plus surprendre. On n’entendra plus de calomnies contre une ville qui a créé la liberté, qui ne périra pas avec elle, mais qui triomphera avec la liberté, et passera avec elle à l’immortalité.

XXXIII. CONTRE LES ASSIGNATS ROYAUX

(31 juillet 1793)

Cambon, dans cette séance du 31 juillet, proposa à la Convention de démonétiser les assignats royaux d’une valeur au-dessus de cent livres, tout en gardant la valeur de ceux de cinquante livres. Sur cette proposition, Bazire demanda la question préalable. Danton se rangea à l’avis de Cambon, dont la Convention en cette même séance adopta le décret.

* * *

Je demande à parler contre l’ajournement…. Je combats la question préalable demandée par Bazire. Il y a plus de six mois que j’ai dit ici qu’il y a trop de signes représentatifs en circulation; il faut que ceux qui possèdent immensément payent la dette nationale. Quels sont ceux qui supportent la misère publique, qui versent leur sang pour la liberté, qui combattent l’aristocratie financière et bourgeoise? ce sont ceux qui n’ont pas en leur pouvoir un assignat royal de cent livres. Frappez, que vous importent les clameurs des aristocrates; lorsque le bien sort en masse de la mesure que vous prenez, vous obtenez la bénédiction nationale. On a dit que cette loi aurait un effet rétroactif, c’est ici une loi politique, et toutes les lois politiques qui ont rasé le despotisme n’ont-elles pas en un effet rétroactif? Qui de vous peut les blâmer?

On a dit que celui qui n’a qu’un assignat de cent livres sera grevé, parce qu’il sera obligé de vendre son assignat. Je réponds qu’il y gagnera, car les denrées baisseront; d’ailleurs, ce ne sont pas les hommes de la Révolution qui ont ces assignats. Soyez comme la nature, elle voit la conservation de l’espèce; ne regardez pas les individus. Si le despotisme triomphait, il ferait disparaître tous les signes de la liberté. Eh bien, ne souillez pas les yeux des amis de la liberté de l’image du tyran dont la tête est tombée sous le glaive de la loi. Les despotes de l’Europe diront: «Quelle est cette nation puissante qui par un seul décret améliore la fortune publique, soulage le peuple, fait revivre le crédit national, et prépare de nouveaux moyens de combattre les ennemis?» Cette mesure n’est pas nouvelle, Cambon l’a longtemps méditée; il est de votre devoir de l’adopter; si vous ne l’adoptez pas, la discussion qui vient d’avoir lieu produira des inconvénients qui peuvent être attachés à la loi, et n’en présentera aucun avantage. Je ne me connais pas grandement en finances, mais je suis savant dans le bonheur de mon pays. Les riches frémissent de ce décret; mais je sais que ce qui est funeste à ces gens est avantageux pour le peuple. Le renchérissement des denrées vient de la trop grande masse d’assignats en circulation; que l’éponge nationale épuise cette grande masse, l’équilibre se rétablira. Je demande que la proposition de Cambon soit adoptée.

XXXIV. DISCOURS POUR QUE LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC SOIT ÉRIGÉ EN GOUVERNEMENT PROVISOIRE

(1er août 1793)

Ce discours est un des plus importants de la carrière politique de Danton. C’est de lui que sortit la dictature jacobine et terroriste qui souleva la France et lui assura la victoire. Danton, président depuis le 25 juillet, descendit du fauteuil à la tribune pour le prononcer après une motion violente de Couthon. Ce dernier, après avoir déclaré: «Le gouvernement anglais nous fait une guerre d’assassins», demanda à la Convention d’infliger aux Français plaçant des fonds à Londres une amende égale à celle de l’argent déposé, et d’obliger les déposants, sous peine de la même amende, à déclarer leurs dépôts dans le mois suivant la publication du décret proposé. Le discours de Danton suivit aussitôt cette motion.

* * *

J’appuie d’autant plus ces propositions que le moment est arrivé d’être politique. Sans doute un peuple républicain ne fait pas la guerre à ses ennemis par la corruption, l’assassinat et le poison. Mais le vaisseau de la raison doit avoir son gouvernail, c’est la saine politique. Nous n’aurons de succès que lorsque la Convention, se rappelant que l’établissement du Comité de Salut public est une des conquêtes de la liberté, donnera à cette institution l’énergie et le développement dont elle peut être susceptible. Il a, en effet, rendu assez de services pour qu’elle perfectionne ce genre de gouvernement. N’en doutez pas, ce Cobourg qui s’avance sur votre territoire rend le plus grand service à la République. Les mêmes circonstances que l’année dernière se reproduisent aujourd’hui; les mêmes dangers nous menacent…. Mais le peuple n’est point usé, puisqu’il a accepté la Constitution; j’en jure par l’enthousiasme sublime qu’elle vient de produire. Il a, par cette acceptation, contracté l’engagement de se déborder tout entier contre les ennemis. Eh bien, soyons terribles, faisons la guerre en lions. Pourquoi n’établissons-nous pas un gouvernement provisoire qui seconde, par de puissantes mesures, l’énergie nationale? Je le déclare, je n’entrerai dans aucun comité responsable. Je conserverai ma pensée tout entière, et la faculté de stimuler sans cesse ceux qui gouvernent, mais je vous donne un conseil, j’espère que vous en profiterez. Il nous faut les mêmes moyens qu’emploie Pitt, à l’exception de ceux du crime. Si vous eussiez, il y a deux mois, éclairé les départements sur la situation de Paris; si vous eussiez répandu partout le tableau fidèle de votre conduite; si le ministre de l’Intérieur se fût montré grand et ferme, et qu’il eût fait pour la Révolution ce que Roland a fait contre elle, le fédéralisme et l’intrigue n’auraient pas excité de mouvements dans les départements. Mais rien ne se fait. Le gouvernement ne dispose d’aucun moyen politique.

Il faut donc, en attendant que la Constitution soit en activité et pour qu’elle puisse l’être, que votre Comité de Salut public soit érigé en gouvernement provisoire; que les ministres ne soient que les premiers agents de ce Comité de gouvernement.

Je sais qu’on objectera que les membres de la Convention ne doivent pas être responsables. J’ai déjà dit que vous êtes responsables de la liberté, et que si vous la sauvez, et alors seulement, vous obtiendrez les bénédictions du peuple. Il doit être mis à la disposition de ce Comité de gouvernement les fonds nécessaires pour les dépenses politiques auxquelles nous obligent les perfidies de nos ennemis. La raison peut être servie à moindres frais que la perfidie; ce Comité pourra enfin mettre à exécution des mesures provisoires fortes, avant leur publicité.

N’arrachons point en ce moment aux travaux de la campagne les bras nécessaires à la récolte. Prenons une première mesure, c’est de faire un inventaire rigoureux de tous les grains. Pitt n’a pas seulement joué sur nos finances; il a accaparé, il a exporté nos denrées. Il faudrait avant tout assurer tous les Français que, si le ciel et la terre nous ont si bien servis, nous n’aurons plus à craindre la disette factice dans une année d’abondance. Il faudra, après la récolte, que chaque commune fournisse un contingent d’hommes qui s’enrôleront d’autant plus volontiers que le terme de la campagne approche. Chez un peuple qui veut être libre, il faut que la nation entière marche quand sa liberté est menacée. L’ennemi n’a encore vu que l’avant-garde nationale. Qu’il sente enfin le poids des efforts réunis de cette superbe nation. Nous donnons au monde un exemple qu’aucun peuple n’a donné encore. La nation française aura voulu individuellement, et par écrit, le gouvernement qu’elle a adopté; et périsse un peuple qui ne saurait pas défendre un gouvernement aussi solennellement juré!

Remarquez que dans la Vendée on fait la guerre avec plus d’énergie que nous. On fait marcher de force les indifférents. Nous qui stipulons pour les générations futures; nous que l’univers contemple; nous qui, même en périssant tous, laisserions des noms illustres, comment se fait-il que nous envisageons dans une froide inaction les dangers qui nous menacent? Comment n’avons-nous pas déjà entraîné sur les frontières une masse immense de citoyens? Déjà dans plusieurs départements le peuple s’est indigné de cette mollesse, et a demandé que le tocsin du réveil général fût sonné. Le peuple a plus d’énergie que vous. La liberté est toujours partie de sa base. Si vous vous montrez dignes de lui, il vous suivra; et vos ennemis seront exterminés.

Je demande que la Convention érige en gouvernement provisoire son Comité de Salut public; que les ministres ne soient que les premiers commis de ce gouvernement provisoire; qu’il soit mis 50 millions à la disposition de ce gouvernement, qui en rendra compte à la fin de sa session, mais qui aura la faculté de les employer tous en un jour, s’il le juge utile.

Une immense prodigalité pour la cause de la liberté est un placement à usure. Soyons donc grands et politiques partout. Nous avons dans la France une foule de traîtres à découvrir et à déjouer. Eh bien, un gouvernement adroit aurait une foule d’agents: et remarquez que c’est par ce moyen que vous avez découvert plusieurs correspondances précieuses. Ajoutez à la force des armes, au développement de la force nationale, tous les moyens additionnels que les bons esprits peuvent vous suggérer. Il ne faut pas que l’orgueilleux ministre d’un despote surpasse en génie et en moyens ceux qui sont chargés de régénérer le monde.

Je demande, au nom de la postérité, car si vous ne tenez pas d’une main ferme les rênes du gouvernement, vous affaiblissez plusieurs générations par l’épuisement de la population; enfin vous les condamneriez à la servitude et à la misère; je demande, dis-je, que vous adoptiez sans délai ma proposition.

Après, vous prendrez une mesure pour inventorier toutes les moissons. Vous ferez surveiller les transports, afin que rien ne puisse s’écouler par les ports ou par les frontières. Vous ferez faire aussi l’inventaire des armes. À partir d’aujourd’hui vous mettrez à la disposition du gouvernement 400 millions pour fondre des canons, faire des fusils et des piques. Dans toutes les villes un peu considérables, l’enclume ne doit être frappée que pour la fabrication du fer que vous devez tourner contre vos ennemis. Dès que la moisson sera finie, vous prendrez dans chaque commune une force additionnelle, et vous verrez que rien n’est désespéré. Au moins à présent, vous êtes purgés des intrigants; vous n’êtes plus gênés dans votre marche; vous n’êtes plus tiraillés par les factions; et nos ennemis ne peuvent plus se vanter, comme Dumouriez, d’êtres maîtres d’une partie de la Convention. Le peuple a confiance en vous. Soyez grands et dignes de lui; car si votre faiblesse vous empêchait de le sauver, il se sauverait sans vous et l’opprobre vous resterait.

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Après une courte intervention de Saint-André, de Cambon et de Barère, Danton, répondant à ce dernier offrant sa démission de membre d’un comité chargé du maniement des fonds, dit:

* * *

Ce n’est pas être homme public que de craindre la calomnie. Lorsque l’année dernière, dans le conseil exécutif, je pris seul sur ma responsabilité les moyens nécessaires pour donner la grande impulsion, pour faire marcher la nation sur les frontières; je me dis: qu’on me calomnie, je le prévois, il ne m’importe; dût mon nom être flétri, je sauverai la liberté. Aujourd’hui la question est de savoir s’il est bon que le Comité de gouvernement ait des moyens de finances, des agents, etc., etc. Je demande qu’il ait à sa disposition 50 millions, avec cet amendement, que les fonds resteront à la trésorerie nationale et n’en seront tirés que sur des arrêtés du Comité.

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Robespierre, Couthon, Lacroix et Thiriot prirent ensuite part à la discussion, qui fut clôturée par cette déclaration de Danton:

* * *

Je déclare que, puisqu’on a laissé à moi seul le poids de la proposition que je n’ai faite qu’après avoir eu l’avis de plusieurs de mes collègues, même des membres du Comité de salut public, je déclare, comme étant un de ceux qui ont toujours été les plus calomniés, que je n’accepterai jamais de fonctions dans ce Comité; j’en jure par la liberté de ma patrie.

XXXV. SUR LES SUSPECTS

(12 août 1793)

Les Assemblées primaires envoyèrent à la Convention nationale une pétition que celle-ci accueillit dans sa séance du 12 août. L’arrestation des suspects y était demandée sur tout le territoire de la République. Danton appuya la demande et proposa, en outre, de conférer aux commissaires des assemblées primaires le droit de mettre en réquisition 400.000 hommes contre les ennemis du Nord.

* * *

Les députés des assemblées primaires viennent d’exercer parmi nous l’initiative de la terreur contre les ennemis de l’intérieur. Répondons à leurs voeux; non, pas d’amnistie à aucun traître. L’homme juste ne fait point de grâce au méchant. Signalons la vengeance populaire par le glaive de la loi sur les conspirateurs de l’intérieur; mais sachons donc mettre à profit cette mémorable journée. On vous a dit qu’il fallait se lever en masse; oui, sans doute, mais il faut que ce soit avec ordre.

C’est une belle idée que celle que Barère vient de nous donner, quand il vous a dit que les commissaires des assemblées primaires devaient être des espèces de représentants du peuple, chargés d’exciter l’énergie des citoyens pour la défense de la constitution. Si chacun d’eux pousse à l’ennemi vingt hommes armés, et ils doivent être à peu près huit mille commissaires, la patrie est sauvée. Je demande qu’on les investisse de la qualité nécessaire pour faire cet appel au peuple; que, de concert avec les autorités constituées et les bons citoyens, ils soient chargés de faire l’inventaire des grains, des armes, la réquisition des hommes, et que le Comité de salut public dirige ce sublime mouvement. C’est à coups de canon qu’il faut signifier la constitution à nos ennemis. J’ai bien remarqué l’énergie des hommes que les sections nationales nous ont envoyés, j’ai la conviction qu’ils vont tous jurer de donner, en retournant dans leurs foyers, cette impulsion à leurs concitoyens.

Je demande donc qu’on mette en état d’arrestation tous les hommes vraiment suspects; mais que cette mesure s’exécute avec plus d’intelligence que jusqu’à présent, où, au lien de saisir les grands scélérats, les vrais conspirateurs, on a arrêté des hommes plus qu’insignifiants. Ne demandez pas qu’on les mène à l’ennemi, ils seraient dans nos armées plus dangereux qu’utiles. Enfermons-les, ils seront nos otages. Je demande que la Convention nationale, qui doit être maintenant pénétrée de toute sa dignité, car elle vient d’être revêtue de toute la force nationale, je demande qu’elle décrète qu’elle investit les commissaires des assemblées primaires du droit de dresser l’état des armes, des subsistances, des munitions, et de mettre en réquisition 400.000 hommes contre nos ennemis du Nord.

Yaş sınırı:
12+
Litres'teki yayın tarihi:
30 ağustos 2016
Hacim:
210 s. 1 illüstrasyon
Telif hakkı:
Public Domain