Kitabı oku: «Призрак оперы. Уровень 1 / Le Fantome de l`Opera», sayfa 12

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VII
Une visite à la loge n° 5

MM. Firmin Richard et Armand Moncharmin ont décidé à aller faire une petite visite à la première loge n° 5.

Ils ont laissé derrière eux le grand escalier menant à la scène et sont entrés dans le théâtre par l'entrée des abonnés141. Ils se sont glissés entre les premiers rangs des fauteuils d'orchestre pour observer la loge n° 5, plongée dans une demi-obscurité. À ce moment, ils étaient presque seuls dans le théâtre silencieux. La scène était à moitié décorée, avec une lumière blafarde éclairant une vieille tour en carton. Les fauteuils recouverts de toile ressemblaient à une mer en furie immobilisée142. Ils avançaient vers les loges de gauche. Des figures mythologiques semblaient se moquer de leur inquiétude. M. Moncharmin a vu une forme dans la loge n° 5, tout comme M. Richard. Ils ont attendu, immobiles, mais la forme avait disparu. Ils gardaient le silence. Puis, ils ont attendu quelques minutes ainsi, sans bouger, les yeux toujours fixés sur le même point: mais la forme avait disparu. Alors, ils sont sortis et, dans le couloir, ils ont échangé leurs impressions. L'un a vu une tête de mort qui était posée sur le rebord de la loge, tandis que l'autre a aperçu une forme de vieille femme qui ressemblait à la mère Giry.

Mais quand ils sont entré dans la première loge n°5, il n'y ont trouvé aucune forme. C'était une loge comme toutes les autres premières loges. En vérité, il n'y avait rien de magique. En somme, la loge était la plus ordinaire des loges, avec sa tapisserie rouge, ses fauteuils, sa carpette et son appui-main en velours rouge…

«Tous ces gens-là se moquent de nous, a fait une conclusion Firmin Richard; samedi, on joue Faust, nous allons assister à la représentation tous les deux dans la première loge n° 5!»

VIII
Où MM. Firmin Richard et Armand Moncharmin ont l'audace de faire représenter «Faust» dans une salle «maudite» et de l'effroyable événement qui en résulta

Mais le samedi matin, en arrivant dans leur bureau, les directeurs ont trouvé une double lettre de F. de l'O.:

«Mes chers directeurs,

C'est donc la guerre?

Si vous tenez encore à la paix, voici mon ultimatum.

Il est aux quatre conditions suivantes:

1° Me rendre ma loge

2° Le rôle de «Marguerite» sera chanté ce soir par Christine Daaé. Ne vous occupez pas de la Carlotta qui sera malade;143

3° Retournez Mme Giry, mon ouvreuse.

4° Acceptez les conditions de mon cahier des charges.

Sinon, vous donnerez Faust, ce soir, dans une salle maudite.

À bon entendeur, salut!

F. DE L'O.»

Quand ils ont fini à lire, l'administrateur est entré est a annoncé que monsieur Lachenal, l'écuyer en chef144, voulait voir les directeurs.

«Il y a une écurie à l'Opéra!? Je n'en savait rien! s'est exclamé Richard.

– C'est un service très important, nous avons douze chevaux.

– Faites-le entrer! a ordonné Richard.

M. Lachenal est entré.

«Bonjour, monsieur Lachenal, a dit Richard impressionné. Qu'est-ce qui nous vaut l'honneur de votre visite?145

– Monsieur le directeur, je viens vous demander de mettre toute l'écurie à la porte.146

– Comment! vous voulez mettre à la porte nos chevaux?

– Il ne s'agit pas des chevaux, mais des palefreniers147.

– Combien avez-vous de palefreniers, monsieur Lachenal?

– Six!

– Six palefreniers! C'est au moins trop de deux! Nous n'avons pas besoin de plus de quatre palefreniers pour douze chevaux.

– Onze! a répondu M. l'écuyer en chef.

– Douze! a répété Richard.

– Onze! a répète Lachenal. J'en avais douze, mais je n'en ai plus que onze depuis que l'on nous a volé César!»

– On nous a volé César, s'est écrié M. l'administrateur; César, le cheval blanc duProphète148?

– Personne n'en sait rien! Voilà pourquoi je viens vous demander de mettre toute l'écurie à la porte.

– Qu'est-ce qu'ils disent, vos palefreniers?

– Des bêtises… les uns accusent des figurants… les autres prétendent que c'est le concierge de l'administration.

– Mais enfin, monsieur le premier écuyer, s'est écrié Richard, vous devez avoir une idée!..

– Eh bien, oui, j'en ai une! J'en ai une! A déclaré tout à coup M. Lachenal, et je vais vous la dire. Pour moi, il n'y a pas de doute.» M. le premier écuyer s'est rapproché de MM. les directeurs et leur a glissé à l'oreille: «C'estle fantômequi a fait le coup!149»

Richard a sursauté.

«Ah! Vous aussi! Vous aussi!

– Comment? moi aussi? C'est bien la chose la plus naturelle…

– Mais comment donc! monsieur Lachenal! mais comment donc, monsieur le premier écuyer… Qu'avez-vous vu, monsieur Lachenal?

– J'ai vu, comme je vous vois, une ombre noire qui montait un cheval blanc qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à César!

– Et vous n'avez pas couru après ce cheval blanc et cette ombre noire?

– J'ai couru et j'ai appelé, monsieur le directeur, mais ils se sont enfuis et ont disparu dans la nuit…»

141.l'entrée des abonnés – парадный вход
142.une mer en furie immobilisée – неподвижно бушующее море
143.Ne vous occupez pas de la Carlotta qui sera malade – не беспокойтесь о Карлотте, она будет больна
144.l'écuyer en chef – главный конюх
145.Qu'est-ce qui nous vaut l'honneur de votre visite? – Чем мы обязаны вашему визиту?
146.mettre toute l'écurie à la porte – выставить за дверь всю конюшню
147.Il ne s'agit pas des chevaux, mais des palefreniers. – Речь идет не о лошадях, а о конюхах.
148.Prophète – Пророк, другое название – Иоанн Лейденский – большая опера французского композитора Джакомо Мейербера
149.C'est le fantôme qui a fait le coup! – Это призрак нанес удар!

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