Kitabı oku: «Призрак оперы. Уровень 1 / Le Fantome de l`Opera», sayfa 8

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– C'est bien, Mame Giry… Vous pouvez vous retirer.»

Quand M. l'inspecteur s'est retiré à son tour, MM. les directeurs ont averti M. l'administrateur qu'il fallait régler le compte110de M. l'inspecteur. Quand ils sont resté seuls, MM. les directeurs ont eu une même pensée, qu'il fallait faire un petit tour du côté de la loge n° 5111.

Nous les y suivrons bientôt112.

VI
Le violon enchanté

Christine Daaé ne chantait plus à l'Opéra après la fameuse soirée de gala. Elle a seulement participé une fois dans la soirée chez la duchesse de Zurich, où elle a chanté les plus beaux morceaux de son répertoire. Elle refusait toutes les invitation sans expliquer la raison.

Elle savait que le compte de Chagny, pour faire plaisir à son frère, parlait beaucoup d'elle avec les directeurs. Christine lui a écrit pour le remercier et pour prier de ne plus faire cela. Quelles pouvaient bien être alors les raisons d'une aussi étrange attitude? Les uns ont prétendu qu'il y avait là un incommensurable orgueil, d'autres ont crié à une divine modestie. «Je ne me reconnais plus quand je chante!» disait-elle.

La pauvre, la pure, la douce enfant! Elle ne se montrait nulle part, et le vicomte de Chagny a essayait en vain113 de se trouver sur son chemin. Il lui a écris, pour lui demander la permission de se présenter chez elle, et il désespérait d'avoir une réponse, quand un matin, elle lui a répondu avec une lettre suivante:

«Monsieur, je n'ai point oublié le petit enfant qui est allé me chercher mon écharpe dans la mer. Je ne pouvais pas m'empêcher de vous écrire cela, aujourd'hui où je pars pour Perros, conduite par un devoir sacré114. C'est demain l'anniversaire de la mort de mon pauvre papa, que vous avez connu, et qui vous aimait bien. Il est enterré là-bas, avec son violon, dans le cimetière qui entoure la petite église, au pied du coteau115 où, tout petits, nous avons tant joué; au bord de cette route où, un peu plus grands, nous nous sommes dit adieu pour la dernière fois.»

Quand il a reçu cette lettre de Christine Daaé, le vicomte de Chagny s'est précipité sur un indicateur de chemin de fer pour prendre le train du matin sur lequel il comptait.

Raoul a passé une journée maussade et ne reprenait goût à la vie116 que vers le soir quand il est installé dans son wagon. Tout le long du voyage117, il relisait la lettre de Christine, il en respirait le parfum; il pensait à ses jeunes ans. Quand il est arrivé, il a interrogé le cocher. Il savait que la veille au soir une jeune femme qui avait l'air d'une Parisienne allait à Perros et est arrêtait à l'auberge du Soleil-Couchant. Ce ne pouvait être que Christine.118 Elle est venue seule. Raoul enfin pouvait, en toute paix, parler à Christine, dans cette solitude. Il l'aimait à en étouffer.119 Ce grand garçon, qui avait fait le tour du monde, était pur comme une vierge qui n'a jamais quitté la maison de sa mère.

Au fur et à mesure120 qu'il se rapprochait d'elle, il se rappelait l'histoire de la petite chanteuse suédoise.

Le père Daaé était un grand musicien. Il jouait du violon et était considéré comme le meilleur ménétrier de toute la Scandinavie. La mère Daaé, impotente, est morte quand Christine avait six ans. Aussitôt le père, qui n'aimait que sa fille et sa musique, a vendu sa terre et s'en est allé chercher la gloire à Upsal. Il n'y trouva que la misère.

Alors, il a retourné dans les campagnes, allant de foire en foire121, raclant ses mélodies scandinaves, son enfant l'accompagnait en chantant. Un jour, à la foire de Limby, le professeur Valérius les a entendus tous deux et les emmena à Gothenburg. Il prétendait que le père était le premier violoneux du monde122 et que sa fille avait le talent d'une grande artiste. On a commencé à lui donner l'éducation et l'instruction.

Ses progrès étaient rapides.

Le professeur Valérius et sa femme ont persuadé le père et la fille de venir s'installer en France. La maman Valérius traitait Christine comme sa fille. À Paris, Daaé ne sortait jamais. Il vivait dans une espèce de rêve qu'il entretenait avec son violon. Il avait la nostalgie de son ciel scandinave.

Le père Daaé reprenait des forces à l'été123, quand toute la famille s'en allait à Perros-Guirec, dans un coin de Bretagne. Il aimait beaucoup la mer de ce pays, lui trouvant, disait-il, la même couleur que là-bas. Il participait aux fêtes de villages avec son violon. Sa fille l'accompagnait toujours. Ils avaient du succès énorme et voyageaient du village au village.

Un jour, un jeune garçon de la ville, qui était avec sa gouvernante, a fait un long chemin, car il voulait écouter la petite fille dont la voix était douce et si pure encore une fois. Ils sont arrivés ainsi au bord d'une crique que l'on appelle encore Trestraou. Ce jour là il y avait un grand vent qui a emporté l'écharpe de Christine dans la mer. Christine a poussé un cri, mais le voile était déjà loin sur les flots. Christine a entendu une voix qui lui disait:

110.régler le compte – рассчитаться (уволить)
111.qu'il fallait faire un petit tour du côté de la loge n° 5 – стоило наведаться в ложу номер 5
112.Nous les y suivrons bientôt. – Мы вскоре преследуем за ними.
113.en vain – тщетно
114.conduite par un devoir sacré – ведомая священным долгом
115.au pied du coteau – у подножия холма
116.goût à la vie – вкус к жизни
117.Tout le long du voyage – Всю дорогу
118.Ce ne pouvait être que Christine. – Это могла быть только Кристина.
119.Il l'aimait à en étouffer. – Он любил ее до смерти.
120.Au fur et à mesure – По мере
121.de foire en foire – от ярмарки к ярмарке
122.le premier violoneux du monde – лучший в мире скрипач
123.Le père Daaé reprenait des forces à l'été – Отец Даэ набирал силы к лету